Anti-mémoires - Herman Van Rompuy - E-Book

Anti-mémoires E-Book

Herman Van Rompuy

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Beschreibung

Herman Van Rompuy livre ici un ouvrage riche en réflexions et pensées sur le monde politique actuel, mais pas que...

Herman Van Rompuy est un politicien-penseur. Doté d’un esprit analytique, il a permis à l’Europe de maintenir son cap pendant les pires tempêtes. Aujourd’hui âgé de 70 ans, il livre ses Anti-mémoires. À chaque page, un flux de pensées à laisser décanter. L’ouvrage, construit en vingt chapitres courts et teinté d’une touche philosophique, mêle expérience et réflexion, et est écrit d’une plume humble, mais bien aiguisée. Anti-mémoires est un livre qui donne à réfléchir. Herman Van Rompuy jette un regard dans le rétroviseur avec une « solidité tranquille », de la même façon qu’il observe le présent et se tourne vers l’avenir. Il s’exprime en véritable homme d’État.

Laissez-vous embarquer par les Anti-mémoires d'un homme qui, d'une plume aiguisée, livre ses réflexions et ses expériences d'homme d'Etat.

EXTRAIT

Bien qu’on n’ait jamais autant tenu compte des préférences individuelles, l’homme d’aujourd’hui a l’impression qu’il n’a rien ou peu à dire et qu’il est menacé ou manipulé par les entreprises ou les hommes politiques. Les rectificatifs ne suffisent donc pas. Mais le plus grand rectificatif échappe aux décideurs politiques et autres entreprises. Il subsiste un déficit éthique qui ne place pas l’autre au centre, mais l’intérêt personnel. La « fraternité » des Lumières ou l’amour du prochain prôné par le Christ ne sont plus très répandus. Combler ce déficit éthique est une lutte quotidienne et une mission à accomplir par la société civile ou tout simplement par chacun d’entre nous. Nous devons également penser de plus en plus au bien-être de ceux qui n’existent pas encore, des enfants encore à naître.
Le courage politique consiste parfois à avancer contre les courants qui préconisent des solutions de facilité flattant les besoins immédiats de ce que l’on croit être la majorité des citoyens. Le populisme en est un exemple. Ces partis ne prennent pas la peine de se demander si c’est une bonne chose à long terme. Ils exploitent des sentiments facilement manipulables où intervient toujours la peur de l’autre. Mais pas de n’importe quel autre. De préférence l’autre autre. Facilement identifiable.

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

N'attendez pas des Anti-mémoires d'Herman Van Rompuy des révélations sur des crises oubliées de longue date ou sur des conflits avec des opposants politiques, mais les leçons de vie d'un homme qui a passé plu de quarante ans en politique nationale et internationale.

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Seitenzahl: 134

Veröffentlichungsjahr: 2018

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Couverture

Page de titre

ANTI-MÉMOIRES

Le titre de cet ouvrage m’a été inspiré par les mémoires d’André Malraux, auteur français emblématique dont j’ai lu pratiquement tous les ouvrages et qui a officié pendant dix ans comme ministre de la Culture sous la présidence de Charles de Gaulle. Mais mes « anti-mémoires » ne sont pas des mémoires déguisés comme les siens. Car j’ai décidé il y a plusieurs années de ne jamais me livrer à cet exercice, et ce pour plusieurs raisons. La première, c’est que je trouve trop d’« apologia pro vita sua » (tel que John Henri Newman intitula sa biographie spirituelle) dans les mémoires d’autres ex-Premiers ministres, aussi intéressants soient les événements qu’ils relatent. Je n’ai nul besoin de faire l’apologie de ma vie. Non que tout fut parfait, mais tout ce qui est passé l’est pour de bon. « Laisse les morts enterrer leurs morts », a dit Jésus. La deuxième raison, c’est qu’il est sans doute très difficile de ne pas régler de vieux comptes personnels quand on rédige ses mémoires. Je ne ressens pas la nécessité de clamer dans un livre ce que je pense du comportement de certains par le passé. S’il m’arrive d’en avoir envie, je fais de mon mieux pour la réprimer aussitôt. Cela n’apporterait rien. Les mémoires sont une contribution à l’histoire, affirme-t-on parfois. Mais quel in­térêt cela présenterait-il de relater des rencontres et des entretiens qui sont emportés depuis longtemps par le flux des événements et balayés par le souffle de l’information ? J’ai placé ma vie sous un autre angle. D’une part, nous devons « faire notre devoir de simples serviteurs » (Évangile selon saint Luc) à l’époque qui est la nôtre et d’autre part, nous vivons « dans la lumière de l'éternité », qui dépasse largement le cadre de l’histoire ! Des mémoires donnent également l’impression que leur auteur a été un personnage important. Comme je l’ai déclaré un jour en interview, ce n’est pas parce qu’on a revêtu d’importantes fonctions qu’on est important soi-même. Le danger de la célébrité, c’est que l’on finit par y croire soi-même. Lorsque je regarde autour de moi, je vois un tas d’hommes politiques actifs qui accordent des interviews pour la moindre babiole. D’après certains, cela fait partie de la politique moderne. La quantité doit compenser la qualité. Quoi qu’il en soit, je pense qu’il s’agit davantage d’une « foire aux vanités », pour reprendre le titre du roman de William Makepeace Thackeray. Il faut succomber le moins possible aux charmes de la vanité.

Il faut succomber le moins possible aux charmes de la vanité.

Mais si cet ouvrage ne constitue pas des mémoires, de quoi s’agit-il ? Ce sont des leçons que je tire principalement de ma vie publique. Que reste-t-il quand tout est oublié ? La fameuse détermination culturelle. Ou que reste-t-il quand tout est passé au crible ? « L’essentiel ». Dans tous les cas, il n’y a là que l’expression la plus individuelle du plus individuel des exercices. C’est ma contribution pour que le lecteur d’aujourd’hui ou de demain puisse s’améliorer dans sa vie personnelle ou publique. Nous devrions tous nous hisser sur les épaules de l’expérience de nos prédécesseurs. C’est pourquoi j’écris aujourd’hui, tant que je suis encore de ce monde et que j’ai les idées claires. Nous vivons comme si nous n’allions jamais disparaître, mais la mort est un fait. Beau paradoxe. J’espère toucher un jour un « alter ego » qui ressente une sorte d’épiphanie en parcourant les pages de ce livre. S’il ne devait y en avoir qu’un, cela suffirait à donner un sens à cet ouvrage. Les leçons de vie sont une forme de sagesse. Un concept indéfinissable. La sagesse est nuancée dans ses jugements. Il faut donc une certaine distance à l’égard de l’ici et maintenant. Se poser en spectateur, mais en « spectateur engagé » (suivant les entretiens de Raymond Aron). Même s’il a quitté la vie active, le politicien avisé doit parler comme s’il exerçait encore des responsabilités. Non par nostalgie, mais simplement pour rester honnête vis-à-vis de lui-même et crédible vis-à-vis d’autrui. Les leçons de vie ne servent pas à sermonner quiconque. À chacun d’en retenir ce qu’il souhaite. Le sage dit ce qu’il a à dire. À bon entendeur, salut !1

1 Tous les mots et locutions en italique de cet ouvrage étaient en français dans le texte original en néerlandais.

JE, CE GRAND INCONNU

À l’origine, ce livre devait s’intituler « Leçons de vie ». En sais-je plus après 70 ans de vie sur cette terre qu’il y a 40 ans, quand j’ai écrit mon premier ouvrage ? En d’autres termes, la vie nous donne-t-elle des leçons ? Plus encore, qu’est-ce que ma vie ? Puis-je prétendre avoir construit quelque chose qui soit tout à fait mon œuvre et dont je puisse tirer des mérites ? Une base sur laquelle je pourrais m’appuyer pour diffuser des conseils de sagesse ? Que recouvre le « Je » ? Autant de questions qui m’animent depuis des décennies.

Nous sommes le fruit de tant de hasards, à commencer par celui de la naissance, qui est sans doute le plus grand d’entre tous. Ma grand-mère avait 16 ans lorsqu’elle s’est retrouvée enceinte fortuitement. S’ajoutent à cela les origines familiales, le parcours scolaire, la vie professionnelle, la santé, les personnes qui nous entourent, etc. La liste de tous les facteurs liés au milieu est infinie. Nous sommes jetés dans l’existence, selon le concept de Martin Heidegger, et il nous faut ensuite serpenter d’une possibilité à l’autre.

Qu’est-ce qui nous est donné et quelle est notre part de liberté ? Qu’a-t-on reçu et qu’est-ce qui nous est propre ? S’il est une sagesse, elle réside dans la manière dont nous tirons parti du hasard. Cette conscience, je l’ai acquise il y a très longtemps. Elle est à la source de mon humilité. Précisément parce que j’étais profondément imprégné du sentiment d’avoir été privilégié par le sort et d’en avoir reçu plus que je ne pouvais y ajouter. Il ne s’agit pas là d’une conviction intellectuelle, mais existentielle. Ce n’est donc pas une simple pensée, mais une partie intégrante de ma personnalité.

Comme évoqué plus haut, les mémoires relèvent souvent de l’autodéfense ou de la glorification personnelle. Pourquoi devrais-je me targuer d’un talent dont je n’ai fait qu’hériter ?

Si je suis devenu Premier ministre fin 2009, c’est l’aboutissement d’une série de hasards. Et si je ne le suis pas devenu plus tôt, c’est également en raison d’un concours de circonstances. À une voix près, Jean-Luc Dehaene serait devenu président de la Commission européenne en 1994 et je lui aurais succédé au poste de Premier ministre. Mais il manquait cette seule et unique voix.

Ce sentiment d’assujettissement vis-à-vis de ce qui se passe à l’extérieur de nous m’a frappé avec plus de vigueur encore en voyant mon fils et ma fille pousser leur premier cri en sortant du ventre de leur mère. Ce passage du non-être à l’être, non pas du point de vue biologique, mais existentiel. Une nouvelle personne entre tout à coup dans votre vie en la transformant à tout jamais. Un cadeau… qui est plus l’œuvre de la mère que du père ! Des milliards de personnes ont vécu cette expérience avant moi, mais dans la singularité de la vie qui est la mienne, cela n’en reste pas moins un événement unique.

Nous vivons dans le présent, mais celui-ci n’existe pas, car il ne cesse de s’effacer. Chaque moment nous place devant un nouveau moment inconnu.

Nous sommes à chaque instant au pied du mont de l’avenir inconnu.

La vie est une énorme surprise. Nous essayons de prévoir l’avenir au maximum ou de le rendre aussi stable que possible. Mais nous vivons toujours « dans l’attente de ». Nous avançons de plus en plus en territoire inexploré. Au bout de la route se trouve le dernier jour ; que nous ne connaissons pas, que nous ne voulons pas connaître. Notre histoire peut s’arrêter aujourd’hui. Et pourtant, nous vivons comme si « demain était le premier jour du reste de notre vie ». Nous vivons comme si nous étions immortels. Ce sentiment de fugacité m’accompagne depuis ma jeunesse.

Pour certains, notre condition de mortel est une raison de profiter. « Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie », comme le dit le poème de Ronsard. Bien que je sois un plus grand jouisseur de la vie que mon image le laisse paraître, je ne suis pas un grand adepte du principe de « homo ludens », car cela me paraît complètement insipide. Et pourtant, il nous faut trouver un équilibre entre la vie « à la lumière de l’éternité », qui peut mener à la passivité, et la vie « normale », à laquelle on veut donner un sens. Car voilà ce qui importe : au fil du hasard, faire de son mieux pour se rendre utile avec ce qui nous a été donné, afin que la vie signifie quelque chose pour soi-même, mais surtout pour les autres. Le vrai sens de la vie est là. Comment nous élever au-dessus de la petitesse de notre propre ego ? Comment se dégager de la médiocrité du « Je » ? Cela exige des efforts pour vaincre notre détermination. C’est la lutte de Jacob avec l’ange. Sans garantie de succès. Il ne s’agit pas ici de dissoudre le Je, comme les bouddhistes qui tendent vers l’illumination et disparaissent dans le néant, le nirvana. Il s’agit « d’aimer les autres comme soi-même ». Il faut s’aimer soi-même pour pouvoir agir pour les autres.

Il faut s’aimer soi-même pour pouvoir agir pour les autres.

On ne peut respecter durablement autrui que si l’on reçoit soi-même de l’amour et du respect. Nous sommes qui nous sommes. L’amour du prochain est un impératif que l’on s’impose à soi-même. C’est ce qui nous rend plus humains !

LA GESTION DU POUVOIR

Mon intérêt pour la politique s’est éveillé dès l’enfance et je me suis senti d’emblée attiré par cette carrière. D’ailleurs, mes camarades d’études secondaires ne s’y étaient pas trompés. Lorsque je suis devenu attaché au cabinet du Premier ministre Leo Tindemans (1975-1978), il n’a fallu que quelques mois pour que les huissiers me disent : « Tu reviendras, mais dans le costume de Premier ministre. » Cela ne suffit toutefois pas à prouver la nécessité que ce rêve se concrétise ; le contraire du hasard, donc. Et même s’il y avait nécessité, ce ne serait rien sans les talents qui m’ont été donnés.

Je connais beaucoup de personnes ambitieuses qui n’atteignent pas leur objectif ou à qui le hasard joue un tour cruel : elles succombent dans un stupide accident, errent dans un camp en pays troublé ou sont fauchées un beau matin par une bombe dans le métro… Parmi elles, certaines rêvaient peut-être d’un avenir brillant. Mais mes rêves se sont plus imposés à moi que je ne les ai rêvés.

Je me souviens avoir vu au ciné-club du collège un film intitulé « Pickpocket », l’itinéraire d’un homme qui se sent spécial, mais ne sait pas par quelle voie s’illustrer. Il devient voleur à la tire et cible les personnes qui voient cette singularité d’un mauvais œil.

Au fil de mon existence et de ma carrière, j’en ai observé beaucoup qui ne parvenaient pas à gérer leur célébrité, leur pouvoir ou leur don. Il leur manquait le sens de la relativisation et la conscience d’avoir été « gâtés » par la vie.

La première fois que j’y ai été confronté, c’était dans la commune où j’ai grandi, à Woluwe-Saint-Étienne, à sept kilomètres du centre de Bruxelles. À la fin des années 50, il y avait là un garde champêtre pour 3000 habitants. Un jour, tandis que je me promenais avec mon père, nous avons croisé le bourgmestre2. Il a pointé le garde champêtre et a dit : « Celui-là, on lui donne le doigt et il prend le bras. Il abuse de son pouvoir. » C’est resté gravé dans ma mémoire. Par la suite, j’en ai vu des politiciens montants qui, une fois arrivés au pouvoir, ont cru en leur étoile et ont commencé à se démener au mépris d’autrui. De jeunes hommes discrets, ils se sont mués en véritables despotes en pensant être devenus quelqu’un ou quelque chose.

J’avais la sensation que beaucoup de choses m’advenaient. Même au niveau le plus élevé. Lorsque je me suis retrouvé à l’hôtel de ville d’Oslo pour y recevoir le prix Nobel de la paix au nom de l’Union européenne et que je me suis entendu prononcer mon discours, les mots de Rimbaud se sont immiscés dans mon esprit : « Je est un autre. »

Je ne comprends rien au despotisme, à la terreur, aux outrages, à l’humiliation et au sentiment de supériorité (parce qu’on est plus riche, plus intelligent, plus beau, plus blanc, etc.). Je ne vois pas ce qui justifie ces comportements ni quel peut être le but de ces personnes dans la vie. Et surtout, je me demande quel regard elles portent sur ce qu’elles ont réalisé quand leur fin approche.

Il existe toujours une tension entre l’ambition et les idéaux. Généralement, on commence par des idéaux, puis l’ambition balaie beaucoup de choses sur son passage. J’ai parcouru le chemin inverse.

Il existe toujours une tension entre l’ambition et les idéaux. Généralement, on commence par des idéaux, puis l’ambition balaie beaucoup de choses sur son passage. J’ai parcouru le chemin inverse.

Jeune, j’étais ambitieux. À mesure que cette ambition était satisfaite, elle a laissé de plus en plus de place aux idées et aux idéaux. Au cours de mes dix dernières années de carrière, je me suis encore plus concentré sur le contenu qu’auparavant. Je n’avais plus aucun besoin de me profiler, ce qui était un atout majeur dans les négociations, car je n’avais aucun ego à défendre.

2 L’équivalent belge du maire.

EN QUÊTE DE SENS

En première année de baccalauréat de philosophie à l’université de Leuven, le professeur Willeman nous a posé une question en se penchant profondément en avant : « Selon vous, quelle est l’utilité de votre existence ? » Se redressant, il a déclaré devant son auditoire de jeunes médusés de 18 ans : « AUCUNE. » Un frisson a parcouru la salle. La vie n’a aucune utilité, mais il se peut qu’elle ait du sens. Nous ne saisissions pas encore la différence à cette époque.

La vie est faite de paradoxes et d’ambiguïtés. Il faut vivre comme si tout était important, y compris les détails, car ils doivent ou peuvent être l’expression de notre attitude de base : l’égoïsme ou l’altruisme. En même temps, il faut vivre comme si rien n’avait d’importance, car tout ce que l’on fait porte le sceau de l’éphémère et de la relativité. Pour ceux qui ont intégré cette prise de conscience dans leur personnalité, il n’y a rien de si ambigu. Intellectuellement, il est possible de faire la distinction ; mais du point de vue existentiel, dans la pratique quotidienne, il faut en faire la synthèse.

C’est cette même façon de voir la vie qui explique que je sois à la fois introverti et extraverti. Ouvert aux êtres et aux choses, mais toujours en y intégrant une mise à distance intérieure.On dit souvent qu’il faut se donner ou se lancer à 100 %. Je dirais plutôt que c’est ce qu’il ne faut jamais faire. Cet engagement total enferme dans une seule approche et fait perdre la vue d’ensemble. Cela rend également plus vulnérable, car en cas d’échec, on tombe dans un trou noir. L’expérience m’a appris qu’il ne faut jamais perdre le contact avec son frein à main.

L’expérience m’a appris qu’il ne faut jamais perdre le contact avec son frein à main.

Bien sûr, c’est plus difficile à transposer dans la pratique pour certains que pour d’autres. Cela dépend de la nature de chacun, du caractère dont on est « doté » et de la grâce. Cela exige parfois beaucoup d’entraînement pour s’approprier cette attitude dans la vie.