Prends-Moi Vite - Vanessa Vale - E-Book

Prends-Moi Vite E-Book

Vale Vanessa

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Beschreibung

Ils l'ont réclamée une fois. Après sept ans dans l'armée, ils sont de retour. Maintenant, ils vont la réclamer de nouveau.
Rory et Cooper n'ont pas oublié Ivy. Elle est la seule pour eux, celle qui est devenue leur, lors d'une nuit étoilée avant qu'ils ne partent en camp d'entraînement. Ils ne s'attendaient pas à passer sept ans avant de la revoir. Elle a changé, elle possède des secrets. Mais ils s'en fichent. Ils feront tout ce qu'ils peuvent pour la posséder. Parce qu'à Bridgewater, un cow-boy ne suffit jamais. 

Attention : Très excitant ! Prends-moi vite ! est le livre 3 dans la série follement cochonne où deux cowboys alpha obsédés recherchent la femme qu'ils ont réclamée une nuit étoilée. Cette nouvelle où tout est bien qui finit bien est centrée sur elle - pas de scènes mâle / mâle.

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Veröffentlichungsjahr: 2018

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PRENDS-MOI VITE

COMTÉ DE BRIDGEWATER

TOME 3

VANESSA VALE

Copyright © 2017 par Vanessa Vale

Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les événements sont les produits de l’imagination de l’auteur et utilisés de manière fictive. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, entreprises, sociétés, événements ou lieux ne serait qu’une pure coïncidence.

Tous droits réservés.

Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme ou par quelque moyen électronique ou mécanique que ce soit, y compris les systèmes de stockage et de recherche d’information, sans l’autorisation écrite de l’auteur, sauf pour l’utilisation de citations brèves dans une critique du livre.

Conception de la couverture : Bridger Media

Création graphique : Deposit Photos: Veneratio

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TABLE DES MATIÈRES

Prologue

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Contenu supplémentaire

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À propos de l'auteur

PROLOGUE

IVY

Sept ans auparavant

Même à travers le sac de couchage, le plateau du vieux camion rouillé de Cooper était dur sous mon dos, mais je m'en moquai. Ça n'avait pas d'importance car j'avais enfin eu ce que je voulais. Qui je voulais, deux fois.

Rory était au-dessus de moi, son poids léger mais solide s'installant entre mes cuisses afin que je puisse sentir le contour épais de sa bite dure. Ma jupe avait glissé et ma culotte mouillée était pressée contre son jean.

Ma tête était bercée par le bras de Cooper et je sentais son souffle sur ma joue tandis que sa main libre glissait dans mon chemisier en coton. Des doigts adroits trouvèrent mon téton au travers de mon soutien-gorge en dentelle. Je dus gémir car Rory s'immobilisa au-dessus de moi, ses hanches cessèrent de se heurter contre moi et il s'éloigna du baiser chaud, humide et désordonné qui avait été le début de tout.

Pendant une seconde, je pensai qu'il s'arrêtait peut-être parce que quelqu'un m'avait entendue. Mais non. Nous étions garés au milieu du champ de Baker, loin de la ville. La nuit était d’un noir d'encre, seule la lune montante nous offrait de la lumière. Il n'y avait personne à des kilomètres, juste le son d'un coyote solitaire au loin qui nous rappelait où nous étions.

Ce fut Cooper qui rompit le silence, sa voix profonde et douce à mon oreille. « Tu es sûr, Ivy? C'est juste que nous te voulons depuis si longtemps. Trop longtemps. On est pas obligé de faire ça si tu ne veux pas ».

Je rechignai en un gémissement de frustration, arquant mon dos dans sa paume. Ma chatte était douloureuse, palpitante, suppliant d'être baisée. Mais je n'étais pas excitée d’avoir n’importe qui - je voulais ces garçons. Les deux. Et ça faisait des siècles.

Cooper et Rory.

Nous avions grandi ensemble, je les connaissais depuis toujours, mais notre timing n'avait jamais été bon. Au moment où ils ont fini par me remarquer, j'avais abandonné l'espoir d'être avec eux et j'avais un petit ami. Tom était gentil et tout, et j'espérais qu'il pourrait me faire changer d'avis sur Cooper et Rory. Je les regardais de loin alors qu'ils grandissaient, s'épaississaient... devenaient des hommes. Mais ce n'est qu'à l'obtention de mon diplôme que j'ai fini par arrêter avec Tom. Je lui avais dit que c'était parce que je quittais Bridgewater pour aller à l'université de Seattle. C'était en partie vrai, mais je rompais aussi avec lui parce qu'une chose était devenue très claire : Tom ne m'avait jamais excitée comme Rory et Cooper pouvaient le faire d'un seul regard fumant à travers une fête bondée ou avec une simple conversation à l'un des soirées feux de camps du lycée. Je m’étais trompée suffisamment longtemps. Je n'avais pas couché avec lui parce que je n'étais pas prête. J'aurais pu l'être si Tom avait été pour moi. Mais il ne l'était pas.

Je voulais Cooper et Rory et personne d'autre ne me conviendrait. Je ressentais des choses pour eux, des choses que je n'avais même pas comprises. Du moins jusqu'à maintenant.

Mes parents m'avaient laissée avec ma grand-mère quand j'étais bébé et l'idée de Grand-mère de la conversation sur le sexe était de me montrer quelques images d'insectes et de fleurs. Aucune de ces photos ne m'a préparé à l'incendie qui a éclaté en moi quand Cooper et Rory se sont approchés de moi. Une sorte de courant électrique entre nous rendait ma peau chaude, ma culotte mouillée et me retournait l’estomac.

Je pensais avoir connu ce qu'était l'attirance, mais je n'en avais aucune idée. Maintenant, grâce à Rory et Cooper, j'avais enfin eu une idée de ce que cela signifiait d’être désirée et être voulue, mais notre timing était encore une fois nul. Si seulement j'avais su qu'ils étaient intéressés plus tôt. S’ils me l'avaient dit. Si ... assez avec les si. L'été était presque fini, et une fois cela terminé, nous serions séparés.

Cooper et Rory étaient toujours immobiles à côté et au-dessus de moi, leurs mains toujours péniblement figées alors qu'ils attendaient ma réponse. J'avais entendu que certains gars prenaient ce qu'ils voulaient, mais pas ces deux-là. Le regard inquiet était mignon mais je n'arrivais pas à comprendre pourquoi ils s'étaient arrêtés. C'était ce que je voulais depuis si longtemps - ils étaient ce que je voulais - et maintenant c'était si proche que je pouvais le goûter, le sentir. Je bougeais, essayant de me rapprocher d'eux.

« Je suis sûre », soufflais-je, agitant mes hanches et faisant soupirer Rory. Je levai la main, caressai ses boucles sombres, bien qu'elles tombèrent de nouveau sur son front. « Je veux avoir ma première fois avec toi. Avec vous deux.»

Pour la plupart des gens, ça semblerait fou d'avoir dix-huit ans et de perdre sa virginité avec deux gars. Mais ici, c'était Bridgewater. Deux gars étaient la norme.

« On ne pensait pas que ça irait aussi loin », dit Rory en passant un pouce sur ma joue. Au-delà de quelques boutons de mon chemisier qui étaient ouverts, nous étions tous encore habillés. « Que tu voudrais, au moins ce soir. Merde, je n'ai pas, euh, nous n'avons pas de préservatifs ».

« C'est bon », murmurai-je, mes joues devenant brûlantes sous leurs regards vigilants, et j'espérais qu'ils ne pourraient pas le voir au clair de lune. « Je prends la pilule.» Je ne sais pas pourquoi j'étais gênée. Je n'étais pas la seule fille de notre école à avoir des rapports sexuels, ou dans mon cas, à vouloir en avoir. J'étais allée voir le docteur Murphy le jour où de mes dix-huit ans. J'avais déjà rompu avec Tom, mais je m'étais dit que je voulais être prête quand j'arriverais à l'université.

Alors que je regardais le regard lourdement insistant de Rory et que j'entendais la respiration laborieuse de Cooper à côté de moi, je ne pouvais plus me mentir. J'avais pris la pilule parce que j'avais espéré que ça arriverait. J'avais rêvé d'être baisée par ces garçons pendant des mois et maintenant ils agissaient comme s'ils étaient trop gentils pour me donner ce dont j'avais besoin. J'aimais ça chez eux, mais tant pis.

En arquant mes hanches, je pressai à nouveau ma chatte contre l'érection de Rory. « Je sais ce que je fais. Je veux ça ».

Je regardai la mâchoire de Rory se crisper, mais il ne bougea pas. Il semblait attendre le verdict de Cooper.

Je tournai la tête pour regarder Cooper, le beau blond, doux et tendre. Non pas que Rory n'était pas gentil... mais il n'était pas tendre. Je savais que quand ils me prendraient, ils le feraient à l'image de leurs personnalités ; Rory avec un abandon sauvage, Cooper avec patience et délibération.

Cooper glissa mes cheveux derrière mon oreille avec la main qui venait de caresser mes seins. Son regard pâle rencontra le mien, le soutint. « Dieu sait que nous avons tellement envie de toi, ma jolie. Nous avons toujours eu envie. Mais nous allons bientôt partir... ».

Un tout nouveau type de douleur me balaya. Tristesse. Regret. Quelque chose de proche de la nostalgie, même si cela n'avait aucun sens. Nous savions tous que ce serait la seule et unique chance que nous aurions puisque je partais pour l'université dans quelques jours et que les garçons s'étaient enrôlés dans l'armée. Nous étions dans une petite bulle à l'arrière du pick-up. Seul. Ensemble. Sains et saufs.

C'était ça. Notre seule chance.

Je me suis forcée à sourire au bénéfice de Cooper. « Je sais ». Je pris une profonde inspiration. « Raison de plus pour nous avoir une nuit, tu ne penses pas ? ».

Cooper sourit et se pencha pour m'embrasser longuement pendant que Rory grognait au-dessus de moi. Il commença à se frotter de nouveau contre moi et j'écartai mes jambes plus largement, lui donnant un accès total.

Mes mots firent leur effet. Toutes les hésitations avaient disparu et les deux garçons se mirent en action, s'attaquant au reste des boutons de ma chemise et la fermeture à glissière de ma jupe. Rory abandonna la jupe et retira ma culotte d’un seul geste. Ils s'empressèrent d'enlever leurs propres vêtements et bientôt je regardais deux jeunes hommes très nus et très sexy.

Je restais bouche bée quand j'aperçus leurs bites au garde-à-vous alors qu'ils se tenaient au-dessus de moi. Putain de merde, ils étaient gros et ils étaient prêts. J'avais vu des photos dans des magazines et sur Internet, mais ils n'étaient pas comme ça. Épais et longs, durs aussi, tout droit pointés vers moi.

Après ça, c'est un peu flou. Nous n'étions que mains et bouches alors que nous nous touchions avidement et embrassions et léchions et sucions.

Cooper me prit d'abord, s'installant entre mes cuisses écartées et poussant un donnant un petit coup à mon entrée enthousiaste. J'avalai un cri de douleur alors qu'il prenait ma virginité. Ce faisant, Rory me murmurait à l'oreille en me disant à quel point j'étais belle, à quel point nous étions parfaits ensemble, comme il avait hâte de me prendre. Il glissa sa main entre Cooper et moi pour trouver mon clitoris avec son pouce pendant que Cooper continua à bouger lentement. De se glisser profondément puis de se retirer de presque toute sa longueur. La combinaison des deux, c'était trop. J'agrippai son dos, le tirant plus profondément, voulant plus. Plus rapide. Voulant tout. Je jetai ma tête en arrière et je criai vers les étoiles. Après cela, je perdis la trace du nombre de fois où je jouis, du nombre de fois ils se sont relayés pour me baiser. Jusqu'à ce que nous mélangions tous les trois, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien qui nous sépare.

1

COOPER

Aujourd'hui

Sept ans plus tard, rien n'avait changé à Bridgewater. Rory était assis en face de moi dans l'une des tables à l'arrière du restaurant de Jessie, situé sur Main Street, et l'épicentre de la vie de la communauté. Les potins s'y répandaient plus vite que le beurre sur leurs crêpes chaudes. Les tables étaient toujours rouges, les comptoirs blancs avec des paillettes d'or. Le même juke-box était dans le coin comme quand nous étions enfants. Bon sang, ça sentait même le même café et les oignons grillés.

Nous étions repassés à Bridgewater pour les visites au cours des années, mais cette fois nous étions revenus pour y rester. Aucun déploiement imminent. Pas de pensées aux mois de sable du désert et aux ennemis que nous ne pouvions pas voir. Pour cette raison, je ne pouvais pas m'empêcher de tout voir sous un jour nouveau. Vivre à Bridgewater de nouveau était surréaliste. Mais nous n'avions plus dix-huit ans, fraîchement sorti du lycée avec la fille de nos rêves entre nous.

En face de moi, Rory était affalé sur son siège avec le même regard sombre qu'il avait toujours eu. Quand Jessie s'approcha de notre table avec un sourire accueillant, je le regardai se transformer devant mes yeux. Il se redressa et enleva son chapeau par respect. Il fit même un sourire rapide à la vieille femme.

Je tirai sur la manche de mon T-shirt à manches longues pour couvrir l'une de mes cicatrices. Alors que tout était toujours pareil, j'avais changé. Certaines manières plus évidentes que d'autres et pas tellement pour le mieux.

« Eh bien, je n'y crois pas ». Jessie s'arrêta à côté de notre table, une carafe presque pleine de café dans sa main. Elle portait l'uniforme familier vert citron. Bien que ses cheveux fussent un peu plus gris, elle était en forme. Elle était comme un rayon de soleil chaud ; quelqu'un qui avait toujours eu le sourire facile, ou du temps pour des potins juteux. « Je suppose que les rumeurs avaient raison. Les fils prodigues sont revenus. »

Ouais, beaucoup de potins. Je n'aurais jamais imaginé que Rory ou moi serions des nouvelles croustillantes.

J'essayai de lui rendre son sourire mais j'avais perdu ce sourire facile pour lequel j'étais connu. J'avais perdu beaucoup de choses lors de nos opérations en Afghanistan. Lorsque nous nous étions enrôlés à l'automne après l'obtention du diplôme, nous nous étions tous deux entraînés à devenir des pilotes d'hélicoptère. Après des années de formation et d’entraînement aux États-Unis, nous fûmes expédiés à l'étranger. Pour la guerre. Le premier voyage s'est bien passé. Enfin, aussi bien qu’un voyage au Moyen-Orient pouvait se passer. Mais ce dernier voyage m'avait emmené aussi près de l'enfer que ce que je pouvais supporter.

Rory et moi avions convenu que notre service dans l'armée était terminé. Après mon accident, les huiles avaient convenu que j’en avais eu assez et que nous avions été honorablement réformés. Maintenant, nous étions de retour dans notre ville natale et prêts à prendre un nouveau départ, mais s'adapter à nos vieilles vies était plus difficile que je ne l'avais prévu. Une partie de la raison pour laquelle nous étions ici au restaurant était pour échapper à ma famille.

Je les aimais, ils essayaient seulement d'aider. Mais mes parents et mes jeunes sœurs ne comprenaient pas le moins du monde ce que j'avais traversé. Ils savaient seulement que je reviendrais cicatrisé et distant. Ils étaient simplement heureux d'être ensemble - ou presque - et de rentrer à la maison. Leurs tentatives pour m'aider à me réadapter à la vie à Bridgewater me laissaient le sentiment d'être un étranger. Qui devait être plaint. Plus ils essayaient de m'aider, plus je voulais retourner à l'armée. Au moins là-bas, je savais où était ma place.

Rory a mieux compris que quiconque. Comme toujours. Même s'il n’avait pas eu d’accident en vol, il savait ce que je ressentais.

Jessie remplit la tasse de café vide devant moi. « Offert par la maison pour le retour de nos héros ».

J'essayai de ne pas grimacer à ces mots, mais je vis Rory grimacer pour moi. Nous avions quitté ma famille étouffante pour éviter ce genre de conversation. Je ne savais peut-être pas qui j'étais ces jours-ci, mais je savais qui je n'étais pas. Je n'étais pas ce héros que tout le monde voulait que je sois.

Nous nous étions toujours protégés entre nous - Rory était comme un frère pour moi. Mais depuis le crash, il semblait penser que c'était sa mission personnelle de me préserver de tout inconfort. Ses intentions étaient bonnes, mais ce que lui et ma famille n'arrivaient pas à comprendre, c'était qu'aucun réconfort ne ferait disparaître la douleur. Mes plaies avaient guéri en cicatrices horribles, mais les blessures de mon esprit, à mon mental, je doutais qu'elles ne s'effacent jamais.

Au cours de cette dernière tournée, mon hélicoptère est tombé lors d'une mission de routine. J'étais le pilote transportant six soldats. La DCA avait atteint la queue de l'hélicoptère et je m'étais battu pour nous garder en l'air, mais c'était une putain de cause perdue. J'avais été blessé, mis à l'hôpital pendant des mois, mais j'étais chanceux. J'étais celui qui avait survécu. Le seul. Je devrais être reconnaissant, mais il était difficile de se sentir chanceux quand tout ce à quoi je pouvais penser était les hommes qui eux n'avaient pas survécu. Que j'avais tués parce que je n'avais pas su garder l'hélico en vol. Comment avais-je pu rentrer chez moi alors que eux, non ?

Je vis le regard de Jessie vaciller jusqu'à la cicatrice qui se trouvait sous ma manche. «Tu vas bien, mon chou ?». Son sourire glissa un peu comme si elle sentait mon humeur.

Ses intentions étaient bonnes, je n'avais aucun doute à ce sujet. Mais je ne pouvais pas me résoudre à répondre. Qu'est-ce que je pouvais dire ? Est-ce que j’allais bien ? Non. Mais personne ne voulait entendre cette réponse. Personne ne voulait savoir que le héros de la guerre était foutu.

« Alors, quoi de neuf en ville, Jessie ? ». Rory changea de sujet pour éviter d'autres silences embarrassants. C'est drôle, c'était mon rôle. J'avais été le mec bavard. Facile à vivre. Celui qui pouvait faire la conversation avec n'importe qui, à n'importe quel moment. Pour calmer les choses quand la vie de famille de Rory était merdique. Maintenant, c'était lui qui devait tenir la conversation quand ça devenait trop inconfortable ou lorsque quelqu'un posait la mauvaise question.

Le silence ne me dérangeait pas, mais je savais que ça rendait Rory fou.

« Il doit y avoir de meilleurs potins que l’histoire de notre retour ». Son ton était trop joyeux, alors qu'il essayait de détourner la conversation de moi, loin de nous. Loin de ce que nous avions traversé à l'étranger.

« Eh bien, voyons », commença Jessie. « Je suppose que vous avez entendu que les garçons Kane se sont trouvés une femme ».