Serrez-moi fort - Vanessa Vale - E-Book

Serrez-moi fort E-Book

Vale Vanessa

0,0
4,99 €

oder
-100%
Sammeln Sie Punkte in unserem Gutscheinprogramm und kaufen Sie E-Books und Hörbücher mit bis zu 100% Rabatt.

Mehr erfahren.
Beschreibung

Rachel désire une seule chose dans la vie, une famille à elle. Mais elle a besoin d'un homme pour arriver à ses fins. Ou pas.

Ils ont peut-être gâché leurs chances de par le passé, mais Matt et Ethan savent que Rachel est la femme qu'il leur faut. Quand ils découvrent ses plans, ils lui proposent de lui donner exactement ce qu'elle souhaite. À l'ancienne. Parce qu'une fois qu'ils mettront la main sur elle, ils la serreront contre eux et ne la lâcheront plus jamais.

Attention : Chaud bouillant ! Serrez-moi fort est le quatrième livre de la série délicieusement dépravée où deux cow-boys alpha offrent à la femme de leur rêve tout ce qu’elle désire. Ce livre peut se lire seul, et c’est elle l’héroïne. Pas de scène homme / homme.

 

Das E-Book können Sie in Legimi-Apps oder einer beliebigen App lesen, die das folgende Format unterstützen:

EPUB

Veröffentlichungsjahr: 2018

Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



SERREZ-MOI FORT

COMTÉ DE BRIDGEWATER

TOME 4

VANESSA VALE

Copyright © 2017 par Vanessa Vale

Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les lieux et les événements sont les produits de l’imagination de l’auteur et utilisés de manière fictive. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, entreprises, sociétés, événements ou lieux ne serait qu’une pure coïncidence.

Tous droits réservés.

Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme ou par quelque moyen électronique ou mécanique que ce soit, y compris les systèmes de stockage et de recherche d’information, sans l’autorisation écrite de l’auteur, sauf pour l’utilisation de citations brèves dans une critique du livre.

Conception de la couverture : Bridger Media

Création graphique : Deposit Photos: Veneratio

OBTENEZ UN LIVRE GRATUIT !

ABONNEZ-VOUS À MA LISTE DE DIFFUSION POUR ÊTRE LE PREMIER À CONNAÎTRE LES NOUVEAUTÉS, LES LIVRES GRATUITS, LES PROMOTIONS ET AUTRES INFORMATIONS DE L’AUTEUR.

livresromance.com

TABLE DES MATIÈRES

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Chapitre 11

Chapitre 12

Chapitre 13

Chapitre 14

Contenu supplémentaire

Obtenez Un Livre Gratuit !

Tous les livres de Vanessa Vale en français:

À propos de l'auteur

1

RACHEL

Même si j'étais née et que j'avais grandi au Montana, je n'avais jamais vraiment compris l'attrait pour le rodéo. Les animaux, les combattre, attacher les chevilles des petits veaux aussi vite que possible. Mais alors que je regardais ce cow-boy chevauchant le taureau massif, les muscles de sa poitrine ondulant sous le tissu de sa chemise alors que ses bras se gonflaient sous le tissu tendu, je compris enfin. Il se balançait d'avant en arrière, s'équilibrant et s'alignant avec les mouvements saccadés de la bête énervée, le bras tendu au-dessus de sa tête.

Bon sang, c’était donc ça !

Je poussai un cri alors le taureau ruait sur ses pattes arrière, non pas parce que j'avais peur pour le cow-boy mais à cause de la façon dont ses cuisses se contractaient sous son jean pour qu’il rester droit. Jean, je pourrais ajouter, qui laissait peu à l'imagination. Tout ça était stupide, complètement stupide. D'une façon ou d'une autre, grâce à ce taureau, tous mes fantasmes s'étaient activés en regardant ce festival de testostérone.

« Voici une serviette en papier ». La voix de ma sœur coupa ma rêverie. Je me tournai pour faire face à Emmy, qui réussit malgré tout à paraître élégante et classe dans une jupe en jean et un haut fluide même lorsqu'elle était enceinte de huit mois. Elle tendit une des serviettes qu'elle avait attrapées quand elle était allée chercher un cornet de crème glacée.

Je fronçai les sourcils. « Pour quoi faire ? ».

Emmy sourit. « Tu baves un peu ».

Mon froncement de sourcils se transforma en une grimace. « Je ne bave pas ». Je me détournai et essuyai subtilement les coins de ma bouche au cas où.

« Si tu le dis, sœurette ». Je n'avais pas besoin de la voir pour savoir qu'elle avait levé les yeux au ciel. Même si elle était plus jeune, Emmy avait l'air d'une sœur aînée, toujours au courant de tout. Mais bon, elle était celle qui était bien mariée avec un bébé en cours tandis que j'étais encore profondément enracinée dans un célibat sans fin. D'une certaine façon, cela semblait lui donner un avantage qui annulait mes deux années d'ancienneté.

Emmy s’était mariée à Bridgewater, ce qui signifiait qu'elle était une mariée chanceuse avec deux hommes protecteurs. Comme tous mes frères et sœurs, elle avait un grand cœur et la tête bien sur les épaules et je ne souhaitais que le meilleur pour elle. Sauf maintenant. Alors qu'elle léchait sa glace, l'air incroyablement béat, je me demandai pour la millième fois comment ma petite sœur capricieuse avait réussi à décrocher non pas un, mais deux hommes, quand je n'avais pas réussi à décrocher un second rendez-vous depuis beaucoup plus longtemps que je voulais bien me l'admettre.

* * *

Ce n'aurait pas été grave, si ça avait été juste Emmy qui avait un bébé, mais j'étais la seule des six. Tous mes cinq frères et sœurs étaient mariés avec des enfants, ou dans le cas d'Emmy, avec un enfant en cours. Deux de mes frères s’étaient également mariés à Bridgewater, mais le reste avait suivi les traces de mes parents pour suivre une voie plus traditionnelle. Un homme, une femme. Et tout le monde avait trouvé leur « moitié parfaite » ou bien « moitiés parfaites ». Emmy n'avait que vingt-quatre ans et mon frère, Zach, s'était marié à vingt et un ans. Mes parents disaient toujours : « Quand tu sais, tu sais ».

Eh bien, je ne le savais pas encore.

Honnêtement, je me fichais du genre de relation dans laquelle je me trouvais - traditionnelle, Bridgewater ou autre - je voulais juste en avoir une. Non pas que je sois désespérée de trouver un mec. Non, je ne me morfondais pas dans la maison en rêvant à un homme. D'ailleurs, je ne voulais pas juste un homme, je voulais le bon homme... ou les bons hommes. J'avais eu des relations, mais jusqu'ici il n'y avait pas eu d'étincelle, pas de personne avec que j’avais eu envie de revoir. Donc, j'avais abandonné en quelque sorte. Je n'avais jamais été à l'affût, mais je n'allais pas aux bars avec mes copines le vendredi soir pour choper. Enfin, je n'étais jamais allée chercher un coup d'un soir, mais je cherchais quelque chose. Et ça n'avait pas marché.

Pour cette raison, je n'étais pas vraiment folle des garçons, mais j'étais définitivement folle des bébés. Je n'étais pas vieille, mais je pensais qu'à vingt-six ans, je serais dans le même bateau que le reste de ma famille. Mariée avec des enfants, ou bien enceinte jusqu’aux yeux. Zut, Emmy aurait son bébé avant moi. Ouais, ça faisait mal, pas que je le lui dise ou que ça se voit. C'était mon problème, pas le sien. Ce n'était pas de sa faute si elle avait trouvé deux gars qui l'aimaient et qui voulaient créer une vie avec elle. Fonder une famille.

J'avais tout prévu. Collège, études supérieures, puis fonder une famille. Bien sûr, j'étais jeune, mais je voulais une grande famille et cela voulait dire commencer tôt. Mais d'une façon ou d'une autre, à un moment donné, mon plan de vie avait déraillé. J'étouffais un soupir alors que je me retournais pour regarder le cow-boy canon ramasser son chapeau dans l’arène pleine de poussière, le soulever et l'agiter en l'air. La foule applaudit et acclama alors qu'il sortait par le portail. Même son derrière était sacrément canon, moulé dans son jean confortable. Il le portait bien et ça moulait ses fesses comme il fallait.

Bon sang. Emmy me donna un coup de hanche, me surpris de nouveau. « Tu devrais y aller. Te présenter ».

Je la regardai comme si elle m'avait suggéré de monter sur le dos du taureau et de faire un tour. « Me présenter ? Au dresseur de taureau ? Je ne pourrais pas faire ça ». Emmy me jeta un coup d'œil. Nous avions l'air similaire avec nos cheveux brun clair et nos yeux noisette mais elle était plus petite de plusieurs centimètres. « Pourquoi pas ? ».

Je haussais les épaules. Parce que je ne pouvais pas. Je n'étais pas comme Emmy. Elle n'avait aucun problème à aller voir des hommes inconnus et à flirter - enfin, elle ne l'avait pas fait avant de tomber amoureuse de Rick et Kevin il y a deux ans. Ils étaient des mâles alpha dans l'âme et ils étaient les seuls hommes avec qui elle flirtait maintenant. La boule de bowling sous sa chemise le prouvait.

Mais ce n'était pas moi. Je n'avais jamais été douée pour flirter et les hommes super attirants avaient tendance à me rendre nerveuse. Non, je devenais toujours idiote, bégayante. La raison pour laquelle j’étais encore célibataire était finalement assez claire.

« Tu es intimidée, n'est-ce pas ? », continua Emmy. Mon Dieu, elle était trop amusée par mon malaise. Certaines choses ne changent jamais.

« Par ce type ? ». Je lui indiquai la direction qu'il avait prise. « Absolument. Tu l'as vu. Il est ... incroyablement beau. Bien sûr, que je suis intimidée ».

Je ne prenais pas la peine de le nier. Nous savions toutes les deux que j'étais la personne réservée dans notre famille. C'était comme ça que je voyais les choses. Emmy et mes autres sœurs m'appelaient « sœur prudence ». Ce qu'elles ne savaient pas - ce que je ne leur avais jamais dit - c'est que ma méfiance envers les hommes beaux, enfin, pratiquement tous les hommes, n'était pas seulement parce qu'ils m'intimidaient. Ça allait plus loin que cela. Je savais que s'ils se rapprochaient, ils voudraient se rapprocher. J'avais tenté le sexe exactement une fois et cela avait été horrible. Effrayant.

Au lycée, il y avait eu un gars. Un bon gars... ou c'est ce que j'avais pensé. À notre troisième rendez-vous, il avait supposé que nous ferions plus que simplement nous embrasser. Il avait mal compris. Je n'étais pas prête à passer au niveau suivant, mais il n'écoutait pas. Ses mains s’étaient promenées partout sur mon corps, malgré mes protestations et mes faibles tentatives pour le repousser. Il avait été trop fort, trop déterminé.

Je frissonnai sous le soleil de juin. Dieu merci, ma camarade de chambre était arrivée, car qui sait jusqu'où cela aurait pu aller ? En l'occurrence, il tâtonnait et caressait mais n'arrivait jamais à enlever mon pantalon. Pourtant, l'expérience m'avait laissé un mauvais goût dans la bouche chaque fois que les rendez-vous commençaient à devenir trop intimes. Je m'immobilisai. Paniquée. Mon estomac se contracta en repensant à la sensation des mains de cet imbécile sur ma peau et peu importe à quel point j'étais attirée par un mec, je ne pouvais pas m’empêcher d’y penser lorsqu'un homme se penchait pour un baiser.

Inutile de dire que l'intimité n'était pas exactement mon fort.

Cependant, je ne dis rien à Emmy. Cela n'aurait pas fait de différence. Sa bouche se contracta.

« Va le saluer », dit-elle. Ses yeux étaient remplis d'une espièglerie familière. Le genre de regard qu'elle avait l'habitude de lancer juste avant d'entrer dans n'importe quel piège qu'elle avait posé pour moi dans la chambre que nous partagions.

« Pourquoi ? ». Mes yeux se plissèrent. Elle ne me pousserait pas à flirter avec n'importe quel vieux type. « Est-ce que tu le connais ou un truc dans le genre ? ». « Un truc dans le genre ». Elle hocha la tête, à peine capable de contenir son rire. « Toi aussi. C'est ton nouveau patron ».

Je clignais des yeux sans comprendre pendant un moment, mais ses mots montèrent jusqu’à cerveau.

« Mon patron ? ». Ce spécimen masculin parfait était mon nouveau patron ? Emmy travaillait comme directrice d'un ranch local, Hawk's Landing, depuis l'obtention de son diplôme. Elle partirait dans quelques semaines pour accoucher et ne prévoyait pas de retourner à son travail. Depuis que je venais de déménager après avoir terminé ma maîtrise à Denver, Emmy avait demandé à ses employeurs de me donner le poste.

C'était un bon travail dans mon domaine et j'étais reconnaissante de l'opportunité. Mais maintenant... Je fixai le grand homme viril qui s'était dirigé vers les écuries et j'essayai de calmer les papillons dans mon ventre. Eh bien, maintenant j'étais nerveuse pour plusieurs de raisons.

Je ne pouvais pas travailler pour un homme comme ça. Comment étais-je supposée interagir avec un cow-boy magnifique tout en restant professionnelle ? Je serais une imbécile bégayante et hésitante rien qu’en le voyant.

« Il n'est pas un monteur de taureau professionnel ? ». La façon dont il avait pivoté et secoué ses hanches sur ce taureau me fit me demander comment il pouvait s’en servir, s’il me chevauchait moi. Le soleil était-il tout à coup devenu plus chaud ?

« Nan. Il le fait juste pour s'amuser ».

Pour s'amuser. Pour séduire chaque femme consciente, plus probablement.

La voix d'Emmy était pleine de rires. « Si tu penses qu'il est magnifique, attends de rencontrer son partenaire ».

Je me retournai pour voir si elle était sérieuse. Elle l'était. Oh merde. « Il y en a deux ? ». Mon esprit se mit en branle. Deux hommes canon seraient mes nouveaux employeurs. Oh, Seigneur aidez-moi.

Elle hocha la tête et passa un bras autour de moi alors qu'elle me dirigeait vers les écuries. « Allez », m’exhorta-t-elle. « Tu dois bien rencontrer les propriétaires un jour ou l'autre. Tu pourrais aussi bien te présenter à Matt dès maintenant. Ce sera fait ».

Je la regardai avec appréhension. « Pourquoi, c'est un connard ou quelque chose ? ».

Sa tête retomba alors qu'elle laissa échapper un grand rire comme si je venais de dire quelque chose d'hilarant. « Un connard ? Non. Matt est doux comme un agneau. Je voulais juste dire que tu ferais mieux de le rencontrer maintenant, dans un contexte décontracté, avant qu'il ne devienne ton patron ».

« Je ne sais pas ». Je me bloquais, traînant des pieds pendant qu'elle essayait de me tirer dans sa suite.

Elle s'arrêta et je faillis trébucher. Retirant son bras de ma taille, elle plaça ses poings sur ses hanches alors qu'elle se tournait pour me faire face avec son regard de mademoiselle je-sais-tout, que je détestais. Principalement, parce que quand elle était comme ça, elle avait généralement raison. Comme maintenant. « Rachel Andrews, si tu n'as pas le courage de rencontrer cet homme, tu ne pourras gérer son entreprise ».

Je serrai mes lèvres, espérant qu’elle ait tort. J'avais besoin de faire ça. Je devais déchirer le pansement et me débarrasser de mon stress. Stress qui était complètement infondé. Elle avait travaillé pour Matt pendant des années et je n'avais jamais entendu parler de lui en mal. Nul doute que ses maris le pilonneraient s'il blessait les sentiments d'Emmy, et auraient tout fait pour la protéger.

Je manquai de courage. Très bien, j'irais à la rencontre de mon patron magnifique à s'en décrocher la mâchoire.

Je lui fis un bref signe de tête et avant que je puisse changer d'avis je me dirigeai vers les écuries. Tout droit, je pouvais le faire. Je pris une profonde inspiration.

Je peux le faire, je peux le faire. Je chantais ces mots encore et encore jusqu'à ce que j'entre dans l'écurie bondée, la puissante odeur de foin et de chevaux me chatouillant le nez. Il y avait un certain nombre de cow-boys poussiéreux et en sueur, mais tout autant de groupies légèrement vêtues qui pullulaient comme des moucherons.

Comme n'importe quel autre sport où il y avait des hommes puissants et attirants, il y avait des femmes qui cherchaient à coucher avec eux. J'étais trop habillée en comparaison. Je portais des bottes, un jean et une chemise à boutons rose pâle. Je n'étais pas frileuse, du tout, mais je n’allais pas me balader à moitié dévêtue dans un rodéo poussiéreux. Pas comme toutes ces femmes. La plupart portaient des chemisettes ou des t-shirts moulants et des shorts courts. Une blonde plantureuse à ma droite ne portait très clairement pas de soutien-gorge. Il ne faisait pas froid du tout, mais ses mamelons pointus tendaient le tissu comme si on était en plein hiver.

Je détournai les yeux, jetai un coup d'œil sur l’attroupement, essayant de trouver mon nouveau patron. Comme c'était la fête du comté, il n’y avait pas que le rodéo. Je n’arrivai pas à voir Matt, je ne rencontrais que les regards curieux des autres cow-boys et des femmes qui étaient accrochées à eux.

Je tirai sur le bord de ma chemise et baissai le menton alors que je me dirigeais vers la brèche. Je me sentais ridiculement déplacée. Je n'étais pas la seule femme à porter une chemise boutonnée, mais j'étais la seule à ne pas la porter ouverte jusqu’au milieu de ma poitrine pour dévoiler un soutien-gorge en dentelle. Je n'avais certainement pas ma place ici, mais j'avais déjà fait tout ce chemin. Il n'y avait aucun moyen d'abandonner maintenant. Emmy ne me laisserait jamais vivre en paix. Je rencontrais juste mon nouveau patron. C'était tout. Il n'était pas un cow-boy con. Il était mon patron.

Mon patron. Mon patron. Mon patron.

2

RACHEL

Finalement, je l'aperçus. Matt, devrais-je dire. Il avait un nom et c'était Matt. Ou M. quelque chose, et ce n'était pas M. beau gosse.

Il parlait à l'un des autres cavaliers et même s'il y avait des groupies qui voletaient à proximité, il ne semblait pas les remarquer. Je me forçais à faire un pas dans sa direction, puis un autre. Un pas de plus et il m'aperçut. Oh, mon Dieu. Ses yeux étaient gris acier et ils atterrirent sur moi avec l'intensité et la précision d'un système de guidage de missiles. Pendant une seconde, je ne pouvais plus respirer et mes jambes flanchèrent.

Mon patron. Mon patron. Mon patron.

Tout mon corps semblait se détraquer pendant que ces yeux m'évaluaient. Sans détourner le regard, il dit quelque chose au cow-boy qui s'éloigna.

La voix était libre. Il attendait que je finisse de traverser la courte distance entre nous. Ses cheveux noirs avaient pris le pli à force de porter un chapeau de cow-boy et sa peau était bronzée par le soleil. Ce n’était clairement pas un homme de bureau; gérer Hawk's Landing était un boulot de plein air. Ses traits étaient presque parfaits. Presque. La légère crête de son nez et la sévérité de sa mâchoire ajoutaient juste suffisamment d'imperfections pour le rendre réel. Et palpable.

J'avalai un excès de salive. D'où me venait cette pensée ? Cet homme était mon boss. Ou il serait mon boss. De toute façon, il était intouchable. Oui, mais j'étais attirée vers lui comme par un faisceau phéromones.

Passant ma langue sur les lèvres, j'essuyai mes paumes moites sur mon jean et redressai mes épaules. Agis avec assurance, confiance en toi. C'était ce que ma sœur aînée, Sheila, répétait. J'espérais que Sheila savait de quoi elle parlait.

« Eh bien, qu'est-ce qu'on a ici ? », dit le beau cow-boy en s'approchant de moi. Matt. Il s'appelait Matt. J'avais besoin de garder la tête froide. Pour la millionième fois, je me rappelais que ce mec était peut-être un cow-boy, et oui, il était sexy comme pas deux ... mais il était aussi mon patron. Mon patron !

Son regard passait sur chaque centimètre de moi, de mes bottes en cuir bien usé jusqu'au sommet de ma tête et partout - oui, partout - entre ces deux extrêmes. Sa mâchoire se crispa, ses yeux se plissèrent un instant.

Je commençais à sourire et à tendre la main, mais il me coupa avant que je puisse me présenter. « Ça doit être mon jour de chance si une gentille petite chose comme toi me cherche ».

Je clignai des yeux de surprise, arrêtée dans ma lancée. J'avais eu tort. Ces yeux n'étaient pas gris acier. Ce mot avait l'air froid, clinique, alors que son regard était tout autre. Son regard brûlait. Il incendiait ma peau partout où il se posait. Je sentis mes mamelons durcir.

« Euh, je m'appelle Rachel ». Ma main était encore partiellement tendue, pendant maladroitement entre nous jusqu'à ce qu'il la saisisse dans la sienne.

Oh mon Dieu. Oh là là. Jamais de ma vie je n'aurais deviné que tenir la main d'un homme pouvait être un acte si... sensuel. Je me sentais si féminine, car elle était énorme, engloutissant la mienne. Peut-être que j'avais eu une réaction excessive. D'accord, j'étais définitivement en train de réagir de manière excessive. Mais on ne pouvait pas nier que son emprise ferme et puissante me faisait quelque chose. Elle envoyait une décharge d'électricité directement à mon clitoris. La chaleur qui avait brûlé ma peau était dans mon sang, chauffant mon cœur, transformant mes entrailles en gelée.

Et il le sentait. Ses lèvres étaient plissés en sourire cynique et son expression était éloquente.

Oh mon Dieu, il savait que j'étais excitée. Cette vague de chaleur se précipita sur mon visage et mes joues s’embrasèrent. Tout ça à cause d’une poignée de main.

Il ricana doucement et se rapprocha de moi pour que je puisse sentir son odeur céleste et terreuse. C'était un mélange de cuir, d'herbe et de sueur et quelque chose que je ne pouvais pas déceler. Quoi qu'il en soit, il semblait que ce soit un mélange excitant a souhait spécialement conçu pour me rendre folle. Ça fonctionnait bien.

Je gémis presque quand il se pencha plus près, sa bouche terriblement près de mon oreille. « Qu'est-ce qui amène une gentille fille comme toi dans un rodéo ? ».

« Je, hum… je, euh... ». Je pris une profonde inspiration et j'essayai à nouveau.

« Ce n'est pas un endroit pour quelqu'un comme toi » décréta-t-il, estimant chaque centimètre carré de mon corps.

Pourquoi n'était-ce pas un endroit pour moi ? Je n’avais fait que me présenter. Une femme dans in short trop court et des bottes de cow-boy attira mon attention. Oh.

« Non c'est pas ça. J'aime regarder… ».

« Tu aimes ça, n'est-ce pas ? ». Sa voix était grave, suggestive. Mes joues allaient finir par prendre feu. Son ton laissait entendre qu'il devinait toutes mes pensées intimes et cochonnes... et il aimait ça.

Je me raclai la gorge, essayant d'ignorer le désir que sa voix enrouée déclenchait en moi. « Je voulais vous dire que… ».

Sa main sur ma taille me fit taire instantanément. Les mots « je suis votre nouveau gérant » sont restés coincés dans ma gorge alors que je me figeais au contact inattendu. Il était vraiment direct et oh, ça faisait du bien.