Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Le parcours d'une jeune femme tiraillée entre ce qu'elle est et les diktats de la société
« Lutter contre soi est pénible, et long. Jamais de marée basse, jamais d’étendue sereine et apaisée. Désirs de ployer comme une algue au gré des attentes, au gré des vagues de colère, au gré des déferlantes anxieuses. »
N’être que soi est le récit d’une lutte contre soi, une lutte auprès des autres aussi. C’est le récit d’un lent cheminement vers soi, récit du début d’une vie sentimentale chaotique, à se chercher sans jamais se trouver, à se perdre dans les bras d’amants et de maîtresses que l’héroïne ne parvient pas à aimer.
Un roman à la frontière entre l'autofiction et la chick lit, qui évoque avec justesse le thème de l'acceptation de soi.
EXTRAIT
Elle a vingt-six ans. Mais en vingt-six ans, c’est un peu comme si elle avait été plus de trente personnes différentes. Vegan parisienne,
party-girl aixoise, militante forcenée… Aujourd’hui, elle joue les jokers de l’éducation nationale, compte ses premières rides, et elle est seule.
C’est par là qu’il faut commencer, parce que c’est là que tout la ramène sans cesse. La solitude. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé de ne pas être seule. Ce fichu sentiment que la vie l’abandonne, que la vie l’a oubliée en route. Au fin fond de montagnes austères, lointaines et étrangères. Quand tout ce dont elle a envie, ce sont des bras autour de sa taille, de mains sur ses hanches… Quand elle était petite, elle pensait qu’on ne l’aimerait jamais pour son physique. Elle se disait que son esprit, sa culture, sa finesse, sa subtilité suffiraient à faire qu’on l’aime.
Sur le papier, ça devrait marcher. Ça aurait dû marcher. Il n’y a qu’à voir ses copines, celles qui sont enceintes, celles qui se marient, celles qui font étalage de leur bonheur conjugal sur Facebook…
Pourquoi pas elle ?
CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
N’être que soi est surtout une lutte contre soi, pour être enfin soi. Comme l’écrivent les éditrices, «
c’est l’histoire d’une femme d’aujourd’hui, perdue entre ce que la société attend d’elle : la réussite familiale et professionnelle et la réalité à affronter… ou à ajuster. » -
Neole, We are les filles
À PROPOS DE L'AUTEUR
Leslie Préel commence à enseigner les lettres dans le secondaire en 2011. Depuis 2015, elle écrit sur la vie des gens et l’actualité culturelle pour différentes revues en ligne. De son propre aveu, elle aime les paradoxes, les gens curieux et la grammaire, mais aussi le bon vin et le rugby.
Avec
N’être que soi elle signe son premier roman.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 137
Veröffentlichungsjahr: 2017
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
N’être que soi
Leslie Préel
N’être que soi
Remerciements
À Lucie, phare incandescent qui surmonte et surpasse, vraie Natacha
« Masque de poix
N’être que soi
Guide égaré »
Paul Eluard - Man Ray
Les mains libres
Elle a vingt-six ans. Mais en vingt-six ans, c’est un peu comme si elle avait été plus de trente personnes différentes. Vegan parisienne, party-girl aixoise, militante forcenée… Aujourd’hui, elle joue les jokers de l’éducation nationale, compte ses premières rides, et elle est seule.
C’est par là qu’il faut commencer, parce que c’est là que tout la ramène sans cesse. La solitude. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé de ne pas être seule. Ce fichu sentiment que la vie l’abandonne, que la vie l’a oubliée en route. Au fin fond de montagnes austères, lointaines et étrangères. Quand tout ce dont elle a envie, ce sont des bras autour de sa taille, de mains sur ses hanches… Quand elle était petite, elle pensait qu’on ne l’aimerait jamais pour son physique. Elle se disait que son esprit, sa culture, sa finesse, sa subtilité suffiraient à faire qu’on l’aime.
Sur le papier, ça devrait marcher. Ça aurait dû marcher. Il n’y a qu’à voir ses copines, celles qui sont enceintes, celles qui se marient, celles qui font étalage de leur bonheur conjugal sur Facebook…
Pourquoi pas elle ?
Elle est grande, d’aucuns diraient élancée, malgré des fesses et des cuisses un peu fortes à son goût. Elle a de grands yeux châtaigne, qu’elle maquille de façon charbonneuse à l’aide d’un mascara extra-volume, extra- longueur, extra-noir, des yeux de biche, elle est plutôt jolie. Pas stupide, non plus, un CV impressionnant, même si les résultats ne sont pas à la hauteur de ses ambitions, elle peut tenir une conversation, elle a de l’esprit, et elle peut faire sourire et impressionner n’importe quels beaux-parents un tant soit peu exigeants. Sportive, elle joue dans une équipe de rugby féminin, et elle aime courir. Et elle aime faire la fête, mais jamais trop. Elle aime boire, mais plus d’alcools forts, elle est trop vieille pour ça. Elle laisse ça aux petits jeunes, à ses élèves. Elle ne veut plus de gueule de bois, de matins brumeux. Elle aime danser, mais pas sur de la musique cheap des boîtes de nuit de camping ou de village. Elle aime les vieux films comme les séries américaines ou les comédies romantiques, et elle verse volontiers une larmette devant un film à l’eau de rose. Elle se dit féministe, mais si tu lui proposes de payer le resto au premier rendez-vous, elle ne refusera pas. Elle a ses petits défauts, certes, mais ni plus ni moins qu’une autre.
En fait, elle n’a rien de moins que les autres. Sauf. Sauf qu’elle n’est pas amoureuse, elle se dit qu’elle n’a pas rencontré la personne avec qui fonder une famille, celle qui la ferait rêver de beaux mariages champêtres, de belles robes à dentelles, ou de ribambelles d’enfants joyeux et parfois pleurnichards.
Et pourtant, avec ces petits défauts, tous ces petits défauts, elle a souvent l’impression de se tenir devant un précipice, devant un abîme de solitude. Les reproches inutiles, les découragements inutiles. Le précipice se remplit, petit à petit, de larmes salées, qui débordent de ce qu’il lui reste de conscience, inondant les derniers vestiges de joie de vivre. Elle avait voulu poser des fondations, construire un palais au bord du précipice, pour le surplomber. Mais la chute est plus tentante, plus facile aussi. Lutter contre soi est pénible, et long. Jamais de marée basse, jamais d’étendue sereine et apaisée. Désir de ployer comme une algue au gré des attentes, au gré des vagues de colère, au gré des déferlantes anxieuses. Désormais, elle se sent sécher sous un soleil de plomb, pourrir et se décomposer. L’eau qui battait contre ses tempes veut s’écouler par ses yeux, par tous les pores de sa peau. Lente décomposition près d’un océan d’espoir. Il lui semble qu’émane de sa vie déjà brisée une odeur fétide qui ne fait que contraster avec la fraîcheur d’un temps déjà perdu. L’âge ingrat est passé, les plus belles années s’écoulent. Tout se défait quand tout devrait se construire. Il ne reste que les abysses, les profondeurs où s’enfouir pour cacher sa déception. Elle est lyrique parfois, quand elle se laisse aller. Elle se retourne souvent sur ce passé qu’elle croit glorieux, parce que rien de ce qui reste ne lui semble valoir la peine. La peine de quoi ? D’attendre, d’attendre sans cesse les jours meilleurs et les avenirs brillants. Elle est lyrique parce qu’elle est nourrie de poésie classique, de tragédies raciniennes, de spleen sans l’idéal. Elle est lyrique faute de mieux. Parce qu’il est plus simple de pleurer la vie que l’on aurait dû vivre que de s’efforcer de construire celle que l’on vit, concrètement, effectivement.
Elle est jeune encore pourtant, toute jeune et elle voudrait croire que les longues années qu’elle a devant elle ne seront que de merveilleuses aventures pleines de tout ce que l’on se souhaite poliment lors des anniversaires, ou à la Saint-Sylvestre. La réussite, la santé, l’amour… Que des conneries sur lesquelles on ne peut compter. Quelque part en elle, l’incompétence, la faiblesse, la déception. Les réussites ? C’est un combat contre soi. Un combat à la vie, à la mort. Les concours que l’on vomit, les échecs paralysants. Elle a passé à nouveau les écrits de l’agrégation de Lettres qui devaient rectifier le tir après un misérable échec à l’oral de Normale Sup. Lot de consolation qui lui semble aujourd’hui hors de portée. Elle tente de déchiffrer les écrits des autres quand elle se souvient, comme au sortir d’un rêve, qu’elle s’imaginait en grande dame de la littérature quand elle était gamine. Enveloppée dans ses fantasmagories d’adolescente, moitié Mrs Dalloway, moitié Emma Bovary, elle se veut Virginia Woolf, chaque fois que son corps se met à trembler sous le poids des espoirs gâchés, elle prie secrètement pour un nervous breakdown, sa grande destinée, mauvaise artiste maudite. Elle se voudrait en poète, pourtant incapable d’aligner quelques mots pertinents, incapable de la moindre syntaxe convenable. La khâgne, l’agrégation, tous ces parcours d’excellence qui ont fait d’elle ce qu’elle ressent aujourd’hui, insatisfaite, incompétente (et tout autre qualificatif qui commencerait par in-). Elle a l’impression d’être l’ombre d’elle-même, l’ombre de ce qu’elle ne pourra jamais être. Elle courbe les épaules sous le poids de ce qu’elle n’est pas. Toutes ses divagations la renvoient sans cesse à ses contradictions de petite conne petite bourgeoise amère. Pas de problèmes majeurs. Un métier assuré dans la grande famille de l’Education Nationale, une famille aimante, sur le papier c’est idéal. Sur le papier.
Elle a pourtant essayé de faire taire les terreurs de n’être parfaite que sur le papier. Essayer de faire taire les mugissements intimes qui lui rappellent sans cesse que le précipice est bien là. Pas devant. En elle. Petite nature d’1.80m, 75 kg, couverte de cellulite, mal dans sa peau d’orange. Ce n’est pas si grave. Il paraît que lorsqu’on est féministe, ça n’a aucune importance. Mais malheureusement, c’est faux. C’est une féministe de principe. La pire sorte de féministe. Une féministe qui avance le poing levé, une féministe aux tee-shirts provocs, mais ça s’arrête là. Pour elle, se regarder dans le miroir, c’est voir tous les jours ce qu’elle déteste le plus. Elle se pèse tous les jours, elle s’affame souvent. Presque autant qu’elle se gave. Alors elle va courir, à toute vitesse, pour constater que les deux paquets de cigarettes qu’elle s’est autorisés en cette année de concours encrassent le moindre de ses gestes, et l’empêchent de faire fondre ces immondices qui ont remplacé ses cuisses. Un jour, son corps est devenu celui d’une femme. Et quelque chose s’est rompu en elle. C’est devenu un fardeau ingrat. Comme une condamnation. Quelque chose dont elle a hérité sans le vouloir. Comme les épis sur sa tête, mais en pire. Des cuisses pas assez fermes, des seins à géométrie variable, des cernes indélébiles, des pieds trop larges. Sans parler des hormones qui n’en font qu’à leur tête et qui lui donnent l’impression d’être une gamine de onze ans coincée dans un corps d’adulte, seulement à moitié adulte. Les abdos, les régimes, les crèmes amincissantes. Tout ce que notre société fait de mieux pour nous faire nous haïr. Et ça fonctionne terriblement bien. Tous les jours, le même constat : elle ne sera jamais belle comme les beautés numérisées des magazines. Elle aura toujours des boutons, des points noirs qui se cachent dans ses premières rides. La femme ordinaire par excellence. Quelconque. Voilà ce qu’elle est. Elle qui se voulait au-dessus du lot. Parfois, elle regarde le lot, toutes ces autres, finalement, est-ce bien la peine de se détester autant ? Toutes celles qui changent leur statut sur Facebook, ou toutes celles qui l’inondent de photos de leur nouveau-né braillard, toutes celles qu’elle envie secrètement, malgré elle, quand elle referme les bras sur son oreiller taché de mascara, elles ne semblent pas se détester autant, elles sont plus grosses, plus bêtes parfois, leur CV est moins long, mais elles sont aimées. Passionnément aimées semble-t-il.
Sa vie amoureuse avait pourtant bien commencé. Elle était en quatrième quand elle avait embrassé un garçon pour la première fois. Au départ, elle avait pensé gérer ça, comme on gère sa carrière et ses choix professionnels. Comme on gère le prochain contrôle de physique. C’était une expérience. Un rite de passage. Un truc à faire. Elle avait jeté son dévolu sur un garçon un peu plus âgé, un bon élève, mais pas trop. Il s’agissait de montrer qu’elle était normale. Il s’agissait de contrôler les on-dit, les ragots des copines en couple qui se moquaient de son amour passion pour Arthur Rimbaud. Elle ne pensait pas pouvoir plaire. Trop ronde pour ça, et pas assez in. Elle avait été contente qu’il veuille bien d’elle. Une de ses copines, soucieuse de la voir se désintéresser de la chose, avait arrangé le truc. Ils s’étaient retrouvés dans les couloirs sans lumière du collège. Elle portait un pantalon fluide, bleu. Et un petit tee-shirt. Elle avait une queue-de-cheval haute, les cheveux tirés en arrière. C’était une petite fille sage dans un grand corps qui changeait. Et dont elle ne voulait pas. Il avait été gentil. Ils avaient vaguement discuté. Elle tremblait. De ce tremblement qu’elle connaîtrait toute sa vie, quand elle commencerait à paniquer. Elle sentait pour la première fois les grandes vagues de chaleur dans le cou, la moiteur de ses propres mains dans celles du garçon dont le nom n’a finalement aucune importance. Elle se souvient de ça. Ce stress qu’elle ressentira pour les examens, les entretiens, pour les réunions parents-profs. Ça n’avait rien de sensuel, rien de glamour. Ça avait duré le temps d’un baiser. C’était suffisant. Rien de transcendant, rien de magique. Une expérience d’ordre scientifique. OK, ça, c’est fait. Bien. Elle n’était pas particulièrement en retard. Rassurant en somme. Il y en a eu un ou deux comme ça au collège. Des garçons sans intérêt, sans importance. Qu’elle quittait sitôt embrassés. Elle a très vite acquis une expertise dans le domaine des ruptures bidons. Les « c’est pas toi, c’est moi », les « je suis beaucoup trop occupée pour te consacrer du temps », les formules à l’emporte-pièce qu’elle balancera pour un oui ou pour un non. Elle a commencé au collège. Avec ces garçons bisous qu’elle plaquait instantanément.
Et puis, la crise d’adolescence, la vraie crise. Le malaise, les kilos en trop à cause de déséquilibres hormonaux. Le grand classique. Pour elle, elle ne pouvait plus plaire. Impossible. À qui que ce soit. Elle s’est sentie partir peu à peu. Peut-être que ça avait commencé un peu avant l’entrée au lycée. Elle se sentait terriblement attirée par la part sombre d’elle-même. Un truc qu’elle n’assumera jamais tout à fait. Déjà, elle avait l’impression de toujours s’être détestée. Elle a commencé à s’habiller en noir, à écouter de la musique qui emmerdait ses parents. Elle restait une petite jeune fille sérieuse en classe. Mais elle laissait parler cette part sombre d’elle-même. Peu à peu tout en elle a changé. Irrémédiablement. De cette époque-là, elle garde quelques cicatrices. Et le souvenir du soulagement quand elle voyait le mince filet de sang s’écouler par les plaies qu’elle creusait à la surface de sa peau, à l’aide d’un rasoir qu’elle piquait à son père, ou d’un morceau de verre qu’elle gardait précieusement. Elle ne s’expliquait pas l’apaisement qu’elle en retirait. Elle ne l’a jamais compris. Souvent plus tard, elle ressentirait cette même envie. Elle se mettrait de grands coups de poing dans le ventre pour comprendre la douleur. Comme une façon d’extérioriser le mal-être, comme une façon de voir le spleen. Rien n’avait changé et tout était pourtant différent. Jusqu’à ce qu’elle la rencontre. Elle était là. Cassandre. La bien-nommée. Même malaise, même solitude. Elles commencèrent à s’écrire, tous les jours, dans tous les cours. Elles s’écrivaient en anglais, parce qu’elles se voulaient différentes. Elles cultivaient cette différence. Les mêmes fringues noires, les mêmes regards charbonneux. C’est à partir de cette date qu’elle a commencé à porter son gros trait d’eye-liner. Il persiste encore, comme un vestige d’un temps trouble. Un peu comme les cicatrices. Quand elle applique de la couleur, du pastel, sur ses paupières mobiles, elle ne se reconnaît toujours pas. C’est à cette époque que se sont formés les plus importants de ses goûts. Son goût pour le punk. Pour les habits sombres. Pour la littérature torturée. Tout un tas de goûts qu’elle n’assumera pas toujours, d’ailleurs. Un jour, Cassandre lui dit qu’elle l’aimait. C’était le soir de Noël. C’était au téléphone. C’était étrange. Si elle avait bien pensé qu’il y avait un souci dans son rapport aux garçons, si elle avait découvert émerveillée toute une contre-culture gay qui l’attirait, elle n’avait jamais pensé pouvoir vraiment être amoureuse d’une fille. Parfois, elle était jalouse de son grand frère et de toutes les filles canon qu’il ramenait à la maison. Mais elle ne s’était jamais autorisée à penser que ça pourrait être quelque chose pour elle. Et Cassandre fut la première fille qu’elle embrassa. Et là, il se passa un truc fort. Elles s’étaient retrouvées en cachette, un après-midi d’hiver. Elles avaient confronté leur noirceur, confronté leurs espoirs, et on ne saurait dire quelle digue a sauté en elle, ni à quel moment, mais leurs lèvres se sont mélangées dans ce qu’elle considérera plus tard comme son vrai premier baiser. Elle se souviendra longtemps, toujours sans doute, de sa chambre à elle, des posters de Marilyn Manson, entre autres, de la musique sauvage, qui couvrait leurs rires d’adolescentes. Elle se souviendra longtemps, toujours sans doute, de la douceur de ses lèvres, de la finesse de ses traits. Elle se souvient parfaitement d’elle. De ses cheveux teints en noir. De leurs heures à déambuler dans le lycée, cherchant des cachettes, évitant les injures. Elle se souvient qu’elles s’étaient promis de s’aimer toujours. L’une ne mangeait pas, l’autre continuait de se mutiler les avant-bras, et elles prenaient toutes leurs douleurs pour de l’amour fou. Alors que c’était simplement une douleur adolescente, une douleur sournoise.
