Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Entre coups bas et manipulation, découvrez l'envers du décor de la célèbre émission de TF1
Ella Gbezan, alias Ella de Koh Lanta, a été finaliste du jeu télévisé à Raja Ampat. Le téléspectateur avait alors découvert une candidate redoutable, fine analyste du genre humain, le manipulant à l’envi.
Ce livre est une première et il se veut transparent à tous les niveaux. Ella souhaite livrer les détails inconnus du public : du casting, au départ pour l’aventure, en passant par la survie face aux autres et à soi-même. Ella explique avec franchise le fonctionnement de son aventure. Elle y décrit aussi les lieux, aborde les caractères des différents candidats et n’hésite pas à révéler ce qui a été caché pendant les épreuves.
Et elle, est-elle vraiment ce que les caméras ont bien voulu montrer ? Comment vit-on le fait de devenir une célébrité malgré soi ? Comment gère-t-on « l’après aventure » d’un point de vue médiatique et personnel ?
Ella, devenue psychologue, pose son regard sur cette expérience exceptionnelle.
Un témoignage édifiant, qui vous ouvrira les yeux sur l'univers tant convoité de la télé-réalité
À PROPOS DE L'AUTEUR
Ella Gbezan, encore étudiante lors de sa participation à Koh Lanta, est aujourd’hui psychologue. Elle a lancé la société Coach Casting avec Caroline Matteucci, sa partenaire d’aventure, qui forme les futurs candidats des émissions de téléréalité. Ses prochains projets concernent le théâtre et le cinéma.
EXTRAIT
Tu vas pouvoir découvrir mon expérience, tel un film enregistré, comme si tu étais à mes côtés. J’aimerais que tu t’imagines être le troisième œil incrusté en plein milieu de mon front (je ne te demande pas ici de devenir schizophrène, mais juste d’utiliser ton imagination raisonnablement, nous sommes bien d’accord). Cet œil te permet, à la manière d’une caméra, de retourner en arrière. Comme un film enregistré, tu vas pouvoir lire dans mes pensées et percevoir ce que j’ai pu voir. Et, surtout, ressentir avec moi les différentes émotions qui ont ponctué mon aventure. Cher lecteur, tu vas d’ici quelques minutes t’envoler avec moi. Mais, pour ce faire, je n’aurais qu’une seule demande express : il s’agit de bien te rappeler cette règle de survie indispensable ; tu vas découvrir Koh Lanta, mais tu n’y es pas encore, alors ne fais pas comme nous durant l’aventure, ne reste pas sans t’alimenter ! En outre, mets-toi au maximum à l’aise, bien « tranquillou », dans un endroit cosy, si possible. Ou alors, tu peux décider de te mettre dans un endroit totalement austère par solidarité avec ce que tu vas lire dans certains passages du livre. Bref, le principal est que tu savoures, dégustes et dévores ce livre autant que tu le souhaites. Et ma sentence est irrévocable ! Bonne lecture et bon voyage !
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 369
Veröffentlichungsjahr: 2015
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Je dédicace ce livre à mon ange gardien, ma grand-mère Margueritte alias Akoèbano,
Si, des années auparavant, toi, mon cher lecteur, tu m’avais dit que je serais sur TF1 pour un jeu d’aventure, perdue sur une île déserte à devoir survivre avec d’autres personnes, tout en étant filmée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, je t’aurais suggéré d’arrêter de consommer de drôles de substances illicites (rire). Et pourtant, moi, Ella, à 25 ans, je l’ai fait !
Mon aventure Koh Lanta a commencé par une simple formule émise lors d’une interview pour un journal. Je venais d’être éliminée la première du jeu de télé-réalité Mercator. Je suis restée sur ma faim… et fin également. Un journaliste m’avait demandé si j’avais le souhait de participer à d’autres jeux d’aventure. Je lui avais cité Fort Boyard, Pékin Express et Koh Lanta. Ce dernier jeu s’est retrouvé en gros titre pour illustrer mon interview. Cela m’a fait sourire, car lors de l’interview, j’avais dit ça sans plus grand intérêt. C’était une simple idée. Qui aurait pu croire qu’une année plus tard je me retrouverais en Indonésie pour vivre une expérience unique ? Et que je terminerais en étant la dernière femme de Koh Lanta, en 2011, à Raja Ampat ?
Si une ancienne candidate souhaite écrire un livre pour raconter son expérience, c’est qu’il y a quelque chose de pas très net là-dessous. Un besoin d’argent ou de retrouver une notoriété estompée ? Est-ce pour assoiffer un désir de vengeance contre la production car elle n’a pas gagné ? Quelles sont les raisons à ce désir d’écrire ?
Eh bien, mon cher lecteur, je te confesse mes réelles motivations : je souhaitais avant tout raconter comment j’avais délibérément occulté un pan de ma personnalité pendant cette aventure. Il s’agissait d’un choix stratégique bien préparé, afin de pouvoir aller le plus loin possible dans le jeu.
De plus, j’avais envie de dire que mon visage de « guerrière des îles » avait été boycotté par la production. Mon côté tenace, capable de résister aux critiques et aux épreuves et d’aller jusqu’au bout des choses, n’a pas été montré tel quel. Ceci m’a été justifié d’une certaine façon par le fait que je ne collais apparemment pas à leur système de fonctionnement. En somme, il n’était pas aisé de me faire rentrer dans le moule dans lequel la production voulait me voir. Mon côté rebelle ne plaisait pas. Cela peut te sembler étrange comme explication, d’entrée de jeu, mais autant que tu plonges directement avec moi dans mes récits tels que je les ai vécus. Cependant, je te rassure, cher lecteur, d’ici à la fin de la lecture tout ne sera que clarté pour toi, je vais y veiller personnellement. Columbo, à côté, n’aura qu’à bien se tenir, car tu vas rassembler les indices plus vite qu’il ne lui faut de temps pour dire « ma femme ».
Dans un second temps, je voulais répondre aux nombreuses interrogations des personnes qui regardent Koh Lanta. Ceci me semblait primordial. Oui, oui, en effet, depuis la diffusion de ma saison – ce n’est pas une blague ou un euphémisme – tous les jours ou presque, je reçois les mêmes questions sur mon aventure. Petite confidence à toi, mon cher lecteur, en espérant que tu n’ailles pas le crier sur tous les toits : j’ai parfois le sentiment, pour raconter mon récit, d’être un perroquet ou un robot avec une télécommande intégrée composée des boutons « démarrer », « rembobiner », « accélérer », « ralentir » et « pause ».
Le seul moment où les questions furent moindres fut lorsque j’ai vécu à Londres. Les Français me reconnaissaient même si j’étais hors contexte territorial. La première fois, j’ai vraiment été surprise. Je venais de quitter la Côte d’Azur et j’avais trouvé un boulot en tant qu’hôtesse : je distribuais des flyers promotionnels pour une pizzeria. Il y avait énormément de passage près de la station de métro Covent Garden où j’étais positionnée, et j’ai donc pu faire la rencontre de quelques fans de Koh Lanta ! Le hic, c’est que même si l’on veut faire plaisir en répondant à quelques questions, il est toujours délicat de le faire sur son lieu de travail. Mais je pense qu’avec le temps et l’expérience, on apprend à gérer et à être à la hauteur des deux situations (respect du fan et respect de son emploi). Je confirme : les femmes sont bien capables de faire deux choses en même temps, ceci n’est pas un mythe !
Beaucoup me demandent si ce n’est pas énervant d’avoir tout le temps ce genre de questions et d’être souvent reconnue. En fait, même si, personnellement, je n’étais pas prête pour vivre tout cela, je me dis que je n’échangerais cette expérience pour rien au monde. D’ailleurs, une personne connue m’a dit un jour : « C’est lorsque les gens arrêtent de te reconnaître que là, tu peux commencer à te poser des questions. Alors, profite ! » C’est ainsi que j’ai décidé de suivre son conseil à la lettre et de l’appliquer. Par ailleurs, je ne suis pas le genre de personne qui regarde beaucoup la télévision. Ce qui a rendu toutes ces rencontres très particulières à vivre pour moi au début. En effet, même si l’on devient médiatisé du jour au lendemain, il faut plus de temps pour apprendre à vivre cela au quotidien.
En suivant l’aventure, les téléspectateurs ont ce besoin instinctif de comprendre et de savoir si tout est réel. Moi, je n’avais pas eu cette possibilité d’avoir des réponses à mes questions avant mon départ. En tant que première Belge à y participer, il m’était plus difficile de contacter un ancien candidat. Mon but est donc, avec humour, de parler de la face cachée de l’aventure, d’expliquer ce que nous avons vécu. Et de t’expliquer pourquoi j’ai choisi de me lancer dans une telle expérience.
Voici les questions récurrentes :
Est-ce que ce qu’on voit à Koh Lanta est vrai ?
Est-ce qu’on ne vous donne réellement pas à manger ?
Est-ce qu’il y a un hôtel caché ?
Est-ce que Denis Brogniart est sympa ?
Est-ce que c’était une belle expérience ?
Mais c’était qui ton copain qui est venu lors de l’épreuve d’orientation ? Pourquoi as-tu réagi ainsi en le voyant ?
Et une dernière pour la route ? « Mais pourquoi t’être lancée dans une aventure aussi complexe ? » En effet, il aurait était sympa de vivre mon aventure dans un hôtel, même une étoile. Pourtant, les seules étoiles dont j’ai pu voir les couleurs sont celles qui étaient présentes la nuit lorsque nous levions la tête : dans le ciel et rien que là. Bon, peut-être que certains ont pu en voir lorsqu’ils étaient faibles après plus de vingt jours passés sur l’île, ou en avoir plein les yeux en imaginant leur aventure, la victoire et les 100 000 euros. D’ailleurs, j’aimerais partager une anecdote qui me fut contée lors d’un de nos week-ends Koh Lanta, entre anciens aventuriers. Il m’a été rapporté qu’une candidate s’était inscrite à l’aventure en croyant qu’elle irait à l’hôtel, car elle pensait que le jeu était totalement truqué. Arrivée sur l’île, tout le monde – on sait que c’est l’une des premières choses à faire – est parti à la recherche du point d’eau. Cette fameuse candidate préférait quant à elle rester sur la plage et attendre. Un autre candidat s’est étonné de son comportement et lui a donc demandé ce qu’elle attendait. Elle lui a répondu, convaincue : « J’attends qu’on vienne nous chercher pour nous amener à l’hôtel. »
Toi qui sais à présent qu’il n’y a pas d’hôtel (même pas caché derrière un buisson à l’abri de tous les regards), tu peux sourire en lisant cette anecdote. Et tu ne seras pas non plus étonné de savoir que cette fameuse « aventurière » a été la première à quitter l’aventure. J’imagine sa désillusion, comparable à celle d’un enfant à qui l’on annonce que la petite souris n’existe pas. Pas de place pour les utopies sur l’île. Seule la réalité permet d’avancer et de se donner les chances d’atteindre la finale et d’aller au bout de ses objectifs ! Malheureusement, il faut laisser au placard les fausses croyances. Koh Lanta c’est du réel, et non du « chiqué » !
Une autre raison justifiant ce livre découle d’une discussion. Lorsque j’étais à l’université, en psychologie, ma maître de stage m’a suggéré, à mon retour, d’écrire ce que je venais de vivre dans l’aventure. Et ce, avant que les images ne soient diffusées, afin de marquer la différence entre ce que j’avais vécu et ce qui allait être montré. Elle avait vu juste. Car six mois après ma participation, je découvrais certains passages diffusés avec une tout autre interprétation que celle que je connaissais et que j’avais vécue. Elle avait été épicée à la sauce de la production. Avec un mauvais dosage et qui pouvait, dès lors, laisser un goût amer. La psychologue de l’aventure m’avait dit, en m’appelant à notre retour : « Au final, avec le temps, les gens ne retiendront de toi qu’une seule chose : que tu as fait Koh Lanta. » Au début, il est difficile de comprendre le sens de cette phrase, mais avec le temps, effectivement, on apprend à digérer ces montages d’une autre façon. Je remercie dès lors ma maison d’édition de m’offrir cette opportunité, celle de pouvoir partager avec toi l’authenticité de mon aventure.
Jade et Denis Brogniart sont les seuls ayant vécu l’aventure à avoir écrit un livre sur Koh Lanta. À leur façon, puisque Jade était une candidate des éditions 2007 et 2009, et Denis Brogniart est le présentateur. Mais en ayant lu leurs livres respectifs, je n’y ai pas trouvé les réponses aux questions que se posent principalement les téléspectateurs. Dès lors, je trouvais l’idée plus qu’intéressante de pouvoir enfin satisfaire la curiosité de ceux-ci.
Ce livre représente le recueil de MON expérience et de MES ressentis. Je souhaite être vraie et entière avec toi, cher lecteur. Cela, en m’exprimant sans langue de bois, comme je le ferais avec un ami. « Être vraie » est l’expression préférée de Caroline Matteucci, à laquelle j’adhère parfaitement. Caroline, candidate également, est devenue mon amie à la suite de l’aventure alors que nous n’étions pas dans la même équipe.
Par contre, je tiens à souligner ici que je n’ai pas pour but volontaire de « cracher dans la soupe ». En effet, je ne remercierai jamais assez la production de m’avoir offert une telle opportunité. Koh Lanta est une aventure d’une vie, qui nous transforme à tout jamais et ça, c’est juste unique ! Également parce que lorsque l’on postule à la onzième édition, on sait plus ou moins à quoi s’attendre et qu’il s’agit avant tout d’une télé-réalité. Bon, avec le recul, j’ai été un peu déçue de certaines choses, comme brièvement mentionné précédemment. Dans ma vision de novice, Koh Lanta était la seule émission où il n’y avait pas de montage. Or, avec le temps, j’ai appris, puisqu’il s’agit avant tout d’un divertissement, qu’il faut bien avoir un fil conducteur pour raconter une histoire. De plus, lorsque vingt candidats ont un vécu chacun, on ne peut satisfaire l’image et le vécu des uns sans altérer ceux des autres. Et ça, ça fait partie du jeu. Pour autant que tout le monde, candidats et téléspectateurs, en prennent bien conscience. Dans le fond, c’est le tout, incluant l’avant, le pendant et l’après Koh Lanta, qui a forgé et forge la personne que je suis devenue.
Enfin, le but de ce livre est aussi de montrer que je suis la preuve vivante que quand on veut, on peut toujours atteindre ses objectifs. Il faut juste s’en donner les moyens, même en zigzaguant de temps en temps.
Il est assez amusant de me dire que d’ici la fin du livre, toi, cher lecteur, tu connaîtras toute la face cachée de mon Koh Lanta. Et que tu me connaîtras mieux. Parce que, oui (tu peux poser la question aux autres candidats et je suis convaincue qu’ils te diront la même chose que moi), Koh Lanta représente réellement l’aventure d’une vie. Une aventure gravée à jamais dans nos mémoires et qui aura, d’une façon ou d’une autre, bouleversé le cours de notre propre histoire, de manière directe ou indirecte. Il s’agit d’une aventure qui nous laissera des cicatrices physiques (parce qu’il est quasi inévitable de vivre tout cela et d’en ressortir sans marque sur le corps), mais aussi une empreinte sur notre personnalité ! Sur la personne que nous étions, que nous sommes et que nous serons dans le futur.
Alors, cher lecteur, bienvenue dans le monde inconnu ou presque d’une aventurière qui a vécu à la manière d’un « Robinson Crusoé » sur une île déserte, entourée d’autres protagonistes, d’épreuves, de challenges et de caméras. « Big Brother was watching », pour citer cette fameuse phrase. Cependant, voici ce qui a été réellement vécu de l’intérieur. Ce que je vais te raconter, même les caméras de la production n’auraient pu te le retranscrire aussi bien. Je t’invite à avoir une vision large, une vision d’ouverture, une vision d’aventurier.
Tu vas pouvoir découvrir mon expérience, tel un film enregistré, comme si tu étais à mes côtés. J’aimerais que tu t’imagines être le troisième œil incrusté en plein milieu de mon front (je ne te demande pas ici de devenir schizophrène, mais juste d’utiliser ton imagination raisonnablement, nous sommes bien d’accord). Cet œil te permet, à la manière d’une caméra, de retourner en arrière. Comme un film enregistré, tu vas pouvoir lire dans mes pensées et percevoir ce que j’ai pu voir. Et, surtout, ressentir avec moi les différentes émotions qui ont ponctué mon aventure. Cher lecteur, tu vas d’ici quelques minutes t’envoler avec moi. Mais, pour ce faire, je n’aurais qu’une seule demande express : il s’agit de bien te rappeler cette règle de survie indispensable ; tu vas découvrir Koh Lanta, mais tu n’y es pas encore, alors ne fais pas comme nous durant l’aventure, ne reste pas sans t’alimenter ! En outre, mets-toi au maximum à l’aise, bien « tranquillou », dans un endroit cosy, si possible. Ou alors, tu peux décider de te mettre dans un endroit totalement austère par solidarité avec ce que tu vas lire dans certains passages du livre. Bref, le principal est que tu savoures, dégustes et dévores ce livre autant que tu le souhaites. Et ma sentence est irrévocable ! Bonne lecture et bon voyage !
À force de recevoir de nombreux messages concernant le casting de Koh Lanta de la part de candidats potentiels, des amis des candidats potentiels, de la famille des candidats potentiels et autres personnes, je ne savais plus comment gérer toutes les réponses à envoyer, tant il y en avait. Du coup, je m’étais permis d’envoyer un message collectif sur mes pages Facebook :
« Bon les amis et amies facebookiens (et les amis et amies de mes ami(e)s), je vous apprécie toutes et tous, mais s’il vous plaît, dites-vous que ce n’est pas parce que j’ai fait Koh Lanta que j’ai la science infuse concernant le casting de Koh Lanta ! ;-) Je ne connais pas les profils qu’ils recherchent pour les nouvelles éditions donc, please, ne m’envoyez plus des demandes de conseils (directement ou par l’intermédiaire d’un tiers), car je n’ai pas de conseils et, surtout, il est préférable que je n’en donne pas puisque je ne connais pas les critères de sélection pour les nouveaux castings. Ne le prenez pas mal, mais mettez-vous à ma place, ce genre de questions reçues des dizaines de fois ça passe (plus ou moins encore), mais à la longue ça devient un peu lourd… RESTEZ VOUS-MÊME ET VENDEZ-VOUS (EN RESTANT HONNÊTE DANS VOS DESCRIPTIONS BIEN ÉVIDEMMENT, C’EST TOUT CE QUE JE PEUX VOUS SUGGÉRER ;-D). Puis, si vous ne savez pas comment rester vous-même, allez faire un petit tour sur le site de Caroline de Koh Lanta et téléchargez son livre ;-) : www.carolinematteucci.ch. MERCI DE VOTRE COMPRÉHENSION ! »
Puis j’ai réfléchi à toutes ces demandes. Bien sûr, je n’ai toujours pas la science infuse pour dire qui sera sûr d’être sélectionné. Par contre, connaissant le milieu de l’audiovisuel et ayant réussi à être sélectionnée pour les deux émissions auxquelles j’ai postulé, je sais comment se déroule ce type de casting. Je sais comment il faut faire pour se vendre au mieux et augmenter ses chances d’être repris. Je sais ce qu’il ne faut absolument pas faire. De plus, diplômée en psychologie, je sais comment travailler avec les gens. Il ne me manquait que la partenaire idéale pour pouvoir enfin répondre concrètement aux demandes que je recevais. Je l’ai trouvée en la personne de Caroline Matteucci. Elle a un parcours de profileuse et ses compétences de coach conjuguées à son expérience en gestion du personnel en font une professionnelle exceptionnelle. Nous sommes proches depuis la fin de l’aventure. Nous pensons de la même façon et nous sommes complémentaires. Du coup, c’est le duo parfait pour pouvoir aider au mieux les futurs candidats de télé-réalité. Nous avons donc créé notre site Internet, où nous proposons différentes formules. Nous avons eu l’occasion de coacher de nombreux candidats, dont certains que tu as pu voir à la télévision (et même à Koh Lanta). Par contre, nous promettons la confidentialité à ceux à qui nous prodiguons le coaching. Dès lors, nous ne sommes pas en mesure de divulguer des noms. Mais peu importe, cela reste une fierté pour Coach-Casting que de savoir que nos compétences sont réellement utiles pour ceux qui font appel à nos services. Même si certains ne sont malgré tout pas sélectionnés, il en ressort que nos séances de coaching ont une influence sur leur quotidien. Ainsi, des personnes nous répondent avoir obtenu un emploi, car elles ont pu appliquer les méthodes acquises. Donc, si toi aussi tu souhaites faire appel à nos services pour toi ou pour un proche, voici le lien de notre site : www.coach-casting.com. Les castings n’auront plus de secrets pour toi.
Conservée bien précieusement, ma présentation pour le casting est révélatrice de mon état d’esprit au moment de tenter ma chance pour participer à cette aventure unique. J’ai eu l’opportunité d’échanger avec d’autres anciens candidats, pendant et après l’aventure, et je crois que ma candidature a été un peu particulière. Je le sais notamment parce que Teheiura a postulé dix ans avant d’être repris. Et sur l’île, j’ai eu l’occasion d’entendre toutes les façons dont il avait postulé, par exemple en créant une sorte de classeur dossier tout en bois spécialement pour sa candidature. Florence a postulé au moins sept ans ! De mon côté, c’était la toute première fois. J’ai dû gérer en même-temps mes examens et mon casting ; je ne te dis pas dans quel état j’étais à la fin de tout cela.
Tout a commencé un soir de décembre, sur un site Internet d’annonces de castings. Cela faisait presque une année entière que j’étais inscrite. Mon abonnement allait arriver à expiration peu de temps après, et je m’étais dit que c’était dommage de ne pas avoir pu en profiter. J’ai vu l’annonce pour Koh Lanta, émission que je n’avais pas suivie, puisque je n’avais vu que deux épisodes. J’ai tout de même décidé de tenter le coup. J’ai envoyé un email de présentation avec quelques photos. À peine vingt minutes plus tard, il m’a été demandé de remplir un questionnaire et de compléter un dossier en bonne et due forme, ce que j’ai fait sans attendre. C’était pour moi un jeu, un défi. Créer mon dossier relevait plus de l’amusement que du sérieux. J’ai répondu au questionnaire comme si j’avais la personne qui serait susceptible de le lire en face de moi. J’ai été tout simplement spontanée.
Remplir le questionnaire m’a pris toute la fin de soirée et je l’ai envoyé vers 1 h ou 2 h du matin.
À peine levée le lendemain, mon téléphone a sonné, premier contact réel pour le casting. Je me souviens ne pas du tout avoir cru cette personne au départ, tant cela me semblait gros. En effet, j’avais eu l’opportunité d’aller zieuter sur le site de TF1 et j’avais lu à maintes reprises que plusieurs personnes postulaient depuis des jours, des semaines, des mois, voire des années sans jamais avoir eu de réponse. Et moi, en même pas 24 heures, je me retrouvais à devoir parler de moi à un illustre inconnu qui prétendait faire partie de la production de Koh Lanta. Tu imagines ma tête. De toute façon, spontanée comme je suis, mon « casteur » n’a pas eu de difficulté à cerner mon personnage. La conversation a duré environ quinze minutes. Il m’a remerciée pour la qualité de mon dossier. Nous avons échangé quelques paroles. On s’est taquiné. On a rigolé. J’avais une telle assurance avec mon interlocuteur. Je me sentais bien. Le simple fait d’avoir déjà une petite réponse m’a donné des ailes ! La personne en question m’a dit qu’elle présenterait mon dossier quelques jours plus tard et que s’il plaisait, je serais recontactée pour l’étape suivante. Après avoir raccroché, j’ai commencé à sautiller sur place, car je venais de réaliser qu’il ne s’agissait pas d’une fiction, mais bien d’une réalité. Je venais de passer ma seconde étape du premier casting ! J’étais emballée, mais pas totalement certaine de la suite des événements. Pour moi, recevoir ce coup de fil était déjà une victoire en soi au vu de la rapidité de la réponse. Surtout quand on sait que le casting devait être clôturé cette année-là en septembre, qu’il a été prolongé jusqu’en octobre, puis en novembre et qu’en tentant ma chance en décembre, j’allais peut-être être prise !
Voici la copie de ma candidature :
2011
Pour envoyer une candidature en bonne et due forme, il m’a été demandé, en plus de répondre aux questions – dont tu trouveras les réponses ci-dessous – d’envoyer au minimum quatre photos, dont une photo en pieds, une en maillot de bain et deux portraits.
J’ai ensuite complété mes informations administratives :
MES COORDONNÉES
Gbezan
Ella
24 ans
01/02/1986
Étudiante en psychologie, BAC +
Célibataire et pas d’enfant à charge
Mon numéro de Sécurité sociale : xxxxxxxxxxx
Mon numéro de téléphone : xxxxxxxxxx
Place xxxxx bte xxxxx
En cas d’urgence, vous pouvez contacter ma mère (Josiane) à ce numéro : xxxxxxxxxxxxx
Mais qui suis-je ? Voici ce que j’avais envoyé à la production pour répondre à leurs multiples questions.
1) Si je devais me décrire en termes de trois qualités et trois défauts, ça donnerait ceci : je suis sociable, persévérante, créative, optimiste, dynamique (je peux expliquer pourquoi ces deux choix, mais seulement en face à face) et têtue (sauf si la ou les personnes ont de bons arguments ;-D).
2) J’aime voyager, les nouvelles expériences, l’art dramatique, le milieu du cinéma, de la télé et de la mode. J’aime les enfants, le sport, le scoutisme et la psychologie (la liste pourrait être encore bien longue, mais je vais m’arrêter ici pour le moment).
3) Je ne supporte pas les hypocrites et l’injustice !
4) Ma personnalité me rend fière :-D. Par contre, j’ai déjà vécu un moment très embarrassant : un jour, j’ai dit à une fille « arrête de faire ta Jamel Debbouze », or il lui manquait réellement une main et je ne le savais pas :-S.
5) Je sais que j’ai les capacités et le profil de la candidate idéale, mais ma seule crainte est… que vous ne me donniez pas ma chance.
6) Pour comprendre ce qui me motive à participer à une émission d’aventure, je vous propose de vous référer à ma réponse à la question 17 ;-D
7) Voici l’image que j’ai d’un aventurier : c’est quelqu’un qui, quand les autres vont en ligne droite, lui, préfère zigzaguer pour découvrir de nouvelles choses !
8) Sur une île déserte, si j’avais la possibilité de n’emmener qu’un objet, eh bien je ne prendrai rien justement, car je me débrouillerai avec ce que je trouve sur place ;-D.
9) Euh oui, comme toutes les filles, j’ai déjà tenté un régime et j’ai tenu 1 jour, lol. Plus sérieusement, je me trouve bien comme je suis donc pas besoin de régime ;-D.
10) Je trouve qu’il est important de prendre soin de soi afin d’être bien dans son corps et dans sa tête donc à travers le sport, une alimentation saine/équilibrée, etc.
11) Je ne vais pas dénigrer le confort, ni le luxe, car ça fait toujours plaisir lorsqu’on peut en profiter. Mais cela n’est pas indispensable pour mon épanouissement personnel. J’ai vécu des expériences où je suis restée dans des endroits moins confortables, etc., et j’en ai retiré beaucoup plus que si j’étais restée dans des endroits luxueux.
12) Je pense qu’il faut pouvoir dealer avec les animaux et la nature (je ne parle pas d’échanger de la drogue avec des animaux, on est bien d’accord ;-D). Étant donné que j’ai fait plusieurs années de scoutisme, je n’ai aucun souci de ce côté-là ;-D.
13) Au niveau sportif, j’ai pratiqué de la danse orientale et latine, kickboxing, basket-ball (cinq ans), cardio funk, course à pied, athlétisme. Je n’en fais plus actuellement, mais dès que j’en ai l’occasion j’aime assez bien me remettre au basket et à la danse.
14) À la base, je suis plus esprit d’équipe. Mais je pense qu’on ne sait jamais jusqu’où on serait prêt à aller lorsqu’on vit une telle aventure. Je pense que l’on se découvre au moment même, peut-être vais-je vous dire une chose ici et si je vis une situation spéciale, je réagirais complètement différemment. Parfois on est tellement pris dans un jeu qu’avec le recul on se demande si on aurait agi de la même manière dans une autre situation.
15) Je ne regarde pas beaucoup la télévision mis à part quelques séries et émissions télévisées (Fort Boyard, Tout le monde veut prendre sa place, 4400, Desperate Housewives, Big Bang Theory). J’ai déjà participé à diverses petites choses, mais plus en lien avec de la figuration1. Je préfère vivre les actions que de les regarder assise ;-D.
16) Je suis au regret d’annoncer que je ne suis pas une « fan » à l’état pur comme certaines personnes peuvent l’être. J’ai regardé l’émission quelques fois et j’adore le concept pour son esprit d’aventure et de survie, de découverte de nouveaux lieux, paysages. Je ne peux donc pas m’identifier à un(e) ex-candidat(e) et je dis tant mieux ! En effet, je sais que je ne correspondrai pas à un autre de vos candidats, car j’ai MA personnalité, mon physique, mon style, ma créativité et surtout mon vécu. Voilà, je n’aime pas être comparée à quelqu’un, je préfère garder mon individualité ;-D. N’est-ce pas plus enrichissant ?
17) Pour comprendre ce qui me motive à participer à un jeu d’aventure, il faut patienter encore un peu et allez voir quelques lignes plus bas ;-D. Cela n’est pas par paresse, bien loin de moi cette idée, c’est juste histoire que vous puissiez mettre ma motivation dans un contexte bien spécifique ;-D.
18) Voici un petit récapitulatif de mes précédents voyages et la manière dont ils se sont déroulés. Mais aussi pourquoi JE dois être sélectionnée et non pas quelqu’un d’autre. Et où se situent mes limites, pour montrer à la production que je suis la candidate qu’il faut pour la prochaine saison ?
Ça fait plusieurs éléments en même temps ;-D. Tout d’abord, oui, j’ADORE voyager. J’ai déjà été en : France, Allemagne, Pays-Bas, Espagne, Luxembourg, Angleterre, Pologne, Tchéquie, Maroc, Turquie, Togo, Bénin, Canada (Toronto, Ajax, Montréal, les chutes du Niagara), USA (DC, Baltimore, New York, Las Vegas, Hollywood, Santa Monica, L.A., Beverly Hills, Grand Canyon, Texas). Ensuite, je suis prête à aller jusqu’à… Paris pour passer le casting ;-D. Plus sérieusement, je ne peux répondre à cette question, car elle me semble assez vague en soi. Je suis prête à donner le meilleur de moi et à vous prouver que je suis LA candidate qu’il vous faut de par ma personnalité ! Mais pour moi, je désire avant tout rester moi-même et être fière de la manière dont je pourrais être choisie, non pas pour ce que je suis prête à faire, mais pour ce que je suis réellement !
19) « Les choses n’arrivent pas sans raison » représente mon leitmotiv ! Cette devise me permet de gérer toutes les situations, c’est magique !
20) Si je vous révèle mon secret, ça ne sera plus vraiment un secret, n’est-ce pas ;-D. Je suis une mine de secrets… On me définit souvent comme étant mystérieuse… ;-D.
21) Si je gagne Koh Lanta, avec la somme de 100 000 €, je pourrais faire plusieurs choses : en fait, j’ai de la famille en Afrique, donc tout d’abord je leur en donnerai un peu. Ensuite, j’aimerais créer une école (petite) dans un village au Togo (Lomé), donc une partie de l’argent serait utilisée pour cela (j’ai d’ailleurs beaucoup de personnes qui me soutiennent sur ce projet). Je donnerai une partie à ma maman pour qu’elle puisse terminer un projet qui dure maintenant depuis plus de sept ans. Et histoire de le terminer en souvenir de ma grand-mère (décédée cet été) qui y a pas mal contribué. Et une autre partie de l’argent sera mise sur un compte et garantira une vie un peu plus facile pour moi et ma famille. Je sais que cela peut sembler un peu illusoire avec ce montant (qui est déjà plus que génial !). Mais bon, si j’arrive à faire, déjà, une toute petite partie de ce que j’ai écrit ici, ça sera déjà une grande victoire.
En réalité, en ce qui me concerne plus spécifiquement, j’espère vraiment participer à cette aventure non pas pour l’argent, mais pour la richesse culturelle et tout ce que cela m’apportera au niveau de ma satisfaction personnelle ! J’aime relever des défis et essayer d’aller le plus loin possible ! 100 000 € c’est bien, mais tous les bénéfices secondaires qui découlent de cette expérience représentent un gain encore plus important !
22) J’ai le droit, pour terminer, d’utiliser ma liberté d’expression afin d’accroître mes chances de sélection parmi les nombreux autres candidats ? Bon, eh bien, je me vends alors : si vous voulez une candidate qui a soif d’aventure et de découverte et qui aime la vie en collectivité. Qui, de plus, ne souhaite pas participer à l’aventure pour gagner en bronzage (ayant la peau noire, je vous rassure tout de suite, ça ne sera pas du tout mon but), alors je suis la personne qu’il vous faut :-D. Je suis une passionnée de voyage, dès que j’en ai l’opportunité, je pars à la découverte de nouveaux lieux. J’aime rencontrer de nouvelles personnes. On me dit dynamique, sympa, à l’écoute (et bien d’autres qualités que je ne vais pas vous citer ici afin de ne pas directement me faire passer pour quelqu’un de prétentieux^^. Si j’ai la chance de faire partie de cette aventure, vous le découvrirez bien par vous-même). Je souhaiterais vraiment participer à cette nouvelle aventure, pour plusieurs raisons. La première (et la seule que je développerai ici aujourd’hui ; sans vouloir critiquer mon cher pays (la Belgique), étant donné que nous n’avons pas des événements de ce genre chez nous), je me suis dit que c’était l’occasion de sauter sur cette très belle opportunité. Il est vrai que je serai plus que fière de pouvoir apporter une petite touche belge à cette aventure. J’aime la découverte de l’inconnu, car on ne sait jamais là où ça va nous conduire exactement.
Vous souhaitez sans doute savoir ce que je fais plus précisément dans ma chère vie ? Eh bien, j’ai commencé mes études après avoir réalisé une année sabbatique aux USA et au Canada. J’ai visité une grande partie de ces pays seule, ce qui a rendu mon voyage encore plus enrichissant. Je suis ressortie de cette aventure grandie, j’ai vu des lieux et des choses qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire. J’ai rencontré des gens fabuleux. En résumé, j’étais partie pour vivre quelque chose de différent, et je suis rentrée chez moi la tête remplie de souvenirs incroyables. J’aime prendre des photos et ainsi en profiter pour faire visiter les lieux que j’ai vus aux personnes qui n’ont pas l’occasion de bouger (et ce, à travers un blog que j’avais créé), j’ai eu beaucoup de personnes qui m’ont expliqué, qu’à travers mes photos, elles aussi ont eu l’impression de voyager également. C’est un sentiment de joie, de fierté que d’être parvenue à pouvoir faire cela. De par cette nouvelle aventure, je souhaiterais faire de même, permettre aux téléspectateurs et aux personnes qui suivront cette émission d’elles aussi avoir le sentiment de bouger en même temps que nous. Si vous me donnez ma chance, je pense que vous ne serez pas DU TOUT déçus ! (Et moi non plus par la même occasion). Envie d’en savoir plus sur moi ? --> Vous savez ce qu’il vous reste à faire ;-D.
Plusieurs jours après, j’ai reçu un second appel pour me poser quelques questions supplémentaires. Peut-être afin de vérifier que j’étais toujours la même et que je ne les avais pas leurrés lors du premier entretien téléphonique. Tout s’est très bien passé.
Au niveau des préparations, j’avais dû faire plusieurs vaccins et prises de sang : j’ai eu une visite chez mon médecin le 31 janvier et une chez mon dentiste le 1er février. Quel bonheur que de se faire piquer de partout (les bras pour les vaccins et la bouche chez le dentiste) presque le même jour ! Quelle drôle de façon que j’avais là de fêter mon anniversaire, je savais que c’était un mini-sacrifice à faire pour m’assurer une aventure en toute sécurité, si j’étais reprise. Eh oui, le fameux SI qu’il faut tenter d’occulter en se disant : « Je vais être sélectionnée et je dois passer par toutes ces étapes pour la bonne cause. » La méthode Coué et la pensée positive en plein dans le mille. Rien de tel dans ce genre de situations pour garder son esprit aussi serein que possible. J’ai également dû faire une demande de renouvellement de mon passeport (que j’ai réussi à avoir pour le jour J du casting final). Je te laisse imaginer le stress s’il y avait eu un problème de réception. Je crois que j’aurais eu une attaque sur place. Il me fallait également le papier de bonnes vie et mœurs. Oui, le fameux Graal qui montre que tu n’es pas prédisposée à faire disparaître d’une façon ou d’une autre tes adversaires, que tu ne vas pas utiliser ta machette pour d’autres buts que de couper du bois et de la noix de coco.
Après environ deux semaines d’attente folle, j’ai enfin reçu le fameux appel de celui qui gérait mon dossier, me disant que j’étais sélectionnée pour passer l’étape suivante. Il fallait dès lors que je me rende à Paris pour un entretien plus approfondi avec le directeur de casting : le fameux entretien filmé. L’étape que tout postulant souhaite un jour atteindre afin d’épater au mieux en se donnant physiquement. C’est le genre de proposition que tu n’annulerais pratiquement pour rien au monde. Je dis bien « pratiquement ».
En effet, cette situation me confrontait à un choix cornélien : j’avais l’opportunité de monter à Paris, de convaincre la production et de participer à une aventure exceptionnelle, ou optimiser mon temps d’étude car mes examens approchaient à grands pas. Devais-je sacrifier mon temps d’étude pour un casting dont je ne connaissais pas vraiment la probabilité quant à mon futur ? Ou devais-je annuler en m’attristant sur mon sort d’étudiante condamnée à réviser devant ses syllabi ?
Mon cerveau a bouilli tel un volcan en éruption. Heureusement pour moi, j’ai pu maîtriser la situation en réagissant immédiatement sans être tétanisée par le choix concret que je devais émettre en seulement quelques secondes face à mon interlocuteur. J’ai eu le courage et pris donc le risque de lui demander s’il était possible de remettre à un autre jour la date de mon passage devant le directeur de casting. Culottée ? Moi, jamais. Quelque 35 000 à 40 000 personnes ont postulé pour Koh Lanta. Certains parmi eux auraient pu vendre père et mère pour être à ma place. Et moi, je me la joue « Vous semblez intéressé alors prouvez-le-moi ». Heureusement, la personne de contact m’a dit qu’elle allait demander au directeur de casting s’il pouvait me recevoir à une autre date. Dans ma tête, j’imaginais que cela se ferait après mes examens et à mon retour de vacances d’une semaine à Malte. J’ai raccroché et espéré que je pourrais tout réaliser et que je n’aurais pas de sacrifice à faire dans un sens ou dans un autre. Le casteur m’a très rapidement rappelée. C’est ainsi que le vendredi soir vers 21 h, j’ai appris que le directeur de casting était prêt à me recevoir le lendemain, en début de soirée, à Paris. Oh mon dieu ! C’est là que toi, mon cher lecteur, tu dois imaginer ma joie. Eh bien, pas vraiment. J’ai dû faire appel à ma raison, à ma logique, à ma motivation et à tout ce à quoi je pouvais faire appel pour prendre une décision rapide. Le prix des billets de train en last minute était exorbitant pour ma petite vie d’étudiante, 164 euros. Tout ça pour participer à un casting sans en connaître les suites. Néanmoins, comment aurais-je pu ne pas tenter ma chance pour une histoire d’argent ? Cela aurait été fâcheux, surtout que la date me permettait de maintenir tous mes plans (mon voyage à Malte et d’étudier pour mes examens). Imagine si je m’étais dit un instant : « Oh non, c’est bien trop cher ! » Et que deux jours après, en jouant au Loto, je remporte le jackpot ! Impensable ! Il fallait à tout prix (c’est le cas de le dire) que je me rende là-bas et que je tente ma chance. J’ai donc reçu cet appel le vendredi soir et le lendemain, dans l’après-midi, je prenais le train pour Paris depuis Bruxelles.
Je n’étais pas dans un esprit optimal pour cette rencontre. Le casting avait lieu un samedi, et le lundi j’avais un gros examen à passer pour mes cours de psychologie. J’ai donc pris une petite valise ainsi que mes cours pour pouvoir les bosser sur place (surtout que j’arrivais au casting avec environ deux heures d’avance). Je me devais de rentabiliser en temps chaque minute.
Arrivée dans la Ville Lumière, la pluie me rappelait que je n’étais pas encore dans un rêve, mais bien dans la réalité. Sur le lieu du rendez-vous, il m’a été demandé d’attendre dans un bureau, et tout était organisé pour que je ne puisse pas croiser d’autres candidats. Je suis restée à étudier là-bas tout en pensant à mon passage pour le casting. J’essayais de gérer les deux en même temps, je ne te raconte pas à quel point mon cerveau s’agitait dans tous les sens. Selon moi, lorsque l’on veut quelque chose, il n’y a pas de secrets, il faut pouvoir bien se préparer, et également savoir bien improviser. Voilà deux choses qui m’ont bien aidée.
L’épreuve, filmée, a enfin débuté. Je devais interagir avec le directeur de casting qui me confrontait à différentes situations, d’où l’importance de savoir se vendre comme l’élément indispensable de la saison. Il m’a, entre autres, abandonnée seule face à moi-même durant quelques minutes dans la pièce. Je pressentais fortement qu’il n’y avait rien d’anodin dans ce subterfuge. À côté de moi se trouvait un « coffre au trésor ». J’ai dès lors décidé de m’occuper en attendant son retour en jouant avec la décoration. Je parlais toute seule (non, non, je ne suis pas folle ; enfin pas dans le sens dans lequel tu pourrais l’interpréter). Je me doutais bien que la caméra était loin d’être en mode off. J’aurais aimé être une petite souris pour voir les têtes de ceux qui allaient visionner cette séquence. Je suis convaincue qu’ils ont dû bien se divertir. De mon côté, en tout cas, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Mon directeur de casting est ensuite revenu l’air de rien pour poursuivre la suite de l’entretien en me posant une multitude de questions. Un peu du même style que celles auxquelles j’avais déjà répondu par écrit en remplissant ma candidature. Je me suis lâchée et je suis restée moi-même.
Si je n’avais pas été sélectionnée pour passer en finale, je n’aurais eu aucun regret. Je me suis donnée au maximum et je suis ressortie de là grandie, en ayant acquis plus de confiance en moi. À ce moment-là, plus rien ne pouvait m’atteindre, car j’étais bien dans ma peau et dans mon esprit. Que rêver de plus comme épanouissement personnel ? Je me sentais vraiment pousser des ailes. Je m’étais amusée comme une folle et c’était le principal pour moi. Dans ma tête, même si j’espérais bien évidemment être choisie, je me disais que c’était déjà une merveilleuse expérience. D’autant plus qu’en sortant de là, j’avais contacté ma tante afin d’être certaine que je puisse ensuite aller dormir chez elle. Elle m’a d’ailleurs bien soutenue lors de mon retour du casting.
Quelques mois plus tard, avant la première diffusion de l’émission, des fuites concernant le casting avaient été découvertes. C’est le magazine Entrevue qui diffusait des photos de nous et des extraits de ce que nous avions dit. Aujourd’hui encore, je ne sais pas quel membre de la production avait remis cela aux mains de ces journalistes. C’était sans doute un moyen de faire une promotion masquée de l’émission. Heureusement que je ne suis pas du type à dénigrer les autres, sinon, je te laisse deviner la surprise. Imagine-toi en train de te confesser. Tu crois que tout va rester secret et puis bam ! Tu découvres que tout est révélé au public. C’est pas très catholique tout ça n’est-ce pas ? Comment réagirais-tu ? Je te laisse avec des suppositions et ton imagination, mon cher lecteur, cela n’appartient qu’à toi et toi seul. Bien sûr, il n’y avait pas beaucoup de réels candidats de ma saison, mais plutôt des leurres afin de tromper l’audience. Seuls Laurent, Nawel, Steve, Anthony, Virginie, et moi-même étions repris dans le magazine. Pour ce qui était des autres personnes exposées, ça leur a juste permis d’avoir une brève visibilité. Une fois de plus, mon cher lecteur, tu comprendras que toutes les informations qui te sont relatées ne sont pas toujours vraies à 100 %. Elles méritent de ta part une distance claire et nette à établir afin de ne pas te laisser engorger dans des omissions ou des données erronées. En tout cas, telle devrait être la philosophie de tout bon téléspectateur qui souhaite garder le cap quant à ce qui lui est exposé. Cela ne reste bien entendu que mon humble opinion, à toi d’en faire ce que tu veux, évidemment.
Départ pour Paris et la dernière étape ! Sport, test psychologique, santé, et encore se vendre devant les personnes de la production.
La veille, j’ai dormi chez ma tante à Paris, histoire d’être déjà sur place. Gros challenge pour y aller, j’avais passé une nuit blanche et je ne connaissais pas bien la ville. Sur place, tout était de nouveau organisé pour ne pas que nous croisions les autres candidats. J’ai eu droit à un vrai parcours du combattant composé d’épreuves sportives : natation, traverser une poutre (comme pour l’une des dernières étapes mythiques de Koh Lanta), faire du vélo et des tests cardiaques. Puis, les cheveux trempés puisque je sortais tout juste de la piscine, je me suis retrouvée devant les responsables de la production et j’étais filmée. Cela m’avait vraiment rassurée de savoir que le directeur de casting, grâce à qui j’étais arrivée jusqu’à cette dernière étape, était également présent parmi les membres du jury. Je me suis sentie moins seule puisque je savais que j’avais face à moi au moins une personne qui croyait déjà dur comme fer à mon potentiel. Ils m’ont posé plusieurs questions. Je me suis d’ailleurs sentie vexée par l’une des dernières : il m’a été demandé pourquoi, avec mon physique, je ne postulais pas plutôt à Secret Story. Mon sang n’a fait qu’un tour. Imagine mon état d’esprit : depuis des semaines, je croyais en moi et j’espérais à tout prix être sélectionnée pour vivre une aventure forte, dans tous les sens du terme, sur une île déserte. J’avais dû gérer ce stress ainsi que celui de mes examens. J’arrive à la toute dernière étape et on me parle de Secret Story. J’étais surprise parce qu’il était hors de questions qu’il ne voit pas en moi l’aventurière que je suis. Il était impossible qu’il ne me laisse pas une chance parce qu’il pensait que je pourrais convenir à une autre émission. J’ai répondu que si je souhaitais faire la fête avec des amis dans une maison, je n’avais pas besoin de passer par ladite émission. J’ai expliqué que j’avais besoin de challenges et de défis ! Et que je souhaitais vraiment participer à Koh Lanta
