Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
On a toutes eu un jour des hontes inoubliables en pleine rue, du genre la jupe coincée dans la p’tite culotte ou la sortie en pantoufles, ou l’élan d’amour ou d’amitié vers quelqu’un que l’on croit reconnaître mais qui, lui, ne vous connaît ni d’Eve ni d’Adam.
Mais, dans la catégorie des «Gourdiflottes», je suis bien du genre à me prendre souvent les pieds dans le tapis et parfois à me retrouver dans des situations burlesques, voire abracadabrantesques. Alors, un jour, j’ai écrit mes aventures, histoire d’en rire…
Je vous livre en cascade et pour le plaisir ces moments du quotidien, ceux que j’ai vécus seule ou accompagnée, d’ailleurs. D'une mésaventure à une visite épique, de la pire étourderie au carrément «pas d’bol», je vous laisse découvrir ma vie de meuf… en donnant un titre à chaque épisode.
Soyons sérieux quand il faut, mais n'oublions jamais de rire.
Bon moment à tous !
Un véritable OVNI (Objet Verbal Non Identifié), à pleurer de rire !…
À PROPOS DES AUTEURS
Jean-Michel Bartnicki est né en 1957 dans le nord de la France. Professeur des écoles à la retraite, il peut se targuer d’avoir eu l’un de ses livres de chansons préfacé par Carine Reggiani. Poète, parolier (membre de la SACEM), nouvelliste à ses heures, ce touche-à-tout littéraire signe un vibrant témoignage sur la fin de vie, l'amour et le pardon.
Créatrice de jardins, Annie Barbier dit souvent qu’elle a fait le plus beau métier du monde. Elle voue maintenant sa passion à l’écriture. Auteure et Membre de la SACEM, ses chemins sont romanesques ou poétiques, mais toujours empreints d’une certaine réalité. Elle navigue entre nostalgie et modernité, deux mondes aux antipodes mais qui ont tant à raconter.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 60
Veröffentlichungsjahr: 2026
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Annie KUBASIAK-BARBIEROfficier dans l’Ordre des Arts et des Lettres
Vie de Meuf
Cet ouvrage a été composé et imprimé en France par Libre 2 Lire
www.libre2lire.fr – [email protected], Rue du Calvaire – 11600 ARAGON
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN papier : 978-2-38157-583-4ISBN Numérique : 978-2-38157-584-1Dépôt légal : Septembre 2025
© Libre2Lire, 2025
« Vie de Meuf »…
Quand Annie nous a présenté ce titre, nous nous sommes interrogés sur la pertinence d’une telle « vulgarité ». Nous connaissons Annie pour ses romans et sa poésie capable de nous faire vibrer jusqu’aux tréfonds de l’âme, et là… Rupture !
Que pouvait proposer un Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres avec un titre aussi cru, voire brutal ?
Prenant connaissance du manuscrit, quelle ne fut pas notre déconvenue de départ ! Des petites phrases verbales, sous forme de tirets ; des petites saynètes ultra courtes ; aucune envolée lyrique… Puis, nos propres zygomatiques entrèrent en scène au fur et à mesure de la lecture. De légers pincements se transformèrent très rapidement en béatitudes niaises, voire en large fou rire !
Pierre Desproges, dans une de ses chroniques de la haine ordinaire, restée célèbre sous le titre de « criticon », fulminait contre un journaliste qui avait écrit d’un film qu'il n’avait « pas d’autre prétention que celle de nous faire rire », éructant contre ce « zéro flapi qui se permettait de penser que le labeur du clown se fait sans la sueur d’un auteur »…
« Parce qu’elle est immense, la prétention de faire rire’ ! »
Vous avez entre les mains ce genre d’anomalie merveilleuse… Une ode à la bouffonnerie, où chacune pourra se retrouver et chacun se trouvera un petit bout de « Chéri-Chéri ».
Dégustez ces pages comme un merveilleux dessert, en gardant à l’esprit que l’autodérision est une preuve de talent et surtout d’intelligence !
Olivier DUKERS
Directeur des publicationsaux Editions Libre2Lire
– Chercher ton téléphone, en rentrant de chez le boucher,
– Le faire sonner trois fois,
– Ne pas le trouver,
– Te dire que tu l’as peut-être laissé dans la voiture,
– T’installer à ton bureau pour envoyer un chèque urgent,
– Sur le chéquier, retrouver un paquet de viande,
– Te demander ce qu’il fait encore là, parce que tu es persuadée l’avoir mis dans le congélateur,
– Et réaliser que si la viande est à la place du téléphone, c’est que le téléphone est à la place de la viande.
– Te ruer vers le congélateur et bien entendu y retrouver le téléphone.
Si vous voulez des nouvelles fraîches, c’est maintenant!
– Rentrer de Sologne au petit matin,
– S’arrêter au bord d’un chemin,
– Voir débouler un gros lapin blanc, genre celui d’Alice au Pays des Merveilles, dans un fourré derrière un grillage,
– Entendre Chéri-Chéri: qu’est-ce qu’il fait là lui? Allez, on l’attrape!
– Te mettre en position «gardien de but»,
– Voir le lapinou traverser le chemin à toute allure,
– Entendre Chéri-Chéri râler: forcément tu ne peux pas courir, tu as vu comment tu es chaussée?
– Euh, excuse-moi Chéri-Chéri! La prochaine fois qu’on va à la chasse au lapin, tu me préviens avant, j’éviterai les stilettos!
Ah, les hommes!
– Partir en foire à tout, à la recherche d’une vieille radio,
– Vous raconter l’histoire…
Il était une fois des gens qui avaient des jolies poulettes (moi et Chéri-Chéri),
Mais il y avait aussi un méchant, très méchant renard qui faisait son casse-croûte dans leur poulailler!
Les gens (nous toujours) en avaient ras le bolde cette engeance.
Un jour, ils ont rencontré un p’tit malin, pas né de la dernière pluie, qui leur a refilé un tuyau d’enfer.
Il les conseilla: Mettez de la musique dans le poulailler!
Les gens (nous encore) l’ont regardé, ahuris, mais l’idée a fait son chemin et aux grands maux, les grands remèdes.
Ils sont allés dans une brocante, les gens (nous toujours) et ont trouvé une vieille TSF.
Impeccable! dit l’homme (Chéri-Chéri)
Combien, dit la femme? (Moi)
Le vendeur se tortillait. Il ne savait pas trop. Donc, la dame, (moi forcément), lui a raconté le pourquoi du comment des choses.
Et là, le pauvre homme a dû tellement penser qu’ils étaient dingos (les gens, donc nous) que, pour s’en débarrasser, il leur a fait cadeau de sa vieille TSF, juste avec l’espoir qu’ils dégagent ces deux-là, avec leur histoire de poulets, de renard et de musique.
Depuis ce temps-là, les poules des gens, (nous toujours), vivent heureuses au son de Mickaël Jackson ou de l’Ave Maria, c’est selon… (Les vieilles TSF c’est capricieux).
Le renard a dû trouver un autre resto et, enfin, les gens, (nous), la nuit, ils dorment PEINARDS!
Se dire que la vie de meuf accompagnée, il y a des jours où ça vaut son pesant d’or!
– Partir en camping telle une vraie fille des villes,
– Briquer ton petit intérieur de caravane,
– Te faire toute belle, en blanc du haut en bas,
– T’essuyer, à la première tentative de sortie, un gros nuage de poussière et de sable, grâce à un malappris de vélo-crosseur,
– Supporter la radio assommante des p’tits vieux de l’emplacement d’à côté et les gémissements des jeunes de l’autre côté, qui font crac-crac toute la journée, pendant que leurs petit-pois crament dans la gamelle,
– Passer ton temps à courir après les mioches,
– Aller laver ton linge au bac à lessive du camping, mais, avant, virer les nouilles au beurre restées dans le fond dudit bac de celui qui est passé avant toi…
– Essayer de comprendre que certains s’extasient devant les prouesses de «Cousteau» qui fait de la plongée dans 50 centimètres d’eau…
– Bref! Te rendre compte que tu n’es vraiment pas faite pour cette vie-là.
– Rentrer chez toi et REVENDRE cette foutue caravane!
Te mettre ainsi, définitivement à l’abri des vacances soi-disant «pépères» de Chéri-Chéri!
– Partir pour une soirée déguisée, dans une robe genre Scarlett O’Hara,
– Te souvenir brutalement que tu n’as pas fermé les fenêtres de l’étage, alors que l’orage s’annonce,
– Te précipiter chez toi en compagnie d’un pote, moine en robe de bure, pour l’occasion,
– Descendre à grand-peine d’une foutue R5, les cerceaux coincés dans la portière, avec ce grand rigolard de moine qui t’attrape à bras le corps, les jupons relevés (… enfin bref),
– Entendre les voitures de passage freiner pour reluquer nos exploits,
– Pour un peu, causer trois accidents,
– T’apercevoir, au dernier moment, que finalement ces vacheries de fenêtres sont déjà fermées et, forcément, refaire la manœuvre en sens inverse, toujours sous l’œil éberlué des passants.
– Prendre la décision de ne plus JAMAIS enfiler une robe à crinoline.
Bien inspirée, la fois suivante, opter pour le déguisement de Fantômette!
–
