Pourquoi tout ça ? - Paule Pilard - E-Book

Pourquoi tout ça ? E-Book

Paule Pilard

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Beschreibung

Histoire d'une petite fille martyrisée, victime des pires persécutions de la part d'une mère tyrannique et violente. Un longue thérapie sera nécessaire pour que l'enfant du placard affronte ses détresses enfantines et échappe enfin à son bourreau. Pour vaincre ses angoisses et ses carences affectives, un long chemin de reconstruction psychologique la mènera au bout de ce parcours émotionnel.

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Seitenzahl: 68

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Illustrations de couverture : Paule Pilard

A Madame Dominique Brunet

Psychologue

Elle m’a appris à vivre.

TABLE DES MATIERES

AVANT-PROPOS

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

Chapitre 15

Chapitre16

Chapitre 17

Chapitre 18

Chapitre 19

Chapitre 20

Chapitre 21

Chapitre 22

Chapitre 23

Chapitre 24

Chapitre 25

Chapitre 26

Chapitre 27

Chapitre 28

Chapitre 29

Chapitre 30

Chapitre 31

Chapitre 32

Chapitre 33

Chapitre 34

Chapitre 35

Chapitre 36

Chapitre 37

Chapitre 38

Chapitre 39

Chapitre 40

Chapitre 41

Chapitre 42

Lettre de Madame Dominique Brunet

AVANT-PROPOS

Je vais d’abord me présenter.

Je m’appelle Paule

Née le 6 août 1947.

Sous une chaleur écrasante.

Je ne sais pas combien je pèse ni si je vais bien.

Je ne sais pas ceci, et je ne le saurai jamais.

Ce que je sais ? Peu. J’ai été amnésique pendant 68 ans.

Je vous fournirai les détails à mesure que mes souvenirs s’éveilleront.

Tristesse, violence, enfance sans amour sont le quotidien de ma misère et sont enfermées dans mon cerveau.

Toute ma vie a été faite d’embûches, mais une psychologue va m’apporter un soutien exceptionnel et donner enfin un sens à ma vie et me faire accepter mon passé.

Avec elle, je pars à la découverte des faces cachées de ma mémoire.

Venez je vous y emmène, mais accrochez-vous, c’est assez dur.

Cet ouvrage lui est dédié

CHAPITRE 1

Ma naissance

Je commence par le début. Evidemment !

Je ne suis pas un bébé comme les autres. Je ne pousse pas de cris.

Pendant six ans, je suis muette, je ne parle pas, je ne sais pas pourquoi.

Je vais essayer d’expliquer l’origine de mon état.

Ma génitrice (je ne peux que l’appeler de cette façon), portait deux enfants en elle.

Un garçon et une fille, enfants qu’elle ne désirait pas.

J’avais donc un jumeau, d’où le manque que j’ai toujours en moi…

Notre père m’expliquera un jour que sa femme a tout fait pour nous perdre, mais je me suis accrochée ! Hélas, mon frère était plus faible, il n’a pas résisté et il me quittera. Il se serait appelé Philippe pour que nous ayons les mêmes initiales.

Je suis prématurée de 2 mois. Il a fallu retirer l’enfant mort pour sauver la mère et le second bébé : moi.

Mais avant de vous confier la suite, je vous présente ma famille.

J’ai quatre frères, je connais leurs prénoms mais pas leurs dates de naissance. Nous sommes tous nés à un an d’intervalle.

Notre père ne nous abandonnera jamais, il venait nous voir quand il le pouvait et nous réunissait le dimanche pour un repas au restaurant.

Il nous prenait chacun notre tour dans nos familles d’accueil.

J’avais une dizaine d’années quand je le vois revenir dans ma vie de nouveau.

CHAPITRE 2

Ma nouvelle famille

J’entre dans cette famille à l’âge 5 ans ½.

Je viens de passer plus d’une année entre l’hôpital et la DDASS, qui à l’époque, s’appelle AP (assistance publique).

Et je ne parle toujours pas…

Je suis une enfant qui ne sait pas jouer, j’observe avec méfiance les adultes autour de moi, je communique par le regard, les traits du visage, les expressions et la gestuelle.

Je suis une petite fille qui ne sourit jamais.

Petit à petit, je vais apprendre à m’amuser avec des enfants comme moi, avec lesquels je suis plus à l’aise et moins dans la peur.

Je suis de santé fragile, à maintes reprises dans mon existence je vais frôler la mort qui ne veut pas de moi. Je vais toujours me relever.

Je suis suicidaire, je m’autodétruis par des entailles sur les bras avec des objets tranchants. Ceci a cessé depuis mes visites auprès de ma thérapeute, femme que je vais souvent évoquer dans cet ouvrage.

CHAPITRE 3

MON ARRIVEE DANS MA NOUVELLE FAMILLE

Des inconnus viennent me chercher à Versailles, direction l’Essonne.

Deux heures de route en voiture, je suis surprise, c’est la toute première fois que je monte dans une automobile !

Je découvre la nature, l’herbe, les champs… Du jamais vu ! Emerveillement pour moi…

Je trouve bizarre de changer de parents, je ne comprends pas vraiment, mais ceci est peut-être normal.

Toujours sur la défensive, je ne laisse pas qui que ce soit me prendre dans ses bras, je pique des colères, de peur.

Même à ce jour, bien des décennies plus tard, je crains les personnes que je ne connais pas, je ne supporte pas l’emprise de l’enlacement, je ne suis pas tactile.

J’arrive dans ma nouvelle demeure, je suis apeurée par ces étrangers qui m’attendent devant la porte.

Ils sont informés de mes problèmes de langage, mais ignorent que je suis anorexique. Je pèse treize kilos et suis hyperactive.

J’ai peur d’autrui, un petit côté autiste léger dû à la maltraitance.

J’arrive donc dans cette nouvelle famille et suis complètement perdue. Personne ne peut m’approcher.

Comme un petit animal apeuré, je vais me réfugier dans un recoin, derrière une cheminée, recroquevillée sur moi-même.

Mes nouveaux parents ne me brusquent pas, sans doute avertis par la DDASS de mon passé effrayant.

Une femme s’approche de moi avec douceur, je ne ressens aucune agressivité de sa part.

Ma future grand-mère !

Elle me parle calmement d’une voix agréable et si douce à entendre.

Petit à petit, je vais m’attacher à elle. Elle a réussi à briser la barrière de la méfiance.

Et un enfant a besoin de donner de l’amour…

CHAPITRE 4

Grand-mère Eugénie

J’aimais énormément grand-mère Eugénie !

Elle m’a appris à sourire et jouer comme les autres enfants.

J’adorais aller manger chez elle en sortant de l’école. Je mange peu mais je suis si bien chez elle.

Je l’ai vraiment beaucoup aimée !

Je vais vous raconter quelque chose.

J’adorais aller au jardin avec elle, nous nous occupions des poules, des lapins, des chats…

Un jour elle me demande ce que je fais avec une rose je dépapillotais tous les pauvres pétales…

— Je cherche un bébé fille, tu n’as pas de choux pour que je cherche un garçon !

Et oui, on m’avait fait croire à ces sornettes, et je désirais m’en assurer.

Enorme crise de rigolade, et grand-mère m’a expliqué bien des choses…

Le rosier était tristounet, j’avais écartelé toutes les fleurs !

On ne m’a pas grondée et je n’ai jamais recommencé.

Ensuite, direction le goûter, grand-mère me faisait avaler ce qu’elle pouvait, disant que c’était déjà ça dans mon ventre !

Pépé et Mémé habitaient dans un joli et grand pavillon.

Il existe toujours, mais je me refuse à passer devant.

CHAPITRE 5

LE MIRACLE : JE PARLE !

Après quelques mois dans ma nouvelle famille dans laquelle je me sentais si bien, je ne souffrais plus.

Je suis régulièrement suivie par des psychologues et psychiatres pour enfants.

Ils prenaient des gants pour m’approcher mais ne me touchaient pas.

Je vais avoir six ans en août 1953, et le personnel médical s’inquiète pour mon année scolaire. Je ne suis jamais allée en maternelle.

Gros problème, je ne parle toujours pas et me refugie dans le silence, je m’y sens bien. J’arrive à me faire comprendre à ma manière.

Mais si je ne parle pas, je ne peux entrer à l’école !

Par miracle, un des psychologues qui me suivaient, me parle de mes frères. Je ne réagis pas. Il prononce leurs prénoms, je tressaille quand j’entends celui de Jacques. Nous sommes nés à dix mois d’écart.

Ce médecin va partir à la recherche de ce frère, et prendre contact avec sa famille d’accueil.

Un jour, lors d’une séance avec lui, mon frère est présent. Pas de réaction de ma part.

Jacques me dit :

— Paule

— Jacques

A la grande surprise et sans doute au grand bonheur de chacun, la parole m’est venue, je parle !

Bien sûr je ne vais pas faire de grands discours, mais je sais parler. La rééducation fera le reste.