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Une retraitée fréjusienne retrouve son village natal chargé d'une histoire à la fois tendre et tragique : dans ce décor de carte postale, laissez-vous envoûter par les stridulations des cigales, l'accent chantant, les expressions imagées, les prodigieuses parties de pétanque.. pendant vingt-cinq belles années. Malheureusement, au fil du temps, une démence aussi sournoise que dévastatrice tisse sa toile dans le cerveau de la vieille dame : la descente aux enfers se déroule alors en E.P.H.A.D ! Pour couronner le tout,un virus hyper-contagieux - la fameuse COVID 19 !- l'isole définitivement. Malgré la sacralisation de la fin de vie, les carences, les erreurs, les égarements, l'intransigeance de cette mère en perdition refont surface : l'ultime question du pardon se pose alors avec acuité.
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Seitenzahl: 18
Veröffentlichungsjahr: 2020
Que la route monte vers vous.
Que le vent souffle toujours derrière vous.
Que le soleil réchauffe votre visage.
Que la pluie tombe doucement sur vos champs
Et jusqu’à ce que nous nous rencontrions à nouveau,
Que Dieu vous garde doucement au creux de ses mains.»
Bénédiction Irlandaise
Se mettre au vert
Le creux de la vague
La tête dans les nuages
La Bérézina !
La fin des haricots !
Épilogue
Glossaire
Il était une fois une retraitée qui, après avoir longtemps voyagé au-delà des mers, regagne son village natal.
Ravie de revenir à ses racines provençales, elle s’organise une existence hyper-active pour oublier les cagades de son maboul de mari (un militaire qui sentait bon le sable chaud!) : les torgnoles, le fulgurant ulcère à l’estomac, les fausses-couches à répétition, les grossesses non désirées, les jeunes et jolies maîtresses, les humiliations quotidiennes, les cures de sommeil, les engueulades comme des chiffonniers, les nerfs en pelote, les petits qui cherchent midi à quatorze heures, les noms d’oiseaux, les nuits blanches…
Cette mère souffreteuse enfouit aussi au plus profond d’elle-même une année qui l’a marquée au fer rouge -l’année 1959- avec la mort insoutenable de son quatrième enfant (malgré trois ans de soins continus) puis l’ensevelissement de dix membres de sa famille (dont ses parents et son frère) sous des tonnes de boue, d’eau, de roches.
Dans son pays allégrement retrouvé, la jeune retraitée se lance avec frénésie dans les œuvres humanitaires, revoit ses chers cousins, met les petits plats dans les grands pour des repas amicaux arrosés de Rosé de Provence, revient avec plaisir à ses fréquentations vieilles de plus de quarante ans, se remet avec enchantement aux travaux de couture, devient une boulimique de lecture, entreprend quelques-uns des voyages rêvés…
Tous les jours, quand elle barjaque au téléphone, elle refait le monde en habillant son entourage de la tête aux pieds.
Se passionnant pour la pétanque dans la garrigue parfumée, elle est la première à bisquer pour les points stupidement perdus.
Renouant avec ses ancêtres, elle se réapproprie
