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André Luiz est le nom donné à l'Esprit d'un grand médecin et chercheur de Rio de Janeiro qui, de l'au-delà, écrivit par l'intermédiaire du médium Chico Xavier, une série de livres psychographiés, décrivant le monde spirituel dans lequel il évolue. Ces livres, vendus à 5 millions d'exemplaires, développent et analysent différents sujets à caractère scientifique, tels la biologie, la psychologie, la médecine, la physique, la chimie, l'anthropologie et la sociologie. Le caractère de Grande Révélation qui semble avoir guidé André Luiz dans ses écrits, a eu des répercutions essentielles dans la formation de groupes de médecins, regroupés au sein de l'AME (Association Medica Espirita), partout au Brésil et plus récement à l'étranger. Leurs recherches portent sur l'étude de l'homme et de sa spiritualité. Seule les qualités de véritable " médium de révélation " ont permis à Chico Xavier de nous transmettre ces exceptionnelles données qui guideront encore des générations de scientifiques. Marlène Nobre, gynécologue de profession et médium, auteur de plusieurs ouvrages faisant le lien entre les connaissances médicales, scientifiques, et les révélations spirituelles, est aussi la co-fondatrice et la présidente de l'AME-International. Pour ce livre, qui traite de l'obsession : l'influence négative qu'une âme peut avoir sur une autre et celle de la pensée, base de toute communication spirituelle, elle a étudié quatorze livres de l'œuvre d'André Luiz, écrits de 1943 à 1968. Tout professionnel devant développer des outils propres à son travail ; Marlène Nobre, nous précise que l'outil médiumnité nous permet de découvrir et d'aborder le monde spirituel que l'on commence à peine à comprendre. Ce livre s'adresse à tous ceux qui sont persuadés que toute évolution est impossible seulement sur le plan matériel, en ignorant que nous sommes en contact permanent avec le " monde des esprits ". La qualité du travail d'analyse et de synthèse effectué par Marlène Nobre en fera une référence en tant qu'étude d'une œuvre médiumnique.
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Seitenzahl: 289
Veröffentlichungsjahr: 2020
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Traduit du portugais par
Sylvie Gajevic avec la collaboration de Juliette Chantraine
À Francisco Cândido Xavier, vénérable maître et ami à qui je suis si redevable… avec toute mon affection et ma gratitude pour les soixante-dix ans de médiumnité !
À mes parents, Ida et Pedro, mon amour éternel
Couverture
Page de Couverture
DÉDICACE
PRÉFACE
REMERCIEMENTS
I. OBSESSIONS, PSYCHOPATOLOGIES THÉRAPEUTIQUE
1. Un peu d’histoire et quelques concepts
2. Une tentative de classement
Obsessions de Nature animiste
3. Obsession télépathique
4. Auto obsession
5. Personnalité antérieure cristallisée (fixation mentale)
6. Possession partagée (partenaires dans le vice)
Obsessions de Nature spiritique
7. Symbioses à divers niveaux
8. Parasitose mentale ou vampirisme spirituel
9. Infections fluidiques
10. Fixation mentale
11. Pathologie du corps spirituel (périsprit)
12. Vampirisme avec répercussions organiques
13. Syntonie : Hypnose à divers niveaux
14. Pensées sonorisées (mécanisme semblable à celui de la radiophonie et de la télévision)
15. Processus allergique (mécanisme d’action)
16. Obsession d’effets physiques (poltergeist)
17. Thérapeutiques et prophylaxie
18. Amour sublime
19. Conclusion
II. ÉLÉMENTS D’ÉTUDE DE LA PENSÉE
1. Plasma divin
2. Matière mentale
3. Ondes, courants et circuits
4. Courants de pensée
5. L’aura humaine
6. Pensée, télévision et idéoplasties
7. Réflexes conditionnés
8. Phénomène hypnotique et médiumnique
9. Quelques notes sur la glande pinéale
BIBLIOGRAPHIE
Couverture
Page de Couverture
Dévouement
Table des matières
Préface
Début
Bibliographie
Si vous ne croyez pas, vous ne subsisterez pas. (Isaïe, VII, 9). «On cherche Dieu pour le trouver avec plus de douceur et on le trouve pour le chercher avec plus d’ardeur.» (De Trinitate, XV, 2)
Depuis longtemps, nous attendons des livres qui commentent l’œuvre d’André Luiz1. Nous apprécions l’effort de J. Martins Peralva qui a publié les œuvres Estudando à Mediunidade et Mensageiros do Bem, dans lesquelles il fait d’excellents commentaires sur deux livres de cette collection – Nos Domínios da Mediunidade e Os Mensageiros, que nous recommandons à tous ceux qui sont intéressés à la Doctrine Spirite, sur ces thèmes en particulier.
En août et septembre 1987, nous avons suivi le cours donné par le Dr Paulo Bearzoti sur le livre Evolução em Dois Mundos, écrit pendant les réunions du samedi à l’Associação Médico-Espírita de São Paulo (AME-SP) – président : Dr Ary Lex, secrétaire général, Maria Julia de M. Prieto Peres - dont le siège, à l’époque, se trouvait à la rue Maestro Cardim.
Le Dr Bearzoti était l’assistant du professeur Oswaldo de Freitas Julião et chef du service des premiers soins en Neuro-pédiatrie de l’Université de Campinas (Unicamp) ; il était aussi professeur de l’Institut de Psychologie de l’Université Catholique de Campinas (PUC-CAMP). Ainsi, alliant un bagage scientifique et culturel d’une part et la connaissance spirite d’autre part, sa contribution à cette étude a été précieuse. Par la suite, ces cours ont été regroupés dans le Bulletin 5, publication de l’AME-SP, dont la première édition a paru en 1987 également et la troisième vient d’être publiée. De nombreux cours, des études systématiques et des symposiums portant sur les livres cités ont lieu au Brésil ; ceci est la preuve de leur valeur inestimable dans le cadre de l’œuvre monumentale apportée par Francisco Cândido Xavier, des Cieux vers la Terre. L’AME-SP, dont le siège se trouve à av. Pedro Severino J.-R. 325, offre en permanence dans son programme annuel, des études de cette collection qui est fondamentale pour mieux comprendre la santé humaine. Le 30 novembre 1996, nous avons eu l’occasion de donner un premier cours à l’Université de São Paulo (USP), sur la précieuse collaboration d’André Luiz, en abordant, en particulier, les sujets traités dans ce livre, suite à l’invitation du Dr Sérgio Felipe de Oliveira, coordinateur du cours de 3ème cycle de Psycho biophysique.
Le coordinateur a l’intention de poursuivre le travail avec les étudiants de manière à approfondir les thèmes abordés par le médecin désincarné. Nous avons déjà lu, ça et là, dans des journaux et des magazines, des articles avec des commentaires sur un aspect précis de cette œuvre, mais nous ne connaissons pas d’autres livres qui traitent de cet important sujet. À la suite de quelques décennies d’études partagées, en quelque sorte, avec les compagnons du Groupe Spirite Cairbar Schutle (Jabaquara-S. Paulo), nous avons décidé, à notre tour de publier certains commentaires et quelques notes sur cette Œuvre en choisissant des thèmes spécifiques qui étaient communs aux 14 livres. Comme sujet initial, nous avons choisi les études sur l’Obsession en essayant d’en faire un classement pour mieux la comprendre étant donné sa complexité. Ce choix a été grandement motivé par deux événements : le 1er Congrès Spirite Mondial, réalisé à Brasilia, par le Conseil Spirite International, en 1995, et la série de conférences que nous avons données, suite à l’invitation du médecin Fabio Villarraga, dans huit villes colombiennes. Nous sommes ensuite partis au Guatemala pour parler de ce même thème qui a suscité un grand intérêt de la part du public. Ce livre est divisé en deux parties : d’une part, nous avons préparé une introduction sur l’importance de la Pensée, base fondamentale de tout échange spirituel et, d’autre part, nous avons traité des sujets qui s’y rattachent, tels que les réflexes conditionnés, et nous avons réuni des notes sur la glande pinéale.
Finalement, nous avons décidé de mettre les notes sur la Pensée dans la partie II. Cette option manque de didactique, mais sera plus agréable pour ceux qui veulent avoir des informations uniquement sur l’obsession. Ceci dit, nous référons le lecteur à la partie II du livre, s’il souhaite avoir d’abord des explications sur les bases de la Pensée avant d’entrer dans l’étude des obsessions. À vous de choisir. Nous pensons qu’il y a peu de discussion sur les thèmes proposés ici, du point de vue holistique. Le paradigme réductionniste et matérialiste choisi jusqu’à présent par la plupart des scientifiques pour l’orientation de leurs activités intellectuelles et même pour leur comportement a engendré un manque dans ce domaine. Selon ces principes matérialistes, la pensée est une sécrétion du cerveau, produit de la chimie cellulaire et doit être étudiée comme telle. En pratique, un progrès technologique tangible sera nécessaire pour approfondir les connaissances à propos des fonctions du système nerveux. Ça et là, on trouve des témoignages importants en faveur de la prépondérance de l’esprit sur la matière.
Nous sommes arrivés à ce point grâce à un groupe de physiciens et en particulier, grâce à la mission du professeur Fritjof Capra. Suivant les pas de Einstein, non seulement pour son penchant pour la physique, mais aussi pour sa conviction spiritualiste, Capra, outre une collaboration effective, a publié des livres importants tels que le Tao de la Physique et le Point de Mutation, pour essayer de changer ce paradigme réductionniste / matérialiste adopté par les universités et par les sociétés en général.
Dans le domaine médical, le neurochirurgien Wilder Penfield est une exception à la règle des scientifiques matérialistes, puisqu’il affirme que le cerveau est l’ordinateur et que l’esprit est le programmeur et souligne l’aspect dualiste de l’être humain2. Ces derniers ainsi que d’autres témoignages importants comme ceux de Karl Pribram, Stanislav Grof, Ken Wilber et Richard Gerber cités dans ce livre n’ont pas encore réussi à faire un grand changement structurel. Pour celui-ci, il faut attendre encore puisqu’il est directement lié à la « maturité des temps », comme le souligne Kardec. Ce livre est une tentative de rappeler que la Doctrine Spirite, depuis son apparition au siècle dernier a contribué à ce changement, vu qu’elle est une des « minorités créatives » qui montrent les chemins vers les Temps Nouveaux, la civilisation future. Kardec et la phalange de la Troisième Révélation soulignent, dans leurs enseignements, l’importance des attributs et des propriétés de l’Esprit et mettent en évidence la pensée comme une production spécifique qui lui permet de faire les connexions avec les autres êtres de l’univers. Au cours de ce siècle, la révélation continue : les bienfaiteurs spirituels, parmi lesquels le porte-parole, André Luiz, affirment que l’Univers est l’extériorisation de la pensée divine3 et que la civilisation est le produit de l’esprit humain. C’est le thème que nous avons essayé de résumer dans la Partie II. Quant à l’obsession, sa méconnaissance est viscérale. Pour admettre l’influence d’esprits inférieurs dans notre esprit et par conséquent dans nos pensées et dans nos actes, il faut accepter l’immortalité de l’âme et sa capacité d’association – bénéfique ou maléfique – à tous les niveaux de la vie. En général, les conceptions religieuses sont très imprécises en ce qui concerne le destin des âmes après la mort et imposent un sommeil profond, éternel à l’aurore de ce monde, par ailleurs décrit comme méconnu et menaçant. Il est donc très difficile de discuter de manière positive la vie dans l’au-delà et ses habitants.
À quelques exceptions près, scientifiques et chercheurs, psychiatres et psychologues ignorent délibérément le sujet. L’obsession, sous-estimée dans le monde, fait des victimes tous les jours ; par conséquent, on peut voir une augmentation des crimes – de plus en plus horribles – et des maladies les plus variées. Nous pensons que le moment est arrivé d’étudier cet ancien fléau. Les médecins, les psychologues et les professionnels de la santé doivent se pencher sur ce sujet et offrir une protection à l’esprit humain qui, à l’heure actuelle périclite et tend au déséquilibre total. Surtout, lorsqu’il est connu que l’humanité terrestre s’approche, chaque jour de la sphère des vibrations des invisibles de condition inférieure qui l’entoure et, en réalité, la plupart des habitants de la Terre ne sont pas préparée pour les événements actuels4.
Il faut augmenter le nombre des travailleurs anonymes de la santé qui travaillent dans les centres spirites et offrent leurs services, comme médiums, comme partisans de la doctrine ou comme instructeurs. Nous nous sentirons gratifiés si la présente publication encourage l’apparition d’un plus grand nombre de compagnons dévoués à ce domaine.
Nous avons cherché ici à recueillir dans l’œuvre d’André Luiz les enseignements sur les thèmes proposés et nous les avons commentés à la lumière des concepts d’Allan Kardec et d’autres chercheurs qui s’intéressent au paradigme spiritualiste.
Notre intention est de présenter les enseignements comme ils ont été transmis par ce remarquable porte-parole de la Spiritualité supérieure, le Dante Alighieri du XXème siècle. Nous n’allons pas les justifier par des preuves scientifiques, car c’est un domaine presque inexploré où tout est à faire et demande un grand effort de recherche.
La révélation du monde supérieur doit influencer les chercheurs spiritualistes afin qu’ils puissent offrir plus de soutien à l’esprit humain ; c’est le moment de le faire. Nous ne nous vexerons pas si la critique dit que nous sommes trop crédules, aliénés ou hors du contexte scientifique. Nous savons que c’est un domaine où les préjugés sont nombreux, mais il ne faut pas oublier que tout est relatif et que des théories jadis indestructibles ont été balayées de la planète et d’autres vont encore disparaître dans l’avenir. L’existence est ainsi faite et les étiquettes sont provisoires…
Nous sommes convaincus que ce livre en inspirera d’autres, soit par l’approfondissement d’un de ses chapitres ou par la combinaison de plusieurs d’entre eux dans le but de mieux comprendre des sujets si complexes. Peut-être qu’à partir de ce premier volume, d’autres collègues, psychologues et spécialistes, outre les militants spirites dans le domaine de la désobsession seront encouragées à les approfondir en les enrichissant des casuistiques qui leur sont connus ?
Nous pensons que le travail est vaste et nécessaire. Par ailleurs, nous recommandons que les thèmes qui s’y rattachent aient une dimension scientifique avec la diffusion de recherches spécifiques réalisées dans les universités comparées aux résultats obtenus dans la pratique médiumnique des centres spirites qui sont dévoués à ces tâches. Comme nous voyons, le travail ne fait que commencer. Nous souhaitons continuer à apprendre. Nous sommes persuadés qu’après la publication de ce livre, nous verrons ce qui nous a échappé et nous prendrons des notes sur ce que nous avons appris en plus au fil des jours. La lecture d’une œuvre qui fait partie de la Révélation du monde supérieur provoque ce genre de réaction : à chaque lecture on découvre de nouveaux concepts, on comprend mieux et on découvre de nouveaux sujets d’observation. Nous reconnaissons les limites de nos connaissances et les restrictions d’espace et de temps lorsqu’il s’agit d’examiner des idées si vastes ; nous l’avons fait pour ne pas négliger un legs si précieux. Je sais qu’André Luiz, qui avait un cœur si généreux, nous a déjà pardonné d’avoir entrepris cette audacieuse aventure.
Quant à vous, ami lecteur, nous vous demandons de vous laisser aller à cette belle pensée du grand écrivain Fernando Pessoa : « Aux grandes âmes, toute entreprise est valable ».
L’auteur
1 Bien que l’esprit de André Luiz ait écrit d’autres livres, par le biais de la psychographie de Francisco Cândido Xavier, pour la finalité de cette étude, nous considérons les quatorze livres suivants : 1) Nosso Lar, 1ère ed. 1943 (NL) ; 2) Os Mensageiros, 1ère ed. 1944 (OM) ; 3) Missionários da Luz (ML), 1ère ed. 1945 ; 4) Obreiros da Vida Eterna (OVE) 1ère ed. 1946 ; 5) No Mundo Maior (NMM) 1ère ed. 1947 ; 6) Libertação (LIB), 1ère ed. 1949 ; 7) Entre a Terra e o Céu (ETC), 1ère ed. 1954 ; 8) Nos domínios daMediunidade (NDM) 1ère ed. 1954 ; 9) Ação e Reação (AR) , 1ère ed. 1957; 10) Evolução em Dois Mundos (E2M) , 1ère ed. 1958 ; 11) Mecanismos da Mediunidade (MM) , 1ère ed. 1960 ; 12) Sexo e Destino (SD), 1ère ed. 1963 ; 13) Desobsessão (DES), 1ère ed. 1964; 14) E a vida continua… (EVC), 1ère ed. 1968. Les livres 10,11,12,13 ont été reçus en partenariat avec le médium, dr. Waldo Vieira. Nous indiquerons pour chaque livre les sigles mentionnés ci-dessus et nous adopterons l’italique pour citer le texte d’André Luiz.
2O Mistério da Mente
3 NDM, p. 13
4 OM, p. 33
Au Dr Fabio Villarraga, pour avoir encouragé l’étude du thème, en le choisissant comme l’un des sujets d’une série de conférences que j’ai données en Colombie, en 1996 ; au collègue Edwin Bravo pour le séjour au Guatémala
À la famille Gomes Santos, en particulier au couple Luis Carlos et Luizete pour m’avoir gentiment accueilli à Embu où j’ai préparé ce livre et à leur fils, notre cher Conrado, pour son dévouement à la « seara do Mestre Jesus ».
À Nair Casadei, ange gardien, silencieux et fidèle pour l’aide constante.
À Roberto Carlos Amâncio, un ami qui a veillé à la tranquillité de la maison de campagne.
À la chère Suely Abujadi et à sa fille Flavia pour m’avoir aidé avec les textes de consultation.
Aux chèrs Marco Antonio Palmieri et Haydée pour leur soutien au moment où les tâches s’accumulaient.
Au très cher ami de toujours Hernani Guimaraes Andrade, pour m’avoir prêté des livres, des textes et des magazines de la collection de IBPP et pour son amabilité constante.
Au cher ami Élzio Ferreira de Souza pour m’avoir fourni le matériel demandé.
Aux jeunes de la Folha Espirita Editora – Sidônio, Fabio, André et Eva
pour avoir aidé à garder la flamme de l’idéal.
Aux inoubliables amis du Grupo Espirita Cairbar Schutel, en particulier les collègues de la Direction – Paulo, Magali et Cecilia – pour leur amitié, depuis des décennies qui sont en réalité des millénaires…
Embu, été 1997
L’idée de divinité et de croyance en quelque chose d’invisible qui survit à la mort du corps et qui peut être perçu par les sens humains dans certaines conditions a toujours été présente en tout temps et dans toutes les civilisations.
En Inde, on trouve dans le code religieux le plus ancien – les Vedas – ces enseignements attribués au grand législateur Manou : « Les esprits des ancêtres, à l’état invisible, accompagnent certains brahmanes, invités aux cérémonies pour célébrer les morts ; ils nous suivent sous forme aérienne et prennent place à leurs côtés lorsqu’ils s’assoient. »5 En Chine, également, le culte des ancêtres s’est imposé depuis la nuit des temps. « En parole ou en geste, ne vous pensez pas seul, non vus ou entendus, car les esprits voient tout », cette maxime a été trouvée par Confucius, au Temple de la Lumière, mais était connue 500 ans avant lui.6 Dans les temples égyptiens des anciennes dynasties, on discutait les mystères de elêusis, la conception dualiste de l’homme et du lien semi-matériel qui unit le corps à l’esprit. En Grèce, Socrates se disait dirigé par un daimon intérieur ou un esprit familier, et Platon, son disciple a construit sa doctrine à partir du monde des idées, la patrie spirituelle primitive. Hérodote raconte la consultation de Périande, le tyran de Corinthe, à l’esprit de son épouse qu’il avait assassinée de ses propres mains. Homère dans son Odyssée décrit les cérémonies forgées par Ulysse pour une conversation avec « l’ombre » du divin Tirésias. Plutarque raconte la visite d’un de ses persécuteurs désincarnés à Brutus, en plein champ de bataille. À Sparte, au temple d’Athéna, Pausanias vivait en esprit après avoir été condamné à mourir de faim. Il apparaissait et disparaissait devant les visiteurs ahuris.7 Néron, à la fin de ses jours, vit Agrippine et Octavie, mère et épouse assassinées sous ses ordres, et pressentit sa chute. Dans les jardins de Lamie, à Rome, les esprits vengeurs faisaient tant de bruit autour des restes mortels de Caligula qu’il a fallu incinérer les os de l’empereur halluciné pour les faire taire. 8 Les visites aux pythies et aux sibylles étaient fréquentes. Dans le Vieux Testament, la pythie de Endor raconte les consultations de Saul à Samuel : l’esprit prévoit la défaite et la mort de Saul à la bataille du lendemain.9 Le Nouveau Testament raconte les faits extraordinaires de Jésus comme médium de Dieu10 : entre autres, la transfiguration et la matérialisation sur le Mont Thabor, la cure des possédés, malades et invalides de toutes sortes, la multiplication des pains et des poissons, le retour auprès de ses amis après la mort sur la croix. La cure des possédés décrite dans les Évangiles attire l’attention vers un problème de tous les temps, l’existence de pathologies mentales graves causées par l’interférence d’esprits inférieurs. Emmanuel a élaboré une description de ces pathologies au temps de Jésus et l’interférence thérapeutique positive du Divin Maître et des Apôtres. On peut la trouver dans le précieux message Obsessão e Evangelho11 :
« Dans les versets 33 à 35 du chapitre 4 de l’Évangile de Luc, nous signale un homme qui, possédé par un Esprit malheureux, se trouvait dans le sanctuaire. Il appela Jésus et cria aussitôt qu’il le vit : ‘qu’avons-nous à faire avec toi ? ’. Et le Maître restaura l’équilibre du compagnon en extirpant l’esprit qui le harcelait, après l’avoir réprimandé. Ceci est un cas d’obsession directe. »
« Dans les versets 2 à 13, du chapitre 5, de l’Évangile de Marc, nous voyons l’aide donnée par le Christ au pauvre homme si intimement manipulé par des entités cruelles qu’il ressemblait plutôt à un animal féroce réfugié dans les tombeaux. Voilà un cas d’obsession suivi de possession et de vampirisme. »
« Dans les versets 32 à 33 du chapitre 9 de l’Évangile de Matthieu, nous avons lu que le peuple a amené au Divin Bienfaiteur un homme muet, contrôlé par un Esprit profondément perturbé. Lorsque cet hôte fut éloigné par la bonté du Seigneur, le malade a immédiatement récupéré la faculté de la parole. Nous avons ici un cas d’obsession complexe qui atteint âme et corps. »
« Dans le verset 2 du chapitre 13 de l’Évangile de Jean, nous avons remarqué la parole positive de l’apôtre qui affirmait qu’un Esprit pervers avait mis dans le cœur de Judas l’idée de nier l’apostolat. Nous avons ici l’obsession indirecte, où la victime subit une influence dégradante sans perdre sa propre responsabilité. »
« Dans les versets 5 à 7 du chapitre 8, des Actes des Apôtres, nous apprenons que des boiteux et des paralytiques étaient guéris sur-le-champ tandis que Philippe transmettait le message du Christ aux Samaritains. Les mauvais Esprits ont été éloignés tout simplement. Ceci est un cas d’obsession collective qui engendre des maladies-fantômes. » Ce sont les deux aspects d’un même phénomène : la médiumnité torturée qui engendre des psychopathologies dont la gravité est variable et la médiumnité glorieuse qui prend de l’ampleur pour venir en aide à l’évolution humaine. Ainsi les Apôtres qui ont été fidèles à Jésus se sont convertis en remarquables médiums.
À la Pentecôte12, il y eut une profusion de phénomènes médiumniques autour des disciples du Christ – des signes lumineux, des sons de voix ainsi que des faits de psychophonies et de xénoglossie où les enseignements de l’Évangile furent dictés simultanément en plusieurs langues en présence de la communauté plongée dans la perplexité (Actes 2, 1-13). « Les événements médiumniques devinrent alors habituels. »
Ces nombreuses interventions de l’au-delà sont consignées dans les Actes : les Esprits matérialisés sauvent les apôtres d’un emprisonnement injuste (5 : 18-20). Le magnétisme curatif était pratiqué couramment par le regard (3 : 4-6) et par les mains (9 : 17). Les Esprits malheureux étaient chassés des pauvres obsédés qu’ils vampirisaient (8 :7). Soudainement, Saul développe la clairvoyance, il voit Jésus aux portes de Damas et prend les instructions (9 : 3-7). Ananias, médium clairvoyant est appelé par Jésus qui lui demande d’intercéder en faveur de Saul (9 : 10-11). Chez les chrétiens à Antioche, Agabus, un des médiums qui y travaillait, incorpore un Esprit bienfaiteur qui a une importante prémonition (11 : 28). En cette même église, le phénomène de voix directe se produit. Celle-ci charge Paul et Barnabé d’une mission précise (13 : 1-4). À Troas, Paul reçoit la visite d’un esprit qui lui demande de venir le secourir en Macédoine (16 : 9-10).
Tous les médiums du temps passé comme ceux d’aujourd’hui ont subi des injustices et des persécutions : Pierre et Jean ont été incarcérés, Étienne est lapidé ; Jacques, le fils de Zébédée, est tué à coups d’épée. Paul de Tarse est emprisonné et durement fouetté.13
La médiumnité laisse encore la même trace de lumière que celle qui a brillé parmi les chrétiens sacrifiés pendant les fêtes foraines. Nombreux sont ceux qui se sont immolés, qui ont perdu leur corps physique en raison de sévices cruels pour avoir servi d’intermédiaire entre les deux plans de la vie. Jeanne D’Arc remporta de nombreuses victoires pour la France, guidée par des voix et des visions de saints. Elle fut, cependant, brûlée vivante par l’inquisition, à Rouen, à la suite d’un long procès.
Malgré tout le mouvement de répression, les phénomènes ont surgi à l’intérieur de l’Église, avec François d’Assise, Thérèse d’Avila, Juan de la Cruz, Luther, Antoine de Padoue, José de Anchieta et bien d’autres. Le pape Urbain VIII, ébahi, put voir de ses propres yeux la lévitation de Joseph de Copertino.
Shakespeare a utilisé naturellement l’intervention du monde spirituel dans ses pièces. Toute la trame de Hamlet est fondée sur l’apparition, au début de la tragédie, de l’esprit du père qui demandait à son fils que justice soit faite ; dans « Jules César » c’est l’esprit de l’empereur romain qui apparaît à Brutus, au campement, comme un mauvais présage pour la bataille qui aurait lieu le lendemain. Cette scène a pris son inspiration dans les récits historiques de Plutarque.
Beethoven décrit dans une lettre à Bettina son processus de création : les ondes d’harmonie, le thème d’inspiration, l’apparition d’une symphonie. Mozart décrit sa méthode créative de manière identique : des pensées musicales d’origine inconnue, sur lesquelles il n’a aucun contrôle, arrivent dans sa tête en cascades. À la fin du siècle dernier, il y eut une grande profusion de ces phénomènes au début de la Spiritualité moderne, aux États Unis. Ils ont pris de l’ampleur en Europe, en particulier, en France avec l’apparition du Spiritisme le 18 avril 1857. Ce mouvement a continué son chemin sur le continent européen jusqu’aux dernières années du XIXème siècle et les premières décennies du XXème. Il apparut ensuite au Brésil grâce au travail missionnaire de Francisco Cândido Xavier. « Le fait qu’il y ait eut en tous temps et parmi tous les peuples une croyance en quelque chose d’invisible qui survit à la mort du corps et qui, sous l’influence de conditions spéciales, peut se manifester à nos sens, tend à nous faire croire à l’hypothèse spirite » souligne Césare Lombroso14, imminent criminaliste italien, qui fut convaincu des vérités spirites, après avoir parlé à sa mère qui s’était matérialisée grâce à la médiumnité de Eusápia Paladino. Bozzano, un autre remarquable chercheur italien, dans son œuvre peuples primitifs et manifestations supranormales eut également comme objectif principal de démontrer la même chose, soit, que les phénomènes médiumniques ou métaphysiques n’étaient pas une découverte du Spiritualisme moderne.
Sur ce livre, nous avons le commentaire de la traductrice Eponina M. Pereira da Silva : « Dans son travail, Bozzano veut démontrer que parmi les peuples primitifs actuels, ces phénomènes métapsychiques se présentent à tous les niveaux et sont semblables aux recherches scientifiques réalisées par les gens civilisés dans ce domaine. On peut percevoir des phénomènes physiques – comme le mouvement d’objets sans contact, des bruits insolites, des fracas, des lancements de pierres, des transports, des apports, des sortilèges, des lévitations, des transfigurations, des matérialisations – ainsi que des phénomènes psychiques ou intelligents comme la transmission de pensée (…), la télépathie proprement dite, la clairvoyance dans le présent, dans le passé et dans le futur, le dédoublement fluidique, la forme humaine sphérique, l’apparition médiumnique entre les vivants, l’apparition de morts sur le lit de mort et après la mort, les communications avec les désincarnés et leurs formes respectives d’extériorisation, typologie, clairvoyance / audition, possession, voix directe. »15
QUELQUES CONCEPTS
Il ne fait pas de doute que c’est avec l’avènement de la Doctrine Spirite que l’on a pu démontrer, cataloguer, expliquer et étudier ces phénomènes scientifiquement, de manière à bâtir un instrument de l’évolution humaine et une base pour expliquer de nombreux faits de la vie psychique jusqu’alors insondables. « Tout celui qui sent, plus ou moins intensément, l’influence des Esprits est un médium » dit Kardec. Et il ajoute : « Cette faculté est inhérente à l’Homme et ne constitue pas un privilège exclusif. »16 André Luiz accentue ce caractère universel en affirmant que la médiumnité est un don inhérent à tous les êtres, comme la faculté de respirer, et chaque créature assimile les forces supérieures ou inférieures qu’elle contacte.
Emmanuel, avec tout son bagage et son expérience spirituelle, résume cette notion plus vaste : « La médiumnité est une force mentale, un talent créatif de l’âme, une capacité de communiquer et d’interpréter de l’esprit, l’aimant de l’être. »17 Nous reconnaissons dans l’intuition pure, ce talent créatif de l’âme, la forme de médiumnité la plus stable et la plus belle qui nous ait été octroyée. 18 Cette faculté inhérente à l’être résulte du fait qu’« il y a dans l’homme trois composantes : d’abord, l’âme ou l’Esprit, principe intelligent où siège le sens moral ; deuxièmement, le corps, enveloppe matérielle grossière revêtue temporairement pour remplir quelques desseins de la providence ; troisièmement, le périsprit, enveloppe fluidique, semi-matérielle qui sert de liaison entre l’âme et le corps ».19
Dans Le Livre des Médiums, le bienfaiteur spirituel Lammenais expliqua à Kardec que le périsprit est l’agent intermédiaire de tout échange entre les êtres. Par le biais du périsprit, les Esprits communiquent entre eux, soit, indirectement par notre corps ou périsprit, soit directement par notre âme ; nous avons ainsi des modalités infinies de médiums et de communications.20 Le codificateur a classé en deux espèces les phénomènes spirites : ceux qui ont des effets physiques et ceux qui ont des effets mentaux. Plus tard, les métapsychiques et ensuite les parapsychologues ont confirmé le bien-fondé de ce classement. La médiumnité - subjective - qui a des effets mentaux, concerne les phénomènes médiumniques de nature psychique qui correspondent à la fonction psigamma de la parapsychologie et la médiumnité – objective – qui a des effets physiques concerne les phénomènes de nature matérielle et correspondent à la fonction psikappa. Il faut également distinguer les phénomènes animistes de ceux qui sont spiritaux. Dans la médiumnité proprement dite les médiums sont de véritables intermédiaires entre le plan physique et le plan spirituel et ces phénomènes sont ainsi appelés spiritaux ou médiumniques. Mais, en raison de sa constitution, l’âme de l’incarné peut produire les mêmes types de communications médiumniques que celle des désincarnés. Grâce aux qualités existantes dans son périsprit, le médium ou sensitif peut acquérir les propriétés de l’Esprit libre et agir en produisant les phénomènes. Ainsi, nous sommes en présence d’animisme lorsque les manifestations sont attribuées au périsprit du médium. L’individu peut, donc, agir tant comme médium que comme agent producteur de phénomènes animistes. Il n’est pas difficile de déduire également l’existence de phénomènes mixtes, animistes / spiritaux, puisque pendant la réalisation des phénomènes commandés par l’incarné, il peut y avoir éventuellement une collaboration des desincarnés. La ligne de séparation entre les deux types est très mince. Bozzano rappelle « les deux types de manifestations sont identiques de par leur nature, la distinction est purement formelle ».21 Pour l’exercice des fonctions médiumniques, l’aura est un élément important. Comme Kardec l’avait observé : « le périsprit est imprégné des qualités de la pensée de l’Esprit et les irradie autour du corps ».22 La partie II comprend les notes sur la pensée et les thèmes connexes telle que l’aura.
5 chemin emprunté par Léon Denis, dans Après la mort
6 idem
7 cf Emmanuel dans la belle préface de MM
8 idem
9 I, Samuel, 28 et 31, Vieux Testament, La Bible.
10 Jésus comme médium de Dieu, cf. La Genèse 31ème éd. Chap. XV p. 311, Médiumnité et Synthonie p. 35 et MM p. 168.
11Seara dos Médiuns, p. 156
12 Encore une fois la magnifique synthèse d’Emmanuel dans la préface de MM
13 Encore une fois la magnifique synthèse d’Emmanuel dans la préface de MM
14Hypnotisme et Médiumnité p.379
15 Phénomènes paranormaux chez les peuples primitifs, commentaires de Eponina M. Pereira da Silva, in Folha Espírita, dec. 1983, p. 4.
16Le Livre des Médiums, p. 195
17 Cf. préface d’Emmanuel dans Médiumnité et Syntonie
18 NMM, P. 118, chap. IX
19Le Livre des Médiums p. 71 et également l’introduction du Livre des Esprits
20Le livre des Médiums p. 67
21 Cf. Bozzano dans Communicação médiúnica entre vivos, introduction
22L’Obsession, p. 179
Les Esprits imparfaits prédominent encore au sein de la population incarnée et désincarnée de la planète que nous habitons, - ils représentent environ trois quarts de la population totale - et déterminent sa condition d’infériorité physique et morale. Ils réduisent également les processus d’échange à des expressions médiumniques primaires et perturbées où les obsessions sont présentes, depuis les symbioses généralisées des premiers temps jusqu’aux complexes vampirismes du présent. Le bienfaiteur spirituel Emmanuel explique qu’il existe plus de 20 milliards d’âmes désincarnées, errantes et conscientes, autour de la Terre, dont la majorité attend toujours une réincarnation.23 Ces chiffres permettent d’imaginer le niveau d’hétérogénéité spirituelle qui nous entoure et, par conséquent, la complexité des échanges torturés et malheureux entre incarnés et désincarnés et des incarnés entre eux. Ainsi, l’étude de la médiumnité pathologique ou torturée connue comme obsession est très importante pour la santé humaine. Elle représente une contribution de valeur inestimable du Spiritisme à la médecine.
Le psychiatre Inácio Ferreira, qui a milité pendant plusieurs décennies au Sanatorium spirite de Uberaba, a été un des premiers à utiliser auprès des malades le traitement spirite combiné à la thérapeutique orthodoxe. Pour ce faire, il a fait appel à des médiums, comme Mme Maria Modesto Cravo, et a obtenu d’excellents résultats. Dans son œuvre Novos Rumos à Medicina, Dr Inácio souligne que les médecins « doivent quelque peu délaisser leurs investigations de la matière et s’attacher à l’étude et aux expérimentations dans le domaine spirituel ». Et prévoyant l’avenir, il dit : « Il faut qu’ils comprennent (et ils finiront par comprendre) de toute manière que 70 % des tragédies humaines qui engendrent des troubles mentaux sont le résultat de comportements psychiques provenant du monde invisible à nos yeux humains, mais sentis et perçus par les médiums - ces créatures qui possèdent un sixième sens -.24 Au Brésil, avant le Dr Inácio Ferreira, le grand pionnier de la médecine de l’esprit – en même temps l’unificateur du mouvement spirite -, le vénérable docteur Adolfo Bezerra de Menezes, dans son œuvre A Loucura sob Novo Prisma, avait déjà attiré l’attention vers le caractère urgent d’un nouveau classement des maladies mentales, étant donné le fléau de l’obsession. Il défend toujours ses points de vue, comme esprit, à travers le médium Chico Xavier.25 D’après la définition classique de Allan Kardec, dans Le Livre des Médiums, « l’obsession est la domination que certains Esprits réussissent à avoir sur certaines personnes ».26 Les Esprits inférieurs cherchent à imposer des entraves à la volonté de celui qui est dominé. Selon l’entrave et la nature des effets qu’elle produit, nous avons l’obsession simple, la fascination et la soumission, conformément au classement bien connu du maître de Lyon, dans le Livre des Médiums qui s’adresse surtout aux spécialistes, pour attirer leur attention quant aux dangers d’exercer la médiumnité.
Dans les cas d’obsession simple, la créature est poursuivie, avec ténacité, par un esprit dont elle n’arrive pas à se débarrasser. Des réactions physiques peuvent se produire lorsque les Esprits produisent spontanément des manifestations bruyantes et persistantes telles que des coups, des sons, des transports d’objets, et même une combustion spontanée, etc. La fascination est une illusion produite par l’action directe de l’Esprit sur la pensée du médium qui, en quelque sorte, lui paralyse le raisonnement. Ce type de médiumnité a des conséquences graves parce que le médium ne croit pas qu’on essaye de l’induire en erreur. Il est capable d’écrire des choses absurdes ou peut être forcé à s’impliquer dans des situations ridicules, sans se rendre compte de l’artifice.
Dans ce cas-là, le persécuteur possède l’art de la dissimulation ; il est rusé, menteur et profondément hypocrite. Il parle de vertus, invoque des noms vénérables, mais laisse transparaître des attitudes et des concepts mesquins qui révèlent sa nature inférieure. Dans la soumission, nous avons un niveau avancé d’obsession. Parfois, l’entrave est si forte qu’elle est appelée possession. Kardec n’aimait pas ce terme et en expliqua les raisons, mais il s’est rendu à l’évidence : dans bien des cas, tout se passe comme s’il y avait vraiment une possession. « Nous revenons à cette assertion absolue, parce qu’il est démontré qu’il peut y avoir une véritable possession, autrement dit, une substitution, partielle ou non, d’un Esprit errant à un incarné. »27
