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Décryptez l
’art de Giotto en moins d
’une heure !
Célébré par Dante comme une figure incontournable de l'art du
trecento, Giotto est en quelque sorte le prophète de la Renaissance italienne. Rompant avec la tradition byzantine et son art conventionnel, il confère à ses personnages des traits plus humains et les fait évoluer dans des paysages et des architectures complexes novatrices pour l'époque. Son impact sur ses contemporains est immense et n'a d'égal que le prestige dont il est entouré dès son vivant.
Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :
- Le contexte culturel dans lequel Giotto s’inscrit
- La vie du peintre et son parcours
- Les caractéristiques et spécificités de son art
- Une sélection d’œuvres-clés de Giotto
- L’impact de l’artiste dans l’histoire de l’art
Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la série "50MINUTES | Artistes", Céline Muller nous propose une véritable porte d'entrée dans l'art de la Renaissance italienne. Après un tour d'horizon des spécificités de la peinture de Giotto, l’auteure analyse quelques réalisations emblématiques de l'artiste, comme
La Vierge d’Ognissanti ou le
Triptyque Stefaneschi. On y retrouve déjà, en filigrane, les principaux ingrédients qui feront le succès de la peinture de la Renaissance : le réalisme, l'humanisation des personnages ou encore des décors plus élaborés. »
Stéphanie Felten
À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Artistes
La série « Artistes » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante artistes qui ont profondément marqué l’histoire de l’art, du Moyen Âge à nos jours. Chaque livre a été conçu à la fois pour les passionnés d’art et pour les amateurs curieux d’en savoir davantage en peu de temps. Nos auteurs analysent avec précision les œuvres des plus grands artistes tout en laissant place à toutes les interprétations.
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Seitenzahl: 31
Veröffentlichungsjahr: 2014
Nom ? Ambrogiotto di Bondone ou Giotto di Bondone.
Naissance ? Né en 1266 ou 1267 à Vespignano ou Romignano (Italie).
Mort ? Décédé le 8 janvier 1337 à Florence.
Contexte ? À la fois peintre, sculpteur et architecte, Giotto s’illustre en tant que rénovateur de la peinture occidentale. C’est à partir de son œuvre que s’initie la première Renaissance, qui apparaît au XIVe siècle en Italie. De plus, sa nouvelle vision du monde, qui place l’homme au centre de l’univers, jette les bases du courant humaniste.
Œuvres majeures ?
Les fresques de la basilique Saint-François d’Assise (vers 1300)
La Vierge d’Ognissanti (1300-1303)
Les fresques de l’église de l’Arena de Padoue (1303-1306)
Le Crucifix de l’église Santa Maria Novella de Florence (1315)
Triptyque Stefaneschi (1315-1320)
Polyptyque Peruzzi (1318-1322)
Giotto est sans conteste l’une des personnalités majeures du trecento, le XIVe siècle italien. Admirée par ses contemporains, son œuvre a un impact extraordinaire sur les mentalités et les productions artistiques de l’époque. Dans un contexte marqué par la rivalité entre cités-États, les œuvres d’art deviennent à la fois un motif d’orgueil pour les habitants et un enjeu politique, servant la propagande des puissants qui ont à cœur de faire de leur ville la plus prestigieuse de la péninsule italienne.
La Toscane, et plus particulièrement Florence, constitue le berceau de la Renaissance. La cité florentine, immense chantier artistique en constante activité, domine les autres villes sur tous les plans – sculpture, peinture et architecture –, tant sa production est abondante, et voit en outre naître de multiples innovations techniques. De nombreux artistes florentins, tels que Cennino Cennini (vers 1370-1440) ou Lorenzo Ghiberti (1378-1455) assortissent leur travail d’une réflexion théorique jusque-là inédite. Aujourd’hui encore, l’idée que l’histoire de l’art italien (et même européen) s’est développée à partir de Florence et en fonction d’elle est fermement ancrée dans les esprits.
Grâce à son observation minutieuse de la nature, Giotto opère une rupture, déjà décisive pour ses contemporains, par rapport à la tradition byzantine, qui se limite à la représentation d’archétypes conventionnels. Le célèbre poète florentin Dante Alighieri (1265-1321) chante ses louanges dans le chant XI de sa Divine Comédie : « Cimabue se croyait le maître de la peinture, mais aujourd’hui Giotto, en vogue, obscurcit sa renommée. » Son prestige est tel qu’il crée de nombreux émules, les « giottesques », disséminés dans des écoles locales comme celles de Rimini ou de Naples et travaillant à la manière du maître.
Si l’Italie a toujours eu un rôle prépondérant dans l’évolution des arts, de la fin du XIIIe siècle au XVIe siècle, elle domine véritablement la scène artistique internationale. En effet, c’est en son sein, et plus particulièrement en Toscane et en Ombrie, que s’amorcent les prémices de la Renaissance, dès le début du XIVe siècle.
À cette époque, l’Italie se compose d’une multitude de cités-États plus ou moins rivales, tant sur le plan économique que culturel. Les plus célèbres d’entre elles sont Gênes, Pise et surtout Venise, qui constituent, en raison de leur position stratégique, les principales puissances maritimes européennes. En cette période de croisades, elles sont un passage quasi obligé pour transiter jusqu’en Terre sainte. À côté des cités de moyenne importance que sont le duché de Milan et le royaume de Naples, Florence possède dès le XIVe
