Derrière le masque - Géraldine Vert - E-Book

Derrière le masque E-Book

Géraldine Vert

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Beschreibung

Derrière le masque Il est des moments où la petite lueur d'espoir qui est en nous vacille sous l'impulsion de sombres idées et pourtant nous affichons une mine radieuse, épanouie pendant que notre esprit, lui, s'abîme dans les profondeurs abyssales de la perdition, souffrant en silence. Encore une fois vous verrez que ma passion pour la photographie, ma soif d'écriture, mon goût prononcé pour l'aventure et le partage m'ont aidée à sortir des ténèbres dans lesquelles je me suis égarée l'espace d'une année. Ce livre est une invitation au voyage en Terre de Provence, laissez votre esprit vagabonder au milieu de ces vieilles pierres et paysages qui s'offrent à vous au fil des pages. C'est un réel bonheur pour moi de vous offrir ces escapades ponctuées comme toujours d'anecdotes, de souvenirs d'enfance et de ma vision du monde tel que je le perçois aujourd'hui. Géraldine Vert

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Seitenzahl: 151

Veröffentlichungsjahr: 2022

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Du même auteur

Ces Fragments de Vie…

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Le Bonheur est cet état d’esprit où on peut aimer le présent Édouard Veniaminovitch Limonov

Le 17 mars 2020 à 12 h 00 : la France entre en confinement, entraînant une phase d'immobilisme économique quasi totale qui entraînera des répercussions financières effroyables sur les ménages les plus modestes pendant les prochaines années, ainsi que sur les petites entreprises.

La nouvelle est annoncée quelques jours avant par le président actuel : « Nous sommes en guerre », déclare-t-il. Ces mots claquent comme une sentence. Oui, nous sommes en guerre contre un virus, et au plus profond de moi, cette phrase ne cesse de résonner, une bouffée d'angoisse m'envahit, car je sais pertinemment que dans toutes les guerres il y a des morts. Je regarde mon mari et, à cet instant, un sentiment de peur m’envahit, je prends conscience que l'un de nous deux peut mourir ou tomber gravement malade.

Le 17 mars, nous y sommes, Alain me téléphone depuis son lieu de travail et m'annonce qu'à midi il sera à la maison pour une période de deux mois avec une diminution conséquente de salaire bien entendu.

L'entreprise ferme ses portes pour cause de « Covid », le temps de mettre en place toutes les protections sanitaires nécessaires pour éviter la transmission du virus entre les employés.

Oui, deux mois, car comme beaucoup de pays, la France ne déroge pas à la règle de la délocalisation et nous sommes approvisionnés par divers pays étrangers, tirant toujours plus sur une main-d’œuvre à moindre coût, engendrant de cette façon des bénéfices colossaux dans la poche des gros actionnaires. Oui mais voilà, quand le monde doit faire face à une pandémie de cette ampleur, c’est tout le système qui se retrouve paralysé. La demande en divers matériaux est telle que beaucoup de secteurs connaissent d’importantes pénuries entraînant une hausse des tarifs exorbitante et honteuse.

De plus, les coupes budgétaires dans le département de la santé vont entraîner des conséquences désastreuses dans les hôpitaux : pénurie de lits, d'appareils respiratoires, mais aussi de blouses, gel hydroalcoolique, masque, gants, mais le plus important à mes yeux, un manque de personnel soignant qualifié. Cette catastrophe entraîne la déprogrammation de certaines opérations dites « non urgentes » mais nécessaires, ce qui aura aussi un impact douloureux et anxiogène pour celles et ceux qui sont dans cette attente interminable dont je fais partie aussi. (Ma reconstruction mammaire est interrompue, il me reste encore deux opérations à subir.) Certains examens médicaux sont aussi déprogrammés et je suis bien placée pour le dire, car j’ai reçu des coups de téléphone me déprogrammant IRM et scanners qui, pour moi, n’ont pas eu de lourdes conséquences, mais pour d’autres personnes, il en a été malheureusement tout autrement et trop tard dans le diagnostic de certaines pathologies lourdes. Cela n’aurait jamais dû se produire, surtout en France où nous étions à une certaine époque un des meilleurs pays dans le domaine de la santé.

Nous assistons à une ruée démesurée dans les grandes surfaces. Le monde entier, pris de panique, fait des réserves. Impossible de trouver du papier toilette, ou de la javel, des pâtes, de l’huile, du sucre, etc. C'est terrible ! D'autant plus que nous ne sommes pas en période de rationnement, juste un confinement, ce qui veut dire que les denrées alimentaires périssables et non périssables seront toujours là, c'est à cause de l'indiscipline et de l'anarchie dont font preuve les gens que les pénuries se créent. Les personnes cèdent à la peur et ne sont plus rationnelles dans leurs choix ni dans leurs réflexions. La hausse des prix est catastrophique, jusqu’à 6 € le kilo de poivrons ou de tomates, les salades aussi, autant vous dire qu’à ce tarif je n’ai rien acheté en fruits et légumes.

Cependant, il faut dire que les médias ne sont pas étrangers à cette panique générale, passant en boucle et en continu une info qui se veut anxiogène. Pour ma part, je n'ai regardé aucune actualité, je prenais connaissance, comme tous les jours, du résumé de l'actualité sur Internet et c'était bien suffisant. Et je n’ai fait aucune provision. Nous sommes toujours vivants et nous n’avons manqué de rien.

Nous sommes le jour J - 17 mars 2020, nous voilà donc confinés avec Alain pour 60 jours consécutifs. Je sais que pour certains couples cette période a été très compliquée et a engendré de nombreuses séparations, notre mode vie ayant évolué, chacun travaillant de son côté, il est vrai que ce n’est plus comme autrefois où la femme restait au foyer pendant que le mari travaillait. À l’heure actuelle, les jeunes ou moins jeunes qui se rencontrent se mettent ensemble très rapidement, ne prenant pas le temps de se connaître plus que ça. Rappelons-nous que nous sommes dans une société de consommation où tout va très vite. Il en est de même pour les êtres humains, nous sommes aussi du « consommable », hélas, la peur de ne pas y arriver, je ne saurais dire, les gens sont pressés de vivre ; enfin toujours est-il qu'il y a eu beaucoup de surprises et de clashs en cette période difficile. Sans oublier la maltraitance faite aux femmes et aux enfants qui, prisonniers de ce confinement infernal, ne pouvaient plus échapper aux coups de leurs tortionnaires tellement lâches, oui des lâches, car il n’y a pas d’autres mots pour qualifier des personnes qui s’en prennent à plus faibles qu’elles.

Un autre point important que je voulais aussi aborder, ce sont les personnes âgées dans les EPAHD et les maisons de retraite qui se sont vues coupées du monde extérieur du jour au lendemain ainsi que de leurs proches. Pour certaines, ne comprenant pas trop la complexité de la situation, elles ont ressenti un sentiment d’abandon, se laissant glisser rapidement vers la mort, d’autres bien trop fragiles sont décédées de cette saleté de virus, accompagnées seulement du personnel soignant sans leurs proches.

Mais il est de notre devoir de remercier tout le personnel médical, et auxiliaires, qui ont effectué un travail remarquable tout au long de cette pandémie, qui ont donné de leur personne sans compter pour sauver des vies avec le peu de moyens qu’ils avaient au départ et avec la peur au ventre pour eux, mais aussi la crainte de rapporter ce virus à la maison et de contaminer leurs familles.

Les scientifiques de tous les pays ont travaillé sans relâche pour mettre au point, et ce dans les plus brefs délais, des vaccins efficaces pour enrayer cette crise sanitaire, et ils ont réussi. Alors oui, il y a certains effets secondaires bien évidemment, et comme dans tous les vaccins, mais ce n’est pas grand-chose comparé à la mort, vous ne croyez pas ? Moi-même étant très sensible, j’en ai fait les frais à long terme de ces effets indésirables, allant même jusqu’à une bursite de l’épaule, mais j’ai fait mes trois doses et je suis toujours là. N’oublions pas que c’est grâce aux vaccins que nous avons pu reprendre une vie normale, n’oublions pas que c’est grâce aux vaccins que le virus est moins virulent, il faut arrêter les théories du complot qui mettent la vie d’autrui et des plus vulnérables en danger.

Voilà, c’était ma parenthèse sur cette actualité et sur ces malheureux événements dont nous avons tous été victimes.

Maintenant nous concernant avec Alain, nous avons vécu cette période tant bien que mal, et pour parler franchement, nous ne sommes pas un couple modèle et irréprochable loin de là. Nous avons aussi nos prises de bec, si notre couple a pu traverser cette épreuve c’est qu’il a des bases solides, nous avons appris à nous connaître, vivant pendant une dizaine d'années chacun chez soi, faisant notre vie chacun de notre côté, ensuite seulement nous avons emménagé ensemble et nous nous sommes mariés. Donc je dirais que nous nous connaissons maintenant depuis trente et un ans. Je souris en même temps que j’écris, car la première fois que je l’ai rencontré, figurez-vous que c’était un 31 décembre de l’année 1991. Un copain avec qui nous devions fêter le Nouvel An m’avait demandé s’il pouvait emmener un ami qui serait en « permission », ledit ami faisait son service militaire. Ce à quoi j’avais acquiescé bien entendu. Donc nous voilà arrivés au fameux jour. Les deux compères sonnent à la porte de l’appartement où j’habitais avec ma mère, mon collègue entre et me présente Alain. Je le revois comme si c’était hier dans sa chemise satinée à col mao couleur bleu nuit, vêtu d’un pantalon blue-jeans, le tout lui saillant à merveille. Je lève la tête, car évidemment moi j’ai poussé au ras des pâquerettes, l’herbe me chatouillant sous les bras, ou encore comme le dirait ma mère « tu fais partie de la farigoulette, ma chérie ». Je croise son regard, il regardait le monde à travers des lunettes que je qualifierais de véritables hublots dignes des plus grands paquebots de croisière ! Et je me demandais comment son petit nez retroussé et volontaire (que j’adorais déjà) faisait pour supporter une telle charge à longueur de journée, bien que je le trouvasse assez maigre pour sa taille, il avait de bonnes joues, et un sourire à la fois réservé et magnifique, j’ai su à compter de ce jour qu’il ferait partie intégrante de ma vie. Il y avait quelque chose dans son regard brun et mystérieux qui m’attirait irrésistiblement. Je ne vais pas vous mentir en vous disant que tout s’est déroulé comme du papier musique au cours de ces dix premières années qui ont suivi notre rencontre, nous avons eu des hauts et des bas, mais nous avons bien tenu la distance, la preuve en est là aujourd’hui.

Et pour en revenir à ce confinement, ce n’est pas pour autant que tout a été facile non plus pour nous, oh non, croyez-moi ! Car Alain travaillant toute la journée, j'avais l'habitude depuis ma mise en invalidité de rester seule et de vaquer à mes occupations sans me préoccuper de ma « moitié », alors que là, il fallait sans cesse composer en fonction de chacun. Pour lui aussi c'était compliqué, se retrouver du jour au lendemain enfermé et de sentir par moments qu'il empiétait sur mon espace vital, tant bien que mal nous avons discuté comme à notre habitude et des compromis se sont mis en place naturellement. Nous essayions malgré tout de ne pas trop penser à ce qui se passait dans les hôpitaux.

La plupart du temps, c'est Alain qui partait faire les courses tout seul, puisque nous n'avions pas le droit d'être à deux dans les magasins, et puis il voulait surtout me protéger de ce virus étant une personne dite « à risque » comme ils disent, donc nous faisions les courses en visio, ce qui était assez original et comique à la fois je dois dire. Nous nous adaptions, car habituellement c'est moi qui suis en charge de cette corvée. Bon, je dois bien avouer qu'il s'en est bien sorti quand même, mis à part quelques dérapages en sucrerie pour grignoter devant les films de l'après-midi.

Au pic de la pandémie, les mauvaises nouvelles s'enchaînaient, semant un nombre incroyable de morts augmentant chaque jour, c'était terrifiant. Mon opération a été déprogrammée deux fois et je savais pertinemment que lorsque je serais hospitalisée, je serais seule, Alain ne pourrait pas être présent à mes côtés comme il l'a toujours été.

Cette période marquera pour moi le début de la descente aux enfers, ayant suspendu ma reconstruction mammaire moi qui étais en si bonne voie de guérison, j’avais perdu du poids et je commençais à m’accepter enfin telle que j’étais, cela aura été de courte durée.

À ce jour, je n’accepte plus ce corps mutilé, déformé, atypique, mais je n’ai pas le choix, hélas. Tous les efforts entrepris s’écroulent jour après jour et malgré tout j’essaie de me maintenir en forme pour septembre 2021, car je sais que je vais faire le pic du Carlit dans les Pyrénées-Orientales (ayant fait la Boucle des Lacs en 2020), c’est la seule chose qui continue de me motiver pour ne pas perdre la « tête », je m’entraîne tous les jours pour garder la forme.

Les jours s’égrènent, nous nous occupons tant bien que mal, Alain m’apprend à jouer de la musique sur notre synthétiseur, chose qui n’est pas du tout aisée pour moi, car je n’ai absolument pas l’oreille musicale et mon chant laisse vraiment à désirer, mais avec les notes j’arrive tout de même à m’en sortir et je dois dire que cela a un effet des plus apaisants. Nous assemblons des puzzles de Star Wars de 1 500 pièces chacun (une autre passion que nous avons en commun), bien entendu lecture et coloriages sont de la partie pour moi, pendant que mon mari joue à ses jeux vidéo.

La période de confinement touchant à sa fin, il reprend son travail, oh pas pour longtemps, car le 5 mai 2021 Alain rentre de son travail et m’annonce qu’il est « cas contact à la Covid 19 » et qu’il doit se faire tester. Nous nous rendons donc à la pharmacie la plus proche et le test revient négatif, nous sommes soulagés, mais nous savons qu’il faudra en refaire un autre d’ici quelques jours pour avoir confirmation. Le vendredi après-midi, donc deux jours après, la Sécurité sociale contacte mon mari pour lui dire de s’isoler pendant une durée de 7 jours.

Le samedi matin, il se lève avec une intense fatigue et il a de la température, nous comprenons qu’il a certainement contracté le virus, nous retournons en pharmacie pour effectuer un nouveau test et cette fois il est positif. Je me fais tester et le résultat est négatif. Le dimanche, il se sent vraiment mal et me dit pour me rassurer :

— Ne t’inquiète pas, ça va passer, ce n’est qu’un petit rhume, les collègues ont eu pareil au boulot,

— Oui, tu as certainement raison, mon petit cœur, repose-toi. Pour nous commence une période d’isolement renforcé chacun de notre côté, nous prenons nos distances de sécurité. Alain se retranche dans la chambre, en ce qui me concerne tous les jours je nettoie et désinfecte la maison de fond en comble, changeant les draps de lit deux fois par jour à cause de la fièvre. Il ne s’alimente plus, il devient très difficile, voire quasi impossible de le faire boire, malgré mes appels répétés aux médecins de garde, aucun ne s’est déplacé pour voir l’état de mon mari.

Lundi et mardi, je le vois à plat, vidé de toute énergie, je continue de l’hydrater avec des tisanes de citron et de miel, il dort toute la journée, j’alerte de nouveau le médecin qui remplace notre docteur de famille étant lui-même en maladie, elle me répond de continuer les tisanes et le Doliprane, et me dit qu’il n’y a rien à faire. Le mercredi matin, soit cinq jours après, j’ai enfin une infirmière déléguée par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie qui vient voir mon mari et elle prend sa saturation en oxygène et constate qu’elle est basse (88), elle appelle les pompiers qui le transportent à l’hôpital qui le font sortir le même jour en disant que rien n’est anormal, Alain me dira qu’il n’a vu aucun docteur.

Le lendemain matin, il « s’enfonce », toujours au plus mal, il ne s’alimente toujours pas et dort en continu. Le jeudi de l’Ascension vient une autre infirmière, la saturation en oxygène de mon époux est encore tombée, cette fois il est à 83 ! Elle décide de ne rien faire malgré mon insistance et elle s’en va !

Je constate qu’il a du mal à respirer et tousse de plus en plus, il est incohérent, j’appelle le Samu en expliquant la situation et ils arrivent en urgence en me disant que c’est inadmissible de la part de l’infirmière d’avoir laissé mon époux en détresse respiratoire.

Les pompiers, le Samu arrivent ! Alors là, mes aïeux ! Ils sont en tenue de cosmonautes si je puis m’exprimer ainsi, couverts de la tête aux pieds, je ne voyais que leurs yeux derrière leurs grosses lunettes de sécurité, je peux vous certifier que j’avais l’impression de nager en plein cauchemar de science-fiction. Je voyais Alain qui roulait des yeux de tous les côtés et s’affolait de voir tout ce monde s’agiter autour de lui, je le rassurais du mieux que je pouvais, je lui serrais les mains à travers mes gants en latex, j’avais envie de hurler et de m’arracher masque, gants et blouse pour le serrer contre moi, sentir sa peau, son contact, pas juste du caoutchouc ! Il ne cessait de répéter qu’il ne voulait pas partir, qu’il voulait rester à mes côtés. Ils l’ont mis rapidement sous oxygène et l’ont emmené immédiatement à l’hôpital.

Une fois que tout le monde est parti, mes jambes se sont dérobées, je me suis écroulée en larmes derrière la porte, je ne savais pas si j’allais le revoir vivant, j’étais anéantie, j’avais mal, mon Dieu que j’avais mal.

J’étais seule, je n’avais personne à qui me raccrocher. J’ai entendu l’ambulance démarrer, la douleur était insoutenable, je suffoquais, j’ai vomi mes tripes de douleur. La réalité se déformait sous mes yeux, les sons me parvenaient de façon bizarre comme un disque rayé que l’on passe au ralenti, les sanglots m’étouffaient, j’avais du mal à respirer.

Ce que je redoutais le plus dans ma vie était en train de se produire, la personne que j’aime le plus au monde, ma moitié, mon âme sœur et la seule famille qui me reste, mon tendre époux risquait de mourir !

« Non ! Non ! Ne me l’enlevez pas, pitié ! Je vous en supplie ! Il est tout ce qui me reste dans ma vie ! Vous n’avez pas le droit de me le prendre ! Pitié ! »

Je savais pertinemment qu’une course contre la montre était en train de se jouer, il allait rester dix jours en réanimation entre la vie et la mort.

Je pense avoir déconnecté à un moment, car je ne sais même plus comment je me suis retrouvée sur le fauteuil avec un mug de café dans les mains. Et ma voisine au téléphone en train de me rassurer entre deux sanglots.