Histoire de chez moi - Alexis Bongo - E-Book

Histoire de chez moi E-Book

Alexis Bongo

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Beschreibung

Alexis Bongo partage avec nous sa vision du monde et de sa nation aujourd’hui

Dialogues de sourds entre l’Afrique et l’Europe, l’Afrique et l’Amérique ! En l'écrivant, Alexis Bongo a voulu apporter sa pierre à l'édifice africaine en reconstruction comme on dit ! C'est un cri du cœur d'Africain pour l'Afrique à l'endroit des Africains que nous sommes ! Une réaction qu’il estime légitime devant le bilan des 50 années d'indépendance africaine - le fameux Jubilé de l'Afrique et devant la marche actuelle du monde pris dans le tourbillon de la mondialisation !

C'est son message tant à la jeunesse africaine qu'au reste du monde ! Sa réponse à tous ceux qui après des siècles de colonisation, et qui même après ces 50 ans d'indépendance ne veulent pas desserrer leur étau sur le cou de l’Afrique et s'entêtent à enfoncer leurs serres dans ses chairs pourtant sanguinolentes et même exsangues déjà !

Un récit épistolaire captivant construit sur des métaphores et des anecdotes donnant une touche authentique

EXTRAIT

Lettre à Marie Cambet

Je tenais trop à te parler, mais je n’avais plus rien à te dire vu qu’entre toi et moi ça n’a toujours été qu’un monologue ! Il me manquait donc un sujet de causerie ! Je ne pouvais tout de même pas insister sur l’amour, car, il est clair comme le soleil, que tu appartiens à quelqu’un d’autre ! Quelqu’un auquel, visiblement, tu tiens, et de qui personne ne pourrait jamais te séparer ! Soit, c’est ça aussi la force de l’amour ! Et c’est ça qui nous oblige à avoir plus de respect à l’égard de cet étrange phénomène qui nous dépasse infiniment … L’amour ? Personne parmi nous ne prétendra en avoir la maîtrise ! Ce serait un simple mensonge qui ne dit pas son nom ! Il a donc fallu que je change de disque, le premier étant complètement usé !

C’est pourquoi j’ai pris l’option, dans le souci de garder le contact avec toi, ce qui m’est d’une grande importance même si tu sembles ne pas t’en rendre compte, de te parler en quelques épisodes d’une histoire de chez moi ! Une histoire vécue par des milliers, voire des millions de gens, mais qui curieusement ne se trouve dans aucun livre d’histoire ! C’est à croire que tous les historiens du monde s’étaient concertés et avaient convenu de ne jamais en parler dans quelque livre que ce soit, ni ici ni ailleurs !…

A PROPOS DE L’AUTEUR

Alexis Bongo est du Congo Brazzaville, en France depuis 2 ans. Psychopédagogue et journaliste de formation, il a entre-temps écrit par accident comme il dit, un livre pour l'Afrique dont le titre dit à peu près tout : Histoire de chez moi en 2 tomes, sous-titrés : « Lettres à Marie CAMBET » et « Réponse à Dan BROWN ».

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Seitenzahl: 401

Veröffentlichungsjahr: 2016

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Titre

Histoire de chez moi

Tome I

Lettre à Marie Cambet

Edité par:

Éditions DIASPORAS NOIRES

www.diasporas-noires.com

A paraître du même Auteur

HISTOIRE DE CHEZ MOI

Tome II Réponse à Dan Brown

© Alexis Bongo 2011

ISBN version numérique : 9791091999076

Date de publication numérique : 1er octobre 2011

Cette version numérique n’est pas autorisée pour l’impression

Mentions légales

Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'Auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par le Code de la propriété intellectuelle. 

L'éditeur accorde à l'acquéreur de ce livre numérique une licence d'utilisation sur ses propres ordinateurs et équipements mobiles jusqu’à un maximum de trois (3) appareils.

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Samedi 27 novembre 2010, 1h 23mn 26s

Mon secret le plus grand

Rebonsoir Mireille,

Je ne sais pas pourquoi, mais mon cœur a bien voulu que je te fasse confiance, même si nous ne nous connaissons pas vraiment encore bien, au point de te faire part de mon secret le plus grand en ce moment ! Je ne sais pas si je le regretterai un jour mais je ne le pense pas ! J’ai l’intime conviction qu’au contraire, tu m’aideras à la fin d’une manière ou d’une autre ! En tout cas, j’espère que mon intuition ne me joue pas un mauvais tour !

En fait, j’ai écrit « par accident » un livre ! Une sorte de roman ! Partant de quelques faits réels, j’ai mis à contribution mon imagination de journaliste et ma petite expérience dans l’étude et l’expérimentation des rapports et des comportements humains ! Je te donnerai prochainement une copie d’une de mes émissions au pays, afin que tu te fasses une idée précise du domaine qui y est le mien ; afin que tu puisses bien plus comprendre mon roman en question ! Enfin, si tu le veux bien !

Ledit roman est titré : « HISTOIRE DE CHEZ MOI » et sous-titré : « Lettres à Marie CAMBET et Réponses à Dan BROWN ». Point n’est besoin que je t’en parle ou que je t’en donne quelques explications, car il s’explique lui-même et surtout, j’aimerais bien que tu te donnes la peine de le parcourir quand ton agenda surchargé te le permettra et que tu t’en fasses une idée propre à toi ! Une opinion personnelle ! Je ne veux pas influencer de quelque manière que ce soit ton opinion ! Tout ce que je peux te dire c’est que ce roman est tout simplement imaginaire ! Il faut que tu l’aies en tête en le lisant : car, j’y ai ficelé les choses de telle sorte qu’il paraisse comme vrai et totalement authentique ! Il faut que tu te dises toujours et toujours que ce n’est là en réalité qu’apparence trompeuse ! Il arrive souvent que moi-même en le relisant, je le considère comme vrai, alors qu’il ne l’est pas du tout ! C’est de l’imagination pure et simple de bout en bout !...

Je ne sais pas pourquoi je te fais confiance, mais je sais que quelqu’un avait dit : « l’homme n’est rien sans les hommes » et aussi ; « deux avis valent mieux qu’un seul »…

Au cas où tu es d’accord avec moi, tu pourras trouver mon roman en tapant : [email protected] avec pour code d’accès : le livre

C’est là mon secret le plus grand ! L’épicentre de mon être ! J’espère que tu y trouveras quelque importance et que tu sauras garder le secret pour toi, rien que pour toi ! En tout cas, moi, je te fais entièrement confiance, et mon cœur me dit que je ne m’en repentirai pas un jour !

Bonne lecture Mireille

Alexis

Vendredi 9 octobre 2009, 9h 54mn 39s

Salutations et premier contact

Bonjour Marie,

Je suis Alexis BONGO et c’est vrai qu’on ne se connaît pas ; on ne s’est pas encore vu, mais je voudrais bien vous rencontrer et surtout à l’immédiat avoir des nouvelles de vous. C’est Flora qui m’avait parlé de vous et depuis, tous les jours j’y reviens.

Je vous redonne son numéro 06 … afin qu’éventuellement elle puisse, elle-même, vous en dire plus…

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir de vous lire et de vous rencontrer un jour…

Dimanche 11 octobre 2009, 13h 38mn 11s

Recontact

Bonjour Marie,

Je reviens vous écrire pour ne pas encore avoir eu de réponse à mon mail et je suis très inquiet. Il vaut mieux pour moi savoir au moins que vous l’avez reçu et que vous vous portez bien. C’est pourquoi, une fois de plus, je me permets respectueusement de vous recontacter. Prière de faire signe de vie svp. Je respecterais votre avis quel qu’il soit. Je vous le promets. Contactez Flora au 06… pour en savoir plus svp Marie.

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir de vous lire enfin un jour…

J’attends avec impatience une réaction de vous.

Merci beaucoup d’avance…

Dimanche 11 octobre 2009, 14h 38

Bonjour Alexis,

Je ne sais pas du tout qui vous êtes, donc je viens par ce mail vous demander plus de renseignements. Flora dont vous parlez, vous pouvez me donner son nom ou sa situation, que je sache si c’est bien celle à qui je pense dont il s’agit.

Comment avez-vous eu mon adresse ?

Je veux bien l’appeler, mais seulement si je sais qui c’est. Et pourquoi dois-je l’appeler ? A-t-elle un souci ? Pourquoi ne me contacte-t-elle pas directement, par mail ou autre ?

J’attends votre réponse.

Bien à vous.

Marie

Lundi 12 octobre 2009, 16h 06mn 15s

Recontact

Bonjour Marie,

Je suis plus qu’heureux que vous m’ayez répondu enfin. Je vais devoir demander à Flora de vous écrire et je crois qu’il s’agit de la même Flora. C’est la maman de Daniel. C’est elle qui m’avait donné votre adresse et si elle ne vous a pas écrit, c’est parce qu’elle n’est pas encore allée au net. Ce matin, elle disait : « Si Marie ne t’a pas encore répondu c’est sûrement parce qu’elle ne te connaît pas, et qu’il vaut mieux que je lui écrive moi-même »…

Flora n’a pas de souci, tout ce qu’elle veut, c’est que « nous nous rencontrions »… Et cela me tient à cœur ! Il faut impérativement que je vous voie un jour et que nous puissions causer un peu…

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir de vous relire et de vous rencontrer un jour pas trop lointain.

Merci beaucoup de tout…

Au revoir…

Lundi 12 octobre 2009, 18h 54mn 20s

Recontact

Bonjour Marie,

Excusez-moi pour le dérangement, mais je viens pour vous donner plus de renseignements sur Flora. Elle m’a demandé de vous dire qu’il s’agit de Flora de Roissy en Bri, celle qui était au CADA. J’espère que vous en avez maintenant une idée précise. Et, j’espère que nous n’arrêterons pas de nous écrire. Car, je tiens vraiment à vous rencontrer un jour et l’éventualité d’un refus de votre part me fait déjà souffrir par anticipation.

PS : Je vous passe quand même mon numéro : 06 …. Peut-être que ça peut servir un jour. « On ne sait jamais »… Je prie le ciel que vous vous portiez bien et que vous ne soyez pas dans une fâcheuse situation en ce moment.

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir…

Mardi 13 octobre 2009, 13h 29mn 24s

Recontact

Bonjour Marie,

Je ne peux m’empêcher de vous écrire une fois de plus, mais je me demande quand même si en le faisant je ne vous énerve pas. Ce que je ne veux pas. Je m’en voudrais beaucoup. Je vous souhaite une bonne après-midi et attends impatiemment votre réponse à mes courriers. Il faut que vous compreniez, s’il vous plaît, que votre silence me torture à mort. Il faut que vous vous donniez la peine d’appeler Flora et vous comprendrez mes motivations.

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir…

PS : J’espère trouver une réponse de vous sur le net

Mardi 13 octobre 2009, 23h 33

Bonsoir Alexis !

En effet, je reste un peu sans réponse à tous vos mails, d’autant plus que nous ne nous connaissons pas, nous ne nous sommes jamais vus et je ne comprends donc pas du tout cette ferveur que vous avez envers moi et ma boîte mail.

Que voulez-vous que je vous réponde ?

Que vais-je comprendre vous concernant en appelant Flora ? Je n’ai pas son numéro, je n’ai que son adresse mail. Expliquez-moi plus précisément ce que vous attendez de moi.

Marie

Mercredi 14 octobre 2009, 10h 04mn 14s

Recontact

Bonjour Marie,

Je comprends que vous soyez si réservée envers moi (quelqu’un que vous ne connaissez pas), mais je crois vous avoir donné depuis le dimanche 11 par mail le numéro de Flora (06 …). Si je tiens à ce que vous l’appeliez c’est pour plusieurs raisons dont entre autres :

1 C’est elle qui vous connaît et qui m’avait parlé de vous,

2 Elle me connaît aussi et peut donc vous parler de moi,

3 Compte tenu du respect que je vous dois et que je dois toujours vous devoir, je ne peux me permettre d’aller au fond de mes pensées au risque de vous perdre. Je m’en voudrais beaucoup et éternellement. Je ne supporterais certainement pas le choc d’un silence total de votre part,

4 Je ne vous ai pas encore vue, certes, mais je connais votre prénom « Marie », et je l’aime d’autant plus qu’il symbolise ce qu’il y a de plus sublime sur terre en parlant de femme.

5 C’est sûr que si Flora m’avait parlé de quelqu’un d’autre je n’aurais pas eu la même « ferveur » envers elle. Une autre serait pour moi comme une « inconnue », alors que pour vous, c’est curieux, j’ai l’impression qu’on se connaît, et même depuis toujours alors que je sais très bien qu’on ne se connaît pas du tout. Et surtout, je brûle d’impatience de vous rencontrer un jour, ou tout au moins, de vous voir ne fût-ce que de loin. Je prie le ciel pour avoir un jour l’occasion de ne fût-ce que vous apercevoir, même de loin, mon cœur s’en réjouirait infiniment. Je me languis devant la perspective (peut-être impossible, vous seule le savez) d’entendre votre voix…

6 Je crois en avoir trop dit, et maintenant, je crains que vous ne me refermiez votre porte au nez !

Je suis du Congo Brazzaville et je réside à Courbevoie à la Défense, jusqu’au 24 octobre courant et je rêve de vous rencontrer un jour sur les marches de la Grande Arche. Je serais ce jour (si seulement vous y consentiez) « l’homme le plus heureux de la planète »…

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir de vous relire, et peut-être, de pouvoir enfin, ne fût-ce que vous apercevoir, même de loin…

P.S. Ne vous murez pas dans le silence svp ! J’en mourrais de chagrin…

Mercredi 14 octobre 2009, 21h 37mn 43s

Marie a lu votre carte

Bonsoir Marie,

C’est encore moi ! Excusez-moi !...

Je viens de me rendre compte que vous avez lu ma carte depuis très longtemps et comme il fallait que je m’y attende vous n’avez rien dit et rien répondu. Ce qui m’attriste et me fait peur à la fois. Je voudrais tout simplement vous dire que j’en souffre et je ne voudrais pas du tout ne plus converser avec vous. Je tiens vraiment à ce que nous nous rencontrions. Je tiens tout au moins à vous voir ; rien que vous voir et je me sentirais vraiment heureux.

PS : Quand je me mets à votre place, je sais pertinemment que vous avez raison de ne pas me répondre, car je ne suis qu’un indésirable inconnu. Mais s’il vous plaît, Marie, ne me jugez pas à distance. Mettez-vous un peu à ma place. Vous aborder n’est pas du tout une tâche facile dans la situation qui est la mienne. Essayez de me comprendre un tout petit peu svp…

Vendredi 16 octobre 2009, 21h 25mn 09s

Marie a lu votre carte

Bonsoir Marie,

Je m’excuse une fois de plus pour le dérangement. J’ai quand même constaté que vous avez lu mes cartes. Mais comme d’habitude, vous refusez de me répondre. Je comprends toutefois votre silence, mais j’aurais bien préféré que vous répondiez ne fût-ce que d’une phrase seulement, car votre silence me tue à petit feu.

Je vais chercher demain à vous en envoyer une autre. Dieu seul sait toutefois si j’en aurai encore le courage ou la force.

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir.

PS : Journaliste à une chaîne privée à Brazza, j’aurais bien voulu vous rencontrer ne fût-ce qu’une fois et peut-être repartir au pays avec des images de vous, mais hélas ! Vous n’êtes pas de mon avis. C’est dommage pour moi, mais je l’accepte en toute sportivité. « On ne peut pas tout avoir dans la vie »…

Bonne nuit et faites de beaux rêves…

Samedi 17 octobre 2009, 15h 40mn 30s

Recontact

Bonjour mystérieuse Marie,

Je tiens tout simplement à vous dire que je rentre à Brazza le 24 ou au plus tard le 31. Je sais que vous n’avez aucune envie de me rencontrer, mais je suis sûr que même de Brazza, je continuerai à vous écrire pour me faire plaisir.

Bien de bonnes choses à vous…

Dimanche 18 octobre 2009, 14h 33

Bonsoir Alexis,

Une des raisons à mon silence est mon grand manque de temps. Je travaille beaucoup et ai à peine le temps de consulter mes mails une fois par jour. Je ne réponds que très rarement directement après les avoir lus.

Par ailleurs, comme je vous l’ai dit dans un précédent mail, je n’arrive pas à comprendre que vous vous obstiniez à vouloir me voir, alors que vous ne me connaissez pas. Vous ne pouvez pas avoir envie de voir quelqu’un sans jamais l’avoir vu, ni savoir rien de lui. Que vous a dit Flora à mon sujet, qui vous donne tant envie de me voir ?

Honnêtement, je ne pense pas avoir un instant à vous accorder d’ici le 24 ou le 31 même. Même si par simple curiosité, cela m’aurait fait marrer de savoir qui se cache derrière cet admirateur inconnu !!!

Êtes-vous sur Paris même ? Moi je vis et travaille dans le 20eme arrondissement. Si vous passez dans le coin, peut-être que ? Enfin, faut voir, rien n’est moins sûr !

Bien à vous

Marie

Mercredi 21 octobre 2009, 18h 35mn 55s

Recontact

Bonjour adorable Marie,

Je peux vous dire sans risque de me tromper que je suis aujourd’hui le plus heureux de tous les hommes. Tout simplement parce que vous avez pu vous donner la peine de me répondre enfin une fois de plus…

Je suis un peu apaisé de savoir que vous manquez de temps de répondre à cause du travail et non d’un trop plein d’indifférence ! Mais n’empêche que je sais très bien que je suis tombé dans votre vie un jour, sans avertissement, comme un cheveu dans la soupe !

Je ne vous cache pas que vous faites partie intégrante de ma vie depuis que j’ai entendu parler de vous. Je ne suis pas obligé de vous connaître ou de vous avoir vue pour vous aimer ; car l’amour n’est pas un exercice facile mais le fruit d’une parfaite conviction. C’est à moi d’aimer Marie d’abord avant qu’elle ne se fasse aimer par moi. C’est alors que je pourrais lui être fidèle un jour. Mon amour pour Marie est inconditionnel. C’est moi qui lui donne tout moi et ce sera à elle de voir si elle y trouve son compte. C’est pourquoi je prie vraiment Dieu pour que vous ne soyez pas occupée. Cela me ferait très mal sans que ce ne soit de votre faute.

Par ailleurs, maintenant que je sais que vous êtes à Paris dans le 20eme, je brûle d’y faire un tour l’un de ces jours pour ne fût-ce que vous entrevoir même entre deux mouvements. J’en serais plus que ravi. Vraiment heureux.

Je voudrais bien qu’un jour vous vous remerciiez de m’avoir répondu. Je souhaite être un jour aussi important pour vous que vous l’êtes pour moi. Je n’ose pas vous tutoyer pour ne pas vous offenser, mais, vous êtes tellement dans mon cœur que de devoir vous vouvoyer chaque fois me fait de la peine. J’aimerais bien que vous compreniez que je vous aime autrement. Je ne vous aime pas comme vous avez toujours été aimée jusqu’à présent. « Je vous aime sans vous avoir jamais vue ». Et le plus fort, c’est que j’ai la conviction que « où vous êtes, vous ressemblez à mes rêves, sans faute ! »

Si je pouvais avoir votre numéro de téléphone, ce serait très bien, mais je ne suis pas sûr que vous puissiez le donner à un indésirable inconnu, fût-il « ardent admirateur »… Quant à moi, je suis au 06 …. Et, si je pouvais avoir le bonheur de ne fût-ce qu’entendre votre voix, un jour, j’en mourrais instantanément de joie. (Je regrette seulement le fait que mon téléphone ne donne pas les numéros de mes correspondants. C’est toujours « inconnu » que ça écrit ! On m’a dit qu’il faut que j’en parle à ceux de SFR…)

Je voudrais que notre future rencontre soit quelque chose qui marquerait positivement et éternellement au fer rouge notre destin commun…

Je t’aime Marie et tu le sais…

Jeudi 22 octobre 2009, 10h 34mn 26s

Marie a lu votre carte

Bonjour Marie,

Je ne suis pas gai aujourd’hui. J’ai le cœur triste. Je vous dirai certainement pourquoi quand je me serai ressaisi. Mais, je me donne la peine de vous écrire quelque chose (car pour moi, c’est un devoir que de le faire). Je ne voudrais pas que vous pensiez un seul instant que je vous ai déjà oubliée. Flora m’avait beaucoup parlé de vous et hier encore elle disait qu’elle allait tout faire pour avoir le temps de vous écrire elle-même ! J’ai constaté qu’elle ne le fait toujours pas, quand bien même elle sait que cela vous rassurerait ! Mais c’est la vie. Je comprends tout ! C’est là mon point fort. Quelqu’un m’avait un jour dit, au pays : « Tu comprends tellement tout qu’un jour tu comprendras l’incompréhensible ; tu accepteras l’inacceptable »… Hélas je suis comme ça ! J’aime tellement les gens que je me mets souvent à leur place même quand ils finissent souvent par trahir la confiance que je leur donne !...

Avant de quitter Paris, je voudrais aussi que vous sachiez que j’ai d’autres défauts :

- Je ne bois pas d’alcool et je n’en ai jamais bu une seule goutte ;

- Je ne fume pas (et je souhaite que ma Marie adorée ne fume pas aussi) ;

- Je ne danse pratiquement pas sauf si ce n’est pas comme dans une boîte ;

- Je n’aime pas la violence sous toutes ses formes (c’est pourquoi on me traite souvent de timide). En fait je n’aime tout simplement pas déranger ou causer du désagrément à quelqu’un…

Flora m’avait dit que vous êtes très gentille et très respectueuse, que vous êtes étudiante et que vos parents sont en province (j’aurais bien voulu les rencontrer avant de disparaître de la circulation, mais je ne crois pas que ce soit possible)… Je peux quand même avec votre permission vous laisser aux mains de Flora une de mes émissions que vous pourrez suivre un jour avec vos parents, quand vous leur rendrez visite. Vous leur direz alors : «  c’est l’inconnu qui m’aimait sans m’avoir encore vue »… C’est du reste une histoire qui peut aussi amuser vos amies à l’école ou au travail…

Je vous aime même quand je sais très bien que vous ne m’aimez pas du tout et que vous n’avez aucun intérêt de commencer à le faire. Je ne suis que rien du tout et je le sais…

Jamais je ne vous oublierai…

Tendresse infinie…

Samedi 24 octobre 2009, 21h 14mn 35s

Attiser le feu

Bonsoir très cher Marie,

Je ne m’étonne pas du tout que vous n’ayez pas entre-temps eu le temps de me répondre ne fût-ce que d’une phrase : vous m’aviez déjà expliqué pourquoi ! C’est sûrement le contraire qui m’aurait étonné ! C’est donc avec un réel plaisir que je me rends compte que vous aviez entre-temps pu lire ma dernière lettre d’amour. Rien que ce fait suffit un peu pour me rendre heureux !

Comment allez-vous amour ? Pourquoi cette indifférence ? Pourquoi une si grande dose d’insensibilité à ma douleur et à mes soupirs ?

Je ne trouve plus de mots pour vous parler. C’est sûr que je ne sais pas du tout comment est-ce qu’on doit vous parler pour toucher votre cœur ! Qu’à cela ne tienne, je vous prie de m’appeler ou de me transmettre vos coordonnées pour que je le fasse, afin que pour une fois je puisse avoir le sublime privilège d’entendre ne fût-ce que votre voix. Je vous en supplie ! Je suis comme virtuellement à genoux quand je vous le demande ! Vous pouvez m’appeler d’une cabine pour plus de discrétion si vous craignez que je ne retienne votre numéro…

J’ai le cœur lourd et triste, je voudrais tant vous dire pourquoi, mais vous êtes inaccessible ! Je cherche une oreille attentive et amie qui pourrait se donner la peine de m’entendre ne fût-ce que pour une minute ! Mais vous ne vous y prêtez malheureusement pas ! C’est incroyable mais vrai ! Suis-je donc à ce point un monstre ?...

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir de vous entendre un jour : votre voix est comme un chant de rossignol à mes oreilles.

Je vous aime et heureusement pour moi que… vous le savez.

Bonne nuit mon adorable sirène…

PS : Comme je croyais pouvoir repartir aujourd’hui, je vous avais donc laissé aux mains de Flora, comme promis, la copie d’une de mes émissions que vous pourrez suivre chez vous, un jour avec les vôtres, tout en leur racontant notre étrange histoire. Quand vous en aurez le temps, veuillez la demander à Flora. Vous saurez certainement à quoi ressemblait le fou qui était amoureux de vous sans même vous avoir vue un jour une seule fois.

Mardi 27 octobre 2009, 17h 46mn 24s

Salutations et autres

Bonjour très chère Marie,

C’est quand même très pénible de venir au net et de chaque fois constater que vous ne réagissez toujours pas à mes gestes fussent-ils les plus pressants ! Je ne peux que m’y faire malgré moi : je n’y peux d’ailleurs rien du tout !

J’espérais pourtant que vous aviez entre-temps pensé à ne fût-ce que demander à Flora l’émission que j’avais laissée pour vous, mais hélas, je me rends forcement compte que nous ne partageons pas la même vision malgré ma grande passion pour vous…

J’étais allé au 16ème avant-hier et je suis aujourd’hui dans le 20ème.

Seulement, je ne sais pas à quelle porte frapper ! A quelle adresse dois-je attendre ?

Mardi 27 octobre 2009, 17h59mn 51s

Salutations et autres

Je vous redonne mon numéro au cas où : 06 ...

Fixez-moi, svp, un rendez-vous pour qu’on puisse ne fût-ce que se voir une fois pour 5mn. Appelez si vous n’avez pas de temps !

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir…

Mercredi 28 octobre 2009, 15h 03mn 29s

Coordonnées

Je vous envoie à toutes fins utiles mes coordonnées (on ne sait jamais) : mobile : 06 … Fixe : 01 … (de préférence de bon matin ou tard le soir afin que je sois vraiment dans ma chambre d’hôtel à moi).

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir…

Mercredi 11 novembre 2009, 18h 08mn 06s

Salutations et résignation

Bonsoir Marie,

J’ai de plus en plus l’impression que je m’étais trompé en me jetant à corps perdu sur vous ! Votre éternel silence et votre indifférence de princesse transforment de plus en plus mes impressions en conviction. Je ne sais donc plus que faire ni sur quel pied danser avec vous. Mais je m’estime toutefois heureux du simple fait d’avoir un jour « essayé ». Car et moi et vous, nous saurons toujours tous les deux qu’un jour, pas comme les autres, quelqu’un que vous ne connaissiez pas et qui ne vous connaissait pas aussi était vraiment tombé amoureux de vous au point de vous sublimer chaque jour et de penser à vous sans arrêt. Et aussi, surtout, que vous, de votre côté, n’aviez malheureusement jamais eu un tout petit bout de temps soit de lui écrire, soit de l’appeler ; même pas un simple bip ! Le message est on ne peut plus clair : vous ne partagiez pas du tout ma vue, car « quand on aime, on a toujours le temps », ce qui veut aussi dire, quand on le regarde dans l’autre sens : « quand on n’a pas le temps, c’est qu’on aime pas l’autre », et, je sais pertinemment que vous n’étiez pas obligée de m’aimer ; d’ailleurs quand j’y pense, qu’auriez-vous alors gagné que vous n’avez pas encore obtenu dans la vie ? Rien du tout ! J’étais donc, en somme, tant prétentieux que ridicule ! C’est pourquoi, avec votre autorisation, aujourd’hui, je me retire sur la pointe des pieds, aussi silencieux que j’étais entré dans votre vie : « ni vu, ni connu »…

Cependant pour moi, croyez-le ou pas, vous resterez toujours Marie, « ma » Marie et l’unique que j’aurai jamais ainsi contactée dans les circonstances que nous savons et tel que je l’avais fait : « comme un cheveu dans la soupe » ! C’est pourquoi je ne vous oublierai jamais.

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir…

Alexis

Mardi 24 novembre 2009, 14h 23mn 20s

Salutations

Je suis désormais à Beauvais, mais de passage aujourd’hui à Paris, je ne peux m’empêcher de vous faire un clin d’œil. Je me trouve dans le 19eme chez un de mes grands pour quelques heures et je compte repartir ce soir. Si seulement je savais où ne fût-ce que vous apercevoir, j’aurais pu faire un tour pour ne fût-ce que me faire plaisir. Pour mon propre bonheur. Bonheur qui n’est pas du tout partagé, je le sais bien. Ne vous en faites surtout pas. J’espère que vous vous portez à merveille. C’est en tout cas du plus profond de mon cœur que je le souhaite.

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir…

Jeudi 26 novembre 2009, 21h 54mn 52s

Info inutile ?

Hier, de retour de Paris, j’ai croisé Flora. Elle m’a demandé après vous ! Je n’ai pas eu grand-chose à répondre : « elle se porte certainement bien, mais elle n’est jamais sortie de son mutisme ! Elle ne m’a plus jamais répondu ! »

Quant à Flora, elle se porte bien. Elle et son bébé Daniel qui court sur ses jambes comme une grande personne.

Bien de bonnes choses à vous Marie.

Bonsoir Marie

Dimanche 29 novembre 2009, 9h 57

Bonjour

Moi c’est Anna Beron une jeune canadienne de la vingtaine.

Je suis secrétaire de direction et la déléguée chargée des affaires extérieures dans une entreprise privée de la place dénommée Hydro Québec International.

Actuellement je suis en mission au sein de la représentation de la société où je travaille en Afrique sise au Benin.

C’est tout à fait un réel plaisir pour moi de t’écrire car mon plus grand désir est de faire des connaissances et de partager mes idées avec d’autres.

Pas raciste je ne fume pas et je voudrais correspondre avec toi parce que je voudrais avoir des renseignements sur ton continent, savoir les coutumes, les mœurs puisque j’adore beaucoup la culture…

J’aime la culture, le voyage et le cinéma.

Ci-dessous mon adresse personnelle où tu pourrais m’écrire : [email protected]

Alors au plaisir de te relire car la garde des contacts est la meilleure chose qui ne cesse de récompenser.

Mercredi 2 décembre 2009, 0h 00mn 42s

Information et confession

Bonsoir Marie,

Je sais que vous n’attendez rien de ma part, mais il est, dans la vie, plus facile d’aimer quelqu’un que de l’oublier, même quand les sentiments ne sont pas partagés du tout. Si je vous écris aujourd’hui, c’est parce que j’ai reçu un mail de quelqu’un que je ne connais pas du tout et qui semble me connaître. Je vous l’ai transmis pour que vous vous en fassiez votre propre idée et surtout que vous croyiez ce que j’avance…

Tout de suite après j’ai pensé : « tout se paye ici bas ». Car, une fois j’avais moi aussi écrit à quelqu’un alors que je ne la connaissais vraiment pas et qu’elle, bien plus que moi, ne me connaissait pas du tout, et n’avait même pas encore entendu parler de moi ni d’Adam ni d’Ève !...

Excusez-moi pour le dérangement : c’est tout simplement que ce mail m’a embarrassé au point où j’ai tout de suite compris que je vous avais donc moi aussi embarrassée quand je vous avais écrit. C’est pourquoi je confesse ma faute et vous demande pardon (même si mes motivations, à mon avis, étaient bien plus nobles que celles de « mon » inconnue à moi !). Cette inconnue qui, en somme, vient dans ma vie par ce mail, comme pour vous venger !

Moralité : « Tout se paye ici bas ».

Ceci dit, bien de bonnes choses à vous Marie et au plaisir…

Dimanche 27 décembre 2009, 14h 44mn 24s

Vivement 2010

Bonjour Marie,

Je reviens aujourd’hui tout simplement parce qu’on arrive, grâce à Dieu à la fin de 2009 et qu’on touche somme toute à 2010. Tous mes vœux les meilleurs pour cette année nouvelle : santé, bonheur et prospérité sans commune mesure, de la part de Dieu Lui-même sans qui nous ne pouvons rien faire. Bien de bonnes choses à toi et au plaisir…

Jeudi 11 mars 2010, 18h 14mn 40s

Salutations et plus…

Bonjour Marie,

C’est curieux, j’ai beaucoup pensé à vous aujourd’hui ! Je ne sais pas pourquoi, mais j’espère que vous vous portez bien et qu’un jour nous pourrions nous voir ne fût-ce qu’une seconde malgré votre éternel manque de temps ! Je vous souhaite en tout cas tout le bien du monde. Portez-vous bien et prenez soin de vous ! Vous m’êtes précieuse même si vous ne le savez pas ! Car je vous avais aimée sans même vous avoir vue ! Et, je crois sincèrement que tout au fond de mon cœur, le feu de cet étrange amour couve sous cendre !

Rien que de penser à vous, rafraîchit mon cœur ! Je me sens bien quand je me dis que vous êtes aussi bien où vous êtes ! Soyez gaie ! Détendez-vous de temps en temps ! Ne vous laissez pas submerger par le trop plein de travail, car, comme le dit si bien le dicton : « Tout excès nuit » ! Je sais que vous êtes fière de vous et que vous vous aimez bien. Et de ce fait, vous ferez toujours attention à vous ! Gare à l’addiction quelle qu’elle soit !

Au finish, je vous fais confiance ! Je sais que vous garderez précieusement Marie en bonne et due forme !

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir !

Votre étrange et mystérieux admirateur obstiné !...

Samedi 13 mars 2010, 18h 13mn 07s

Bonjour Marie,

Au fait, je vous écris comme pour me faire plaisir à moi-même, vu qu’il n’y a jamais eu de suite à cela ! C’est autant dire que j’ai encore malgré moi pensé à vous ! Pas dans le mauvais sens ! Non ! Sans plus penser à l’amour, car je suis suffisamment averti à ce propos et je sais que si vous l’aviez voulu ne fût-ce qu’un tout petit peu, nous nous serions vus ! Mais c’est çà la vie des hommes ! « On ne peut pas tout avoir dans la vie ». Vous avez raison de demeurer inflexible ! Cela fait partie de vos droits ! Personne ne pourrait le contester !

Bien de bonnes choses à vous et au plaisir !...

Lundi 15 mars 2010, 10h 19mn 01s

Histoire de chez moi… Episode 1

Bonjour Marie,

Je tenais trop à te parler mais je n’avais plus rien à te dire vu qu’entre toi et moi ça n’a toujours été qu’un monologue ! Il me manquait donc un sujet de causerie ! Je ne pouvais tout de même pas insister sur l’amour, car, il est clair comme le soleil, que tu appartiens à quelqu’un d’autre ! Quelqu’un auquel, visiblement, tu tiens, et de qui personne ne pourrait jamais te séparer ! Soit, c’est ça aussi la force de l’amour ! Et c’est ça qui nous oblige à avoir plus de respect à l’égard de cet étrange phénomène qui nous dépasse infiniment ... L’amour ? Personne parmi nous ne prétendra en avoir la maîtrise ! Ce serait un simple mensonge qui ne dit pas son nom ! Il a donc fallu que je change de disque, le premier étant complètement usé !

C’est pourquoi j’ai pris l’option, dans le souci de garder le contact avec toi, ce qui m’est d’une grande importance même si tu sembles ne pas t’en rendre compte, de te parler en quelques épisodes d’une histoire de chez moi ! Une histoire vécue par des milliers, voire des millions de gens, mais qui curieusement ne se trouve dans aucun livre d’histoire ! C’est à croire que tous les historiens du monde s’étaient concertés et avaient convenu de ne jamais en parler dans quelque livre que ce soit, ni ici ni ailleurs !...

C’est avec ta permission que je démarre aujourd’hui cette saga, dans la mesure du possible de ma mémoire ! J’espère être capable de te la faire revivre ! Et il convient que nous retenions nous deux que je me dois d’être objectif, impartial et franc dans la narration ! Je me dois de ne rien y ajouter et de n’en rien retrancher !

Nous sommes en 1921, au cœur de l’Afrique, dans mon pays ! Les Noirs n’y sont alors que de véritables arriérés ! Incultes et traditionnels ! Ils vivent dans de petits villages faits de cases en terre et en paille ! Ils n’ont pour activités quotidiennes pour leur survie que : la pêche, la chasse, la cueillette, l’agriculture et l’élevage ! On pourrait être tenté de dire que c’était déjà énorme ! Mais loin de là ! Ce n’était que du vivrière ! Il n’y avait rien en quantité industrielle ! On ne prenait à la forêt que le pain quotidien !...

Il n’y avait pas d’école en Afrique, pas d’hôpital !... Nos enfants n’allaient pas à l’école ! Ils ne savaient ni lire ni écrire ! Et nous-mêmes, nous ne savions pas que quelque part dans le monde, il y avait des gens qui lisaient et qui écrivaient ! Aucune notion d’écriture donc !

Chaque enfant qui naissait appartenait à la collectivité ! Il appartenait au village ! On s’employait à faire de lui un futur chasseur, cultivateur, pêcheur, conteur, féticheur, chef ou guerrier ! Dans mon pays on dit toujours : « l’enfant appartient à sa mère quand il est encore dans son ventre ; une fois dehors, il appartient à tout le monde » ! Ses parents sont tous les parents du village ! Et c’est à tout ce monde-là de l’éduquer, de l’élever, de lui apprendre de concert avec ses propres géniteurs ce qu’est la vie et sa part de responsabilité dans l’entreprise commune ! Bref, tout allait bien ! Ce peuple va-nu-pieds du Bas Congo, en haillons ou nu comme un ver de terre vaquait paisiblement à ses occupations sans exiger autre chose pour se sentir si heureux ! Il y avait un bonheur tranquille dans la vie de tous les jours !...

Un jour (bienheureux ou malheureux ?), arrivèrent des missionnaires avec la Bible et l’évangile de Jésus ! Et c’est à partir de ce moment la descente aux enfers pour ce peuple depuis toujours paisible et heureux ! Le commencement d’une terrible histoire dont les séquelles sont restées plus que vives dans les corps et les cœurs ! Dans le tréfonds des âmes et des esprits ! Les choses avaient été déviées de leur orbite habituelle pour toujours et tout porte à croire que rien n’y sera plus jamais comme avant ! Les racines du mal se sont trop développées ! Elles se sont enfoncées trop profondément ! Nous n’y pouvons plus rien ! Nous n’y pourrons plus rien aujourd’hui, demain ou après demain ! Il faut peut-être que Dieu Lui-même se donne la peine de descendre du ciel pour remettre les choses à leur place ! Les points sur les i comme on dit ! De remettre la vérité sur ses bases ! De redéfinir les choses ! De recréer ce monde englouti ! De redire l’histoire ! De la réécrire !...

Fin de l’épisode !

Bien de bonnes choses à toi Marie et au plaisir !...

Lundi 15 mars 2010, 11h54

Merci Alexis de me faire partager ta saga, ça m’intéresse, j’aime bien comme tu écris. J’attends la suite.

Bien de bonnes choses à toi comme tu dis.

Marie

Lundi 15 mars 2010, 14h 22mn 32s

Histoire de chez moi… Episode 2

Je suis très content que tu ais aimé pour une fois ce que je fais pour toi ! En fait, ça vaut bien la peine ! Je vais donc poursuivre comme promis !...

Episode 2

Il convient de noter que cette Afrique-là, mon Afrique, était formée d’un grand ensemble de villages de toutes tailles et importances, mais ils avaient tous un point commun : pas d’électricité ! Pas d’eau potable sortant d’un robinet ! Pas d’usine !...

Des siècles et des siècles, pour ne pas dire des millénaires et des millénaires sans que les Noirs ne pensent même que des choses de ce genre leur manquaient ! Ils n’en avaient visiblement pas du tout besoin d’autant plus qu’ils n’y pensaient même pas ! Ils pensaient bien qu’ils étaient bien et vivaient bien jusqu’à mourir le moment venu de leur belle mort ! Toute leur vie était ponctuée par ce cycle : naître, vivre puis mourir ! Ils avaient essayé d’enrayer la mort de leur milieu en vain ! Il ne leur restait plus qu’à faire avec ! Et c’est ce qu’ils faisaient !...

L’arrivée des missionnaires avec la Bible ne devait pas en elle-même être en principe quelque chose de mauvais et moins encore de dramatique pour ce peuple, mais l’Eglise fut précédée par le Commerce ! En effet, l’Afrique, mon Afrique, ne s’appartenait plus depuis un bon moment ! Car en fait, un bon matin (paradisiaque ou infernal ?) l’homme Noir croisa sur sa route au détour d’un chemin quelqu’un d’une tout autre couleur ! C’était en fait des Blancs ! Incroyable mais vrai ! Qui étaient donc ces gens à la peau blanche (qui à cause des circonstances était donc encore plus blanche, voire immaculée) ? Quels étaient donc ces hommes qui marchaient dans nos forêts et sur nos pistes ? De quel monde venaient-ils ? Nous ne les connaissons pas ! N’en avons jamais entendu parler ! Ne voyons pas du tout qui ils peuvent bien être !...

Cette rencontre nous glaça le sang ! Elle nous renversait ! Nous bouleversait ! Nous qui pensions que nous étions seuls sur cette terre ! Y avait-il donc d’autres hommes sur terre mis à part nous ? Comment se fait il que nous ne les ayons jamais rencontrés avant ?... Ils semblent être en train de chercher leur chemin ! On dirait bien qu’ils ne connaissent pas bien notre territoire ! Dieu ! Leur peau ! Quel contraste avec la nôtre ? Que faire ? Que dire ? A quel saint se vouer ? Qui pouvait nous renseigner sur ces étranges étrangers ? Que signifiait donc cette présence insolite sur nos terres ? Quel en sera l’impact sur nos vies ? Quel avenir pour notre peuple ? Que vont-ils penser de nous ? Nos femmes ? Nos enfants ?...

De bouche à oreille, l’information circula rapidement dans la forêt ! Retransmise mystérieusement par tam-tam de village à village ! Des Blancs ! Des Blancs ? Oui ! Des Blancs ! Tout ce qu’il y a de blanc ! Immaculés ! Sans aucune tache ! Avec de longs cheveux qui leur tombaient dans le dos quand ils ne les retenaient pas à la nuque ! C’est grave ! C’est mystérieux ! C’est dangereux ! C’est un risque énorme que de les approcher ! On ne sait jamais ! « Mieux vaut prévenir que guérir ! » Il ne fallait pas embrasser l’inconnu !...

C’est dire que chacun se retrouvait complètement bouleversé ! Que fallait-il faire ? Quelle attitude adopter ?...

Consultés, les anciens du village ; les plus qu’anciens ! Les plus qu’anciens à qui il ne restait des fois plus qu’une dent ; une seule et unique dent dans la bouche ! Mais dont la mémoire restait étonnamment jeune ! Après avoir tiré plusieurs fois sur leur pipe, trouvèrent la réponse ! Mieux, se souvinrent de la réponse ! Oui ! Ils en avaient entendu parler depuis des lustres ! De la bouche même de leurs parents à eux ! Quand ils n’étaient qu’encore des jeunes ! Et qu’ils ne savaient pas encore qu’ils prendraient femmes et feraient des enfants ! Quand ils ne comprenaient pas encore comment du jour au lendemain, sans crier gare, la bouche de quelqu’un pouvait se vider de toutes ses dents les unes après les autres ! Quand ils ne savaient pas encore pourquoi certaines femmes avaient leur poitrine complètement aplatie ! Que certains seins n’étaient plus que des sortes de sandales avec l’âge ! C’était à une époque où leurs parents à eux leur faisaient croire avec aisance que les enfants tombaient du ciel ! Qu’une femme enceinte n’était qu’un réceptacle des dieux ! Que pour accoucher, elle n’avait qu’à danser pour eux au cœur de la forêt, et, de belle manière, jusqu’à ce qu’ils agréent sa prestation et qu’en guise de remerciements lui en donnent un ! Bref, c’était il y a très, très longtemps ! Et comme il n’y avait pas de calendrier, personne ne pouvait plus dire avec précision quand !...

Oui c’était ça ! Ce ne pouvait qu’être ça ! Et dire qu’ils n’y croyaient même pas à l’époque quand on leur en parla ! Balivernes que tout cela ! Les parents ont dû avaler quelque chose de travers et parlent sous l’effet de l’indigestion ! Ou encore, ils sont tout simplement en quête de quelque chose de sensationnel ! Quelle imagination fertile ? Quelle folie ? Comment se lever comme ça un beau matin, l’air complètement écrasé, abattu, et dire aux siens qu’on avait eu des visions terribles ! Qu’un malheur arrivait sur le village ! Que plus rien ne serait plus alors comme avant !...

Les anciens, les plus qu’anciens, se souvinrent donc avec tristesse de ce qu’avaient prédit leurs parents et dont ils s’étaient joyeusement moqué ! C’était donc vrai !...

Oui, dans mon pays, au cœur de l’Afrique, à cette époque immémorable extrêmement reculée, des hommes avaient parlé ! Des sages respectables et respectés avaient parlé ! Ils avaient un jour ouvert la bouche pour parler ! Ils avaient demandé le silence total à la foule incrédule qui était toute oreille ! Ils avaient l’air grave ! Comme s’ils avaient croisé dans leur sommeil un méchant génie des forêts ou des montagnes ! Ils avaient perdu toute sérénité ! On avait tiré l’oreille des tout petits et crié « chuuuuut » ! Les femmes avaient, alertées, oublié leurs marmites sur le feu ! Le temps s’était arrêté ! Toutes et tous étaient suspendus aux lèvres des plus qu’anciens ! Ceux-là qui en avaient vu de toutes les couleurs depuis des centaines de soleils ! « L’expérience n’est-il pas le bâton des aveugles » ? … Les parents des plus qu’anciens avaient alors dit :

« Il vient des moments terribles pour notre village ! Des moments sans précédents pour nos terres ! Malheur à ceux qui seront alors en vie ! Malheur à ceux qui en seront les témoins ! Des hommes d’ailleurs viendront ici chez nous ! Ce sont des esprits ! Ils seront tout blancs ! Pas une seule tache noire ! Ils auront de longs cheveux souples et brillants ! Ils seront très forts et intelligents ! Plus forts et intelligents que nous ! Ils nous apporteront une autre manière de vivre ! Ils changeront de fond en comble notre vie de tous les jours ! Ils nous battront ! Nous humilieront ! Nous tortureront ! Ils détruiront les fondements séculiers de notre société ! Ils mettront quelque chose d’autre à la place ! Quelque chose de propre à eux ! Ils nous réduiront en esclavage ! Brûleront nos villages ! Incendieront nos récoltes ! Violeront nos femmes et nos filles ! Raseront nos contrées ! Saccageront le patrimoine de nos ancêtres ! Transformeront le comportement de nos enfants et même le nôtre ! Il ne subsistera à la fin plus rien de nous ! »…

De silencieuses larmes coulaient des yeux à l’écoute de ces paroles des plus qu’anciens ! Les cœurs battaient la chamade à s’en rompre les vaisseaux ! Le soleil d’Afrique se mêla à la concertation ! Mais ses brûlants rayons n’auguraient rien de bon pour ces pauvres Noirs au seuil de l’enfer!...

Fin de l’épisode !

Excuse-moi d’avoir été plus étendu qu’au premier abusant ainsi de ton précieux temps Marie !

Bien de bonnes choses à toi.

Lundi 15 mars 2010, 23h 34mn 40s

Histoire de chez moi !... Episode 3

On pouvait encore comprendre chez moi si ces gens étaient comme nous ! Oui, s’ils étaient aussi nus que des vers de terre comme nous ! Mais non ! Ils portaient des habits ! Leurs corps étaient drapés dans d’étranges vêtements ! Et ils tenaient d’étranges bâtons dans les mains outre les chapeaux qui protégeaient leur chef ! Mais pourquoi étaient-ils habillés ainsi ? Le comble, c’est que leurs pieds aussi ne ressemblaient pas aux nôtres ! Ils n’étaient pas pieds nus ! Ce n’était donc pas des va-nu-pieds comme nous ! C’était des esprits ! Oui, des génies ! De puissants génies des eaux ou des forêts ! Des montagnes ou du fond de la terre ! Des génies étrangement chaussés !...

Ah ? Oui ! C’était des esprits de nos ancêtres ! De puissants dieux descendus du ciel ! C’est pourquoi nous ne les avions pas vus venir ! C’est pourquoi ils ne s’étaient pas annoncés ! C’est pourquoi ils avaient le droit de venir sans tambour ni trompette ! C’est pourquoi ils ne nous ressemblaient pas du tout ! Oui, les esprits ne peuvent pas être de même couleur que nous les humains ! Leurs cheveux ne peuvent être aussi crépus que les nôtres ! Voilà pourquoi ils sont donc lisses et soyeux !...