L'âme de la Matière - Marlene Nobre - E-Book

L'âme de la Matière E-Book

Marlene Nobre

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Beschreibung

Ce livre offre un point de vue qui permet d'apprécier la contribution du spiritisme au domaine de la santé. Il comprend la transcription de conférences réalisées dans six pays d'Europe sur les fondements de la médecine spirite et de la bioéthique, de périsprit, du processus réincarnatoire et du clonage humain. Ces conférences mettent en relief l'être intégral : l'Esprit-Matière; la complexité des corps subtils, les nouveaux concepts de la santé et de la maladie, de l'anamnèse et de l'étiologie ainsi que de l'intégration dela spiritualité dans les traitements en mettant l'emphase sur le pouvoir curatif de la foi et de l'amour. Ce livre répond aux grands questionnements sur le clonage humain tels: est-il acceptable de vouloir " copier " une personne ? De fabriquer des embryons humains dans le seul but d'en utiliser leurs divers tissus ? Enfin, conformément aux aspirations profondes de l'Être humain, il propose une union définitive entre la santé et la spiritualité dans le corpus régulier universitaire. Quelle est la contribution du spiritisme à la médecine? Devrions-nous cloner des personnes ? Fabriquer des embryons humains? Ce livre répond à ces questions et à bien d'autres, à travers des thèmes tels: •Les fondements de la médecine spirite et de la bioéthique •Le clonage humain •La constitution du périsprit De ces thèmes émerge une vision intégrale de l'être humain : l'Esprit-Matière. Les états pathologiques sont en relations avec les facteurs biologiques, sociaux et psychologiques mais surtout spirituels. Le processus de guérison requiert toutes les ressources disponibles ainsi que celles qui sont inhérentes à l'âme et son essence : la foi, la prière et l'amour.

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Seitenzahl: 195

Veröffentlichungsjahr: 2021

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© FE Editora Jornalística Ltda

Page couverture:

André Luis Fígaro Egido

Conrado Gonçalves Santos

Composition graphique:

André Luis Fígaro Egido

Conrado Gonçalves Santos

Traduction:

Nicole Timmig

Stéphane Brulotte

Révision du français:

Stéphane Brulotte

e-ISBN: 978-65-88829-01-1

FE Editora Jornalística Ltda.

Av. Pedro Severino, 325

Jabaquara - São Paulo - SP - 04310-060

Tel.: (11) 5585-1977 - [email protected]

À Hernani Guimarães Andrade,

Mon ami depuis de nombreuses époques.

REMERCIEMENTS

Ce livre a été réalisé grâce à l’appui de plusieurs amis. Je pense à eux avec gratitude et profite de ce petit espace pour en nommer quelque uns.

Lors de mon séjour en France, merci à l’Union spirite française et francophone, son président Roger Perez, son épouse Mireille, Colette Bourgeois ainsi qu’à son vice-président Charles Kempf, pour l’accueil fraternel à Lyon. Merci à Claudia BonMartin, présidente du Centre d’études spirites Allan Kardec, à Priscila et Angelo Egido et à Monsieur Étienne Drapeaux, éditeur de La revue de l’au-delà, pour tant de gentillesse lors de mon passage à Paris.

En Italie, merci aux efforts de mes amis, Regina Zanella et Massimo Oliva Lissoni, pour leur accueil et la divulgation des conférences; lors de mon passage à Milan et Padoue, merci à Dorival Sortino pour son engagement envers la traduction et le lancement de mon livre Nostra Vita Nell’Aldilá et, merci aussi à mon collègue Stanis Previato de Stanghella.

En Suisse, je remercie ma grande amie depuis 1967, Teresinha Rey, présidente du premier centre spirite européen, pour son accueil affectueux à Genève; merci pour leur soutien, à Léo Gaudet et Louis-Philippe Hébert, du Québec, pour mon transport à Berne, et, dans cette même ville, merci à ma collègue Nelly Berchtöld, présidente du centre de développement spirituel Estesia ainsi qu’à Scheila, notre sympathique hôtesse. À Winterthour, aux immenses gentillesses de Suzana Maia, présidente de l’Union des sociétés spirites de la Suisse, de Walda Stueckelberger et d’Ana Lucia Hinder Louzada et de son époux Roberto.

En Hollande, merci pour la réception généreuse de mes amis Virginia et Elias de Nascimento et de Maria de Moraes, présidente du Conseil spirite hollandais; ainsi qu’à Joyce pour ses efforts de traduction et à Elsa Rossi pour son appui constant.

En Belgique, ma tendre reconnaissance à Gisèle et Jean-Paul Évrard et leur fillette Céline.

Au Portugal, à mes chers collègues et amis, Isabel et Francisco José Ribeiro, pour leur accueil généreux ainsi qu’à tous les amis des centres spirites que j’ai visité.

Au Brésil, merci à mes amis Conrado Gonçalves Santos, Marjorie Aun, Regina Autran, André Luis Egido et José Pereira Valin Sobrinho, pour avoir rendu possible la production et l’édition de ce livre et de m’avoir aidé à faire une meilleure présentation textuelle des conférences. À tous mes compagnons du Groupe spirite Cair Schutel, spécialement à mes collaborateurs et amis de la direction : Paulo Rossi Severino, Magali Abujadi et Cecilia Mello Mattos.

Encore et toujours, merci à mes fils Marcos et Marcelo, à ma belle-fille Monica, et à l’ami Elzio Ferreira de Souza, pour les conseils et incitatifs indispensables.

Finalement, merci à Stéphane Brulotte, du Québec, d‘avoir révisé le texte de la traduction française de ce livre.

TABLE DES MATIÈRES

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Titre de page

Crédits page

DÉDICACE

REMERCIEMENTS

INTRODUCTION

CHAPITRE 1

LE PARADIGME MÉDICO-SPIRITE ET LA MEDICINE DU FUTUR

Vision intégrale : le pouvoir de l’esprit

Matière mentale et co-création

Constitution de l’être humain

Causes des maladies et loi d’action et réaction

Anamnèse

Thérapies et ressources thérapeutiques

Guérison et spiritualité

La réincarnation, une loi biologique naturelle

Les trois cerveaux

Conclusion de la première partie

Perspectives de la santé au XXIe siècle

Vaccins

Prédispositions morbides et comportements

Projet Génome humain

Cancer

Cancer dans la vision spirituelle

Reconstruction du corps

Technologies et maladies cardiovasculaires

Retarder le vieillissement

Chemins de la solidarité

CHAPITRE 2

LE PÉRISPRIT – NATURE, CONSTITUTION, MODIFICATIONS NORMALES ET PATHOLOGIQUES, RÔLE DANS LES MALADIES

Constitution de l’être humain

La nature du périsprit

Constitution

Corps Causal

Corps vital ou double éthéré

Vitalisme et réductionnisme

Constitution: centres de force ou chakras

Périsprit et évolution

Rôle du périsprit dans les maladies

Modifications normales et pathologiques

Pathologies du périsprit

Difformités et zoanthropies

Périsprit et médiumnité

Conclusion

CHAPITRE 3

FONDEMENTS DE LA BIOÉTHIQUE SPIRITE

Le concept de personne selon le spiritisme

Paradigmes de la bioéthique

Modèles

La valeur de la personne humaine

À la recherche du modèle spirite

L’origine de la vie

La personne du point de vue spirite

CHAPITRE 4

LE CLONAGE DU POINT DE VUE SPIRITE – PROCESSUS DE LA RÉINCARNATION, CLONAGE REPRODUCTIF ET CLONAGE THÉRAPEUTIQUE, MANIPULATIONS GÉNÉTIQUES

Le processus de la réincarnation

Clonage humain reproductif

Clonage humain thérapeutique

Manipulations génétiques

Le lait médicament

Conclusion

BIBLIOGRAPHIE

Landmarks

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Titre de page

Credits Page

Dédicace

Remerciements

Table des Matières

Introduction

Bibliographie

INTRODUCTION

Ce livre contient quatre des sept conférences que j’ai données, au mois d’octobre 2002, lors d’un séjour dans six pays d’Europe : Italie, France, Suisse, Hollande, Belgique et Portugal.

Je les ai sélectionnées et regroupées de manière à offrir aux lecteurs les fondements du paradigme médico-spirite, en mettant à l’avant-plan les principes sur lequel il s’appuie. Ces principes constituent l’orientation de base afin de mieux saisir la légitimité ou non de la conduite bioéthique.

Afin de rendre possible un meilleur approfondissement de la pensée et de l’engagement médico-spirite, ces conférences sont présentées ici sous leur forme manuscrite. Dans la même intention, nous les publions en séquence de manière à offrir aux intéressés une vision panoramique soit : Le paradigme médico-spirite, Le périsprit, Les fondements de la bioéthique spirite et Le clonage.

L’étude et la révision de ces concepts de base mettent surtout en évidence ce que l’on pourrait nommer : l’âme de la matière.

Un ancien concept de l’âme, que nous avons reçu en héritage des Grecs tels Platon et Aristote1, refait surface aujourd’hui avec le spiritisme. Ce concept prouve, chez l’Homme, la présence d’un élément divin, qui lui confère la caractéristique d’être sacré, tant par son origine que par sa finalité. C’est l’âme qui donne la vie, qui anime le corps et « nous élève au-dessus de la terre », constituant ainsi le fondement propre de la dignité humaine.

Le corps vital est une des enveloppes de l’âme, c’est le fil conducteur semi matériel, formé de l’énergie élémentaire primitive qui permet à l’Esprit de commander la matière. Dans l’histoire humaine, il y a d’infinis concepts qui représentent cette énergie : le chi du taoïsme; la manu du kauna; le prana de l’hindouisme; l’élan vital d’Henri Bergson; le fluide vital d’Hahnemann; la libido de Freud et Jung; la bioénergie de Reich; le modèle organisateur biologique de Hernani Guimarães Andrade; les champs morphiques et la résonance morphique de Rupert Sheldrake; et bien d’autres encore.

Au fil du temps, ce concept est passé par une multitude de reformulations qui, aujourd’hui, nous permet de comprendre la constitution des champs immatériels qui structurent la forme et qui animent les atomes et les particules des êtres humains. Sans ce concept, il serait difficile d’expliquer les phénomènes biologiques complexes et intrinsèques, tels que, la métamorphose de la larve en papillon, la physiopathologie d’innombrables maladies de cause inconnue, etc.

Comme nous le verrons dans ce livre, l’âme modèle la matière. L’âme et ses nombreuses enveloppes subtiles agissent sur les champs informationnels qui structurent la forme et elles possèdent leur propre tissu électromagnétique. Elles sont constituées d’éléments, encore non détectés par la technologie existante, appartenants à une autre Échelle de Mendeleiv, et sont organisées en d’autres formes vibratoires, distinctes de celles qui entrent dans la constitution du corps humain.

Heureusement, grâce aux avancées de la Théorie de la relativité et de la physique quantique, il est aujourd’hui possible d’entrevoir, de façon implicite, cette autre réalité idéalisée par David Bohm. Elles forment la base d’une nouvelle vision du monde. La matière cède la place à l’énergie, le temps se révèle variable, le mouvement se discontinu, l’interconnectivité n’est pas localisée et la conscience, capable d’influencer nos événements, sélectionne les possibilités.

La science nous a donc permit de mieux comprendre comment l’âme peut commander la matière et nous offre d’immenses perspectives de recherches pour l’avenir.

Nous croyons que les découvertes de nouvelles technologies ne sauront plus tarder. Ces technologies donneront un élan au progrès de la médecine et de toutes les sciences de la Vie, de manière à confirmer, définitivement, l’existence de cette autre réalité, qui transcende la matière physique et qui lui donne mouvement, sens et organisation.

J’espère que ce livre contribuera à alimenter ce débat, en visant surtout, un plus grand rapprochement entre la science et la spiritualité.

Note explicative

(1) Voir, particulièrement, La République de Platon (IX, 589) et Éthique à Nicomaque d’Aristote (X7, 1177 à 16; b 28).

Le Paradigme Médico-Spirite et La Medicine du Futur

En 1859, Allan Kardec, le codificateur de la Doctrine Spirite, affirmait dans le préambule de son livre Qu’est-ce que le Spiritisme? :

« Le Spiritisme est une science qui traite de la nature, de l’origine et de la destinée des Esprits, et de leurs rapports avec le monde corporel. »

Plus tard, en novembre 1868, alors qu’il s’adressait à la Société parisienne des études spirites, le Codificateur a présenté un résumé de la Religion Spirite, duquel nous tirons l’extrait suivant :

« Croire en un Dieu tout-puissant, souverainement juste et bon; croire en l’âme et en son immortalité; à la préexistence de l’âme comme seule justification du présent; à la pluralité des existences comme moyen d’expiation, de réparation et d’avancement intellectuel et moral; à la perfectibilité des êtres les plus imparfaits; (...); à l’équitable rémunération du bien et du mal, selon le principe : à chacun selon ses oeuvres; à l’égalité de la justice pour tous, sans exceptions, (...); au libre-arbitre de l’homme, qui laisse toujours le choix entre le bien et le mal; croire à la continuité des rapports entre le monde visible et le monde invisible; à la solidarité qui relie tous les êtres passés, présents et futurs, incarnés et désincarnés; considérer la vie terrestre comme transitoire et l’une des phases de la vie de l’Esprit, qui est éternelle; accepter courageusement les épreuves en vue de l’avenir plus enviable que le présent; pratiquer la charité en pensées, en paroles et en actions dans la plus large acception du mot; s’efforcer chaque jour d’être meilleur que la veille, en extirpant quelque imperfection de son âme; soumettre toutes ses croyances au contrôle du libre examen et de la raison, et ne rien accepter par la foi aveugle; respecter toutes les croyances sincères, quelque irrationnelles qu’elles nous paraissent, et ne violenter la conscience de personne; voir enfin dans les découvertes de la science la révélation des lois de la nature, qui sont les lois de Dieu : voilà le Credo, la religion du Spiritisme, religion qui peut se concilier avec tous les cultes, c’est-à-dire avec toutes les manières d’adorer Dieu. »1

Cet ample étalement d’idées, cette vision œcuménique élargie, imprègnent toute la production intellectuelle et morale d’Allan Kardec et témoignent de sa syntonie avec les enseignements révélés par les Esprits Supérieurs et de l’influence bénéfique qu’a eue sur lui Pestalozzi, durant son éducation à Yverdun, en Suisse, dans les premières décennies du XIXe siècle.

Le Codificateur nous a laissé un héritage dont il faut se souvenir : le respect de la science et le véritable sens de la religion, qu’il avait appris de son maître Pestalozzi et qu’il a confirmé par son contact avec l’au-delà:

« Le Spiritisme et la Science se complètent l’un par l’autre: la Science sans le Spiritisme se trouve dans l’impuissance d’expliquer certains phénomènes par les seules lois de la matière; le Spiritisme, sans la Science, manquerait d’appui et de contrôle. »2

Révélant l’existence de l’Esprit, un des éléments constitutifs de l’Univers, et l’interactivité constante et permanente entre l’humanité incarnée et désincarnée, le Spiritisme « touche forcément à la plupart des sciences »3, et entraîne une nouvelle vision de la réalité qui inclut celle d’un nouvel être humain. Et ses principes se sont révélés en parfaite consonance avec les nouveaux modèles de la science, surtout avec les progrès extraordinaires de la physique quantique.

Fritjof Capra, illustre physicien et humaniste, souligne dans son livre Le temps du changement, la nécessité d’une nouvelle vision de la réalité, construite à partir d’un modèle qui se base sur « la conscience de l’état d’interrelation et d’interdépendance essentiel de tous les phénomènes – physiques, biologiques, sociaux et culturels ». Capra croit que « cette vision transcende les frontières disciplinaires et conceptuelles actuelles, et devra être explorée dans le milieu des nouvelles institutions »4

La médecine de l’avenir proposée par Capra exigera un grand nombre de changements du modèle en vigueur, car elle adoptera une approche d’assistance holistique à la santé, considérant les processus morbides comme essentiellement mentaux, la maladie comme un déséquilibre qui survient fréquemment en raison d’un manque d’intégration qui peut se manifester à divers niveaux de l’organisme et engendrer des symptômes de nature physique, psychologique et sociale.

La médecine occidentale a d’abord adopté cette vision intégrale de l’être humain à l’instar d’Hippocrate, à l’École de Cos, qui considérait la santé comme un état d’équilibre entre les afflux ambiants, les modes de vie et les divers composants de la nature humaine, dont les humeurs et les passions. Par l’équilibre des humeurs, il entendait l’harmonie chimique et hormonale et par les passions, il entendait l’interdépendance de l’esprit et du corps. Tenant aussi compte du pouvoir curatif de la nature, qui correspondait aux forces curatives inhérentes aux organismes vivants, le médecin devait aider ces forces naturelles en créant des conditions favorables au processus de guérison.

Cependant, au cours des deux derniers siècles, la médecine s’est grandement distancée de cette vision intégrale de l’être humain. Ce n’est que récemment, à partir des années 1970, que nous observons la tentative de remontée de la médecine spirituelle dans certaines institutions isolées.

Le Spiritisme a contribué à la reprise de ces concepts plus amples. L’insistance du Spiritisme quant à la survie de l’âme et à la possibilité qu’a celle-ci de communiquer avec l’être humain de même que la confirmation que les phénomènes médiumniques démontrent la possibilité de l’intervention de l’être spirituel qui survit au corps sur la matière, ont non seulement amené une pléiade de savants à se pencher sur les phénomènes afin de les prouver, mais ont aussi incité les chercheurs à tenir compte de l’existence de l’être spirituel dans le phénomène humain, écartant ainsi l’hégémonie de la matière dans l’explication du comportement de l’être humain. Comme l’a reconnu Charles Richet, c’est l’insistance d’Allan Kardec qui a attiré l’attention des savants sur les phénomènes paranormaux. Mais Kardec a aussi souligné que beaucoup de phénomènes pourraient être produits par le psychisme du sensitif, reconnaissant du coup la possibilité de son influence sur son propre corps physique.

La vision spirite de la santé est holistique : tous les processus morbides sont essentiellement mentaux et commandés par l’Esprit, et tous les phénomènes – physiques, biologiques, sociaux, culturels et spirituels – exercent une influence sur l’Esprit qui les métabolise et les intègre. Selon cette vision « la santé est la parfaite harmonie de l’âme »5, mais elle constitue cependant une acquisition lente et progressive de l’Être, au fur et à mesure qu’il progresse en connaissance et en amour, avec le concours des expériences vécues dans les vies successives.

Au cours de cette conférence, nous allons détailler tout d’abord les principes spirites, tant ceux révélés au XIXe siècle en France et qu’Allan Kardec a réunis dans les livres de la Codification que ceux venus compléter cette révélation, transmis de la sphère extra-physique à la Terre, par le médium Francisco Cândido Xavier, au Brésil, au XXe siècle. À partir de ces enseignements, nous espérons ébaucher une vision spirite de l’humain intégral – l’être biopsychosociospirituel; après quoi nous tenterons d’analyser les « perspectives de la santé au XXIe siècle » à la lumière de ce modèle.

Dans cet exercice, nous nous appuyons sur la réflexion de Saint-Augustin : « la foi cherche, l’intelligence trouve »6. Quoique la science n’ait pas pour norme d’admettre ni de consulter directement les chemins ouverts par la foi, elle a dû s’appuyer sur ceux-ci pour avancer puisque les théories révolutionnaires d’une grande partie de ses génies qui ont changé le cours de la vie planétaire ont eu pour origine une étincelle d’inspiration, comme l’a si bien reconnu Albert Einstein, dans la préface du livre de Max Planck : Où va la Science? :

« Ainsi le travail suprême du physicien est la découverte des lois élémentaires les plus générales, à partir desquelles peut être déduite logiquement l’image du monde. Mais il n’existe pas de chemin logique pour la découverte de ces lois élémentaires. Il n’y a que la voie de l’intuition, aidée d’un sens de l’ordre, qui persiste derrière les apparences, et ce « Einfuehlung » se développe par l’expérience. »7

Comme l’a rappelé Jeffrey Mishlove8, même Emmanuel Kant soutient que c’est à travers l’intuition que « nous construisons et maintenons les éléments de base de notre monde : notre sens de l’espace et du temps, de l’identité, de la véracité des choses, notre sens de la beauté et de la bonté. L’intuition, dérivée de la véritable structure, de l’essence même de notre Esprit, est vue en philosophie comme étant prioritaire à toute perception et rationalité. »

Ainsi en fut-il tout au long de l’histoire humaine. Quoique brillant de manière occulte, les chemins de la foi, qui se confondent avec ceux de l’intuition, ont déterminé le développement et l’évolution de tous les êtres. Et il en fut ainsi parce que l’intuition est cette voie secrète aux limites indéfinissables et inabordables, qui relie le Créateur à la créature, la « chrysalide de la conscience » à la Sublime Conscience de l’Univers.

Nous croyons que les révélations présentées par le Spiritisme constituent des sentiers innovateurs, défrichés par la phénoménologie spirite, que la science empruntera de plus en plus, construisant ainsi les larges avenues du progrès dont bénéficiera toute l’humanité. La Doctrine Spirite se fonde sur ces révélations et constitue une explication cohérente des phénomènes et de la vie spirituelle.

Nous en sommes convaincus. Toutefois, ne perdons pas de vue, dans nos études et nos recherches, la recommandation d’Allan Kardec :

« Le Spiritisme marchant avec le progrès ne sera jamais débordé parce que si de nouvelles découvertes lui démontraient qu’il est dans l’erreur sur un point, il se modifierait sur ce point; si une nouvelle vérité se révélait, il l’accepterait. »9

C’est dans cet esprit que nous exposerons ci-après un résumé des concepts qui composent le paradigme médico-spirite.

Vision intégrale : le pouvoir de l’esprit

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), plusieurs décennies dans le préambule de ses statuts définit comme suit la santé : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social ». Toutefois, ce concept n’est pas appliqué dans la pratique médicale commune, car la plus grande partie des médecins ne l’ont pas connu, durant leur formation universitaire fondée sur les canons des écoles médicales, lesquelles adhèrent au modèle réductionniste matérialiste. Et moins encore l’ont vécu, aujourd’hui, quand l’ OMS dijá admet que la santé n’est seullement absence d’enfermité, mais bien-être biopsychosociospirituel et écologique. Cette position démontre le retard qu’a pris la science médicale dans la reconnaissance de l’humain comme objet de ses préoccupations. Si les scientifiques quantiques, comme le professeur Amit Goswami, acceptaient de considérer la conscience comme créatrice du monde matériel, et de faire des recherches sur les phénomènes qu’elle provoque; si la psychologie transpersonnelle abordait directement le spirituel sans pouvoir l’écarter dans la compréhension de l’être humain, il est évident que les médecins spirites, aidés par les nombreuses preuves recueillies dans le cadre de recherches sur la médiumnité, ne pourraient pas laisser de côté l’être conscient qui est préexistant au corps et lui survit. Par conséquent, pour nous, médecins spirites, la pratique médicale, bien qu’elle représente un progrès, est encore incomplète, car elle ne tient pas compte du constituant fondamental de l’être humain : l’âme.

L’Esprit incarné, où âme, concentre tout son pouvoir de commande sur l’organisme physique. Selon les Instructeurs Spirituels : « de l’hydrogène aux unités atomiques les plus complexes, c’est le pouvoir de l’Esprit éternel qui agit comme moteur des protons, neutrons et électrons, sur la route infinie de la vie. »10

Donc, c’est de l’Esprit humain qu’originent : « les forces équilibrantes et restauratrices des trillions de cellules de l’organisme physique; mais quand il est perturbé, il émet des rayons magnétiques d’un grand pouvoir destructif. »11

Ces forces destructives atteignent en premier lieu l’organisme de l’émetteur lui-même, le déséquilibrant, et ensuite son milieu, pris comme un tout. En pratique, nous constatons que « les grandes émotions peuvent guérir le corps ou l’annihiler », de la même manière que les préoccupations excessives à l’égard des symptômes pathologiques intensifient les maladies. Tous les sentiments négatifs et les symptômes mentaux dépressifs ont une influence dégradante sur le fonctionnement des cellules, causant des discordances et réduisant la résistance organique.12

Donc, il est très rare que les maladies ne soient pas directement liées au psychisme qui en est la cause déterminante.

Aujourd’hui comme hier, il existe de forts arguments en faveur de l’existence de l’Esprit, d’après des résultats de recherches. Au cours du dernier quart du XIXe siècle, d’illustres scientifiques comme William Crookes, Alfred Russell Wallace et Oliver Lodge ont mené avec succès d’importantes recherches qui ne leur ont laissé aucun doute quant à la survivance de l’âme. À partir du Xxe siècle, il y eut d’innombrables études conduites par des chercheurs qui, de façon générale, ne connaissaient pas le spiritisme, et qui furent réalisées dans divers domaines tels que les expériences de mort imminente (NDE), les visions sur le lit de mort, les expérience hors du corps, la transcommunication instrumentale et la réincarnation. Pour plus de renseignements, nous recommandons le livre Morte, Uma Luz no Fím do Túnel (La mort, une lumière au bout du tunnel), de l’ingénieur Hernani Guimarães Andrade.

Nous n’avons pas le temps de détailler ces recherches, mais il est opportun de rappeler à tout le moins celles se rapportant aux expériences de mort imminente (EMI), dont les registres ont été réalisés par des collègues médecins de divers pays, psychologues et autres chercheurs et qui mettent en évidence la présence d’un être immatériel, dirigeant le corps humain.

Des centaines de malades qui ont survécu à la mort ont raconté aux chercheurs les expériences qu’ils ont vécues dans le laps de temps où ils étaient considérés cliniquement morts. On peut étudier ces cas dans la casuistique du cardiologue Michael Sabom, des psychiatres Raymond Moody Jr et Elizabeth Kübler-Ross, du pédiatre Melvin Morse, et des psychologues Kenneth Ring et Margot Grey, entre autres.13