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Avec ce recueil intitulé DMLA - Comment ça commence - lutte - combat - acceptation Yvette Ostermann nous propose son expérience et son vécu face à cette maladie handicapante. Dans cet ouvrage, Yvette malgré ses 92 ans vous présente sa lutte et son combat avec la DMLA mais également ses astuces, et son parcours jusqu'à l'acceptation.
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Seitenzahl: 57
Veröffentlichungsjahr: 2022
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Préface
DMLA en clair, c'est la dégénérescence maculaire liée à l'âge
Un certain âge
Charentaise dans son enfance
Charentaise dans son enfance
Limousine dans son enfance
Le moulin du verger
Leçon de piano
Berrichonne par vocation
Le Blanc
Blancoise par vocation
Seigneur
Prière à l'esprit Saint
Bords de Creuse
J'aime les gens et les bêtes
Au revoir petit Dickou
Eikinou déprime
Moustique le chat
Le tricot et la broderie
Le Tricot
Le dessin, la tapisserie
Atelier
La peinture, la poésie
La poésie
Conduite automobile
Périgourdine
Jardin de mémoire
Nouvelle thérapie
Lorsque tu m'as invité à faire la préface de ton dernier ouvrage sur la DMLA, je me suis dit intérieurement que cela était une merveilleuse opportunité de te rendre hommage pour tout ce que tu m'as apporté dans ma vie. J'aurais aimé avoir la plume d'Albert Cohen quand il rédige le livre de ma mère, sublime chant d'amour émouvant et délicat.
Loin de moi l'idée de faire une préface académique, ce qui n'aurait aucun sens ici, mais juste d'apporter le témoignage de l'affection d'un fils pour sa mère, doublée d'une admiration pour ton insatiable curiosité et soif de comprendre le monde qui nous entoure et qui souvent te révolte. Admirer, ce n'est pas vénérer, c'est se nourrir ce qui rend possible de devenir Soi. Ta créativité, je l'ai toujours connue aussi loin que je me rappelle, à travers la transmission orale des contes et légendes du monde entier, puis le goût pour la musique, la poésie, le dessin et les aquarelles et bien d'autres choses encore. Je suis heureux et fier d'avoir pu participer à l'édition de ton ouvrage de poésie : en effeuillant la vie. Mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille et tu es bien placée pour le savoir.
Traumatisme glaçant du diagnostic quand le spécialiste t'annonce :
« Madame, non seulement vous avez la DMLA, mais vous avez la cataracte aux deux yeux et un glaucome aux deux yeux ! »
Voici la terrifiante DMLA, et pourtant la mal nommée !
En effet, si la dégénérescence maculaire liée à l'âge est la première cause de handicap visuel chez les personnes de plus de 50 ans, ce n’est pas uniquement à cause de leur âge! En cas de DMLA, la partie de l'œil endommagée est la macula. C'est la zone centrale de la rétine : elle comprend une petite dépression appelée fovéa. C’est à cet endroit que se concentrent les cônes, ces photorécepteurs qui permettent la vision de jour et la perception des couleurs. Cette partie de l'œil est très vascularisée, elle est irriguée par de nombreux vaisseaux sanguins. La maladie se déclare à la suite de lésions au niveau de ces vaisseaux. Des lésions qui ne sont pas seulement liées à l'âge mais au fait que les cellules de la rétine consomment beaucoup d'oxygène, provoquant une production soutenue de radicaux libres. Le stress, une mauvaise alimentation (il est possible d'évoquer ici les carences durant la dernière guerre) , la pollution et la liste n'est pas exhaustive peuvent jouer dans la genèse de la maladie.
Il est toujours bien difficile d'arriver à se représenter ce que l'on peut ressentir quand une tache noire apparaît dans le champ de vision, que les lignes sont floues et déformées et que l'on ne peut plus lire ou écrire comme avant. Comment faire alors pour affronter un nombre incalculable de difficultés au quotidien entravant l'autonomie. Je sais à quel point par exemple, le fait de ne plus pouvoir conduire ta voiture a été vécu comme une amputation. Le langage n'a sans doute d'accessible que l'indicible et l'indéchiffrable. L'accès n'est ni dedans ni dehors introuvable et pourtant là.
Tu as toujours été orfèvre dans le tissage des mots mais également experte dans le tricot que tu m'as d'ailleurs enseigné « un peu » à l'âge de cinq ans. Pour paraphraser Jean-Paul Sartre, l'essentiel n'est pas ce que la vie a fait de toi mais ce que toi-même as fait de ce que la vie a fait de toi et le moins que l'on puisse dire c'est que tu as su développer une belle résilience. Pour reprendre le propos de Boris Cyrulnik, « la résilience est un tricot qui noue une laine développementale avec une laine affective et sociale (...) la résilience n’est pas une substance, c’est un maillage ». On ne peut pas l’objectiver à un moment T puisque c’est une « théorie de vie » qui se noue et se dénoue continuellement. La métaphore du tricot n’est pas qu’une vision de « bonne femme ». C’est au contraire une image kinesthésique qui exprime le temps qui passe et le geste qui le poursuit pour le fixer. Une perspective d'ouverture sur les événements fait considérer que dans ce continuum, rien n'est jamais définitif et comme le dit si joliment Boris Cyrulnik, « les mailles sautées du tricot peuvent toujours être reprises et retricotées ». Ce processus de reprendre un nouveau développement, c'est aussi grâce à la présence de tuteurs de résilience, et l'occasion m'est ici donnée d'exprimer ici ma totale gratitude à ton Amie Josye, pour sa présence et accompagnement au quotidien, et ce, dans la totale gratuité !
Comment ne pas terminer cette lettre ouverte par un hommage à ceux que l'on nomme, à tort, les mal-voyants ? Ils ne sont pas seulement « encadrés par l'invisible », ils vivent dans l'invisible. Et leur expérience nous apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur toutes les facultés endormies dans un monde qui privilégie, lui, le visible. Tu le dis très souvent et à juste titre : les pouvoirs publics ont encore beaucoup à faire pour accompagner les personnes qui souffrent de ce handicap.
Saint-Exupéry a dit vrai :
« On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux. »
Gerard Ostermann : site internet : https://www.gerardostermann.fr
L'âge, le tabac, et la prédisposition génétique sont les principaux facteurs de risque.
C'est une dégénérescence de la zone centrale de la rétine responsable de la vision des détails appelée la MACULA. On en distingue deux formes :
1) la forme atrophique ou (sèche) pas de traitement, mais des compléments alimentaires peuvent être pris en prévention.
2) La forme exsudant ou néo vasculaire dite (humide) : prolifération de vaisseaux anormaux. Cette forme évolue très vite, mais peut être améliorée, ralentie, voire stoppée grâce à de nouveaux médicaments.
Début de la DMLA En ce qui me concerne, c'est la première version, la sèche. Un jour, j'ai vu sur mon compteur automobile, par un jour d'été et de grande chaleur des lignes ondulantes. J'ai cru que c'était un effet de la chaleur.
