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Elisabeth nous raconte sa vie depuis sa très jeune enfance jusqu'à l'âge de 63 ans. Ayant vécu dans un milieu multilingue, elle est fascinée par les personnes qui sont différentes d'elle. Cela lui procure de l'oxygène et lui permet d'élargir son horizon. Sous la tutelle d'une mère autoritaire, elle a du mal à s'affirmer. Elle lui fait perdre confiance en elle. Son père et son frère sont les piliers de sa vie. Sa vie d'adulte est difficile, mais elle survit. Elle se bat contre vents et marrées. Son frère se détache d'elle, c'est ce que sa femme, Armelle, jalouse et manipulatrice, souhaite. Elisabeth n'abandonne pas et reprends contact avec ce dernier. Une vie semée d'embûches mais également de joie! Je vous laisse le soin de la découvrir. Bonne lecture!
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Seitenzahl: 74
Veröffentlichungsjahr: 2022
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Synopsis
Elisabeth nous raconte sa vie depuis sa très jeune enfance jusqu’à l’âge de 62 ans. Ayant vécu dans un milieu multilingue, elle est fascinée par les personnes qui sont différentes d’elle. Cela lui procure de l’oxygène et lui permet d’élargir son horizon. Sous la tutelle d’une mère autoritaire elle a du mal à s’affirmer. Elle lui fait perdre confiance en elle. Son père et son frère sont les piliers de sa vie. Sa vie d’adulte est difficile, mais elle survit. Elle se bat contre vents et marées. Son frère se détache d’elle, car c’est ce que sa femme Armelle, jalouse et manipulatrice, souhaite.
Elisabeth n’abandonne pas et reprends contact avec ce dernier. Une vie semée d’embûches mais également de joie !
Je vous laisse le soin de la découvrir. Bonne lecture !
C’est par un beau matin de printemps du mois de juin que je vis le jour. Mes parents m'avaient donné le prénom d'Elisabeth.
La maternité où je suis née faisait office, à l'époque, d'hospice pour personnes âgées et était gérée par les soeurs de la congrégation de Saint Paul de Vence. C’était le médecin du village et une sage femme qui aidaient les mamans à accoucher.
J'étais la fille d'un couple d'ouvriers.
Mon père Emmanuel de Cuny s'occupait de l'entretien de la propriété de nos cousins, qui portaient le même nom de famille que nous.
Ma mère, Christine, se chargeait du ménage de la famille. Je l’aidais comme je pouvais.
Mes parents travaillaient dur.
La famille de Cuny se composait de 5 membres.
Le père, Alphonse, la mère Germaine, les jumeaux Arnauld et Raymonde et Julien le petit dernier.
Nous étions des cousins éloignés.
Les de Cuny avaient embauché des professeurs à domicile pour leurs enfants, ce qui n'était pas le cas pour mon frère, Jean – Charles de huit ans mon aîné, et moi ; nous fréquentions l'école publique.
Les de Cuny étaient fortunés; Madame Germaine possédait deux maisons sur la Côte d'Azur ainsi que le domaine. C’était une femme très sympathique et humaine.
Monsieur Alphonse ne lui arrivait pas à la cheville. Il était grincheux et hautain. Je n’ai jamais pu comprendre comment Germaine pouvait le supporter.
Mon frère, Jean - Charles, je l'adorais.
J’aimais toutes les bêtises qu'il faisait et je l'imitais. Il m'impressionnait !
Seulement lui, ne se faisait pas toujours prendre, moi oui. J'étais trop naïve, hélas.
J’aimais mettre ses pyjamas à rayures.
Jean - Charles passa le bac et fit quatre ans d’études Il devint inspecteur des impôts.
Maman était très fière de lui.
Le domaine des de Cuny était vaste. Il y avait 60 ares à entretenir. C'était une habitation de 1856.
Mon pauvre père avait beaucoup de travail. Il était secondé par Robert, un jeune homme de 30 ans qui résidait dans un village voisin du domaine. Nous habitions une petite maison d'un jaune clair; elle était située un peu en dehors du domaine.
Une petite rivière coulait tout près de notre demeure On y trouvait des poissons de toutes sortes. Je m’amusais à grimper aux arbres. J’étais un vrai garçon manqué.
Nous étions en location. Le loyer était heureusement abordable ! Mes parents avaient pour ambition d'acheter une maison bien à eux. Et ils avaient réussi.
Ils l'avaient acquise à une enchère. Comme ils étaient heureux! La banque leur avait accordé le prêt.
Cette maison ressemblait beaucoup à celle où nous habitions en location.
Il y avait un petit jardin devant la maison. Comme mes parents n’avaient pas beaucoup d’argent, s’occuper du jardin était vital pour eux. Ainsi ils pouvaient économiser sur les courses. Mon père avait également quelques lapins dont il devait s’occuper.
Mais ce bonheur n'allait pas durer, hélas.
Un jour, j'avais 4 ans, mes parents m'avaient déposé chez ma grand - mère paternelle, Marie-Anne. Elle habitait seule, mon grand - père Antoine étant décédé. Je ne l’ai pas connu. Mémère était luxembourgeoise.
Mes parents avaient les yeux rougis, mon frère nous accompagnait.
Nous étions tous en vélo, moi sur le porte - bagages de papa. Ils parlaient de notre nouvelle maison qu'ils avaient acheté et d'un pyromane. Je ne comprenais pas. J’étais angoissée.
Je demandais alors à ma grand-mère:
— Mémère, pourquoi pleurent-ils, qu'est-ce qui se passe? Que veut dire pyromane? Maman et papa sont très nerveux, j’ai peur…….Dis-moi la vérité, ils ne me parlent pas. Mais je veux savoir !
—Quelqu'un a tenté de mettre le feu aux attenants de votre maison. La police qui est sur place a des soupçons, mais elle ne peut hélas rien prouver.
Mes parents avaient les mêmes doutes, mais sans preuves....… ????
J'étais sous le choc, car à 4 ans, on ne comprends pas encore le monde des adultes.
—Mais pourquoi ? on ne lui a rien fait au Monsieur. Pourquoi il nous en veut ? Pourquoi a t’il mis le feu ?
—Tu sais Elisabeth, me répondit-elle, la jalousie est un horrible défaut. Parfois les gens font des choses étranges. Certaines personnes sont envieuses des biens d'autrui et elles veulent tout détruire parce qu'elles ne peuvent l'obtenir. Il y avait un Monsieur qui voulait également acheter cette maison, mais ce sont tes parents qui l’ont acquise. Tu sais, ni nous et ni la police pouvons le prouver malheureusement. Ce Monsieur baisse toujours les yeux quand il croise maman et papa, c’est bizarre ! Tu vas oublier tout cela, tu veux un bol de lait chaud, Elisabeth ? Promets – moi d’oublier, mon petit lapin, car tu sais cela ne sert à rien de ruminer !
— Oui mémère, et tu me raconteras encore une fois l’histoire du petit chaperon rouge ?
— Mais bien-sûr ma chérie, viens au salon avec moi !
Après quelques mois mes parents vendirent cette maison, car elle avait pour eux un arrière goût très amer. Le pyromane ayant essayé plusieurs fois de leur faire peur en mettant à nouveau le feu aux attenants ; nous restions donc habiter dans notre petite maison jaune, en location bien sûr.
A chaque fois que les sirènes retentirent Jean-Charles me boucha les oreilles.
Mais cette peur m’envahissait pendant de nombreuses années. Les sirènes étaient bien évidemment déclenchées à l’époque pour faire des essais en cas d’incendie., mais je m’enfuyais à toutes jambes à chaque fois qu’elles retentissaient. J’ai mis beaucoup de temps avant que cela ne disparaisse.
Mes copains d'enfance s'appelaient Raoul et Marco.
Marco aimait rouler en vélo avec moi. C’était un petit garçon calme et gentil.
Raoul était plus espiègle. Il avait une imagination débordante. Nous faisions semblant de chercher un trésor près de la rivière. On vivait nos rêves. Il partait avec ses parents tous les ans en vacances sur la Côte d'Azur. Nous non, car nous n’en avions pas les moyens. Mais moi, je rêvais de prendre le train ou bien d’être allongée sous les palmiers ! Et j’attendais avec impatience son retour pour qu’il me raconte son vécu.
J’adorais escalader les murs. Un jour je m’étais coincée la jambe dans la rampe d’escaliers devant la maison de Raoul. La mère de Raoul avait essayé tant bien que mal de me libérer de cette fâcheuse posture avec du savon noir. Et cela avait marché ! Ma jambe était bleue. Inutile d’évoquer la leçon de morale de maman.
Un jour Raoul et moi avions escaladé un mur d’un paysan pour aller voler des pommes dans son verger. Il nous avait aperçu et nous avait chassé avec une fourche. Avec un rapidité éclaire nous passâmes de l’autre côté du mur.
Une autre fois nous roulions en vélo jusqu’à une ville voisine. Je me mit debout sur la rambarde d’un kiosque et je sautais au dessus des platanes de fleurs. J’avais vu Jean-Marais le faire à la télé et je voulais l’imiter.
Malheureusement pour moi une connaissance de maman m’avait vu. Elle alla la trouver pour lui expliquer que je jouais à la « stunt woman » et que c’était très dangereux. Comme d’habitude je fut punie, pas de télévision pendant quelques jours.
Nous avions comme amie commune Marie-France, qui était la fille d'un gendarme. La pauvre Marie-France fut assassinée une quinzaine d'années plus tard par un mari jaloux. C'était une jeune fille frêle, très gentille et toujours de bonne humeur. Nous jouions à cache-cache avec elle. L’école maternelle n'était pas très loin du domaine. Les élèves pouvaient arriver jusqu'à 9 heures. C'était déjà l'horaire mobile à l'époque!
Bien évidemment, j'étais dans le lot des retardataires.
Nous portions de petits tabliers pour ne pas salir nos habits, et des pantoufles.
Ah ce que je détestais ces travaux manuels! Heureusement que Mariette était là, une petite fille qui m'aidait. L'école était mixte. L’élève le plus terrible s’appelait André. Il réussissait à détourner l’attention de la maîtresse et se mit à tournoyer dans la salle de classe. Impossible de le calmer.
De 9 à 12 ans, j’étais dans la chorale enfantine et dans les scouts.
Un jour, nous avions répétition avec la chorale ; notre chef de choeur piqua soudain une crise de nerfs. Nous étions en train de parler
