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Ce livre raconte l'histoire de Julie, une jeune femme âgée de 25 ans. Il parle du jour où ses problèmes gynécologiques ont commencés, de ses nombreux examens, de son opération et de sa rencontre avec le docteur Safwan qui changera sa vie et transformera ses craintes en espoirs car "ce n'est pas impossible".
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Seitenzahl: 69
Veröffentlichungsjahr: 2018
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Préface
Pas si banale
L’humiliation
Une rencontre inoubliable
La boite blanche
Monsieur Sourire
La phobie
Le grand jour
Le vice caché
La fausse joie
Le retour
L’explosion
Repos
Le miracle
L’épée de Damoclès
La catastrophe
Si j’ai écrit ce livre, c’est avant tout pour moi-même.
Pour me souvenir…
Pour ne jamais oublier ce que j’ai vécu et enduré. Pour me rappeler que malgré de nombreuses défaites, j’ai gagné la guerre !
Et aussi pour mon petit miracle…
Pour qu’elle sache que je me suis toujours battue et que je continuerai à me battre pour elle jusqu’à mon dernier souffle !
Je suis une adolescente âgée de 14 ans. J’ai de bons résultats scolaires. J’aime sortir, faire du shopping et je passe beaucoup de temps avec ma maman. Nous sommes très proches. En plus d’être ma mère, elle est ma confidente. Je suis plutôt gentille et agréable, j’ai des amis, un petit ami et une famille qui m’aime.
Finalement, je suis une fille tout à fait banale…
Tout a commencé un matin de Septembre 2007…
Ce matin-là, je me réveille plus fatiguée que d’ordinaire. J ’ai des maux de ventre et ma poitrine est enflée. Cela m’inquiète un peu mais je me lève malgré tout, essayant de ne pas y prêter attention.
Quelques jours plus tard, les douleurs n’ont pas cessées. Je ne comprends ce qu’il m’arrive qu’à ma première perte de sang. Je suis indisposée pour la première fois.
C’est à ce moment que le cauchemar débute…
Depuis ce matin-là, chaque mois je redoute cette mauvaise semaine car je souffre terriblement de maux de ventre. J’ai la nausée et j’ai de la fièvre. Je suis parfois même contrainte de manquer les cours.
Quelques mois plus tard, en plus de cette vilaine semaine, d’autres soucis s’y ajoutent. Je commence par faire une infection urinaire tous les mois, puis tous les quinze jours et je finis par en faire quasiment chaque semaine. Mon état désastreux m’inquiète de plus en plus mais j’ai tellement honte d’en parler que je n’ose rien dire.
Le temps passe et mon état ne s’arrange pas…
Un beau jour, me voilà encore une fois très mal. N’en pouvant plus, je décide enfin de parler de mes infections urinaires à répétions avec ma maman.
*
Quelques jours plus tard, je me retrouve dans un cabinet de gynécologie attendant avec impatience la spécialiste.
Nous discutons de mes soucis, la gynécologue me prescrit donc un traitement afin de soigner ma énième infection urinaire.
J’ai un petit ami et un cycle menstruel très mal réglé. Nous décidons qu’il est temps de prendre un contraceptif. Cela permettra de régler mon cycle et cela m’évitera une grossesse non désirée. La consultation finie, je sors de cette petite pièce blanche et froide. Je suis soulagée. Tout cela est enfin derrière moi.
C’est du moins ce que je pensais…
*
Depuis que je suis sous contraceptif, mon cycle menstruel est réglé certes, mais mon état ne s’arrange toujours pas. Au contraire, il empire.
Encore un nouveau symptôme…
Je suis une jeune femme très amoureuse et comme toutes les autres, je franchis le pas avec mon petit ami.
Ce qui devait être un moment magique s’est avéré être finalement un moment de torture.
Un rapport sexuel est pour moi une véritable souffrance, un acte douloureux.
Ma honte est de plus en plus grande…
Je me demande même si c’est « ça » d’être une femme.
Plus le temps passe, plus je me rends compte que mon contraceptif ne me convient pas et empire mon cas.
Sur un coup de tête, je décide donc de l’arrêter. Les jours suivants, mon état s’améliore légèrement.
Le mois d’après, j’ai encore des règles douloureuses. Je souffre tellement que j’en viens à vomir plusieurs fois. Lorsque la douleur est trop intense pour moi, j ’ai de violentes nausées. Pourquoi ?
Encore un mystère…
Ne supportant plus de me voir ainsi, ma maman décide de m’emmener aux urgences.
Les médecins m’auscultent, me donnent un médicament afin de me soulager et me programment une radiographie de l’abdomen.
On m’annonce que je suis un peu constipée et on me donne un traitement.
Je ne suis pas du tout convaincue mais n’étant pas médecin, je me dis qu’ils ont sûrement raison.
*
Les années passent…
Jour après jour j ’apprends à vivre avec ces maux mais les choses se compliquent pour moi lorsque je comprends que pour mon petit ami, mes soucis quotidiens le pèsent.
Il travaille loin et je ne le vois qu’un week-end sur deux. Lorsque nous nous retrouvons, nous passons tout notre temps collé l’un à l’autre mais bien évidemment, faisant sans arrêt des infections urinaires, j’évite certains « moments ». Parfois même je me retrouve à devoir mentir pour éviter toute relation sexuelle.
Les premières fois marchent mais ensuite je vois bien qu’il se pose des questions.
Je fini alors par lui parler de certains de mes soucis.
Comme tout homme galant il me dit que ce n’est pas grave et qu’il ne souhaite pas « m’abimer » davantage.
Je suis vraiment contente de voir qu’il comprend mais malheureusement, cela n’aura duré qu’un temps.
Ses besoins se faisant ressentir, je décide donc de souffrir en silence.
J’attends nos week-ends à deux avec impatience mais en même temps avec cette petite « boule » au ventre.
Au fur et à mesure du temps, notre relation se dégrade pour différentes raisons mais surtout à cause de mon état de santé.
*
Un soir, nous préparons une soirée entre amis.
Nous ne sommes plus aussi amoureux, plus aussi câlins et je me rends finalement compte que nous ne sommes en couple que par simple habitude.
J’ai mal au cœur en faisant ce constat mais je me dis que cette petite soirée entre amis me fera du bien et que la nuit me portera conseil.
Nous entamons cette soirée chacun de notre côté, les filles ensembles et les hommes ensembles.
Comme dans toute soirée entre jeunes, nous consommons de l’alcool, nous nous installons au grenier, et jouons à un jeu.
Là, nous commençons à parler de sujets qui sont pour moi « tabous ». Je commence à stresser.
Mes soucis sont au cœur de la conversation. Je lis la déception sur le visage de mon petit ami, sans vraiment le dire, sans même vraiment évoquer ce qui m’empêche parfois d’avoir des relations sexuelles.
Ayant un peu trop bu, la soirée dégénère et certains propos me blessent…
Je le comprends alors clairement. Je me rends compte que c’est un gros problème pour lui et je réalise qu’après cette soirée, les choses ne seront plus les mêmes mais en même temps, comment lui reprocher ?
Les semaines passent et je me détache de plus en plus.
Nous ne sommes plus un couple mais deux personnes se disputant comme des enfants. Je mets donc un terme à notre relation.
J’en viens à me demander ce que je dois faire. Dois-je raconter mes soucis dès la première rencontre ou est-il préférable d’attendre ? De voir si la relation fonctionne avant d’en parler ? Je ne sais pas trop…
Je me demande même si j’arriverai un jour à retrouver l’amour. Un homme qui pourra comprendre mes souffrances et subir les inconvénients qui vont avec…
*
Depuis mes premiers symptômes quatre années se sont écoulées.
Et là, je rencontre un homme sur qui j’avais « flashé » alors que je n’avais que 15 ans. Johan.
Un ami d’un ami, un bel homme, gentil, intéressant et intelligent. Avec lui, je savais que tout ce dont je rêvais s’exaucerait.
Au bout de quelques mois, nous emménageons ensemble. Nous nous marions deux ans après puis nous lançons dans la conception d’un bébé.
J’ai toujours ces mêmes soucis mais avec Johan, il n’y a pas de tabous. Il comprend mais au fur et à mesure du temps, il s’inquiète.
Un samedi, je me lève et j’ai vraiment très mal au ventre. Ça tombe mal car nous devons partir en Bretagne pour un anniversaire.
Je me demande bien comment je vais pouvoir supporter les heures de voitures, puis la soirée…
