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crois que la majorité des personnes croie que je sois chanceux à cause de mon travail. Un travail, qu'en presque vingt ans, m’a donné la possibilité de courir le monde entier et surtout de connaître des nouveaux gens et cultures. Peut-être celle-ci est l’idée qu’on a de nous, les maritimes, spécialement de ceux qui comme moi travaillent à bord des navires de croisière, mais en réalité il y n'a rien de plus incorrect. L'idée d'écrire ce livre est née il y a environ trois mois, pendant mon dernier embarquement avant de mes vacances, lorsque j’étais en train de parler avec quelques-uns de mes collègues à bord, au sujet des temps passés, pendant un dîner. Beaucoup de choses ont bien changées de cette époque-là. Il y a aujourd'hui plus ordres inhérents aux horaires de travail, la durée des vacances entre un contrat et l'autre et surtout on a obtenu plus respect pour chaque personne, entendu comme individu unique. Les navires pour moi ont été un « gymnase de vie », ils m'ont donné la possibilité de connaître mieux moi-même et tremper mon caractère. dois surtout remercier les navires si j'ai couronné mon rêve de posséder une maison et de pouvoir vivre en autre partie du monde. Mais seul Dieu sait le prix que j’ai dû payer pour ça! J'ai beaucoup souffert la solitude, j'ai eu affaire à des gens qui ont blessé mes sentiments, loin de ma famille à laquelle ne pouvais pas demander aide et de laquelle j’essayais de m'échapper en inculpant tout et tous de la situation du moment. Au même temps j'ai aussi trouvé des gens amies, dont souvenir je le porte encore aujourd'hui dans mon cœur. Le seul avec lequel je parlais et je me débondais chaque soir était mon journal. J’en écrivais deux pendant chaque embarquement. Il était le seul avec lequel je parlais au cœur ouvert et je racontais tout de moi, sans aucun secret ou honte. Le dernier septembre je me trouvais en Baliwag, au nord des Philippines, où je habit et lieu où j'ai terminé ce livre. J'étais en train de faire le déménagement de ma vieille maison à la nouvelle et en ouvrant les cartons différents, voilà que j'ai retrouvé tous mes journaux depuis le premier septembre 1997, l'an dans lequel j'ai commencé à travailler à bord des navires de croisière. J'étais un garçon timide, toujours attaché aux jupes de ma mère et avec la mentalité que ce que mon père disait, était chose sacro-sainte. me consacrais seulement au travail et à mes études et tout le monde ignorait mon rêve d'avoir une famille, peut être différente du normal, sans aucune sorte de préjudice. Après vingt ans ce rêve s'est enfin réalisé et c’est ici en Baliwag que j'ai fondé mon foyer et où je vis depuis six ans maintenant. J'ai relu tous mes journaux et c’était comme si j'eusse de nouveau revécu les derniers dix-huit ans de ma vie.
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Veröffentlichungsjahr: 2019
Terminé d’être imprimé le 28 Février
Premier Édition
Ce livre est une œuvre d'imagination de l'auteur. Noms, personnages, associations, endroits et événements, toutes les références à situations et faits, à des gens vifs ou mort, sont simplement casuels et fruit de l'imagination de l'auteur. L'histoire du livre est tirée librement des journaux de l'auteur dans les vingt ans de travail maritime.
Copyright 2019 Marco la Mesa
ISBN 978-0-244-76647-4
Le Secret De La Mer
Travail et passions à bord des navires de croisière.
Marco La Mesa
À ma Famille,
À Rabinald
Et à mon cher ami Pasquale. Puisse son âme reposer toujours en paix !
Préface
Je crois que la majorité des personnes croie que je sois chanceux à cause de mon travail. Un travail, qu'en presque vingt ans, m’a donné la possibilité de courir le monde entier et surtout de connaître des nouveaux gens et cultures. Peut-être celle-ci est l’idée qu’on a de nous, les maritimes, spécialement de ceux qui comme moi travaillent à bord des navires de croisière, mais en réalité il y n'a rien de plus incorrect. L'idée d'écrire ce livre est née il y a environ trois mois, pendant mon dernier embarquement avant de mes vacances, lorsque j’étais en train de parler avec quelques-uns de mes collègues à bord, au sujet des temps passés, pendant un dîner. Beaucoup de choses ont bien changées de cette époque-là. Il y a aujourd'hui plus ordres inhérents aux horaires de travail, la durée des vacances entre un contrat et l'autre et surtout on a obtenu plus respect pour chaque personne, entendu comme individu unique. Les navires pour moi ont été un « gymnase de vie », ils m'ont donné la possibilité de connaître mieux moi-même et tremper mon caractère. Je dois surtout remercier les navires si j'ai couronné mon rêve de posséder une maison et de pouvoir vivre en autre partie du monde. Mais seul Dieu sait le prix que j’ai dû payer pour ça! J'ai beaucoup souffert la solitude, j'ai eu affaire à des gens qui ont blessé mes sentiments, loin de ma famille à laquelle ne pouvais pas demander aide et de laquelle j’essayais de m'échapper en inculpant tout et tous de la situation du moment. Au même temps j'ai aussi trouvé des gens amies, dont souvenir je le porte encore aujourd'hui dans mon cœur. Le seul avec lequel je parlais et je me débondais chaque soir était mon journal. J’en écrivais deux pendant chaque embarquement. Il était le seul avec lequel je parlais au cœur ouvert et je racontais tout de moi, sans aucun secret ou honte. Le dernier septembre je me trouvais en Baliwag, au nord des Philippines, où je habit et lieu où j'ai terminé ce livre. J'étais en train de faire le déménagement de ma vieille maison à la nouvelle et en ouvrant les cartons différents, voilà que j'ai retrouvé tous mes journaux depuis le premier septembre 1997, l'an dans lequel j'ai commencé à travailler à bord des navires de croisière. J'étais un garçon timide, toujours attaché aux jupes de ma mère et avec la mentalité que ce que mon père disait, était chose sacro-sainte. Je me consacrais seulement au travail et à mes études et tout le monde ignorait mon rêve d'avoir une famille, peut être différente du normal, sans aucune sorte de préjudice. Après vingt ans ce rêve s'est enfin réalisé et c’est ici en Baliwag que j'ai fondé mon foyer et où je vis depuis six ans maintenant. J'ai relu tous mes journaux et c’était comme si j'eusse de nouveau revécu les derniers dix-huit ans de ma vie. Revenu au bord, j'ai tout tenu imprimé dans mon esprit et après ce dîner-là, j'ai commencé la rédaction de ce livre, avec le but de partager avec tous vous les expériences faites, qui n’ont pas été toujours agréables et que la réalité était bien différente de celle actuelle.
Je ne sais pas si je referais tout ça, en ayant la possibilité de revenir en arrière dans le passé. C’est vrai que les navires m’ont donné argent, avec lequel j’ai pu faire des investissements, pouvoir et carrière en le cadre hôtelier, mais le prix qui ai payé il a été de toute façon très haut. Ma personnalité est changée comme du reste mon identité. Il m'a manqué pour longtemps le support de ma famille. Je n'ai pas pu assister à aucune cérémonie familière et assister mon père, pour bien deux fois, étant entre la vie et la mort en hôpital. Ces sont les choses que je plus regrette. Toute la haine qui était en moi s'est enfin apaisée et j'ai commencé à vivre la seconde partie de ma vie avec plus sérénité. Je continue toujours à travailler à bord, mais les engagements sont plus brefs aujourd’hui, quatre mois seulement avec deux de vacances. Je pense de travailler pour quelques années encore et puis de me retirer en Baliwag, en essayant de trouver un travail à terre pour me tenir occupé et au même temps chouchouter mes très beaux chats. Les années passées ont été durs, mais elles ont donné aussi leurs fruits. Je ne veux pas décourager avec ce livre les gens à entreprendre la carrière maritime, comme j'ai fait, mais je veux remarquer seulement l'importance de la famille. Les ans perdus avec nos membres de la famille ne retournent pas en arrière!
Marco La Mesa
Chapitre I
Presque dix-huit ans ont déjà passés, mais je me rappelle encore comme si ce fût hier, ce jour-là, le premier Septembre 1997, le jour que j’ai commencé mon travail à bord des navires de croisière. Tout a eu lieu une soir de juillet pendant que je faisais mon tour comme portier de nuit au résidence-hôtel Parco Salario à Rome. Je venais de finir l'école supérieure pour interprètes et traducteurs et quoique j'eusse déjà un travail, j'étais continuellement à la recherche d'un autre, d'une solution pour pouvoir m'en aller de ma maison et famille, et commencer à vivre ma vie de la manière dans laquelle j'avais toujours voulu et désiré. Ma décision était dictée aussi par une situation familière et économique pas très florissante à ce temps-là. Mon père était couvert de dettes jusqu' au cou, pour choix incorrecte et trop de confiance vers les gens, et il avait traîné dans le gouffre la famille entière. On dit que passer du mal au bien on y s'habitue aisément, mais c'est le cas contraire comme le mien, qui laisse les signes perpétuellement pour les ans à venir et que ça fait comprendre et apprécier les choses dans l'entier de leur valeur. J'avais acheté "Il Messagero", chose que je faisais comme d’habitude chaque vendredi, quand il publiait les annonces de travail, et j'étais en train de le feuilleter, assis au banc de da réception. Mon rêve était devenir air steward, rêve que j'ai encore aujourd'hui, que malheureusement pour moi il ne pourra jamais réaliser à cause de mon âge. En feuilletant les pages des annonces, voilà que mon œil remarqua dans un petit carré en bas qu'une société deravitaillement, avec son siège à Gênes, recherchait personnel à insérer à bord des navires de croisière. C'étaient les ans dans lesquels le mythe de "Love Boat" était encore vif et allumé dans l'esprit des Italiens, on publicisait croisièresautant qu'on pouvait, ans dans lesquels les grandes compagnies de croisière italiennes avaient commencé à lancer les grands navires. Je décidai d'écrire le numéro de fax sur un bout de papier avec l'intention d'envoyer mon curriculum le soir suivant. Et ainsi je fis. Retourné au Parco Salario pour mon tour de travail, vers une heure du matin, je composai le numéro de fax et j’envoyai mon curriculum. Je n'avais pas beaucoup d'espoirs en moi, puisque j'avais reçu jusque-là toujours réponses négatives de toutes les sociétés ou compagnies auxquelles j’avais demandé emploi. Puis le fax imprima sur papier thermique le reçu de la transmission. Le plus était déjà fait, il fallait seulement attendre un éventuel coup de fil. Le matin suivant vers neuf heures, mon portable retentit. Je répondis et une dame de nom Helke, avec un accent allemand très fort, me dit d'avoir reçu mon curriculum, qu'elle l’avait trouvé intéressant et m'invitait pour un entretien à Gênes le plus tôt possible. La chose m'étonna et il laissa perplexe au même moment, aussi parce que je ne m'attendais pas qu'ils prissent si bientôt contacts avec moi. Je lui répondis que j’y aurais pensé, que Gênes était assez loin de Rome et qu'avec le travail pendant la nuit, je n'aurais pas réussi à me présenter à l'entretien. Helke me répondit de la contacter n'importe quel moment, au cas où j’aurai changé idée et elle me laissa son numéro privé. Ce matin-là revenu à la maison pour mon tour de repos, je ne réussissais pas à dormir, je pensais et je repensais que celle-là peut-être aurait été l'occasion juste pour moi d’aller et commencer à vivre ma vie. Le seul problème était d’aller à Gênes et se faire remplacer pour deux jours au Résidence-Hôtel. Je parlai avec Roberto, un de mes collègues de travail et je lui demandai de couvrir mes tours pour deux jours, en lui disant que j’aurais dû m'absenter pour une paire de jours sans donner trop d'explications. Roberto satisfit ma demande. Je rappelai Helke et je fixai le rendez-vous. Elle fut très contente de me réentendre. Elle me donna tous les renseignements nécessaires et l'endroit pour la preuve de sélection. Je dis à mes parents en outre que je devais partir pour une paire de jours pour une interview. Le matin suivant je pris le train pour Gênes, où j’y arrivai dans le premier après-midi. D’abord je cherchai un hôtel pour la nuit et je réussis à en trouver un á côte de Piazza Principe, mais plus qu'un hôtel, je le définirais une retraite pas chère. C’était ce que je me pouvais permettre et pour ça à la fin je n'avais pas de si grand choix. Après d’avoir terminé de ranger mes choses, je décidai de faire un tour aussi au port, parce que c'était ma première visite de la ville, en pensant aussi au jour suivant. La nuit fut longue et insomniaque, en aménageant comment me comporter pendant la sélection et les éventuelles entretiens. Le jour arriva en enfin. Descendu á la réception de bon matin, je payai la facture et je me rendis à un barà côté de l’hôtel pour déjeuner. Puis je pris un taxi en direction de l'adresse que Helke m’avait donnée. Arrivé à destination, je me trouvai dans une place que je ne m'attendais pas. J'étais dans une espèce de darse portuaire avec des camions contenants engendres alimentaires qui allaient et venaient de tous les directions, avec un trafic exagéré de chariots élévateurs partout. J'eus presque peur de me trouver dans l'endroit incorrect. J'ouvris mon sac et je contrôlai l'adresse de nouveau pour être sûr de me trouver dans la place juste. Puis je vis autres gens aussi qui s’étaient réunies là et je crois dans ma même situation. Je me rapprochai à une fille et je lui demandai si par hasard elle était là pour l'entretien. La fille avec un sourire me dit que oui. Par conséquent je me joignis au groupe et, tous ensembles, nous passâmes à travers l'esplanade pour puis monter au troisième étage, si je me rappelle bien. Il y avait ici les bureaux de la compagnie de ravitaillement avec laquelle j'avais pris contact. En totale nous étionsà peu près une quinzaine de personnes. Ils nous firent accommoder dans une salle de réunion autour à une grande table rectangulaire. Madame Helke se présenta et il nous donna quelques renseignements de caractère général inhérent à la compagnie armatrice avec laquelle nous aurions dû travailler dans les rôles d'employés de réception, une fois dépassée la sélection. La première chose que quelques-uns de nous demandèrent, comme du reste ça pouvait sembler naturelle, fut la rétribution salariale. Mille et cinquante dollars américains pour le premier contrat, équivalents à peu plus qu'un million et six cent-mille des vieilles lires. Mon salaire à l'époque était d'un million et deux-cent-mille lires y le salaire offert pour moi était déjà bon, étant donné que j'avais engagé huit cent-mille lires par mois pour trois ans à rendre á la Findomestic. À ce point deux candidats se levèrent et s’en allèrent en disant qu'ils n'étaient pas intéressés. Je pensais en moi-même: « Tant mieux ! Au moins j'ai quelques possibilités en plus ! » Puis nous commençâmes la vraie preuve de sélection, en autres mots celle-là relative à la connaissance des langues étrangères. Ils nous donnèrent un texte à traduire assez simple inhérent à la description du nouveau bateau de la compagnie armatrice qu'il demandait la sélection. Puis nous passâmes à la preuve orale avec une série de conversations liées au domaine hôtelier en langue anglaise, Française et Allemande ou Espagnole. Je me sentais assez sûr de ce point de vue, car expérience hôtelière je l'avais déjà, comme du reste une bonne connaissance de trois langues. Apprendre les langues étrangères avait toujours été ma passion depuis les écoles supérieures et au moment j’en peux parler six correctement. Il arriva l'heure de déjeuner et la conclusion des preuves. La dernière preuve restante était un entretien individuel avec Helke. Le déjeuner était à notre charge et ils nous dirent que dans les environs il y avait un bar où nous aurions pu avoir des sandwichs si nous voulions. Vers deux heures et trente de l’après-midi, je revins au bureau pour soutenir le dernier entretien, avant de reprendre le train pour Rome. Ils me firent accommoder dans une outre salle, où une autre personne était assise en face de moi avec Helke, une femme d'environ trente-cinq, quarante ans, haute, élancée qui ne aurait pas passée inaperçue sans aucun doute aux yeux de personne. Son nom était Veronica. Elle fut très courtoise, m'invita à m'asseoir et nous commençâmes notre entretien. Elle me demanda si j'avais un motif spécial pour vouloir embarquer et comme je m'attendais que fût la vie au bord d'un navire de croisière. Ma réponse fut claire et concise: « Je crois que ce soit un peu différent de Love Boat! » Veronica me répondit avec un sourire: « Bien sûre ! » L'entretien dura pour environ quinze, vingt minutes, avec la phrase habituelle de congé: « Nous vous ferons savoir au plus tôt possible dans le tour d'une semaine ».Je pensais en moi-même: « Voilà un autre trou dans l'eau! Je pouvais au moins m'épargner l'argent du billet et éviter pertes de temps! » Je pris congé d'eux et de nouveau descendis au premier étage et pris un taxi en direction de Piazza Principe pour prendre le premier train pour Rome. J'attendis une heure environ à la Gare de Gênes. Je pensais et je repensais au tout ce que j'avais fait et répondu, en me convainquant que cette fois-ci j’avais passé l’interview. Une semaine était longue à attendre, mais il y n'avait rien d’autre que je pouvais faire. Je n'ai jamais été un type patient et encore aujourd'hui pour moi chaque attente, aussi d'une seule minute, devient épuisante. Quand le train était presque arrivé en proximité de Civitavecchia, voilà que mon portable retentit. Je savais que c’était Helke, ce ne pouvait pas être différemment, je n'attendais aucuns autres coups de fil, je m’engageai beaucoup à passer cette sélection! Je devais gagner une récompense pour tout ça ! Je répondis, et c’était vraiment Helke qui me communiquait d'avoir dépassé toutes les preuves de sélection et me dit qu’elle m’aurait contacté par la suite entendre avec des autres ajournements. J'avais interprété tout ça comme enfin un signe du destin, la rescousse à situations précaires qui caractérisaient ma sombre vie dans les années passées, la réponse à toutes mes frustrations. J'arrivai à la maison et je ne dis rien à personne, étant donné que j’aurais dû revenir au résidence-hôtel pour faire mon tour de nuit. Ma mère me demanda comment était allée l'entretien et je lui répondis que j'aurais eu des nouvelles dans l'arc d'une semaine oupeu de temps après. Ce soir au travail j'étais plutôt gai et détendu, de bonne humeur comme il ne me succédait pas depuis quelque temps. Le pire était passé, la sélection était allée bien, j’étais en train d'ouvrir les portes à une nouvelle vie et carrière. Je devais seulement attendre! J'aurais dû finir mon tour à six heures du matin suivant, mais vers onze heures de la soirée Roberto me téléphona en me demandant de le remplacer aussi pour le matin suivant, puisqu'il avait un contretemps imprévu. J'acceptai, car je devais déjà lui rendre un service. À neuf heures du matin voilà que mon portable retentit de nouveau. Cette fois c’était Veronica qui me communiquait la date d'embarquement pour la semaine prochaine. Je restai pétrifié parce que je ne m’attendais pas que tout ça pouvaitarriver si bientôt. Je manifestai mon contentement naturellement et je lui répondis que je ne pouvais pas embarquer en celle date-là, mais seulement á un mois de distance, car je devais donner les démissions de mon travail actuel, en étant au contrat régulier. Veronica fut très compréhensive et elle me dit qu'il y n'avait aucun problème, et que le premier de septembre j'aurais dû embarquer dans le port de Bari. J'appelai mon père au travail et je lui dis que j'avais déjà reçu la confirmation d'embauchage. Il me demanda si j'avais intention d'accepter. Ma réponse fut « Oui ! » net et décidé, sans y penser deux fois. Un instant de silence de l'autre côté du téléphone. Mon père comprit probablement qu'il était aussi arrivé pour moi le moment de m'éloigner de la maison. Fabrizio, le directeur du résidence-hôtel ne prit pas de bon œil ma demande de démissions. Il m'implora de rester, mais je refusai. Le mois d'août passa en un clin d'œil. Je me rendis à Gênes encore une fois. J’y allai en voiture et Mario, mon beau-frère, m’accompagna. J'eus de nouveau une rencontre avec Veronica pour les derniers détails et pour avoir l'adresse de la maison de couture où retirer mes uniformes avant de l'embarquement. Elle me donna aussi outre renseignements sur les procédures à suivre et sur la documentation de bord nécessaire. Comme d’habitude Veronica fut très gentille et accommodante et je la rappelle encore aujourd'hui avec grande affection et estime. Elle me demanda si j'avais quelque question à lui poser avant de l'embarquement. Je lui demandai s'il y avait la possibilité de temps en temps d’aller en excursion et que genre d'habillement j'aurais dû apporter avec moi. Elle me sourit et me donna l'itinéraire du navire à bord du lequel j’avais été assigné. Méditerranée d'été et Caraïbes d'hiver. Elle me suggéra en outre de porter différents habits pour les fêtes différentes qui auraient eu lieu au bord, en parlant d'un milieu où amitiés et amusement auraient été à l'ordre du jour. Je crois que quiconque aurait été super excité à l'idée d'avoir trouvé un travail comme ça avec la perspective de voyager autour du le monde. L'avenir, qui me s'annonçait, était incroyable sans aucun doute, un gain au Lotto! C’était ce que je pensais à ce moment-là malheureusement. Les gens pensent encore aujourd'hui que les maritimes ont une vie aisée et aventureuse mais la réalité une fois á bord tout est bien différente de ce que t’on a dit et exposé.
Chapitre II
Le Matin du 31 Août nous laissâmes Rome de bon matin en direction de Bari. En voiture, une 164 noire, j’étais avec mes parents, ma sœur à et mon beau-frère qu'il était à la conduite. Le voyage fut plutôt long et taciturne. Je pensais continuellement à l'impact avec le nouveau travail et au même temps je voyais le visage de ma mère, qui ne semblait pas être très contente de mon choix, car j'étais le dernier des fils restant chez elle et elle était aussi bien consciente que ma décision avait été, d'une certaine manière, dictée et forcée par les circonstances du moment. J’aurais dû rester avec elle peut-être et l'aider à affronter mieux, au moins avec support moral, la situation temporaire, qui a eu aussi développements sur moi, en laissant la marque sur bien vingt ans de ma vie. Quelques fois il serait sûrement nécessaire avoir une sphère de cristal pour lire la future. Il nous aiderait sans aucun doute à faire les choix justes et à gérer mieux situations particulières. Quelque échange de mots avec mon père mais rien de considérable. Nous arrivâmes à Bari vers midi et nous cherchâmes une place où pouvoir manger. Nous déjeunâmes dans un restaurant typique, mais la nourriture ne fut rien de spécial, et vers une heure et trente de l’après-midi nous étions à la recherche d'un hôtel, où j'aurais dû passer la nuit. Nous en trouvâmes un au centre de la ville. L'adieu avec mes parents ne fut pas vraiment mémorable. Mon père me dit seulement de faire attention et de téléphoner. Ma mère et ma sœur ne dirent rien. L'après-midi fut assez long à passer et je restai dans ma chambre, en écoutant musique et en lisant un petit peu. Je n'avais pas envie de sortir, parce que j'étais aussi fauché. Mon père avait payé la chambre de l'hôtel et j'avais deux-cent-mille lires seulement avec moi, un peu plus de cent-trente euros actuels. Le matin suivant vers neuve heures et demi je laissai l'hôtel. Il n'était pas nécessaire de me rendre bientôt au port, parce que l'arrivée du navire était prévue pour midi. Je pris un taxi et à dix heures j'étais déjà au quai en attendant l’accostage. Je demandai à une personne qu’était là quelques renseignements. C'était notre agent portuaire heureusement. En croyant que j’étais un passager, il me dit de laisser le bagage devant à une des cages alignées sur l'esplanade. Heureusement j'eus la rapidité d'esprit de lui dire que j'étais un membre de l'équipage. De Gênes je n'avais pas reçu renseignements très spécifiques au regard. Veronica m'avait dit seulement que mon chef de réception avec laquelle j'aurais dû travailler s'appelait Manuela. Ce jour-là le navire était en retard ; je m'assis sur une bitte, avec à côté mon bagage et j'attendais. Au même temps je me regardais autour et j'observais les passagers qui auraient dû embarquer. Il n'était pas vraiment la typologie de client que je m'attendais, ou mieux c’était tout le contraire. Il y avait des groupes de gens, probablement membres de famille, qu’accompagnaient au port les nouveaux époux pour la lune de miel.
Il semblait qu'ils devaient partir pour le tour du monde ou ne jamais revenir, sans se rendre compte qu’ils allaient par contre à peu kilomètres de distance. On entendait phrases du type: « N'oubliez pas d’appeler quand vous êtes à l'étranger! », et avec le mot « étranger » ils semblaient souligner une distance insurmontable ou l’état de ceux-là qui se rendaient à faire des vacances de luxe dehors de l'ordinaire. On fallait considérer en outre que probablement, pour la majorité d'eux, c’était la première fois qu'ils s'éloignaient de ses familles et á bord ils étaient si embarrassés, qu'ils avaient besoin d'assistance pour chaque moindre chose. Cette-ci malheureusement était la majorité des hôtes, et pas comme on voyait dans les films, où sur les navires on rencontrait jeunes femmes milliardaires à la recherche d’un bel homme à marier, acteurs célèbres et gens de pouvoir. Vers midi on commençait à apercevoir de loin la silhouette du navire. Déjà à cette distance-là il semblait énorme. Á treize heures et trente les premiers passagers commencèrent à descendre pour l'excursion à Bari et pas longtemps après Robinson, le commissaire d'immigration, me fit monter à bord du pont trois et il m'accompagna à la salle de cartes, située au pont sept pour les procédures d'embarquement. L'attente spasmodique était finie enfin, j'étais à bord, et dans quelques heures j'aurais commencé à travailler à la réception dans un milieu international. Terminées les différentes pratiques d'immigration, Robinson me mena dans le bureau de Manuela, situé au pont cinq.
Je fus accueilli très courtoisement et elle me présenta ses parents qui étaient en croisière. Elle me demanda des renseignements à caractère général avec des brèves conversations en Anglais, Français et Allemand pour vérifier ma connaissance des langues. Manuela me dit en outre qu'elle avait déjà reçu des bons commentaires du siège central et ça suscita en moi naturellement une charge en plus et beaucoup d'envie de commencer immédiatement. Elle me donna en outre les petits drapeaux à mettre sur la bavette de la veste, inhérentes aux langues connues. Quatre petits drapeaux. Je me sentais fier de moi même! Puis elle m'accompagna à ma cabine, pont cinq proue, numéro 50005. Très petite mais individuelle! Pour moi c’était déjà bon; je la trouvais beaucoup intime et accueillante. Je rangeai mes choses et puis je revins dans son bureau de nouveau. Manuela me demanda si j'avais avec moi tous les uniformes, en me disant de m'apporter chez le magasinier d’hôtel pour prendre les uniformes de jour, blouse et accessoires différents. Je lui demandai de pouvoir me faire accompagner de quelqu'un, car je n'étais pas encore apte à me remuer tout seul. Ella appela Enrica, une fille napolitaine qui fit de son mieux pour me causer des ennuis depuis ce moment-là. Motive encore inconnu! Pris tous les accessoires nécessaires du magasin, je revins en cabine, je me mis l'uniforme et je me rendis à la réception. À l’exception de Paola, une fille péruvienne, je trouvai un milieu vraiment hostile du début, collègues charges de ressentiment et méchanceté. L’un d'entre eux était Cristiano, gamin gâté, fils d'un ancien commissaire de bord, qu'il travaillait à Monte-Carlo, comme recruiter à ce moment-là pour la Compagnie, je crois, qui se vantait de ses « liaisons ». Il était très lié à l'Enrica. Il fut très difficile pour moi m'adapter à ce milieu-là. Si je demandais un renseignement, il m’était donné incomplet et à la demi bouche. Ensuite, lorsque mon tour de travail terminait, qu'il durait bien onze heures par jour pour moi que j'étais nouveau, je m'échappais en hâte et fureur dans ma cabine. Je préférais manger tout seul aussi les repas, vraiment pour n’avoir rien à faire avec mes collègues. Deux semaines passèrent et je demandai à Manuela de travailler pendant la nuit, en l'ayant déjà fait dans le passé. Elle consentit tout de suite parce que deux jours avant elle eut un différend avec Chiara, la standardiste du tour de nuit. Manuela était une fille douce et compréhensive, au moins avec moi, mais je dois ajouter quand elle était de bonne humeur et avec un défaut: si une personne n’était pas à son goût, elle n'avait pas vie facile. Je commençai le tour de nuit avec Sabrina, une fille de Milan qui n'allait pas du tout d'accord avec notre chef de réception. C’était la première expérience pour tous les deux avec le travail à la réception à bord d’un bateau, qui était complètement différent de celui-là dans les hôtels. Manuela m'instruisit de rester au standard téléphonique. On doit dire d'abord que je n’avais pas reçu beaucoup de explications sur le fonctionnement et comme j'ai déjà dit, mes collègues s’en regardaient bien de m'aider ou me passer les renseignements de manière correcte. Le fait est que ce soir-là un ascenseur panoramique du Hall central se bloqua avec des hôtes à bord. Je savais qu'il fallait appeler le personnel de la salle des machines, mais je ne savais pas qui spécifiquement. En contrôlant la liste des téléphones de bord je numérisai celui-là du chef mécanicien. Nous le réveillâmes malheureusement à deux heures du matin et il ne prise pas la chose d’un bon œil. On dit que « les bonnes nouvelles » courent comme le vent. Le matin suivant Manuela était déjà sur le pied de guerre. Il nous appela dans sa bureau en hurlant comme une forcenée parce que elle avait déjà été mis courant de l’événement et surtout parce que elle s'attendait aussi, presque sûrement que Roberto, le chef commissaire, lui parlait en tête à tête. Elle ne demanda pas d'explications et elle ne voulut en entendre non plus. Il dit seul que nous étions deux idiots et ça suffit. Si j'avais été en conditions de laisser ce travail et de lui dire « va te faire foutre! », je l'aurais fait sans n’y penser deux fois. Je n'étais pas dans cette situation-làmalheureusement et je devais accepter passivement seulement. Sabrina fut remplacée par une autre fille de Cuneo, Silvia, qui me remplaça au standard et moi je fus passé au comptoir de la réception. Il y avait cependant un petit problème: Silvia avait une connaissance linguistique considérablement inférieure que la mienne et elle ne connaissait pas l'Allemand. Je devais ensuite souvent interrompre mon travail et répondre au téléphone aussi quand se levait la barrière linguistique pour elle. Une paire de jours après, avant de l'arrivée dans le port de Kushadasi, en Turquie, un autre problème se leva. Nous avions à bord pour cette croisière-là un groupe de trois-cents personnes qui avait réservé en tous les ports excursions privées. Le chef du groupe avait demandé que le réveil fût donné en chaque cabine de son groupe à sept heures du matin ce jour-là. Manuela chargea Cristiano de s’en occuper et lui au contraire s’oublia de le passer en consigne avant de terminer son tour. Voilà que le matin suivant à six heures je le vis arriver au bureau totalement en panique. Il nous dit qu'il s’avait oublié de passer le renseignement. Nous commençâmes à appeler tous les hôtes du groupe et vers sept et quinze heures nous avions fini. La chose joignit à l'oreille de Manuela de nouveau et elle fit un autre scandale à la lettre avec des scènes semblables à une personne complètement hystérique sur le bord d'un collapsus pour une crise de nerfs, en criant à tue-tête des gros mots. Le résultat fut qu'à moi et Sabrina, qui avait fini son tour à dix heures du soir précédent, fut donné une mesure disciplinaire par écrit, Cristiano retomba sur ses pattes au contraire parce qu'il était intouchable. Pour Silvia pas de mesure parce qu’elle n’en avait pas faute. Je demandai à Manuela le motif de cette décision-là et la réponse qu’elle me donna fut la suivante: « Tu es nouveau et c’est juste que tu paies les conséquences! » La chose la plus absurde fut que Nathalie aussi, une fille française, qui n'était présent au bureau non plus, parce que son tour était fini à sept heures de l'après-midi et donc totalement à l'obscurité de tout, obtint la même mesure disciplinaire. Épisodes de discrimination et favoritisme devenaient maintenant bien davantage et toujours plus évidents et je commençais déjà à en avoir marre de tout ça, en blâmant moi-même pour mon choix. À neuf heures trente du matin, fini mon tour et après avoir fini d'assister au scandale qui était injustifié à mon avis, je revins dans ma cabine et je me mis au lit en pleurant pour la colère et en maudissant tout et tous pour ça qu’était en train de me passer. Vers deux heures de l’après-midi Manuela m'appela en me demandant de venir de nouveau au bureau. Je venais à peine de m’endormi! Je lui répondis que j'avais besoin de cinq minutes pour me recomposer. Je me mis l'uniforme, une rincée rapide au visage et je sortis de ma cabine en pensant à ce qu'autre elle voulait. Arrivé au bureau, elle m’accueillit souriant et il en me demandant si le jour suivant, dans le port de Volos Grèce, j’étais intéressé à aller en excursion avec un groupe d'hôtes allemands. Tout ça naturellement après mon tour de travail. Je dis que oui et je la remerciai.Elle ajouta en autre que dès ce jour-là à la quatre de l'après-midi, elle aurait commencé un programme de formation pour tous nous nouveaux. En concret dans le demi de mon tour de repos. Je lui répondis de nouveau que tout allait bien et je demandai la permission de me congédier. Les semaines à venir ne furent pas certaines dignes de souvenir, je me sentais totalement épuisé parce que je ne réussissais pas à m'endormir avant les deux de l'après-midi et à quatre heures, je devais me réveiller et me rhabiller pour le programme de formation qui dura vingt jours environ. Le soir pendant que j'étais au bureau j'avais recommencé à préparer mes CV à envoyer à autres compagnies en espérant de trouver quelque chose mieux. La tension au bureau était tellement forte que nous étions arrivés au point qui nous parlions seulement pour le minimum indispensable. Le problème n'était pas seulement relatif au bureau d’information, où je travaillais, mais au entier secteur hôtelier du navire à cause des fortes pressions par la chef commissaire ou « Hôtel Director », comme il aimait se faire appeler, que j'eus la possibilité de connaître presque deux mois après que j'étais à bord. Un soir à neuf heures trente je me rendis au bureau pour mon tour et je vis que tous mes collègues étaient présents. Nouvellement un point d'interrogation gigantesque dans ma tête. « Qu’est-ce qu’il aura arrivé maintenant ? » je me demandai. J'entrai à l’arrière du bureau ou « back office » comme nous avions l’habitude de l'appeler et j’y trouvai Manuela, Roberto et Jorge, le directeur administratif qui étaient en train de compter le « cash float » ou argent comptant, que chaque opérateur avait reçu, afin faire la monnaie pour les pourboires du personnel de bord, pour la vente des livres navire, timbres etc. Manuela avait le visage sombre puisque des cassettes qu'ils avaient déjà contrôlées, manquaient beaucoup d'argent. Nous avions la tendance de prélever de l'argent de notre cash float comme « emprunt » quand nous étions fauchés et de le remettre dans la cassette lorsque nous prenions le salaire. Mon tour arriva, j'ouvris le coffre-fort à moi assigné, où ma cassette était gardée, je la pris et je la remis au chef commissaire. Il me demanda de l'ouvrir de manière pas très aimable. Il commença à compter tout l'argent comptant, les monnaies et les timbres. Il y avait dix-mille lires en excès. Il me regarda avec air de suffisance et il me demanda le motif de cette différence. Je lui dis que quelques clients m'avaient laissé des pourboires le jour avant. Il me regarda et il me répondit de faire de manière qu'il y n'eût « aucunes autres différences » la prochaine fois. Il pensait à une sorte de « monkey business » peut-être ou affaire louche ou je ne sais pas quoi, que en tout cas nous faisions déjà, en augmentant le prix des timbres à notre choix et celle-là était la vraie cause de mes dix-mille lires en excès. J'acquiesçai d'un signe de tête, repris le tout et je le remis en coffre-fort. Les problèmes au bureau d’information étaient à l'ordre du jour maintenant, comme du reste les scènes de Manuela. En travaillant pendant la nuit je n'étais pas impliqué beaucoup directement, j'écoutais le compte rendu de mes collègues quand j'arrivais au bureau, mais pendant les meetings hebdomadaires, que nous faisions chaque vendredi après le départ navire du port de Pirée, on n’écoutait pas autre que reproches, usage d'un langage inapproprié et comme conséquence complet démotivation de la part de tout le personnel. Jamais un compliment pour avoir fait un bon travail, mais seulement critiques et offenses « ad personam ». Malheureusement ceux-ci étaient les temps et si on voulait tenir le travail, on ne devait pas faire autre que subir tout ça. L'heure de la croisière transatlantique et de la saison des caraïbes se rapprochait rapidement. Nous devions affronter nouveaux ports et nouveaux itinéraires. Il y n'avait pas beaucoup de renseignements au sujet, il y n'avait pas internet à ces temps-là et pour ça nous tâchions de trouver les plus possibles renseignements des livres, revues et des collègues qui avaient déjà fait la saison. Au même temps le jour pour le débarquement de Manuela se rapprochait aussi.Nous ne savions pas encore qui l’aurait remplacée, mais, entre nous, nous disions que quiconque il fût, ne pouvaient pas être sûrement pire. En Novembre embarqua Danielle, une fille hollandaise comme nouveau chef de réception. Tout à fait différente de Manuela. Si le monde tombait elle se déplaçait, jamais un cri, jamais un reproche. C’était dans celle période-là, qui dura cinq semaines malheureusement, qu’au bureau d’information on pouvait respirer un air un peu plus tranquille, étant donné que Roberto avait débarqué aussi et qu'il serait dû revenir pour la saison des caraïbes. Le temps passait rapide et j'acquérais beaucoup d’expérience, mais malgré ça, je ne me sentais pas satisfait de mon travail et je continuais à chercher toujours quelque chose mieux et à envoyer mes curriculums. Pendant trois mois à bord, quelques-uns de mes collègues avaient déjà donné les démissions. Les « personnages » de la situation, je me réfère à Enrica et Cristiano, avaient débarqués etgrâce à Dieu on travaillait avec un esprit différent aussi, mais on pensait toujours à la possibilité qu’ils pouvaient revenir et abîmer le milieu de nouveau. Danielle nous invitait souvent à déjeuner dans la cantine destinée au staff, rarement elle mangeait dans la cantine des officiers, contrairement à Manuela. Beaucoup de fois dans le coup de feu elle nous aidait toujours au comptoir du bureau et elle était prête à nous donner le meilleur support. La situation chez moi n’améliorait pas et je me sentais complètement incapable de faire quelque chose. L'argent que je gagnais n’était jamais suffisent et il y avait toujours quelque chose à payer, étant donné puis que trois-cents dollars par mois m'étaient déduit afin de payer mon billet aérien au le cas où je n'avais pas complété mon contrat. Puis la somme déduite aurait été rendue avant mon débarquement. Je savais que ma mère ne se sentait pas bien et elle avait des crises dépressives et à cause de ça, je craignais toujours pour le pire, peut-être aussi quelque geste insane. Mon père avait autres intérêts et son esprit était focalisé ailleurs et je ne veux pas entrer en les détails. Chaque jour, après mon tour de travail, pour me distraire un peu et ne pas trop penser, j'accompagnais pour demi ou journée entière les passagers en excursion et j'eus la possibilité de visiter des places splendides comme Meteoras et Cap Sunion en Grèce,Éphèse et Smyrne en Turquie et tout ça contribuait à enrichir mes connaissances et devenir expert en matière, quand il était nécessaire de donner les renseignements à nos hôtes. Je parlais avec ma mère au téléphone chaque semaine, quand le navire était en Italie et chaque fois que je lui demandais comment elle allait ou s'il y avait des nouveautés, j'obtenais seulement des réponses vagues, en me donnant à entendre que la situation n'améliorait pas. Quand je rattachais dans mon esprit il restait toujours un grand point d'interrogation, préoccupations et frustrations. La seule personne avec laquelle je pouvais parler et m’ouvrir un peu n’était ma grand-mère Francesca, que nous appelions Franca. Je lui téléphonais aussi une fois à la semaine. Je n'avais pas d'ami ou personne au bord avec lesquelles parler, me confier et cela rendait encore tout plus difficile. Je devais tenir tout pour moi, quand peut-être un conseil, mots de réconfort ou compréhension et encouragement de part de quelqu'un auraient simplement été suffisants à faire me sentir mieux. Je me demandais pourquoi à trente ans j’étais encore seul, le motif pourquoi je ne réussissais pas à lier avec personne, qui et quoi je cherchais, qu'est-ce que c’était que je voulais de ma vie, mais surtout de qui et parce que j'avais décidé d’échapper.
