L'âme de Gaïa - Gita Devanthéry - E-Book

L'âme de Gaïa E-Book

Gita Devanthéry

0,0

Beschreibung

« L’amour ne meurt pas. Il change de forme. Il devient silence, souffle, mémoire. Et parfois, il devient livre. »

Une ode à l’amour et à la vie après la vie.

Gaïa, chatte maine coon, née le même jour que l’auteure, a vécu cinq années de complicité absolue avec ses humains. Une joie quotidienne, des rituels intimes, une confiance tissée jour après jour.

Jusqu’à un matin d’été, brutal, irréel, où deux chiens errants brisent à jamais l’harmonie.

Quand Gaïa s’éteint, c’est tout un monde qui vacille, entre sidération, silence et lumière.

Dans ce récit poignant, Gita Devanthéry raconte l’amour infini pour sa compagne féline, la douleur indicible de sa perte, et l’ouverture d’un chemin intérieur.

Écrit comme une méditation sur le lien invisible entre les âmes,  "L’âme de Gaïa" explore les frontières entre les règnes, les mondes, les dimensions.

Après son premier livre,  Le Clan des Catz (Éditions Édilivre, 2016), l’auteure poursuit ici sa réflexion sur l’âme, l’évolution spirituelle des chats, et la réciprocité du lien entre l’humain et l’animal.

Un livre plein d’émotion qui console, inspire et nous relie à l'essentiel.

À PROPOS DE L'AUTRICE

Gita Devanthéry est une auteure suisse, passionnée par le lien entre l’humain, l’animal et l’invisible. Elle explore dans ses textes la spiritualité incarnée, les chemins de guérison et la poésie du quotidien.

"L’âme de Gaïa" est né d’un deuil intime et d’une écoute profonde de ce que les présences silencieuses viennent nous enseigner.





































Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:

Android
iOS
von Legimi
zertifizierten E-Readern
Kindle™-E-Readern
(für ausgewählte Pakete)

Seitenzahl: 65

Veröffentlichungsjahr: 2025

Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:

Android
iOS
Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Gita Devanthéry

L’âme de Gaïa

 

© 2026, Gita Devanthéry.

Reproduction et traduction, même partielles, interdites.Tous droits réservés pour tous les pays.

ISBN 9782889821457

Table

Note de l’auteure

Prologue. Quand les âmes se reconnaissent  

1. Une vie d’amour et de liberté  

2. Le choc et l’indicible  

3. Le chemin du deuil  

4. Les âmes félines de l’Astral  

5. Entrer en alliance  

6. La réincarnation  

7. L’Univers  

Épilogue. Le murmure des mondes

Dédicacede Gisèle Devanthéry

Remerciements

Références

Œuvres de l’auteure

Note de l’auteure

Ce livre est né d’un séisme intérieur, quand l’âme vacille et cherche la lumière.

La perte brutale et incompréhensible de Gaïa a bouleversé mon quotidien, mon équilibre, mes certitudes. Dans le silence du chagrin, l’écriture est devenue souffle, refuge et lumière.

Écrire, c’était lui parler encore. C’était la garder vivante. C’était résister à l’oubli.

Mais, peu à peu, ce récit a pris une autre dimension. Il est devenu un hommage plus vaste. Une tentative de dire ce que beaucoup ressentent sans toujours oser l’exprimer : ce lien profond, subtil, parfois sacré, que nous tissons avec les animaux qui partagent nos vies.

Le Clan des Catz, né d’un premier livre en 2016, s’est élargi ici. Il est devenu espace de mémoire, lieu d’élévation, cercle d’âmes.

Je n’ai pas cherché à convaincre, encore moins à prouver. J’ai simplement voulu témoigner de l’amour, de la perte, de la trace que laissent les êtres aimés, qu’ils aient parlé notre langue ou simplement ronronné contre nos cœurs.

À celles et ceux qui ont perdu un compagnon, je veux dire : l’amour ne s’arrête pas à la mort.

Il se transforme. Il devient souffle, force, silence habité.

Et, peut-être, un jour, lumière.

Prologue

Quand les âmes se reconnaissent

Il arrive que deux êtres se croisent dans le silence d’un matin, dans l’évidence d’un regard, et que tout soit dit. Rien ne se joue dans les mots, mais dans l’espace invisible entre deux souffles. C’est une reconnaissance d’âme à âme, ancienne, immédiate, sacrée.

Gaïa est entrée dans ma vie comme le vent dans une forêt : d’abord imperceptible, puis indispensable.

Elle n’était pas seulement une chatte. Elle était une présence. Une vibration. Une âme qui avait choisi, parmi toutes les maisons, de venir vivre dans la nôtre.

Avec elle, ce n’est pas une simple histoire d’animal de compagnie qui s’est inscrite, mais celle d’un compagnonnage profond, fait de silences partagés, de rituels complices et de ce lien que seule l’intimité des cœurs rend intelligible.

Nous avons vécu ensemble l’évidence d’un amour inconditionnel.

Chaque jour, elle m’apprenait à observer, à ralentir, à écouter le vent, à saluer l’instant.

Elle me rappelait que la vie est une suite d’instants sacrés, que rien ne dure et que tout se mérite, surtout l’émerveillement. En elle, je retrouvais cette noblesse qui nous dépasse. Elle ne demandait rien et donnait tout.

Puis il y a eu ce dimanche matin du 15 juin.

Un matin comme les autres, à ceci près que le destin – ce cruel destin – avait décidé de frapper.

Brutalement.

Injustement.

Des chiens venus d’ailleurs. Une chasse sauvage. Et puis la stupeur.

Le silence après la morsure.

Le corps abandonné, le regard figé, et mon cri étouffé, seul écho d’un monde soudain vidé de sens.

On croit que l’amour nous élève. Mais il nous crucifie aussi.

Quand l’être aimé s’effondre, une part de nous meurt avec lui.

Ce livre est né de cette douleur. Non pas pour m’y appesantir, mais pour en faire une offrande. Un chant. Une mémoire.

Une façon d’aimer encore.

Car Gaïa n’a pas disparu. Elle a changé d’univers.

Elle s’est fondue dans le Clan invisible de tous les chats qui ont aimé, souffert et pardonné : ce Clan que j’appelle « Le Clan des Catz* ».

Ils veillent.

Ils murmurent à ceux qui savent entendre.

Ils nous rappellent que chaque être est une étoile et que la tendresse est un chemin de lumière.

Ce livre est pour elle. Pour eux.

Pour tous ceux qui savent qu’un chat peut nous révéler la beauté du monde et que, parfois, l’amour survit à tout, même à la mort.

*Le Clan des Catz, premier volume, publié en 2016 chez Édilivre.

Chapitre 1

Une vie d’amour et de liberté

« Les chats ne viennent pas par hasard.

Ils nous accompagnent là où le cœur apprend à voir l’invisible. »

Une rencontre d’âme à âme

Elle s’appelait Gaïa. Du moins, c’est le nom que je lui ai donné. Mais, en vérité, elle portait déjà en elle tous les noms du monde : ceux des forêts anciennes, des dieux païens, des pierres chaudes, des clairières silencieuses. Gaïa, comme la Terre-Mère, parce qu’elle incarnait ce lien sacré entre la matière et l’esprit, entre l’animal et le divin.

Notre première rencontre a eu lieu en décembre 2019. Un jour quelconque sur le calendrier. Et, pourtant, l’un de ceux qui changent une vie sans bruit. Un jour déjà marqué en lettres d’or dans mon cœur.

Tu es entrée dans notre existence sans fracas, mais non sans mystère.

Tu es arrivée comme une promesse faite à nos âmes. Une boule de poils, fragile et fière, au regard perçant comme celui des oracles. Une chatte de race, disait-on. Féline aux allures de lynx. Une maine coon. Mais, pour moi, tu étais d’abord un être qui m’était destiné.

Dès les premiers instants, j’ai su. Elle ne miaulait pas. Elle s’adressait. Elle ne fuyait pas. Elle observait. Dans cette petite créature, il y avait une sagesse ancienne, une patience de vieille âme revenue sur Terre pour un court passage. Elle me fixait avec cette intensité qui vous traverse. J’étais démasquée. Aimée d’emblée.

Marco, elle et moi, nous avons formé un trio instinctif. Aucun discours, aucun apprentissage. Seulement un accord immédiat, comme si la vie avait attendu ce moment pour nous rassembler. Gaïa nous a donné ce que peu d’êtres savent offrir : une confiance totale. Une confiance qui n’a jamais eu besoin de preuves. Une alliance silencieuse. Une connivence qui nous plaçait tous trois hors du monde ordinaire.

J’ignorais encore que ce petit être allait transformer notre quotidien en sacerdoce de tendresse. Qu’elle nous apprendrait l’attention, la répétition des gestes doux, l’humilité du vivant. J’ignorais aussi qu’elle nous conduirait, bien plus tard, au seuil de l’indicible.

Mais, pour l’heure, il n’y avait que de la joie.

Et cette sensation rare que tout commençait.

Ces quelques phrases me sont venues à l’esprit le jour où Gaïa est entrée dans ma vie :

GAÏA

Toi, la chatte, descendante d’une dynastie royale

Gaïa, déesse de la terre, sera ton nouveau prénom

 

Tes yeux étonnés plongent dans les miens, émerveillés

Ensemble, nous allons vivre et nous apprivoiser

 

Le mystère de deux êtres nés sous la même étoile

Scellant un juste destin venu de la nuit des temps

 

L’amour transcende les règnes des âmes joyeuses retrouvées.

Gaïa, née sous la même étoile

Un détail a tout scellé. Une date.

Étrangement, Gaïa était née le même jour que moi. Un hasard ? Non. Je ne crois plus aux coïncidences depuis que j’ai compris que certaines âmes se cherchent à travers les âges et les espèces, et finissent toujours par se retrouver. Ce n’est pas un choix : c’est un pacte silencieux signé dans l’avant-monde.

Ton arrivée a été douce, presque solennelle. Tu ne t’es pas précipitée. Tu as observé. Tu as mesuré chaque centimètre de notre maison comme on prend la température d’un monde nouveau. Nous t’avons laissé faire. Nous t’avons regardé t’approprier les lieux, les objets, les êtres.

Ce n’est pas un simple chat qui est arrivé chez nous en ce mois d’hiver, mais un alter ego, une sœur d’âme dans une robe d’animal. Gaïa ne fut jamais “à moi”. Elle était avec moi, ce qui est infiniment plus rare.