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Comment est-ce mourir? Existe-t-il un programme pour cela? Et après la mort, que se passe-t-il? L'Esprit traverse-t-il les plans matériels pour se fixer quelque part ? Où ? Quels sont les facteurs ayant une influence sur l'adaptation à la Vie nouvelle ? Dans ce livre, vous trouverez les réponses à ces questions, basées sur les informations données par les Esprits qui ont communiqué par le biais de Chico Xavier, et les patients qui sont revenus à la vie physique après avoir vécu une Expérience de mort imminente (EMI). Ce livre discute sur la mort, le mourir et la fatalité de la vie. Se basant sur des recherches faites sur les EMI, il démontre qu'il est possible de connaître les étapes du mourir; se fondant sur les études des messages envoyés par plus de 500 désincarnés par le biais du médium Chico Xavier, il révèle le programme complet de tout ce processus. Les témoignages des Esprits apportent aussi des informations sur les premiers temps de la vie dans l'au-delà: les préparatifs au seuil de la Vie nouvelle; la traversée en direction de la lumière; les difficultés et les luttes pour l'adaptation. Il fait référence également aux zones inférieures du plan des ombres; à l'accueil dans l'au-delà, à l'assistance à l'hôpital, à l'influence réciproque entre incarnés et désincarnés, etc. Il répond aux questions les plus fréquentes: quelle est la situation des personnes porteuses d'une déficience dans l'au-delà? et des suicidés? et les enfants et les personnes âgées, comment se comportent-elles? En discutant les sujets de la mort, ce livre aide à diminuer la violence dans le monde, puisqu'il démontre à l'être humain combien son l'existence passagère est précaire et où se trouvent ses intérêts véritables. Parce qu'en fin de compte, personne n'échappe à la fatalité de la vie.
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Seitenzahl: 339
Veröffentlichungsjahr: 2020
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Copyright® FE Editora Jornalística Ltda
e-ISBN 978-65-990939-7-5
Couverture
André Egido
Traduction
Nicole Antaki Thimmig
Mise en page / Composition graphique
Conrado Santos
Révision
Sophie Giusti
Conversion en epub
Cumbuca Studio
Fe Editora Jornalística Ltda
Av. Pedro Severino, 325
04310-060
São Paulo - Brasil
Tel: (11) 5585-1977
Fax: (11) 5585-1977
e-mail: [email protected]
http://www.folhaespirita.com.br
À Francisco Cândido Xavier, apôtre des temps nouveaux, pour son œuvre missionnaire de renoncement et d’abnégation, sans laquelle ce livre n’aurait pu être écrit.
À mon frère Paulo Rossi Severino, pour son dévouement à la cause de l’Esprit immortel.
À mes enfants, Marcos et Marcelo, et à mon mari (dans la vie spirituelle), avec toute ma tendresse
À la famille Gonçalves Santos - Luís, Luizete, Conrado, Caio Rubens et Albano - pour tout l’appui fraternel.
À Roberto Carlos Amâncio, notre fidèle et dévoué gardien à la maison de campagne.
À cette chère Regina Autran pour sa réception fraternelle.
À Carlos Ramacciotti, Clovis Tavares, Elias Barbosa, Hércio Arantes, Paulo de Tarso Ramacciotti, Priscilla Basile, Rubens Sílvio Germinhasi, coauteurs des livres de messages de personnes désincarnées reçus par Chico Xavier, pour l’importante de la tâche réalisée.
Aux Esprits qui ont communiqué et à leurs familles pour leurs témoignages donnés aux coauteurs, et pour avoir rendu ce travail possible.
À mon neveu Fábio Gandolfo Severino, pour m’avoir si généreusement offert des livres aussi nécessaires que précieux.
À mon frère et ami Elzio Ferreira de Souza, pour sa révision si patiente et bien faite.
Aux chères Suely Abujadi et sa fille Flávia, pour leur soutien constant.
Aux chers amis Marco Antonio Palmieri et Haydée, pour leur aide quand les tâches s’accumulaient.
À mon cher Nino, Edival Soares de Lira Junior, pour son soutien technique dans les moments les plus critiques.
À mes chers amis de longue date Hernani Guimarães Andrade, Élzio Ferreira de Souza et Nair Casadei, pour leur sollicitude toujours présente.
Aux jeunes du journal Folha Espírita Editora - Conrado, Eva et Michele Fernanda - pour leur dévouement.
Aux inoubliables amis du Groupe Spirite Caibar Schutel, spécialement à mes collaboratrices de la Direction - Magali Abujadi et Cecília Mello Mattos - pour leur amitié et leur dévouement à la cause du Seigneur de la Vie.
Embu, été 1998
Couverture
Page de Couverture
Page Crédits
Précision Nécessaire
Introduction
Au seuil de la vie nouvelle
Les Étapes de la Morte
Les recherches se poursuivent
Mourir, c’est comment?
Le Cas Dimas
Le Cas Fábio
Le Cas Cavalcante
Le Cas Adelaide
Récapitulation : hypermnésie post-mortem
Cordon d’argent
Un sommeil profond, irrésistible, ravageur...
La Traversée (i) Préparatifs
Commission de réception
La Traversée (ii): En direction du pont illuminé
Arrivée dans un paysage différent
Moyens de transport
Le tunnel et la lumière
La traversée (iii): lorsque la voie ne conduit pas à la lumière
Douloureux apprentissage
Dimensions spirituelles inférieures
Une avorteuse
Un fratricide
Adaptation à la vie nouvelle (i): Assistance
Traitement et convalescence
Recomposition du périsprit
Manque de préparation intime
Durée du traitement
Influence de l’état d’esprit
Dialyses dans le traitement de la leucémie
Chirurgie dans l’au-delà
Méningite x Chirurgie
Césarienne
Apparence
Rajeunissement
Adaptation à la vie nouvelle (ii): Répercussions de la vie terrestre
Manque de préparation pour la mort
Peur de la mort
Morts traumatiques
Répercussions des greffes
Don de cornées
Incinération
Affaires en suspens
Alimentation
Sexe dans l’au-delà
Mariage
Soucis causés par la libido
Libération d’engagements affectifs
Adaptation à la vie nouvelle (iii) : Influence réciproque des actes et des pensées
Le pardon des offenses
Communication des esprits devant les tribunaux
Adaptation a la vie nouvelle (iv) : Cas Particuliers
Handicapés
Suicidaires
Ennemis invisibles
Suicidé dans la vie antérieure
Enfants
Croissance des enfants dans le monde spirituel
Écoles dans le plan spirituel
Troisième âge
Conclusion
REFERENCES BIBLIOGRÁFICAS
Couverture
Page de Couverture
Page Crédits
Dédicace
Table des matières
Début
Bibliographie
Dans ce livre, à chaque fois que nous transcrirons des textes d’Esprits qui ont communiqué à travers Francisco Cândido Xavier, des explications du médium lui-même ou des citations de titre de ses œuvres, nous utiliserons les caractères gras-italique. Pour les textes originaux d’autres auteurs, nous utiliserons seulement l’italique.
Nous avons étudié quatre-vingt-dix ouvrages publiés de témoignages d’Esprits désincarnés, y compris A Vida Triunfa et les publications du journal A Folha Espírita. La liste complète de ces derniers et des quinze œuvres écrites par Emmanuel et beaucoup d’autres Esprits se trouvent dans les références, avec les autres auteurs consultés.
Pendant la seconde moitié du vingtième siècle, spécialement à partir des années 1960, les recherches dans le domaine de la survie de l’âme qui ont été si innovantes et réussies ont connu une telle recrudescence, qu’elles sont parvenues à dresser un certificat de décès à la mort elle-même.
Les chercheurs de ces dernières décennies, légataires du grand héritage laissé par les pionniers du siècle dernier et du début de celui-ci se sont avérés être des serviteurs créatifs et dévoués.
Lentement, ces recherches, soutenues par les progrès extraordinaires de la physique quantique et de la technologie, apportent une contribution à la société dans son ensemble, en triomphant des niches récalcitrantes du réductionnisme.
La matière – qui jusqu’à récemment semblait invulnérable dans sa tranchée rigide - s’est révélée aux yeux de l’homme du XXe siècle comme étant de l’énergie pure.
Nous avons constaté qu’en dernière analyse les corps physiques, même les plus lourds et volumineux en apparence, sont constitués de lumière coagulée (1), comme l’ont révélé en 1968, les Esprits supérieurs par l’intermédiaire de Francisco Cândido Xavier, un enseignement qui plus tard en 1975 a été énoncé par Bob Toben et Fred Alan Wolf : la matière n’est rien de plus que de la lumière capturée par la gravitation (2).
C’est sans aucun doute, un rude coup pour l’élément de base avec lequel les matérialistes ont toujours travaillé.
Les recherches de ces dernières décennies auxquelles nous nous référons ont produit de nombreuses publications, dont certaines ont connu un grand impact auprès du public.
Le 12 juin 1959, l’artiste suédois Friedrich Jürgenson, quand il recueillait des chants d’oiseaux pour un documentaire dans la banlieue de Stockholm, fut surpris en examinant l’enregistrement par un grand nombre de voix parlant des langues différentes. Le phénomène se répéta d’innombrables fois. Jürgenson reconnut que c’était un nouveau moyen de communication des Esprits et présenta le résultat de ses nombreux enregistrements dans son livre Sprechfunk mit Verstorbenen (3).
Suite à la publication de ce livre, le psychologue et philosophe letton Konstantin Raudive prit contact avec l’auteur et se consacra à la même recherche, en obtenant un exploit sans précédent : l’enregistrement de soixante-douze mille phrases de l’au-delà, publiées dans son courageux travail L’inaudible devient audible.
La transcommunication instrumentale, communication des Esprits par des moyens techniques comme le magnétophone, la radio, la télévision, le téléphone, l’ordinateur, le fax, etc., connut suite à ces travaux un grand élan qui élargit grandement dans les décennies suivantes son rayon d’action grâce au patient travail d’autres chercheurs respectés (4).
À la fin des années 1950, Karlis Osis, un psychologue letton, qui était lié à l’époque à la Fondation de Parapsychologie de New York, impressionné par le travail de deux chercheurs de la Society for Psychical Resarch (SPR) - le professeur James H. Hyslop, de la branche américaine, et William Barret E, de la branche anglaise - décida d’enquêter sur des cas de malades en phase terminale (5). Pour ce faire, il envoya des questionnaires aux médecins et aux infirmières, dans lesquels ils les interrogeaient sur leurs expériences avec des patients mourants. En 1961, il publia les résultats dans la monographie « Observations sur le lit de mort par des médecins et infirmières ».
Plus tard, toujours dans les années 1960, le Dr Osis en collaboration avec le Dr Erlendur Haraldsson de l’Université de Reykjavik, en Islande, mena une seconde étude sur le même sujet, qu’il fit en deux étapes parce qu’elle portait sur deux cultures très différentes en soi, celle d’Amérique du Nord et celle de l’Inde. Dans la première phase, il envoya deux mille cinq cents questionnaires aux médecins et aux infirmiers américains et reçut vingt pour cent de réponses. Dans la deuxième phase, commencée dans les années 1970, il envoya le même nombre de questionnaires aux médecins et aux infirmiers du nord de l’Inde et obtint quatorze pour cent de participation.
L’informatisation des données a permis d’obtenir les mêmes résultats que les autres chercheurs des premières décennies du XXe siècle : les trois quarts des visions au moment de la mort étaient de proches déjà décédés, d’êtres qui venaient les saluer et les recevoir aux moments qui semblaient être les derniers de leur vie terrestre (6).
D’une certaine manière, cette recherche perpétue les recherches extraordinaires sur les facteurs psychiques au moment de la mort, consignées dans les monographies laissées par Ernesto Bozzano qui fut une personne d’une extrême importance pour la métapsychique (7).
Dès 1961, le Dr Ian Stevenson, psychiatre et professeur à l’Université de Virginie, aux États-Unis, entreprit des voyages dans divers pays d’Orient (Inde, Birmanie, Thaïlande, Ceylan, Turquie, Liban, Sri Lanka) et de l’Occident (Alaska, Canada, États-Unis, Brésil, etc.) à la recherche de cas de réincarnation. Il publia de nombreux articles dans diverses revues et en 1966, dans le cadre des Annales de l’American Society for Psychical Research (ASPR), il lança le livre qui par la suite devint un classique du genre : Vingt cas suggérant le phénomène de réincarnation (8).
Au Brésil, le 13 décembre 1963, l’ingénieur Hernani Guimarães Andrade fonda l’Institut de recherches psychobiophysiques (IBPP) et, à partir de là, il accumula les enquêtes sur des cas de réincarnation, de médiumnité et de poltergeist, entre autres. En 1976, il publia son premier ouvrage sur l’une de ses premières recherches, la monographie : Un cas suggérant la réincarnation : Jacira et Ronaldo. Il lança ensuite, en 1979, une autre monographie, et en janvier 1988, il publia son livre Réincarnation au Brésil, un classique du genre, présentant huit cas bien documentés.
Pratiquement seul, sans aucune aide financière, ne comptant que sur le travail bénévole de sa fidèle et compétente secrétaire, Suzuki Hashizume, le Dr Andrade parvint à enquêter sur soixante-quinze cas suggérant la réincarnation, trente-deux cas de poltergeists et deux de drops-in (entrants), une étape importante pour la recherche de la survie et de la réincarnation au Brésil (9).
À l’automne de 1965, la psychiatre suisse Elisabeth Kübler-Ross commença, avec quatre étudiants à l’hôpital de Chicago, ses séminaires sur la mort et le mourir. Elle se tenait à l’écoute de ses malades en phase terminale pour apprendre avec eux sur ces questions d’extrême importance pour le genre humain, mais qui jusque-là avaient été discriminées par la communauté scientifique et la société dans son ensemble.
Deux ans plus tard, ces réunions passèrent à la catégorie de cours à l’école de Médecine et au Séminaire de théologie, fréquentés par plus de cinquante personnes - médecins, infirmiers, aides-soignants, assistants des hôpitaux, etc. - un véritable « dialogue interdisciplinaire ». En trois ans, elle avait déjà entendu plus de trois cents patients au seuil d’une nouvelle vie. En 1969, le Dr Kübler-Ross publia son livre révolutionnaire et innovant Questions et réponses sur les derniers instants de la vie qui décrivait pour la première fois les étapes psychologiques des mourants. D’autres suivirent par la suite, également d’une immense valeur, de véritables leçons d’humanisme, d’espoir, de réconfort et de soutien total à la théorie de la survie de l’âme (10).
En 1965, alors qu’il étudiait la philosophie à l’Université de Virginie, Raymond Moody Jr. rencontra George Ritchie, un professeur de psychiatrie de l’école de médecine, qui l’impressionna tout de suite par sa gentillesse et sa cordialité. Il sut plus tard, lorsqu’il étudiait la médecine et écoutait son histoire racontée à un groupe d’étudiants intéressés, qu’à l’âge de vingt-deux ans, Ritchie avait été considéré comme cliniquement « mort » pendant neuf minutes, mais qu’il se souvenait parfaitement bien de ce qui se passa pendant ce laps de temps. À ce cas s’en ajoutèrent beaucoup d’autres qui pullulaient autour de lui, ce qui l’instigua à les documenter. En 1972, quand il entra à la Faculté de Médecine, il avait déjà recueilli de nombreux témoignages.
Le Dr Moody publia en 1975 un petit livre intitulé La vie après la vie, préfacé par le Dr Kübler-Ross, avec des récits et des études de quelques-uns des cent cinquante cas recueillis, dont ceux de personnes qui avaient vécu à un moment donné une « mort » clinique ou l’avaient frôlée, mais étaient revenues pour raconter. Plusieurs se rappelaient des sons qu’elles avaient entendus, du tunnel sombre qu’elles avaient traversé, pour atteindre ensuite un monde de lumière ; d’autres rapportèrent l’étrange sensation de flotter autour de leur corps physique, de voir des parents et des amis décédés ou de parler par la pensée avec un être de lumière, en récapitulant même temps chaque instant de leur existence, comme si un film fantastique se déroulait sous leurs yeux. Elles retrouvaient ensuite leur corps physique, pour certaines d’entre elles avec réticence, sans savoir pourquoi, d’autres par choix, mais toutes animés par une raison supérieure, ayant le sentiment que leur moment n’était pas encore arrivé. Cette expérience inhabituelle fut connue par la suite sous le nom d’Expérience de mort imminente (EMI).
La vie après la vie connut un succès retentissant ! Un best-seller pouvant peut-être s’expliquer par le fait que la culture occidentale nie la survie d’une manière systématique, mais paradoxalement, elle est touchée par le sujet et souhaite de plus amples informations à ce propos, surtout depuis les années 1960.
Kenneth Ring, un psychologue social très respecté de l’Université de Connecticut, Storrs, eut de nombreux doutes à la lecture de La vie après la vie et à partir de 1977, il entreprit ses propres recherches, en quête de réponses convaincantes. Il publia ainsi son premier article scientifique sur le sujet.
Il interviewa personnellement soixante-quatorze témoins sur les cent deux présentés dans son livre Sur les frontières de la vie, publié en 1980. Quatre ans plus tard, il lança Le projet Oméga : expériences du troisième type EMI, en élargissant ainsi encore plus ses si notoires activités de recherche. Il est le fondateur et l’actuel président de l’Association for Near-Death Studies (IANDS) - Association d’études d’expérience de mort imminente - dont le siège si situe à l’Université de Connecticut.
Le cardiologue Michael Sabom de l’hôpital des vétérans d’Atlanta, en Géorgie, publia ses premières études sur les EMI en partenariat avec la psychiatre Sarah Kreutziger également en 1977. Au fil des ans, il réussit à dénombrer cent cas à étudier à propos desquels il publia son livre Souvenirs de lamort : une investigation médicale en 1982. Ses recherches, ainsi que celles du Dr Ring, sont des références obligatoires dans le domaine des EMI.
Au cours d’un voyage en Inde en février 1976, le Dr Margot Grey, psychologue anglaise, tomba gravement malade, et vécut une EMI qu’elle raconta par la suite dans son livre Return from Death. Quand elle parvint à surmonter sa maladie, elle se consacra à l’étude de cas similaires au sien, en gardant un contact avec le Dr Kenneth Ring. Sur son invitation, elle s’en fut aux États-Unis en 1981, où elle eut la possibilité d’étudier des centaines de cas dans les archives de l’IANDS*, en notant alors combien Moody, Ring et Sabom étaient corrects dans leurs observations. De retour en Angleterre, elle mena elle-même des recherches sur trente-huit cas d’EMI, complétant ses premières recherches sur le sujet au Royaume-Uni (11).
Le premier cas d’EMI chez un enfant fut signalé en 1983 par le Dr Melvin Morse, pédiatre à l’hôpital pour enfants de Seattle. À partir de 1982, pendant huit années consécutives, le Dr Morse et ses collègues étudièrent vingt-six enfants qui avaient survécu à un arrêt cardiaque.
Ils comparèrent ceux qui étaient passés par une EMI avec cent soixante-seize autres enfants gravement malades qui n’avaient pas expérimenté de mort clinique. Les deux groupes furent soigneusement comparés en fonction de leur âge, leur sexe, des médicaments et des anesthésiques utilisés. Tous les sujets étudiés avaient séjourné dans une unité de soins intensifs ; dans les deux groupes, le cerveau avait souffert du même manque d’oxygène et la chimie sanguine globale était identique. Il fut possible de détecter que presque tous les patients cliniquement morts avaient vécu un ou plusieurs éléments de l’EMI, tandis qu’aucun des cent soixante-seize patients du groupe témoin n’avait relaté de symptômes proches d’une telle expérience.
L’étude de Seattle démontra que l’EMI n’est pas un fantasme généré par la réanimation, ni une hallucination, puisqu’aucun des enfants du groupe témoin l’avait vécue (12).
Le Dr Melvin Morse fit connaître ses recherches sur les EMI chez les enfants dans son livre Des enfants dans la lumière de l’au-delà. Ce véritable best-seller fut suivi par un autre, Aux frontières de la mort en 1992, avec toujours pour coauteur Paul Perry. Dans ce dernier livre, ils relatent tous les deux leurs recherches sur des adultes, en traitant tout particulièrement les modifications de comportements chez les patients après cette expérience unique.
Pendant près de vingt ans, Paulo Rossi Severino interviewa des familles qui avaient perdu un être cher et qui avaient reçu de leurs nouvelles à travers la médiumnité psychographique de Francisco Cândido Xavier. Ses travaux débutèrent en 1974, avec pour objectif immédiat la publication des messages dans le journal Folha Espírita et par la suite la réalisation d’une recherche.
Dans les entretiens, les familles à qui ces lettres avaient été adressées répondirent aux questionnaires préparés par l’Association des médecins spirites de São Paulo (AME-SP), et ces données furent plus tard analysées à l’aide d’un ordinateur. Les résultats finaux, réunis dans le livre A Vida Triunfa, révélèrent la grande qualité et la fiabilité des informations médiumniques, démontrant la réalité de la vie après la mort. Cette recherche servira de base à l’ensemble de l’étude que nous tenterons de faire dans ce livre sur la vie dans l’au-delà (13).
Carlos Augusto Perandréa, professeur à l’Université de Londrina, expert renommé en graphoscopie, étudia les messages psychographiques reçus par Chico Xavier, surtout lorsqu’il sut qu’il y avait des similitudes entre les signatures des personnes décédées reçues par les mains du médium, et celles de ces êtres quand ils étaient en vie. Les résultats de ses études comparatives, toutes penchant pour l’authenticité des messages psychographiques, sont réunis dans le livre Psicografia à Luz da Grafoscopia (14), qui est une référence pour la recherche brésilienne dans le domaine de la survie.
Rappelons également les recherches en parapsychologie sur les expériences hors du corps (EHC), le dédoublement astral ou projection de la conscience, qui ont démontré l’existence d’un corps plus subtil permettant les déplacements et la liberté de mouvement dans l’au-delà, capable de franchir les obstacles formés par les matières les plus denses que l’on connaît actuellement dans le monde. Charles Tart et Karlis Osis ont mené des études intéressantes à ce sujet (15).
Ce sont quelques-unes des recherches les plus importantes portant sur la survie réalisées pendant les dernières décennies du XXe siècle, du moins les plus pertinentes pour le travail que nous souhaitons développer dans ce livre.
Initialement, nous tenterons de nous concentrer sur l’étude des EMI. Notre objectif est de chercher son essence, ses stades ou éléments communs, pour ensuite comparer ces données aux révélations reçues par le médium Francisco Xavier Cândido - source fiable grâce à laquelle le plan spirituel supérieur communique ses leçons depuis plus de soixante-dix ans, sans interruption. Pour nous, l’humble moissonneur d’Uberaba est la plus grande agence de presse de l’au-delà que l’humanité ait connue.
Ci-dessous nous en exposons les raisons.
SINGULIÈRE AGENCE DE PRESSE
Dans les années 1970, le Dr Julia Maria Pereira de Moraes Prieto Peres s’est jointe à moi, ainsi que d’autres collègues, pour élaborer un vaste projet d’étude de la médiumnité de Francisco Cândido Xavier qui devait être parrainé par l’Association des médecins spirites de São Paulo. L’ambitieux projet fut conclu par une description exhaustive de nos recherches sur le plan sociologique, littéraire, historique, sur les preuves des révélations psychiques, y compris les scientifiques, outre une biographie complète. Malheureusement, nous ne sommes jamais parvenues à mener ce projet à bien parce qu’il lui manquait une structure de base.
Il y eut cependant un fait concomitant qui permit d’obtenir des résultats pratiques très positifs, avec l’utilisation d’une partie de ce matériel. Le 18 avril 1974, le journal mensuel Folha Espirita fut fondé par mon époux Freitas Nobre et quelques amis qui souhaitaient divulguer le spiritisme à un public plus répandu, surtout pour les sympathisants qui pouvaient se le procurer directement dans les kiosques.
L’un de ses directeurs, mon frère aîné Paulo Rossi Severino, partit sur le terrain, comme un reporter, en divulguant dans ses pages les lettres-messages des désincarnés adressées à leur famille, qui avaient été reçues par psychographie par Chico Xavier. Nous vîmes là une excellente occasion d’utiliser les questionnaires déjà élaborés pour la recherche médiumnique. Et c’est ce que l’on fit. On donna à Paulo ces outils afin de recueillir des données et il partit sur le terrain en les appliquant durant ses entretiens avec les familles des Esprits qui se communiquaient, un travail qui connut son apogée dans les années 1970 et 1980. Ces entretiens duraient en moyenne trois à quatre heures et près de deux d’entre eux furent réalisés, constituant un recueil important du journal Folha Espírita qui permit au chercheur de terrain d’écrire le livre A Vida Triunfa, publié aujourd’hui également en anglais et en espagnol.
Cet ouvrage comporte quarante-cinq messages de désincarnés avec les commentaires de l’auteur lors de leur publication dans le journal, et, en deuxième partie, la contribution de l’Association des médecins spirites de São Paulo : une introduction du professeur Abraham Rotberg, président de l’institution à l’époque, un relevé élaboré par le Dr Antonio Ferreira Filho sur les recherches scientifiques du XXe siècle portant sur la survie de l’âme et des observations faites par moi-même et par le Dr Maria Julia sur les données de l’enquête.
Ce sont ces résultats, détaillés par l’ordinateur, qui nous inspirèrent l’écriture de ces pages.
Un élément très important et indiscutable ressortit tout particulièrement dans la recherche de A Vida Triunfa : cent pour cent des informations données par les communicants à leurs familles étaient exactes. C’étaient des mots, des phrases et un style de communication reconnus ; la manière correcte d’écrire les noms et les surnoms avec, dans de nombreux cas, une signature identique ; la précision de la description de la manière dont ils sont morts ; les noms des membres de la famille qui sont venus aider l’Esprit sur le seuil de la vie nouvelle, plusieurs d’entre eux totalement inconnus pour les incarnés ; la confession d’actes ignorés par les membres de la famille et qui ne furent confirmés qu’après la révélation médiumnique, et plus encore.
Notre modeste participation dans le livre A Vida Triunfa piqua notre curiosité d’en apprendre davantage au sujet de la vie dans l’au-delà, surtout parce que c’était l’occasion de consulter des faits racontés par des esprits ordinaires, des gens comme nous qui sont morts subitement dans des accidents inattendus ou de maladies graves, dont certaines avaient évolué très rapidement, pour la plupart des jeunes, mais aussi d’autres tranches d’âges.
Nous connaissions déjà la collection complète d’André Luiz et le classique Voltei de l’Esprit se dénommant Irmão Jacob, pseudonyme de Frederico Figner, mais nous relûmes tout, et plus encore, en faisant un relevé de toutes les données importantes pour ce travail. Nous avons tout d’abord sélectionné cent ouvrages parmi les quatre cent six reçus par Chico Xavier, pendant ses soixante-dix ans de travail médiumnique (accomplis le 8 juillet 1997), et publiées par différents éditeurs. En tout, nous nous sommes penchés sur l’étude de près de cinq cents messages adressés aux proches, en soulignant les informations utiles pour la compréhension de ce qu’est notre vie dans l’au-delà* (1).
Même si jusqu’à ce jour nous n’avons pas eu l’occasion d’effectuer l’analyse par ordinateur de toutes les autres œuvres, beaucoup d’entre elles comportant les témoignages de proches, nous considérons comme valables les conclusions de la recherche publiées dans A Vida Triunfa dans le cadre de laquelle cette analyse a été faite, et nous les étendons naturellement à toutes les informations recueillies par l’intermédiaire du médium Chico Xavier.
Comme le remarqua le prof. Rotberg Abraham dans la présentation de la deuxième partie de ce livre :
Ceux qui pensent que le médium se contente de capter les radiations mentales des familles pourront difficilement expliquer les références à des événements méconnus de tous, mais confirmés par la suite.
Et il a insista :
Par ailleurs, aucune télépathie ne permet à un homme comme Chico d’écrire longuement et correctement en italien, d’utiliser des expressions en hébreu et d’apposer des signatures reconnues par n’importe quel notaire terrien.
Et c’est ainsi que Francisco Cândido Xavier, octogénaire, malade, pauvre et humble depuis toujours, s’est soudain vu mêlé à des nombres, des pourcentages et des graphiques, statistiquement informatisé et au cœur du hardware des ordinateurs, comme il convient à la veille du XXIe siècle, pour démontrer une fois de plus que la vie de l’esprit se poursuit après la mort du corps.
****
Nous nous fondons donc sur des informations fiables pour écrire ce livre, et tenter de dévoiler notre vie dans l’au-delà. Les nouveaux Dante et Orphée sont revenus pour nous raconter leur grand saut dans l’inconnu et ont trouvé un intermédiaire, assez modeste, qui leur a donné une totale liberté d’expression, pour qu’ils puissent nous faire passer l’apprentissage, les expériences et les émotions qu’ils ont traversés.
Tout au long de ce livre, nous ferons des comparaisons avec les EMI. Les similitudes et les proximités entre ces deux types de sources, celle de la recherche dans le domaine des EMI et la psychographie sont si étroites, qu’il nous a semblé parfaitement légitime et approprié d’aborder ces deux références. C’est pourquoi au cours de la discussion des divers sujets, nous avons tenté de fusionner ces deux sources de connaissances.
Une fois de plus, se confirme ce que Francisco Cândido Xavier, le médium dont nous étudierons les messages, déclara à une certaine occasion : La foi ouvre une brèche, la science passe par-dessus et construit une autoroute ; sans le savoir, il répétait à sa manière un concept de Saint Augustin : La foi cherche, l’intellect le trouve, émis par le saint, à propos d’un commentaire sur le texte d’Isaïe (VII, 9) : « Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas ».
Comme des ajustements sont nécessaires entre ces deux domaines - celui de la connaissance intellectuelle et celui de l’intuitive - il nous est parfois difficile d’exprimer les réalités et les expériences de l’Esprit en des termes scientifiques, parce que les lois qui régissent la physique tridimensionnelle ne sont pas les mêmes que celles des autres sphères. Lorsque nous parlons, par exemple, de la vitesse de volition et que nous affirmons que des milliers de kilomètres sont parcourus instantanément, nous sommes en train de quantifier quelque chose comme si nous faisions référence à des lois tridimensionnelles connues, alors qu’en fait, le phénomène mentionné atteint une vitesse qui dépasse celle de la lumière. Comme nous ne sommes pas habitués à ce raisonnement, nous nous référons, pour plus de simplicité, à des kilomètres parcourus, de façon métaphorique, dans une tentative d’expliquer le phénomène avec notre langage commun.
Basé sur les informations médiumniques, nous en saurons ainsi un peu plus sur la mort et le mourir, la traversée, l’adaptation à la nouvelle dimension, les répercussions de la mort entre les deux plans, le jeu complexe des relations affectives et ainsi de suite.
Nous avons choisi le terme Vie nouvelle, et pas Nouvelle vie, parce que dans ce livre, nous n’étudions pas la réincarnation, mais une autre étape de la vie de l’Esprit, celle qui se dédouble après la vie terrestre et qui est dans l’interrègne entre les vies.
Nous croyons que les questions abordées dans ce livre sont assimilables à notre vie quotidienne. On ne peut pas dissocier les expériences dans les deux plans parce que la vie est toujours la vie et les événements dans l’un ou dans l’autre seront toujours liés, puisque par son essence, l’Esprit est toujours le même. Si les êtres humains discutaient davantage les questions de la vie et de la mort, en regardant avec naturalité les questions touchant la survie, les voies de la violence décroîtraient, voies qu’ils ont eux-mêmes creusées dans le sol maltraité de cette planète extraordinaire où ils ont été placés par Dieu pour aimer et servir.
Nous espérons avoir réussi à capturer fidèlement les leçons choisies pour illustrer les différents thèmes, et plus que cela, que celles-ci composent un guide sûr pour notre transformation intérieure, qui est un besoin prioritaire de notre Esprit imparfait. Nous reconnaissons que le matériel étudié est extraordinairement riche et, dans ce premier travail, nous n’avons pu en utiliser qu’une partie puisqu’il a fallu naturellement restreindre le sujet à seulement quelques points.
Nous avons délimité le sujet, cher lecteur, en escomptant que vous pourrez suivre les étapes initiales – le voyage et l’adaptation – en parcourant avec nous les premières étapes de l’âme dans la vie spirituelle. Après tout, tôt ou tard, nous entreprendrons tous ce grand voyage.
Nous pensons que ce sera plus facile de suivre un parcours avec des informations fiables. S’il existe des cours pour tout, pourquoi pas celui-ci pour aider la créature humaine à affronter la mort sans traumatisme ? Surtout, si cette étude nous révèle que la mort est un simple passage pour une vie plus absolue et véritable.
Avec ce livre, nous souhaitons souligner le fait que l’inconscient n’ait aucun souvenir de la mort est une indication claire que nous sommes immortels. Dans notre for intérieur, nous sommes sûrs que nous vivrons éternellement.
En fait, la mort nous permet une nouvelle rencontre avec la vie. La vie sans limites. La vie toujours, une fatalité de laquelle il est impossible d’échapper.
Notes :
1) Voir la révélation médiumnique de Chico XAVIER dans le livre Et la vie continue…, chap. 9.
2) TOBEN, Bob, WOL, Fred Alan. Space, time and beyond : toward an explanation of the explainable. New : Bantam Books, 1987, p. 47 et 146.
3) Le titre original en suédois signifie Voix de l’Univers, mais dans l’édition brésilienne, il est paru sous le titre Téléphone pour l’au-delà.
4) Voir Transcomunicação Instrumental e Transcomunicação através dos Tempos d’Hernani GUIMARÃES ANDRADE ; Transcomunicação por meios técnicos, Sonia Rinaldi ; Au-delà et transcommunication, Théo LOCHER et Maggy HARSCH.
5) Voir les travaux du professeur James H. HYSLOP de l’American Society for Psychical Research, Visions des Moribonds, 1907, et du physicien William FLETCHER BARRETT, de la Société de Recherche Spirite, de Londres, Death-bed visions, publié en 1926, 2e éd. en 1986. Je me suis basée sur cette dernière édition préfacée par Colin Wilson.
6) Voir le résultat de cette recherche interculturelle dans le livre O que eles viram no limiar da morte.
7) Voir La crise de la mort et Phénomènes psychiques au moment de la mort. De 1906 à 1922, BOZANNO publia dans le Journal « Luce e Ombra » : Delle Apparizioni di Difunti al di Letto di Morte (Les apparitions de personnes décédées à des malades en phase terminale).
8) Stevenson publia initialement ses cas dans le v. XXVI des Proceedings de l’ASPR, en septembre 1966, puis ce travail et quatre autres furent publiés par l’University Press of Virginia, Charlottesville (EUA). Aujourd’hui près de deux mille cas de réincarnation ont été étudiés et documentés. En approfondissant sa recherche, il publia en 1997 une œuvre monumentale intitulée Reincarnation and biology : A Contribution to the Etiology of Birthmarks and Birth Defects, en deux volumes, avec plus de 2600 pages, et le livre Réincarnation et la biologie : la croisée des chemins (203 pages) dans lequel il introduit et condense le premier.
9) Le livre Reincarnação no Brasil présente huit des soixante-quinze cas étudiés par l’ingénieur Hernani ANDRADE. En 1994, il publia par le biais de notre maison d’édition FE le livre Renasceu por amor, l’un de ses cas de preuves solides sur le sujet. En 1988, la maison d’édition Pensamento a publié Poltergeist, présentant cinq des trente-deux qu’il a étudiés.
10) Voir, dans la bibliographie, la liste d’une grande partie de ses livres.
11) Return from the death, Dr Margot GREY.
12) Aux frontières de la mort : ils ont vu la lumière, Melvin MORSE.
13) Voir A vida triunfa dans ses deux versions : l’une en anglais et l’autre en espagnol.
14) Voir Psicografia à Luz da grafoscopia, plus particulièrement l’étude des signatures et de la calligraphie de Mme Ilda Mascaro Saullo.
15) Voir les expériences de Charles TARTEM A Psychologic Study of Out-of-the Body-Experiment in a Selected dans The Journal of American Society for Psychical Research, v. 62, 1er janvier 1968, p. 3-27. Voir aussi les travaux de Karlis OSIS et Donna McCormick présentés à la 22e Convention annuelle de l’Association de Parapsychologie (Moraga, États-Unis) : Kinetic Effects at the Ostensible of an Out-of-the-body Projection During Perceptual Testing, The Journal of The American Society for Psychical Research, v. 74, no 3, Juillet 1980, pp. 319-329).
1Association internationale pour l’étude des états proches de la mort (ndt).
Au seuil de la vie nouvelle
La mort est la dernière étape de l’évolution dans cette vie.
Il n’y a pas de mort totale. Seul le corps meurt. Le moi ou l’esprit ou quelque soit la manière dont nous voulons l’appeler, est immortel.
Elisabeth Kübler-Ross
Nous savons que d’innombrables personnes à travers le monde ont vécu et vivront une Expérience de mort imminente (EMI). Selon une étude remarquable de l’institut Gallup faite sur la population adulte américaine, 35 % des Américains qui ont été proches de la mort (ce qui correspond à huit millions de personnes) ont vécu cette expérience (1).
Mais qu’est-ce en réalité qu’une EMI ?
Raymond Moody Jr. nous a donné un « modèle » pour que nous ayons une idée de ce que traverse une personne qui vit cette expérience (2) :
« Voici donc un homme qui meurt, et, tandis qu’il atteint le paroxysme de la détresse physique, il entend le médecin constater son décès. Il commence alors à percevoir un bruit désagréable, comme un fort timbre de sonnerie ou un bourdonnement, et dans le même temps il se sent emporté avec une grande rapidité à travers un obscur et long tunnel. Après quoi il se retrouve soudain hors de son corps physique, sans quitter toutefois son environnement immédiat ; il aperçoit son propre corps à distance, comme en spectateur. Il observe de ce point de vue privilégié les tentatives de réanimation dont son corps fait l’objet ; il se trouve dans un état de forte tension émotionnelle.
Au bout de quelques instants, il se reprend et s’accoutume peu à peu à l’étrangeté de sa nouvelle condition. Il s’aperçoit qu’il continue à posséder un « corps », mais ce corps est d’une nature particulière et jouit de facultés très différentes de celles dont faisait preuve la dépouille qu’il vient d’abandonner. Bientôt, d’autres événements se produisent : d’autres êtres s’avancent à sa rencontre, paraissant vouloir lui venir en aide ; il entrevoit les « esprits » de parents et d’amis décédés avant lui. Et soudain une entité spirituelle, d’une espèce inconnue, un esprit de chaude tendresse, tout vibrant d’amour _ un « être de lumière » _ se montre à lui. Cet « être » fait surgir en lui une interrogation, qui n’est pas verbalement prononcée, et qui le porte à effectuer le bilan de sa vie passée. L’entité le seconde dans sa tâche en lui procurant une vision panoramique, instantanée, de tous les événements qui ont marqué son destin. Le moment vient ensuite où le défunt semble rencontrer une sorte de barrière, ou de frontière, symbolisant l’ultime limite entre la vie terrestre et la vie à venir. Mais il constate alors qu’il lui faut revenir en arrière, que son temps de mourir n’est pas encore venu pour lui. À cet instant, il résiste, car il est désormais subjugué par le flux des événements de l’Après-Vie et ne souhaite pas ce retour. Il est envahi d’intenses sentiments de joie, d’amour et de paix. En dépit de quoi il se retrouve uni à son corps physique : il renaît à la vie.
Par la suite, lorsqu’il tente d’expliquer à son entourage ce qu’il a éprouvé entre-temps, il se heurte à différents obstacles. En premier lieu, il ne parvient pas à trouver des paroles humaines capables de décrire de façon adéquate cet épisode supraterrestre. De plus, il voit bien que ceux qui l’écoutent ne le prennent pas au sérieux, si bien qu’il renonce à se confier à d’autres. Pourtant cette expérience marque profondément sa vie et bouleverse notamment toutes les idées qu’il s’était faites jusqu’à là, à propos de la mort et de ses rapports avec la vie.
Avec ce modèle, Moody tenta de faire ressortir les quinze éléments rencontrés le plus fréquemment dans les nombreuses histoires qui lui furent confiées. Il le présenta comme une idée préliminaire et générale de ce que peut ressentir une personne qui meurt. Il ne rencontra néanmoins personne qui ait vécu tous ces éléments pendant l’expérience de la mort.
Selon ses observations, aucune EMI ne se ressemble, même si les similitudes sont remarquables. Dans certains cas, seuls deux de ces éléments sont mentionnés ou plusieurs ; dans d’autres, l’ordre ne suit pas strictement celui du modèle.
Le degré de sensation profonde de l’expérience dépend de la réalité de la mort clinique et, dans ce cas, du temps que le patient reste dans cet état ; plus cette période est longue, plus profonde elle sera. En général, les personnes qui sont « mortes » font un compte-rendu plus vivant et plus approfondi de l’expérience que celles qui ont seulement frôlé la mort.
Nous avons déjà évoqué l’expérience du psychiatre George G. Ritchie qui l’a conduit à approfondir le processus de la mort. Voici un extrait de son livre sur sa rencontre avec l’Être de lumière (3) :
Par-dessus tout, avec la même certitude intérieure mystérieuse, je sus que cet Homme m’aimait. Plus encore que la puissance, ce qui émanait de cette Présence était un amour inconditionnel. Un amour surprenant. Un amour situé au-delà de mes rêves les plus fous. Cet amour connaissait tout ce que j’avais fait de désagréable : les querelles avec ma belle-mère, mon caractère explosif, les rêveries érotiques que je ne pouvais contrôler, toutes mes pensées et mes actions basses et égoïstes depuis le jour où j’étais né. Il m’aimait cependant et m’acceptait.
Quand je dis qu’Il connaissait tout à mon sujet, je veux dire que ceci était simplement un fait observable, car chaque épisode de ma vie avait pénétré dans cette pièce, en même temps que sa présence radieuse. (...) Tout ce que j’expérimentai là était visible à l’œil nu, situé dans le temps et animé de vie, semblait se dérouler au même instant. (...) Jamais jusqu’alors, je n’avais ressenti le type d’espace qui semblait former ce qui nous entourait (...) Pétrifié, je me vis debout, auprès du tableau noir, pendant un cours d’orthographe. (...) Je me vis comme un enfant rachitique, courbé, manquant d’air, dans une couveuse. (...) D’autres scènes, des centaines, des milliers, se sont succédé, toutes illuminées par la lumière clairvoyante, une existence où le temps semblait s’être arrêté. (...) Chaque détail d’une vie de vingt ans était là pour être vu. (...) Au milieu de cette vision de tout ce qui s’était passé surgit une question. (...) Qu’as-tu fait de ta vie ? (...) cette rétrospective totale, parfaite et détaillée était venue de lui (...) La question semblait concerner les valeurs et non les faits : qu’as-tu fait des parts de temps que l’on t’a confiées ? (...) Désespérément, je cherchai quelque chose autour de moi, quelque chose qui pourrait sembler valable à la lumière de cette réalité resplendissante.
La riche expérience du Dr Ritchie ne peut bien sûr être rapportée ici. Son livre Retour de l’au-delà sorti aux États-Unis en 1978, avec une préface du Dr Moody, et traduit en portugais, présente un compte-rendu complet de tout ce qu’il a vécu au cours des neuf minutes où il fut déclaré mort. Au moment indiqué, la présence de l’Être de Lumière déclencha une révision des étapes de son existence et le jugement au tribunal de sa propre conscience.
Margot Grey fut atteinte d’une maladie étrange qui se prolongea pendant trois semaines et qui ne fut jamais vraiment diagnostiquée. À un moment imprécis pendant cette période, elle eut une expérience unique dans sa vie. Elle la raconte elle-même :
