Victoires de la volonté - Ali Nazi - E-Book

Victoires de la volonté E-Book

Ali Nazi

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Beschreibung

Né dans une famille d’éleveurs de chevaux, à deux ans, Loïc est diagnostiqué bègue mais non sévèrement atteint. Sa famille mobilise alors tous les moyens pour sa prise en charge médicale. Malgré son jeune âge, il fait preuve d’une volonté farouche, surtout au contact des chevaux, qui impacteront le cours de sa vie d’une manière bien singulière…




À PROPOS DE L'AUTEUR




Professeur de lettres françaises de formation, Ali Nazi a toujours rêvé de contribuer à l’enrichissement de la culture universelle. Par ailleurs, il est l’auteur de plusieurs livres dont Pérégrinations de l'esprit.

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Seitenzahl: 168

Veröffentlichungsjahr: 2023

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Ali Nazi

Victoires de la volonté

Roman

© Lys Bleu Éditions – Ali Nazi

ISBN : 979-10-422-0432-7

Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, sous réserve du nom de l’auteur et de la source, que les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information, toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (article L.122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

Luc et sa femme Lucette habitent Alès, une charmante ville, au nord du département du Gard. Elle est la capitale du piémont Cévenol. Une localité jalouse de sa culture et de ses traditions.

Elle porte encore beaucoup de vestiges gallo-romains. C’est un territoire chargé de symboles et qui ravit les visiteurs par ses multiples facettes.

L’un était comptable, l’autre assistante de direction dans la même entreprise de matériaux de construction et de bâtiment.

Ils ont une situation socio-professionnelle stable et leur couple est des plus épanouis.

Ils rendent régulièrement visite à leur famille respective habitant pour Luc, Nîmes et pour Lucette, Privas, dans l’Ardèche.

De la sorte, ils gardent un contact étroit avec leurs proches et participent à la consolidation de l’unité et de la fraternité au sein de leur communauté.

Un lien fort unit les deux familles qui se retrouvent à chaque occasion importante pour partager le bonheur ou le malheur, ensemble.

Les parents de Luc possèdent un haras à Marvejols. C’est dans cet envoûtant village de Lozère, aux portes de L’Aubrac, au sud-ouest de l’Occitanie, qu’ils mènent une vie paisible et bien rangée.

Ils élèvent des chevaux, des poneys et en sélectionnent les meilleurs qu’ils vendent pour les courses, les compétitions et les activités de loisirs.

Leur vie est rythmée par un sens de recherche, de sélection et de choix toujours orienté vers le meilleur produit possible.

Ils réalisent un tel travail en continuité de celui effectué depuis des générations que leur haras est parvenu à avoir un rayonnement régional et une renommée locale malgré une gestion à la méthode ancienne.

À leur époque, la gestion se faisait dans des registres, au stylo. Presque tout est consigné à la main. La sélection de juments et d’étalons pour réaliser des croisements se faisait généralement à l’œil avisé.

L’expérience et le feeling jouaient beaucoup dans la réussite finale.

La communication était basée sur le bouche-à-oreille et les affiches, dans les lieux de rencontres : cafés, brasseries, épiceries et places publiques, quand c’est autorisé.

Théophile et Lorette, les parents de Luc, sont des personnes passionnées du travail qu’ils ont hérité de leurs parents. Ils adorent leur métier et l’exercent avec cœur.

L’élevage et la promotion du cheval représentent, pour eux, un projet ancestral que la succession de générations a eu en point de mire.

L’objectif fixé a été de sensibiliser les gens sur l’importance du cheval et les bienfaits qu’il induit dans son contact sur les personnes, notamment malades.

L’activité est ainsi centrée particulièrement sur la valorisation de cet animal fascinant, superbement mis au service de l’humain, qui doit s’employer à le respecter.

Ils mettent avec enthousiasme, toute leur énergie, leur savoir-faire et leur volonté pour maintenir à un haut niveau le produit de leur héritage.

Ils sont épanouis dans le métier qu’ils exercent et dans lequel ils trouvent autant de joie que de plaisir au quotidien.

Il représente désormais un patrimoine hérité dont la transmission est devenue un devoir.

Chaque génération s’efforce de prendre le relais et d’apporter une touche particulière à l’exploitation, dans le souci de faire encore mieux.

Il y a toujours eu un repreneur et à chaque étape, des améliorations, des réajustements et des investissements sont apportés pour moderniser son fonctionnement.

C’est à chaque fois avec joie et honneur que l’activité est prise en main. Le travail a, en toute circonstance, été fondé sur la solidarité et l’entraide.

Cet état d’esprit a été inculqué aux plus jeunes afin d’implanter en eux, ces valeurs qui permettent de venir à bout des difficultés de parcours, sans se décourager et sans abandonner son entreprise.

Théophile et Lorette, héritant du bien, se sont juré de donner le meilleur d’eux-mêmes pour pérenniser l’activité en le couvant jalousement.

Ils ne ménagent aucun effort pour se surpasser afin d’entretenir les locaux, soigner les bêtes, sélectionner les meilleures, les acheminer à leurs acquéreurs et veiller à la bonne gestion de leur petite entreprise.

Ils ne comptent pas leurs heures de travail. Ils se démènent comme de beaux diables, infatigables et toujours animés d’une grande volonté d’aller de l’avant.

Le couple s’occupe en effet du haras, avec amour et un plaisir qui les fait rayonner, chaque jour. L’ambiance dans le travail est toujours détendue, dans la bonne humeur et l’entraide.

C’est naturellement qu’ils progressent vers les objectifs fixés, avec foi et conviction, sans être saisis de doute ni d’hésitation, sur la voie tracée.

Ils sont convaincus et sûrs de leurs capacités. Ils sont animés d’une immense volonté. Ils sont surtout décidés à faire honneur à leurs prédécesseurs qui ont œuvré durement aussi.

Ils comptent donc s’acquitter au mieux de la délicate mission en reprenant le flambeau. Ils s’efforcent avec envie et conviction à insuffler à leur entreprise familiale davantage de nouveau sang, chaque année.

Mais, un beau matin, Lorette fait une chute en nettoyant les box et se casse le col du fémur. Elle est rapidement évacuée vers l’hôpital le plus proche.

Elle est bien prise en charge durant les soins mais elle a du mal à guérir en rechutant à maintes reprises.

Souffrante durant des années, car elle n’arrive pas à récupérer et à se rétablir, elle meurt et laisse son mari esseulé et désespéré par sa perte.

Sa disparition a affecté énormément la famille dont elle représente un élément important. En effet, elle était le bras droit de Théophile, toujours à ses côtés pour appuyer ses décisions et le soutenir.

Elle l’a toujours épaulé et encouragé. Elle est devenue, en quelque sorte, sa conseillère et sa confidente.

Sa présence à ses côtés le propulsait toujours vers l’avant et lui apportait une énergie et un bonheur, sans cesse renouvelés.

Il était très attaché à elle et a eu beaucoup de mal à reprendre une vie normale après son décès inattendu. Il l’a perdue tragiquement et à un moment crucial de sa vie.

Il était pendant longtemps bouleversé et complètement peiné. Il s’est retrouvé après cette disparition, désorienté et complètement bouleversé.

Il n’arrive plus à s’occuper comme naguère des travaux et de la gestion du haras. Son ardeur et son enthousiasme ont visiblement été altérés.

Il a toujours l’esprit préoccupé quant à la suite de sa vie à finir sans sa femme disparue. Il n’arrive pas à faire le deuil en dépit du soutien indéfectible de sa famille.

Il a dû même songer quelquefois, avec un pincement au cœur, à vendre le bien, n’étant plus en mesure de remplir convenablement les tâches essentielles de maintenance.

Il en parle alors à son fils Luc de son état et de son intention pour éviter de voir décliner l’activité ancestrale.

Théophile est un homme qui a toujours privilégié la concertation avant de trancher définitivement une question. Par cette méthode pleine de sagesse, il parvient à éviter de commettre des erreurs d’appréciation qui peuvent occasionner des pertes par une gestion monopolisée.

Il est sincère dans ses propos et franc dans son intention, avec son fils et sa belle fille qui ont toujours été à son écoute.

Luc connaît bien l’importance que revêt le haras aux yeux de ses parents. Il décide de le rassurer, de lui promettre de reprendre le flambeau et de tout donner afin de le maintenir toujours au plus haut niveau.

Il parle alors à sa femme Lucette de son projet. Après une analyse de la situation, tenant compte de la délicate décision à prendre, ils sont tombés tous les deux d’accord pour reprendre l’activité du haras à l’unanimité et sans regret.

Elle a spontanément senti la nécessité d’adhérer au projet de reprise afin de soulager son beau-père dont la physionomie révèle de la fatigue mais aussi d’énormes espoirs, fondés sur eux.

Il a de grandes attentes de reprise de la part de son fils Luc. Le fils unique, tant chéri et symbole d’avenir.

En son for intérieur, elle est convaincue que son implication avec son mari dans la continuité d’exploitation du haras est la meilleure décision possible à prendre.

Il est vrai que Théophile qui l’a toujours considérée comme sa véritable fille, se retrouvant dans cette pénible situation après la mort de sa femme Lorette, mérite ce moindre sacrifice, à ses yeux.

Elle n’a donc pas hésité un seul instant à accepter, avec un grand enthousiasme, l’exaltante et combien excitante mission.

Ils décident ensemble de quitter leur emploi, de déménager vers l’habitation du père de Luc pour lui signifier que la relève est là et qu’il n’a aucun souci à se faire sur l’avenir du haras.

— Tu n’as rien à craindre, papa, lui ont-ils indiqué d’une seule voix. Nous sommes là, entièrement dévoués à toi et au haras qui est désormais notre principale préoccupation.

Nos manches sont désormais bien retroussées. Nous ferons l’impossible pour que l’activité de ce patrimoine continue et se développe. Nous sommes impliqués et déterminés à mener la barque à bon port. Tu peux compter sans souci, sur nous.

— Je peux maintenant mourir en paix, délivré de ma peine et rassuré de vous voir résolument décidés à pérenniser l’activité, leur répond-il, une larme de joie à l’œil. Un large sourire emplit son visage.

Il semble retrouver enfin sa vraie sérénité intérieure qui commençait à lui manquer cruellement en pensant sans cesse à l’avenir du haras et au sien, sans lui.

Maintenant, il retrouve vraiment son équilibre et une quiétude tant espérée. Il peut compter sur sa base familiale fidèle à la ligne des aïeux.

Il comprend qu’il peut compter sur son fils pour assurer la continuité de l’activité.

Il sent, en son for intérieur, qu’il a la capacité de veiller sur son bien précieux qu’il va mettre, en confiance, entre ses mains.

Le déménagement de Luc et de sa femme Lucette d’Alès vers Marvejols est rapidement réalisé. Lucette a mobilisé ses frères pour apporter une aide dans le transport de matériel. Leur apport a été déterminant car l’opération de déménagement est réalisée dans un temps record et sans accroc. L’installation du couple s’est ainsi bien déroulée. L’emménagement avec Théophile a beaucoup égayé l’atmosphère. Cela a envoyé plus de motivation et d’ondes positives, en chacun.

Sur les conseils de son père, Luc réussit à assurer avec efficacité la continuité du travail en dépit de son manque d’expérience dans le domaine.

La grande volonté affichée et son désir de soulager son père de cette pénible préoccupation lui procurent une immense motivation et un grand plaisir à se lancer, au plus vite dans la reprise du haras et avec efficacité.

Il est bien épaulé, faut-il le souligner, par Lucette qui n’éprouve aucun regret d’avoir quitté son emploi administratif.

Elle est heureuse de garder un lien fort entre son mari et son père qui n’a pas été déçu. Elle a joint ses efforts et sa détermination à ce grand projet.

Cela a été énormément apprécié par Luc et surtout par son père Théophile, convaincu et très rassuré.

Elle veut surtout témoigner toute l’affection qu’elle compte apporter pour la consolidation des relations au sein de la famille qui revêt une importance capitale à ses yeux. « quand la famille est unie et quand elle est bien réunie aussi, tout ce qui est entrepris est généralement réussi », ne cesse-t-elle de dire pour se donner davantage d’atouts et d’espoirs.

Elle met donc toute son expérience au service de ce bien mis entre ses mains pour la meilleure gestion possible.

Les chevaux sont soignés avec méthode, nourris, sélectionnés et dressés par le personnel dévoué qui bénéficie pour cela d’une bonne rémunération et de beaucoup de considération.

Les locaux sont entretenus et adaptés et l’affaire devient de plus en plus florissante.

Au bout d’une année seulement, les revenus ont été doublés et des travaux d’extension et de modernisation sont lancés en vue de promouvoir encore davantage le haras.

La qualité de leur accueil, le respect des délais et leur engagement à satisfaire les demandes sans retard ont été au cœur de leur réussite.

Les clients sont de plus en plus nombreux et satisfaits de l’accueil qui leur est réservé. La méthode de gestion mise en place par le couple et leur personnel commence déjà à porter ses fruits.

C’est le principal défi que le couple s’est lancé à la reprise en main du bien familial. Théophile voit chaque jour s’agrandir et s’améliorer la dimension de son bijou, bichonné et augurant d’un avenir radieux.

Cela lui met un baume au cœur. Il a l’impression de renaître. Il vient de se rendre compte qu’il y a, à ses côtés, une solide base sur laquelle il peut désormais s’appuyer, en toute confiance.

Il est heureux de sentir cette tranquillité de l’âme, de l’esprit, générée par la présence de ces êtres qui le soulagent d’un poids et lui apportent de l’espoir en l’avenir.

Malgré la douleur que lui a laissée la disparition de sa femme Lorette, il sent malgré tout une certaine joie et un réconfort de mettre le haras entre de bonnes mains et de voir l’activité toujours florissante.

Luc et Lucette s’attellent alors à moderniser l’exploitation en s’organisant au mieux et toujours cherchant le meilleur procédé et sans relâche.

Une fois la machine bien huilée et rodée, la gestion devient fluide, maîtrisée et tout ne faisant qu’aller pour le mieux, au grand bonheur de la petite famille infatigable au labeur.

Puis, Lucette donne naissance à un mignon petit garçon, au printemps de la deuxième année d’exploitation du haras. Il est prénommé Loïc.

Il est venu apporter de la gaieté et beaucoup d’espoirs au sein du foyer qui a longtemps attendu son arrivée.

Luc et sa femme ont repoussé durant des années l’idée d’avoir un enfant. Ils voulaient avant tout se stabiliser professionnellement et socialement.

Ils se sont donc investis dans leur travail. Ils ont su concrétiser leur projet avec méthode.

Mais, leur désir d’en avoir par la suite fut intense et c’est chose faite. Leur bonheur était à la hauteur de leur espérance.

Il était d’une beauté exceptionnelle, un véritable petit ange !

En attendant le rétablissement de la maman et afin d’assurer la continuité du travail au même rythme entamé pour la gestion administrative et la trésorerie, Luc embauche Loriane Delmotte.

C’est une jeune femme fraîchement sortie d’une grande école de commerce, en recherche de travail. Elle dégage une grande motivation pour le travail qui lui a été proposé.

C’est une personne passionnée de chevaux, intéressée par la gestion, le suivi des facturations et l’organisation administrative et financière du haras.

Elle fait preuve d’une grande motivation à son poste, au quotidien.

Ainsi, le travail au sein de l’établissement n’a souffert d’aucune perturbation. Le travail n’a nullement connu de ralentissement d’activité avec ce changement.

Le temps passant, la maman recouvre toutes ses forces mais décide de se consacrer à élever son enfant et à lui apporter toute l’affection nécessaire.

Elle se concerte avec Luc sur son souhait de se consacrer à leur fils. « Je sens qu’il est de mon devoir de maman de m’occuper de Loïc durant cette période de sa naissance.

Je veux lui donner tout l’amour maternel dont il a besoin. Je suis convaincue que cela en vaut la peine. Qu’en penses-tu, Luc ? » lui demande-t-elle.

Ils sont tombés d’accord pour que Lucette soit déchargée de tâches autres que celle de l’éducation et de l’épanouissement de l’enfant.

Cette décision permet alors à Loriane de poursuivre sa tâche et de faire ses preuves en prolongeant son contrat de travail avec beaucoup d’entrain.

Elle s’emploie chaque jour à accomplir sans faille le travail dont elle a la charge. Elle est bien intégrée dans l’équipe qui apprécie son état d’esprit ouvert.

Loïc vient juste de souffler sa deuxième bougie quand sa mère Lucette découvre un problème d’articulation et d’expression en lui.

En effet, l’enfant éprouve des difficultés à prononcer correctement les mots. Il a du mal à les exprimer d’un trait. L’articulation des paroles prononcées est hachée.

Au début, Lucette a cru que c’était parce que son fils était trop chouchouté et gâté qu’il faisait ce caprice. Elle pense que c’est parce qu’il était l’enfant unique qu’il se comportait de la sorte.

Paradoxalement, elle a l’intuition que quelque chose reste intrigant et curieux. Elle décide alors d’en parler à Luc pour avoir le cœur net.

Ensemble, ils s’emploient alors à suivre l’enfant de près. Ils analysent l’articulation, la prononciation et la communication de leur enfant et ils notent à chaque fois l’anomalie constatée.

Au fil du temps, ils s’aperçoivent que la difficulté constatée ne se résorbe pas malgré l’effort de la maman à tenter de corriger son enfant en lui faisant répéter doucement le mot mal prononcé et en l’encourageant à le redire.

Par ce jeu ludique de répétition, d’insistance au quotidien, les parents pensent trouver le remède. Ils cherchent inlassablement à susciter en lui l’envie de prononcer correctement et la manière d’articuler les mots.

Le problème ne s’estompant pas en dépit de tous les efforts consentis, Luc et sa femme Lucette vont alors se confier au docteur Jean Barrière, leur médecin de famille.

C’est un praticien reconnu pour son implication et son professionnalisme sans faille.

Celui-ci réalise sa consultation et un examen approfondi sur Loïc. Aucun détail n’est laissé au hasard.

Il parvient à la conclusion que l’enfant est en bonne santé car aucune anomalie morphologique n’a été détectée. Mais il soupçonne un bégaiement chez lui.

Il constate que l’articulation des mots prononcés par l’enfant n’est pas comme celle habituellement notée à cet âge-là.

Il prend soin de rassurer les parents en leur expliquant qu’avec un suivi rigoureux et à cet âge, le handicap a de fortes chances d’être corrigé. Il y a de fortes chances de l’enrayer.

Pour cela, il les oriente vers un éminent pédiatre Henri Penchard qu’il connaissait depuis l’université.

Il les aide à trouver rapidement un rendez-vous et à leur faciliter le contact pour la prise en charge de l’enfant.

Sans tarder, ils prennent attache avec lui et dans la foulée emmènent leur enfant en consultation, le lendemain.

L’enfant est minutieusement examiné et cela révèle qu’il est bègue mais sans trop de sévérité.

Il insiste cependant sur l’importance de sa prise en main et la coordination des efforts afin d’assurer avec efficacité un suivi, concluant.

C’est pourquoi le médecin a mis l’accent sur la non-gravité de la situation étant donné que la prise en charge est mise en route à un âge précoce et que tous les moyens de suivis sont déclenchés à temps.

« C’est un petit blocage de la parole qui reste à confirmer et qui peut se résorber avec le temps et le suivi thérapeutique, annonce-t-il à Luc et sa femme. Il n’y a pas lieu de paniquer pour cela, ajoute-t-il avec un sourire pour les rassurer, un tant soit peu. Je vous oriente vers le cabinet d’orthophonie dirigé par Fabienne Orthez que je recommande à chaque fois pour les moyens et le travail qui sont mobilisés pour le patient. C’est un cabinet d’un grand sérieux qui vous sera d’un apport certain. »

Il leur remet une lettre d’adressage et leur fournit toutes les coordonnées et recommandations utiles avant de les raccompagner vers la sortie, répétant que ça n’était pas grave et que ça irait bientôt mieux pour le charmant petit garçon.

Le couple retourne chez lui en gardant l’espoir de voir leur enfant sortir totalement de la menace de la persistance ou de l’aggravation de son état.

« C’est dans de telles circonstances que nous devons rester dignes et courageux pour vaincre ce mal, dit Luc à sa femme qui regarde toujours l’enfant prendre ses jouets, insouciant ! »

« Tu as raison Luc, mon sentiment de maman me dit que ça ira mieux demain pour Loïc et pour nous. Je te sais toujours fort. Nous sortirons de cette impasse par la conjugaison de nos efforts, allons faire un tour dans le jardin », répond-elle.