Titien, le maître de la couleur - Céline Muller - E-Book

Titien, le maître de la couleur E-Book

Céline Muller

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Beschreibung

Décryptez l'art de Titien en moins d'une heure !
Chef de file de la peinture vénitienne au XVIe siècle, Titien participe au rayonnement culturel de la cité des Doges. Mais sa renommée dépasse largement ce cadre : les plus grands de toute l'Europe se pressent pour commander une œuvre à ce portraitiste de génie. Il est également admiré de ses pairs pour ses représentations religieuses et mythologiques dans lesquelles la couleur et ses contrastes règnent en maîtres.

Ce livre vous permettra d'en savoir plus sur :
- Le contexte politique et culturel dans lequel évolue Titien
- La vie de l'artiste et son parcours
- Les caractéristiques et spécificités de son art
- Une sélection d'œuvres-clés de Titien
- Son impact dans l’histoire de l'art

Le mot de l'éditeur :
« Dans ce numéro de la série "50MINUTES | Artistes", Céline Muller aborde à la fois le siècle, la vie et l'œuvre de l'un des plus grands peintres du Cinquecento : Tiziano Vecellio, dit Titien. Après un rappel de son parcours, l'auteure se penche sur ce qui fait l'originalité de l'artiste : un savant mélange entre influence antique, liberté des couleurs, jeux sur les contrastes... Mais le principal intérêt de ce numéro réside dans l'analyse minutieuse de quelques-uns des chefs-d'œuvre de Titien, notamment La Vierge au lapin, La Vénus d'Urbino ou le Portrait équestre de Charles Quint à Mühlberg. »
Stéphanie Felten

À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Artistes
La série « Artistes » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante artistes qui ont profondément marqué l’histoire de l’art, du Moyen Âge à nos jours. Chaque livre a été conçu à la fois pour les passionnés d’art et pour les amateurs curieux d’en savoir davantage en peu de temps. Nos auteurs analysent avec précision les œuvres des plus grands artistes tout en laissant place à toutes les interprétations.

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EPUB

Seitenzahl: 32

Veröffentlichungsjahr: 2015

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TITIEN

Nom ? Tiziano Vecellio, Tiziano Vecelli ou Tiziano da Cador, appelé « Titien » ou « le Titien ».

Naissance ? Né vers 1488 à Pieve di Cadore (Italie).

Mort ? Décédé le 27 août 1576 à Venise.

Contexte ? Titien est considéré comme l’un des plus grands portraitistes du Cinquecento et appartient à l’école vénitienne, qui valorise la couleur.

Œuvres majeures ?

L’Assomption de la Vierge (1516-1518)

La Vierge au lapin (1525-1530)

La Vénus d’Urbino (1538)

Danaé (vers 1545)

Portrait équestre de Charles Quint à Mühlberg (vers 1547)

Le Supplice de Marsyas (1575-1576)

Pietà (1576)

Déjà de son vivant, Titien suscitait l’admiration de ses pairs, mais également de tous les puissants d’Europe. Giorgio Vasari (1511-1574), l’auteur des Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes (1550 et 1568) dit qu’« il n’y eut pas un seul seigneur de renom, ni un prince ni une grande dame dont Titien, en excellent spécialiste, ne fixât les traits ». En effet, s’il peint de nombreuses toiles religieuses ou mythologiques, c’est surtout dans ses portraits que son talent s’illustre le mieux. Contemporain de Michel-Ange (1475-1564) et Raphaël (1483-1520) et associé à l’école vénitienne, il participe, grâce à son art, au renouveau culturel du Cinquecento.

Si son enfance et le début de sa formation sont mal documentés, on retrouve cependant vite sa trace dans l’atelier de Giovanni Bellini (vers 1433-1516), qui passe pour être le peintre le plus habile de son époque, ainsi que dans l’entourage du non moins célèbre Giorgione (vers 1477-1510). S’inspirant du style de ces deux maîtres, il crée sa propre voie : associant l’influence antique à la liberté des couleurs vénitiennes, il s’affranchit des contraintes imposées par la ligne et le dessin en jouant sur les contrastes, les reflets et les brumes dans lesquels il dissout ses formes. Ces caractéristiques sont particulièrement visibles dans ses dernières œuvres, où les traits se confondent pour ne plus laisser apparaître que des taches de couleur. La touche devient alors plus visible et ouvre la porte aux innovations les plus variées, du Corrège (vers 1489-1534) à Henri Matisse (1869-1954), en passant par le Tintoret (1518-1594) ou encore Pierre Paul Rubens (1577-1640).

CONTEXTE

L’ITALIE DU CINQUECENTO

Le XVIe siècle ou Cinquecento est marqué par l’apogée du mouvement renaissant. Si la première Renaissance recouvre tout le XVe siècle et s’établit au départ de l’Italie vers l’Espagne, l’Europe du Nord et l’Allemagne, au XVIe siècle, la seconde Renaissance ou haute Renaissance conquiert quant à elle l’ensemble de l’Europe. De manière générale, ce mouvement se caractérise principalement par un retour à l’Antiquité à travers la redécouverte de la littérature et des arts gréco-romains, et par l’émergence d’une nouvelle conception du monde liée aux grandes découvertes et à l’apparition de l’humanisme – un courant intellectuel qui place l’homme au centre de ses préoccupations. Dans le domaine des arts, les artistes de la haute Renaissance atteignent un niveau d’excellence inégalé jusqu’alors, grâce à la parfaite maîtrise des principes développés au siècle précédent : la représentation du corps et de l’espace, suivant les règles de la perspective, est si réaliste que les artistes des générations suivantes ne tenteront même pas de rivaliser avec leurs modèles.

Cependant, si, sur le plan culturel, l’Italie profite d’un rayonnement sans précédent, sa situation politique est particulièrement fragile. À vrai dire, on ne peut pas encore parler à cette époque d’une nation italienne, mais plutôt d’une multitude de cités-États (Gênes, Pise, Venise, Florence, Milan, Naples, etc.) souvent rivales. De leur côté, les pays voisins sont unifiés par un pouvoir central fort, ce qui déséquilibre les rapports de force entre les villes italiennes et leurs assaillants, notamment les Français. En 1494,