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Entraînée par les histoires féminines de son premier tome de sa série singulière, c'est aux hommes que Sarah H consacre la suite. Des êtres saisis dans leur présent par une plume trempée dans l'océan de leur vie. Vous vous identifierez peut-être aux prénoms des personnages de ce livre. Sarah H semble les connaître même si parfois l'on sent que les rencontres n'ont été que passagères et pourtant, notre auteure leur a construit un morceau d'existence. Instinct et providence sont au rendez-vous ! Masculins Singuliers est une palette de tempéraments observés par l'oeil malicieux d'une grand-mère sur ses contemporains masculins. Ses cheveux blancs lui donnent les idées claires et Sarah démontre que sous la neige, il y a toujours de la verdure. Des histoires en forme de nouvelles, égrenées sur un calendrier de personnages masculins très singuliers.
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Seitenzahl: 82
Veröffentlichungsjahr: 2022
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Merci à toutes les librairies qui acceptent de vendre nos livres. Se faire publier est très couteux et surtout impossible. Les maisons d’édition classiques ne s’intéressent pas assez aux auteurs qui ont pourtant la passion de l’écriture.
Merci aux libraires d’aimer leur métier et de nous laisser un coin de leurs rayonnages.
À mes petits-enfants Nathan, Benoit, Martin qui grandissent plus vite que je ne vieillis… À mon fils Philippe qui a été mon détonateur pour que le démon de l’écriture me pousse à publier les histoires de ma vie et de mon imaginaire.
PRÉFACE
Arthur
Bastien
Cyril
Dylan
Émile
François
Gégé
Henri
Igor
Jacques
Karl
Lucien
Maurice
Norbert
Otto
Pierre
Quentin
Raoul
Sylvain
Thomas
Ulrik
Victor
Walter
Xavier
Yvon
Zoltan
Il y a plus de deux ans, c’est en toute discrétion que Philippe, le fils de Sarah H, me fit lire les histoires écrites par sa maman… Illico, je n’ai eu de cesse que de vouloir partager mon enthousiasme et ces petites nouvelles furent l’objet du livre intitulé : « Féminins Singuliers ». La générosité des mots, après m’avoir emballé, a immédiatement séduit l’entourage de l’auteur. Sarah estime avec émotion que son fils lui a fait le cadeau de sa vie, car depuis cette parution, elle est « remplie de caresses positives ». J’ai eu l’occasion de lire quelques-unes de ces histoires à la radio et les auditeurs furent charmés par l’authenticité du contenu.
Et en se frottant les yeux d’étonnement, Sarah s’embarqua, après ses singulières péripéties de femmes, dans celles des hommes. Ces aventures insolites et inattendues sont traitées avec la franchise d’une femme qui salue tous les jours de sa vie avec joie et sincérité.
Sarah Hernalsteen, Belge de naissance, 88 ans, a été de nombreuses années institutrice aux athénées de Woluwe-Saint-Pierre puis de Woluwe-Saint-Lambert en périphérie de Bruxelles. Un métier qu’elle a chéri.
Sarah H reste dans la souvenance, car chaque chapitre est l’histoire d’un homme ou d’une situation qu’elle a connue. Pour éviter de gêner, seuls les prénoms ont été changés afin de ne pas embarrasser les gens de son entourage qui pourraient identifier la personne racontée parfois mêlée à l’imaginaire de l’auteur.
Tous les récits ont un fond de vérité. Au D, vous rencontrerez Dylan ressemblant étrangement à un de ses petits-fils… Au Z, vous retrouverez Zoltan, le prénom illusionné de son grand-père dont un jour elle retrouva par hasard au fin fond de son grenier son accordéon et qui la plongea dans la vie de son aïeul… Au K, c’est Karl et son miel bleu…
À l’ombre de son potager, chaque jour, Sarah H entrecroise ses légumes bios et ses mots pertinents en nous les faisant déguster. C’est la grand-mère qui donne envie de vieillir.
Avec son livre « MASCULINS SINGULIERS », Sarah fait la démonstration que les gens silencieux ne sont bavards qu’avec les bonnes personnes. Alors, elle vous attend !
Hervé Meillon (M La Suite)
À peine avions-nous terminé de mettre en page que notre téléphone portable retentit. C’était Sarah qui nous annonçait qu’elle écrivait des histoires à la gloire du vin et de la bière… Pour toute réponse elle ne reçut de notre part qu’un joyeux : « À votre santé Sarah ! »
Mariés depuis 10 ans, ses parents avaient fait le deuil d’une descendance alors quand Arthur s’est annoncé, ils l’ont comparé à la huitième merveille du monde.
Ce fils tant espéré, tant attendu, ne les a pas déçus, bébé joufflu et rigolard, il a comblé tous leurs espoirs et depuis tout petit, ils estimaient que rien n’était assez beau pour lui.
Choyé, toujours montré en exemple, certains même, par ironie, l’avaient surnommé : « le roi Arthur ».
Outrageusement gâté, il obtenait tous les jouets qu’il voulait.
Étant son cousin, je pouvais jouer avec lui, avec son train électrique à la condition (bien sûr !) que ce soit lui le chef de gare !
Mais comment refuser, alors que cela se terminait le plus souvent par un morceau de tarte et du chocolat chaud ?
À l’école primaire, élève peu appliqué, il ne collectionnait que des notes médiocres, trouvant excuses et consolations auprès de ses parents.
Fasciné par la gloire des vedettes du foot, il avait demandé à être inscrit dans un club, mais n’aimant pas les entraînements, il refusait de s’y rendre. Alors quand au cours des matchs on l’obligea à rester sur le banc, il se vexa, rechigna, refusa d’y retourner, bouda et finit par se faire expulser.
Quand grand-maman disait à ma tante :
— Il n’est pas capable de s’habiller tout seul ?
— C’est lui qui devrait ranger sa chambre !
— Ce n’est pas lui qui doit décider ce qu’on va manger !
— Il faudrait qu’il t’aide parfois au jardin !
— Et la politesse ! C’est trop difficile de dire bonjour ou merci ?
Ma tante répondait :
— Il est trop jeune, il apprendra cela plus tard.
À l’athénée, face à des résultats toujours aussi médiocres, ses parents ont prétendu qu’il était un surdoué incompris, victime de ses condisciples qui par jalousie se coalisaient contre lui.
Arthur se prenant vraiment pour quelqu’un d’exceptionnel devenait de plus en plus prétentieux, intolérant et infréquentable.
Il amorça plusieurs relations amoureuses, mais elles ne furent pas de longue durée, car les jeunes filles qu’il présentait à ses parents avaient toujours un (ou plusieurs) défaut à leurs yeux : pas assez belle, pas assez gentille ou pas assez intelligente.
Aucune ne trouva grâce à leurs yeux et si quelquefois il voulut passer outre de leur avis, ceux-ci par leur attitude désagréable avaient bientôt amené la jeune fille à provoquer elle-même la rupture.
Persuadé qu’il était exceptionnel, bien que sans diplôme, il s’est lancé dans le monde du travail.
Persuadé qu’il en connaissait plus que les professionnels, il empoisonnait l’atmosphère en gavant tout le monde de conseils et recommandations. Accusant ses collègues de préjugés à son égard, il finissait par donner sa démission ou par être licencié.
Par la suite, il refusa des emplois qu’il considérait comme trop médiocres pour lui et finalement abandonna ses recherches.
Devenu un adulte encore plus orgueilleux et plus arrogant, Arthur sans se poser de questions continuait à vivre chez ses parents.
Il régnait sur son royaume familial seul capable (pensait-il) de l’estimer à sa juste valeur.
Son caractère faisait fuir tout le monde, mais il considérait cette solitude comme la rançon de sa supériorité et l’imputait à l’aveuglement des autres qu’il considérait comme des incapables.
Au décès de sa mère, son monde s’est effondré, les disputes avec son père devinrent de plus en plus violentes. Un jour, il avait claqué la porte et personne n’avait plus entendu parler de lui.
Je me suis souvent demandé ce qu’il était devenu et comment il s’était comporté face aux aléas de la vie, lui, qui avait toujours vécu dans un cocon, protégé de tout ce qui lui était déplaisir.
J’espère ... que … peut-être … un jour … j’aurai de ses nouvelles.
Malgré son aspect sportif, équilibré et bien dans sa peau, Bastien cache avec soin un secret : une peur panique des araignées. Cela lui vient du temps où lors d’un camp scout il avait été mordu une nuit par un insecte. Il avait supposé qu’il s’agissait d’une araignée, car il en avait trouvé une, écrasée dans son sac de couchage. La morsure s’était infectée, un coup de lancette avait été nécessaire pour crever l’abcès et Bastien en gardait un mauvais souvenir et une vilaine cicatrice sur sa cuisse droite.
Le matin, il est capable d’approcher les toiles qu’elles tissent pendant la nuit entre les branches de l’hortensia et aime contempler leur scintillement quand les premiers rayons du soleil jouent entre les gouttes de rosée piégées par les fils.
La journée, il peut les regarder avec calme lorsqu’elles traversent le sentier pour se réfugier sous une pierre ou entre les brins d’herbes folles et même parfois, il est capable de les observer et admire leur précision,
Mais… le soir, tout se gâte, s’il en voit une, il est pris de panique, il tremble, transpire, et la nuit, sa peur devient incontrôlable et le paralyse.
Il y a quelque temps, une nuit, Bastien est réveillé par un léger crissement et pour connaître l’origine de ce bruit inhabituel qui l’intrigue, il allume la lumière de chevet.
Horreur ! … à vingt centimètres de sa tête, il voit une araignée noire, énorme qui grimpe le long du mur blanc. Incapable de bouger, seuls ses yeux fixent le monstre qui s’est immobilisé probablement à cause de la lumière.
Pendant une minute, Bastien est incapable de bouger, mais quand l’araignée reprend sa route, il se dit qu’il doit réagir.
Pour s’armer de courage, il prend une profonde inspiration, lentement, se penche, saisit sa pantoufle et comme un fou, frappe le mur avec une violence incontrôlable dans le but de tuer l’intruse.
Fier de lui, de sa réaction, il regarda la semelle... elle est propre et sur le mur, on ne voit que la trace de sa pantoufle, mais. . . aucune de l’araignée.
Victime de son stress, aurait-il mal visé ? Aurait-il frappé à côté ?
Il se fige, les idées se bousculent dans sa tête.
Il est impossible que l’araignée soit encore vivante, il faut donc retrouver son cadavre.
Avec horreur, il pense : « et si l’araignée… morte… ou vivante… était tombée dans le lit ? »
Bastien démonte draps et couvertures, vérifie tout avec minutie, mais ne trouve aucune trace.
Il éloigne le lit du mur, approche la lampe de chevet de l’intervalle pour scruter tous les coins, mais… rien.
De savoir qu’il y a une araignée peut-être encore vivante dans l’appartement Bastien s’angoisse, il se sent incapable d’y rester et surtout de se recoucher avec cette menace sur sa tête !
