Dualité, - Antoine Le Quéau - E-Book

Dualité, E-Book

Antoine Le Quéau

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Beschreibung

Toutes ces questions que l'on peut se poser au cours d'une vie. Tout ce mal-être que l'on peut rencontrer mais aussi ces moments de bonheur. Une grande parenthèse d'une vie morcelée de joie et de peine, pleine de remise en question, d'un homme introverti et timide.

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Seitenzahl: 56

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Pour ceux et celles qui désirent mieux comprendre certaines choses.

Sommaire

LA DISSOCIATION,

Le questionnement

La remise en question

La prise de conscience

L’acceptation

L’annonce

Relation conflictuelle

Agent double

LES SENTIMENTS,

Le Premier

Le Second

Le Troisième

Le Quatrième

Le Cinquième

LA CHUTE,

L’anéantissement

La Planification

La solitude

La main tendue

SE RELEVER,

Une passion

L’entourage

LA DISSOCIATION,

Un combat de tous les jours

Le questionnement

Tu ne te réveilles pas un beau jour en te posant cette question, elle s’installe progressivement jusqu’à t’obséder tout le temps. Est-ce que c’est moi qui me fais des films? Suis-je le seul? Je suis bizarre? Pourquoi ça n’arrive qu’à moi? Si j’en parle je vais être jugé. Je garde toutes ces questions pour moi et je verrai bien après. C’est une solution de facilité, par la suite tu te dis que cela n’est pas une solution.

Tu continues pourtant ta vie. Tu vas au lycée en faisant croire aux autres que tout va bien et que ce qu’ils te demandent ne rime à rien, qu’ils imaginent n’importe quoi.

« Bus, cours, maison, dodo », mais il y a toujours cette question qui résonne dans ta tête, comme une chanson, une rengaine, un hymne qui te martèle continuellement. Tu as beau faire tout ton possible pour penser à autre chose, mais quand tu te retrouves tout seul, elle te revient à l’esprit, te ronge de l’intérieur mais tu restes fort et ne te laisses pas dominer par cela.

Jusqu’au jour où tu n’en peux plus d’être harcelé par ton esprit, mais aussi par tes soit disant amis du lycée qui te posent cette même question au moins une fois par jour.

Tu la balaies d’un revers de la main quitte à être insultant envers eux, mais cela t’es égal, ou tu changes de sujet « Vous avez compris le cours de mathématiques de ce matin ? » ou « Quelqu’un peut me passer son anglais car j’y comprends rien. »

Les jours passent et tu te bats intérieurement avec cette question sans rien laisser paraître, sans en parler.

Tu mets ton masque des bons jours, tu reprends la routine scolaire, tu mens aux autres. Tu le sais, lorsque tu vas rentrer chez toi, tu vas ruminer cette question et te morfondre dans le noir, seul avec tes pensées.

La remise en question

L’année scolaire passe et les jours se ressemblent. Cette question te tourmente à chaque heure du jour et de la nuit. Ton esprit, tes « amis » te martèlent de la même question mais tu la mets de coté.

A force tu te poses de nouveau les mêmes questions et de nouvelles s’enchaînent: « Suis-je normal? » « Ça n’arrive qu’à moi ? ». Tu les rumines tellement qu’elles te rongent tous les jours, jusqu’à t’en rendre malade, à te faire perdre l’appétit, à être aigri dans ta famille voire violent et insultant envers tes proches, qui eux ne comprennent pas ton changement de comportement. Ils essayent de te tirer les vers du nez mais tu te braques ou tu dis que tout va bien ou que tu es fatigué. Tu jongles avec les excuses mais une personne de ta famille ne te crois pas mais elle ne te le dit pas et toi tu ne t’en rend pas compte tout de suite. Elle te voit dans la souffrance et se sent démunie de te voir ainsi, mais toi, du haut de tes 16 ans, tu t’en fiches, tu n’as pas besoin d’aide. Tu te persuades que ton entourage ne comprendra pas et que seul toi peut comprendre. Au fond de toi, tu sais que ce n’est pas une solution, tu ne veux pas montrer ta faiblesse (putain d’égo de merde) et tu endures cela tout seul.

La seule femme de toute ta vie essaye de t’aider, sans succès. Elle t’accompagne voir un psy pensant que tu arriveras à te confier auprès de quelqu’un d’extérieur au cocon familial. Tu y vas. Cela ne change rien, tu ne veux pas en parler à une personne inconnue alors que cela pourrait être plus facile. Elle pourrait te donner des conseils, des idées pour te faire avancer dans ta vie personnelle et plus particulièrement dans ton esprit sans te donner des solutions toutes faites. Toi, jeune ado, tu ne veux pas, tu as peur d’être jugé par cet homme. Tu repars de cet entretient, rentre au domicile familial en disant à la seule femme de ta vie, qui t’aime et que tu aimes en retour, que cela n’a pas fait avancer les choses. Elle essaye de te faire comprendre que si tu en ressens le besoin, tu peux y retourner. Je n’y prête pas attention, j’associe cet entretien, ce lieu à la folie. Je ne suis pas fou, je suis juste torturé par mes démons intérieurs. Je ne vais pas vous en parlez à vous, mes proches, vous avez vos propres problèmes et moi les miens et avec le temps cela va se tasser ou se régler.

Ce tourment à bien duré de nombreuses semaines, voire plusieurs mois. J’ai réussi à vivre avec durant mon année scolaire sans que cela ne se voit énormément dans mon comportement et mes devoirs.

La prise de conscience

Au bout d’un moment, cette question m’agaçait, me hantait et me rongeait au quotidien. Elle raisonnait dans ma tête à toutes heures du jour et même en pleine nuit. J’ai donc décidé de faire des recherches, de savoir ce que cela signifiait et enfin d’en parler à quelqu’un qui m’est cher, ma meilleure amie. Elle me voyait changer et elle aussi se sentait démunie et me faisait comprendre qu’elle était là si besoin.

Après avoir regardé les différents supports à ma disposition dans les années 2000, je suis allé voir ma meilleur amie, Camille. J’en ai discuté avec elle. Cela nous a valu de longues discussions et des remises en questions intérieures avec un grand tiraillement, « Vont-ils être déçus de l’apprendre? » « Dois-je vraiment leur dire? » . Je continuais ma petite vie de lycéen avec ces questions en tête, tout en essayant d’être « normal » auprès des autres. Cela a fonctionné durant plusieurs semaines.

L’acceptation

Un soir en rentrant du lycée, j’ai croisé un lycéen qui descendait au même arrêt que moi, accompagné d’une de ses amies. Je les écoutais discrètement parler. Je me suis rendu compte qu’ils avaient un discours qui ne me laissait pas de marbre. Je n’étais plus seul. Une personne qui est « comme moi », lui l’a accepté, depuis longtemps. Il a l’air d’aller bien, d’être heureux dans sa vie.

J’en ai discuté avec Camille le soir même, nous avons eu une longue conversation elle et moi à son sujet.