20 jours de combat - Edith Cuenin - E-Book

20 jours de combat E-Book

Edith Cuenin

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Beschreibung

Comment une vie peut-elle basculer aussi vite ? En si peu de temps. À travers ce témoignage, Édith a accepté de raconter son calvaire, celui de son fils, devenu son combat.20 jours ont suffi pour faire basculer sa vie.

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Seitenzahl: 33

Veröffentlichungsjahr: 2021

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Sommaire

Chapitre

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Chapitre

1.

Jour 1.

Le soleil est au rendez-vous en ce jour férié. Un temps idéal pour une balade avec mon fils. 5 ans déjà. Un sac pour le gouter, sa super voiture électrique. Je m’amuse de le voir peiner à monter cette légère pente, mais son enthousiasme et sa volonté ne faiblit pas. Malgré cet obstacle. A quelques mètres du sommet, le jouet s’arrête net.

Derrière leurs arbustes d’ornement, des voisins viennent observer cet enfant, mon fils, affairé à chercher la cause de cette panne subite.

-Maman, elle n’avance plus.

-C’est peut-être la batterie, mon coeur.

De leur jardin, Françoise intervient dans notre conversation.

-Viens boire un café, Edith, Stéphane va regarder pendant ce temps. Il s’y connait, ça doit être au moins le trentième jouet qu’il répare, ça l’occupera.

Je soupire, mais accepte.

-Pourquoi pas, oui.

Le temps passe, rythmé par l’éclat du soleil et des rires de mon fils, heureux de sa liberté.

-C’est bien la batterie, Edith. Tu vas devoir…

-La ramener au magasin, je m’en doutais. Merci quand même.

Un appel me sort de cette discussion, je m’éloigne quelques instants. Dans mes oreilles, la voix de ma fille me parvient.

-Maman, tu es où ?

-Chez Françoise et Stéphane, pourquoi ?

-Ah…

Elle a toujours eu besoin de compagnie, je crois.

-Tu veux venir, Lola ?

-Avec plaisir ! rit-elle.

-Allez, ne te fais pas prier ! On t’attend.

En raccrochant, une drôle de sensation m’étreint. Comme s’il manquait quelque chose dans ce décor parfait. Les rires, les cris, ont été remplacé par un silence lourd.

-Où est Estève ?

Une voix forte et rauque me répond.

-Dans le bureau. Je l’ai amené devant un placard plein de jeux, il est aux anges.

Dans mon dos, je perçois une tonalité fluette, presque trop féminine.

-Je peux y aller aussi, maman ?

-A peine arrivée, déjà repartie, Lola, ironise Françoise.

-Vas-y, si tu veux. Mais ne trainez pas.

Les minutes s’égrènent, lourdes, empreintes d’un silence que je ne m’explique pas. Avec le recul, c’est dans ce moment que tout s’est joué. Au coeur de moments comme il en existe tant, de minutes de détente, de complicité, que le diable agit.

-Maman…on peut y aller ?

Un tremblement dans sa voix. Imperceptible. Il n’a pas fallu plus pour que je comprenne que quelque chose n’allait pas. Viscéralement, au creux de mes tripes, je l’ai senti.

-Oui…oui, d’accord, Lola. On y va.

Le reste de la journée est un brouillard sans nom, dictée par une routine dont je ne me rappelle presque plus. Retour à la maison, rangement, réveil de Marco, avant qu’il parte trimer toute la nuit, douche. La luminosité descend déjà lorsque je laisse mon corps se poser sur l’une des chaises longues de notre terrasse.

Estève s’approche.

-Maman… ?

-Oui, mon coeur. Qu’est ce qui se passe ?

-Tu sais, j’en ai marre des histoires de zizi.

Premier coup. La douleur monte, sans que je la comprenne encore.

-Comment ça ? Pour…pourquoi tu dis ça ?

-Stéphane, tu sais, j’ai le droit de jouer aux jeux vidéo que s’il me touche le zizi et que je touche le sien. Je n’aime pas ça.

Une haine sourde m’envahit.

-Comb…non, quand…combien de fois c’est arrivé ?

-Trois ou quatre fois, je ne sais plus.

Je tremble de tous mes membres. Les images me percutent, implacables.

-Est-ce que…il t’a demandé autre chose ? Il t’a fait autre chose ?

-Non, c’est tout. Mais je n’aime pas ça, maman.

-Ne t’inquiète pas, mon coeur, maman est là.

Premier mensonge. Maman n’est plus là, plus depuis ces mots, trop forts pour que je parvienne à me contenir. De ma main droite, je m’empare de mon téléphone.

-Françoise ? Tu es encore chez toi ? J’arrive.

2.

Jamais je n’ai ressenti autant de haine, autant de colère.