Le voile de l'oubli - Sandrine Chevron - E-Book

Le voile de l'oubli E-Book

Sandrine Chevron

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Beschreibung

Ils se rencontrent en région parisienne et peu de temps après une belle histoire d'amour commence. Elle a tout pour être heureuse. Simon la comble de joie, ensemble ils ont deux filles, Eléa et Anaé. Il lui fait oublier son enfance chaotique, un père absent et une mère avec qui elle a de moins en moins de contact. De sa passion des voyages, elle en fait son métier et organise des circuits. Pourtant, quelque chose manque à sa vie, elle veut lui redonner un nouveau sens. Ensemble, ils décident de tout quitter et de repartir à zéro dans la Belle Province québécoise. Là-bas, elle fera une rencontre qui bouleversera tous ses repères, sa vision de l'amour, jusqu'à transcender son âme.

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Veröffentlichungsjahr: 2018

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Sommaire

Préambule

La rencontre

Parce que j’existe !

Mes petits bonheurs

Ma réussite

Le nouveau monde

Sur la route des Incas

Le commencement

Le choix

Au fil de l’eau

Le sacrifice

De retour au bercail

Et si on choisissait sa famille !

La prise de conscience

L’épreuve

De chair et d’os

La rencontre de deux âmes

Quand nos cellules nous parlent

La dernière séance

L’ascension : toujours plus haut

Les retrouvailles

La confession

Lettre à mon père

En quête de vérité

Origine

Processus alchimique : une voie de transmutation

Il était une fois l’énergie

Le lien

Extraits d’auteurs

Préambule

Elle ne fait que passer et pourtant… Le temps si court qu’elle passe auprès de vous chamboule totalement votre vie. Que sa présence soit physique, virtuelle ou même imaginaire, l’Univers a déjà un plan bien précis pour nous tous !

Cette personne arrive tel un coup de vent dans votre vie, bouleverse toutes vos croyances, renverse littéralement votre conscience. Elle laisse des traces indélébiles de son passage, un peu comme si son empreinte énergétique restait à tout jamais gravée au fond de votre Être. Quand on rejoue la scène, on a l’impression que tout se passe comme au ralentit et finalement on comprend sans un mot que l’Univers a orchestré son passage pour une simple et bonne raison, afin de vous retrouver en tant qu’Être.

Aussi étrange que cela puisse sembler, c’est un peu comme si elle était simplement passée dans le but de remettre les pendules à l’heure. Cette personne a la faculté de transmuter des mémoires endormies et de nous réveiller tel un volcan qui entrerait tout à coup en éruption. C’est alors que vous ressentez une grande familiarité avec cet Être qui est venu précisément à cet instant pour vous remettre sur votre chemin de vie.

Puis, lorsqu’elle reprend soudain sa route, l’humain en vous a l’impression de ressentir un manque ou plutôt de perdre quelqu’un de très important dans sa vie, un peu comme si cette personne repartait avec ce qu’elle vous a offert : l’étincelle qu’elle a réussi à réveiller dans votre cœur. Cette étincelle qui est toujours bien présente car c’est à vous qu’elle appartient, à vous seul.

Elle est de ces Êtres qui vous marquent pour toujours et qu’on n’oublie jamais…

La rencontre

Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous.

Paul Eluard

Je patiente dans la salle d’attente du CHUM depuis plusieurs minutes déjà, joli terme québécois qu’on emploie pour dire « petit copain », et qui désigne le Centre Hospitalier Universitaire de Montréal. J’ai voulu arriver tôt pour mon premier rendez-vous. Il est huit heures trente, j’ai une demi-heure d’avance. Je suis impatiente de commencer ma rééducation. Une standardiste se tient à l’accueil du service. J’ose demander si la spécialiste peut me prendre en avance. Elle s’empare du téléphone et compose son numéro de poste. Apparemment, elle n’est pas encore arrivée.

Mon regard se fixe sur l’affiche publicitaire accrochée au mur, je regarde ce bébé qui porte un dispositif auditif, ce petit bout d’homme semble serein et en sécurité dans les bras de sa mère.

Ce mois d’octobre est encore bien doux à Montréal. La neige n’a pas encore fait son apparition et les feuilles aux couleurs automnales tombent les unes après les autres. La ville s’active pour ramasser les amas de feuilles qui jonchent les trottoirs. Pourtant, c’est tellement agréable d’entendre leur froissement sous nos pieds.

Deux jeunes filles arrivent, s’assoient sur les deux chaises vacantes. L’une d’elles a la peau sombre, elle doit être d’origine haïtienne. Depuis 2010, le Canada est devenu une terre d’asile pour nombre de réfugiés. Elles parlent d’un stage qu’elles doivent faire en orthophonie. Quelques minutes s’écoulent avant qu’un responsable ne vienne chercher les stagiaires.

Il est plus de neuf heures à la pendule, Elle est en retard. Mes pensées se bousculent dans ma tête. À quoi peut-elle ressembler, réussira-t-elle dans ce combat de longue haleine. J’entends mon nom, c’est enfin mon tour.

Elle parait avoir une trentaine d’années, c’est une grande brune filiforme. Je la suis, nous montons les deux étages à pied pour rejoindre son bureau. Je me dis qu’elle est peut-être un peu jeune pour traiter mon problème. J’espère qu’elle est compétente et qu’elle saura y faire.

Mon esprit se met à vagabonder, je me retrouve en plein été à l’aube de mes vingt-cinq ans.

Parce que j’existe !

La vie est précieuse, prends-en soin.

Mère Teresa

Je me suis retournée, lui aussi. Ce jour-là, je portais une robe jaune qui me cintrait la taille et retombait en corole sur mes jambes. J’avais décidé de mettre mes escarpins noirs afin d’apporter un contraste au coloris jaune de la robe. J’allais déposer un dossier auprès du directeur du service planning et venais de croiser dans les couloirs, un bel homme brun au regard ténébreux, à l’allure élancée.

Je me dirigeai aussitôt vers la réception, j’étais certaine que Michèle saurait me dire qui était cette nouvelle recrue dans la société. Elle travaillait comme standardiste depuis une bonne dizaine d’années. Rien ne lui échappait, elle était la bible des faits divers, elle pourrait sûrement me renseigner.

Je demandai à Mimi, comme j’aimais l’appeler, si elle connaissait ce nouveau, ce grand brun. Elle hocha la tête.

— Il vient d’être embauché comme ingénieur au service planning. Puis elle décrocha le téléphone qui sonnait.

Je repartis contente de moi avec mon information.

J’en ai parlé à ma collègue Laurence qui travaillait au service comptabilité. Ça faisait, un peu plus de trois ans qu’on se connaissait. A mon arrivée dans l’entreprise, nous avions tout de suite sympathisé. Laurence avait pratiquement mon âge, c’était une grande brune aux cheveux courts.

— Que comptes-tu faire ? m’a-t-elle demandé au déjeuner.

— Je pense que je lui plais, on a un peu discuté, il vient de Lyon, il a passé un an à la Réunion pour son service militaire, je le trouve sympa.

— Tu devrais demander à Sylvie d’organiser un truc pour vous !

Sylvie était une assistante trilingue, on travaillait ensemble. Une fille un peu atypique qui avait raté son parcours de traductrice. Elle approchait de la quarantaine et venait de divorcer. J’aimais croire aux histoires loufoques qu’elle s’inventait avec des personnalités connues. Voulait-elle simplement mettre un peu de couleurs dans sa vie ?

— Bonne idée ! Je lui en parlerai, une soirée bowling avec l’équipe, ce serait sympa non ? Elle me regarda de ses grands yeux verts.

— Tiens-moi au courant, j’ai hâte de connaître la suite !

Quelques mois ont passé, je travaillais au département international. J’étais bien considérée. Une fois, on m’avait même proposé de remplacer l’assistante du Vice-président lorsqu’elle s’était absentée pour maladie. Pourtant, ces derniers temps, j’envisageais de mettre les voiles pour réaliser ce qui m’avait toujours fait vibrer. Peu de temps après, je déposai une demande auprès des ressources humaines pour obtenir le financement d’une formation en création et production touristiques.

— Non, pas le premier soir ! m’avait répondu Simon en bas de mon immeuble.

Je l’ai regardé bizarrement, il n’était pas commun qu’un garçon s’abstienne de suivre une fille, je crois qu’il voulait me faire patienter un peu.