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Cet ouvrage fournit une analyse approfondie de Phèdre de Jean Racine avec toutes les clés pour analyse l'œuvre.
Considérée comme la quintessence de la tragédie classique française,
Phèdre est l'une des pièces de théâtre les plus étudiées de nos jours. Admiratif du théâtre antique, Racine puise le sujet de sa pièce dans la mythologie grecque. Il y relate les malheurs de Phèdre, épouse de Thésée, tombée amoureuse du fils de celui-ci. Lorsque la rumeur de la mort de son époux se répand, elle se plaît à croire cet amour possible, mais Hippolyte en aime une autre...
Après une brève introduction, l'auteure nous dévoile la vie de Racine, son œuvre et ce qui a fait sa renommée. Puis vient un résumé complet, acte par acte et scène par scène, de
Phèdre. C'est ensuite le contexte historique qui est envisagé. Au XVIIe siècle, le théâtre classique qui règne en maître : il convient donc d'en expliquer les règles et les sources d'inspiration. Enfin, l'auteur s'atèle à analyser la pièce de théâtre en profondeur. Ce sont tout d'abord ses personnages principaux qui sont étudiés, Phèdre, Hippolyte et Thésée, puis les thématiques centrales du livre : l'amour tragique, les dieux et la destinée, les liens du sang et, enfin, le pouvoir. Avant de se pencher sur l'incroyable postérité de cette œuvre, l'auteure s'attache encore à en décrire la structure et le style.
Profil Littéraire propose des analyses approfondies faisant le tour complet des plus grandes œuvres de la littérature. Notre objectif est de permettre à nos lecteurs d'aller plus loin dans leur expérience de lecture et leur offrir ainsi un nouveau regard sur l'oeuvre concernée. Nos "profils littéraires" sont conçus par des professeurs triés sur le volet et révisés par un comité éditorial constitué de professionnels de la littérature.
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Seitenzahl: 50
Veröffentlichungsjahr: 2015
Né en 1639 à La Ferté-Milon (Picardie, France).
Mort en 1699 à Paris.
Quelques-unes de ses œuvres
:
Andromaque
(tragédie, 1667)
Britannicus
(tragédie, 1669)
Bérénice
(tragédie, 1670)
Iphigénie
(tragédie, 1674)
Orphelin alors qu’il n’a que quatre ans, Jean Racine est confié à ses grands-parents. Il reçoit une formation religieuse et littéraire à Port-Royal, où règne le jansénisme, un mouvement intellectuel et religieux dans lequel il baigne de près ou de loin durant toute sa vie. Il commence sa carrière d’écrivain assez tôt, écrit des poèmes et des tragédies, dont la première est jouée par la troupe de Molière (1622-1673). Grâce à ce premier succès, il reçoit le soutien du Roi-Soleil (1638-1715). Il joue ensuite ses sept grandes tragédies : Andromaque, Britannicus, Bérénice, Bajazet (1672), Mithridate (1673), Iphigénie, et enfin Phèdre (1677). C’est avec cette dernière qu’il connaît l’apogée de sa carrière. Après être entré à l’Académie française et avoir reçu une importante gratification royale, il devient historiographe du roi.
Aujourd’hui encore, Racine est considéré comme l’un des plus éminents représentants de la tragédie classique. Ses deux rivaux sont Corneille (1606-1684) et Molière. En 1689 et 1691, il fait ses adieux au théâtre avec ses deux ultimes pièces, Esther et Athalie, deux tragédies bibliques. Racine est également l’auteur d’une comédie, Les Plaideurs, rédigée en 1668, ainsi que de cantiques liturgiques et d’une histoire de Port-Royal, qui occuperont la fin de sa vie.
Genre :
tragédie en cinq actes et en vers.
Première représentation :
Phèdre
est joué pour la première fois en 1677.
Édition de référence :
Phèdre
, Paris, Gallimard, coll. « Folio théâtre », 1995, 157 p.
Personnages principaux :
Phèdre, héroïne de la pièce.
Hippolyte, beau-fils de Phèdre.
Thésée, époux de Phèdre et roi d’Athènes.
Thématiques principales :
la mythologie, l’amour tragique, les dieux et la destinée, les liens du sang, le pouvoir.
La pièce a été jouée pour la première fois à Paris le 1er janvier 1677. À l’origine, l’œuvre s’intitulait Phèdre et Hippolyte. Racine ne choisit le titre définitif qu’à partir de la deuxième édition, soit en 1687, décidant par là même de centrer sa tragédie sur le destin de Phèdre, seule. Il édite une troisième et dernière version de son vivant, en 1697, pour y apporter quelques petites modifications, des changements mineurs portant sur l’orthographe et le vocabulaire.
Racine n’est pas le seul à s’être inspiré de ce mythe antique puisqu’au même moment, Jacques Pradon (dramaturge français, 1632-1698) proposait lui aussi une pièce nommée Phèdre et Hippolyte, dans un théâtre concurrent. Il a d’ailleurs fallu quelque temps avant que la critique ne remarque le génie du travail racinien.
Aujourd’hui, la pièce est considérée comme la quintessence même de la tragédie classique française, parfaite dans ses vers et dans la description que Racine donne des passions humaines. Elle est donc très largement étudiée et connaît de nombreuses adaptions, preuve en est de la richesse exceptionnelle de l’œuvre.
Portrait de Jean Racine.
Jean Racine est né en 1639 à La Ferté-Milon, en Picardie, dans le Nord de la France. Sa mère décède alors qu’il n’a que deux ans et son père alors qu’il n’en a que quatre. Orphelin, il est confié, avec sa sœur, à leurs grands-parents. Il est éduqué à l’abbaye de Port-Royal, haut-lieu du jansénisme, où il reçoit une éducation religieuse et littéraire.
LE JANSÉNISME ET RACINE
Le jansénisme est une doctrine qui place au centre de tout la grâce divine et la prédestination. Selon les jansénistes, chaque homme reçoit ou non la grâce de Dieu avant sa naissance, et est prédestiné à vivre sa vie d’une certaine manière. Même si Racine s’est détaché de ce mouvement au cours de son existence pour finalement y revenir avant de mourir, cette éducation a eu beaucoup d’influence sur son œuvre.
Vers 1660, Racine commence à écrire des poèmes qui sont remarqués par le monde littéraire. En 1663, il crée sa première tragédie, La Thébaïde, qui est représentée par la troupe de Molière au Palais-Royal. C’est surtout avec sa deuxième tragédie, Alexandre le Grand, qu’il connaît le succès. La pièce est une nouvelle fois jouée par la troupe de Molière, mais, jugeant le jeu des acteurs peu satisfaisant, Racine les congédie et demande à la troupe rivale de jouer sa pièce. Molière accepte difficilement ce choix, et les deux hommes se brouillent.
De 1667 à 1677, Racine rédige ses sept plus grandes tragédies ainsi qu’une comédie. Ces pièces contribuent l’une après l’autre à asseoir la réputation de l’auteur qui gagne en notoriété. Il termine ce cycle de sept pièces tragiques avec Phèdre en 1677. Racine est alors au sommet de sa gloire : non seulement il est nommé à l’Académie française en 1675, mais, deux ans plus tard, il devient, avec Nicolas Boileau (1636-1711), historiographe officiel du roi Louis XIV.
Cette période se révèle également faste sur le plan personnel puisqu’il se marie avec Catherine de Romanet (1652-1732), dont il aura sept enfants. Ce mariage suit deux longues relations qu’il a entretenues avec deux de ses comédiennes : la Du Parc, de son vrai nom Thérèse de Gorle (1633-1668), puis la Champmeslé, de son vrai nom Marie Desmares (1642-1698), cette dernière étant l’interprète de Phèdre.
Après Phèdre, Racine se consacre à sa nouvelle fonction pendant plus de 20 ans, et n’écrit plus que pour relater les prouesses du roi. Ce n’est qu’en 1689, puis en 1691, qu’il revient au théâtre. C’est ainsi que naîtront Esther et Athalie, deux tragédies bibliques composées à la demande de Mme de Maintenon (1635-1719), la seconde épouse de Louis XIV.
Racine décède le 21 avril 1699 et est enterré à Port-Royal. Après la destruction de l’abbaye, ses cendres sont transportées à l’église Saint-Étienne-du-Mont.
