Meurtre du père dos Santos - Eliane Schierer - E-Book

Meurtre du père dos Santos E-Book

Éliane Schierer

0,0

Beschreibung

Le corps du père Juan dos Santos est retrouvé par le Sacristain, Pierre Moreau, tôt le matin à l'église Saint Pierre de Thionville. La médecin légiste, Elisabeth Montaigu, conclut à une mort par injection d'une substance toxique, en l'occurrence du chlorure de thallium. La victime devait connaître son assassin et elle ne s'est pas méfiée. Qui pouvait lui en vouloir? Avait-il un secret? Que cachait son passé? Quelles étaient ses relations avec son pays d'origine le Salvador? Pourquoi la France l'avait-elle contacté pour y travailler? Est-ce que son récent voyage au Vietnam est à l'origine de cet homicide? Le commissaire Moretti et le sergent Dussolier résoudront cet homicide une fois de plus avec brio.

Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:

Android
iOS
von Legimi
zertifizierten E-Readern
Kindle™-E-Readern
(für ausgewählte Pakete)

Seitenzahl: 66

Veröffentlichungsjahr: 2025

Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:

Android
iOS
Bewertungen
0,0
0
0
0
0
0
Mehr Informationen
Mehr Informationen
Legimi prüft nicht, ob Rezensionen von Nutzern stammen, die den betreffenden Titel tatsächlich gekauft oder gelesen/gehört haben. Wir entfernen aber gefälschte Rezensionen.



Synopsis

Le corps du père Juan dos Santos est retrouvé par le Sacristain Pierre Moreau tôt le matin à l’église Saint Pierre de Thionville.

La médecin légiste, Elisabeth Montaigu, conclut à une mort par injection d’une substance toxique, en l’occurrence du Chlorure de Thallium.

Le père dos Santos devait connaître son assassin et il ne s’est pas méfié !

Qui pouvait lui en vouloir ? Avait-il un secret ?

Que cachait son passé ? Quelles étaient ses relations avec son pays d’origine, le Salvador ? Pourquoi la France l’avait-elle contacté pour y travailler ? Est-ce que son récent voyage au Vietnam est à l’origine de cet homicide ?

Le commissaire Moretti et le sergent Dussolier résoudront cet homicide une fois de plus avec brio.

— Bonjour toutes les deux, avez-vous bien dormi ?

— Oh Bernard, si tu savais, ce salon du livre me procure des insomnies, fit Christine.

— Maman si tu veux, je peux venir t’aider. Je n’ai pas cours les deux prochains jours à cause de la grève générale.

— Entendu, je demanderai cependant l’accord du maire, Claude. Normalement tu devrais être assermentée.

— Zen maman, tu verras, on va y arriver et le maire ne verra certainement pas d’inconvénient.

— Je l’espère, on n’a plus que deux jours et j’ai encore pas mal à faire. Ensuite, ma collègue qui devait m’aider est tombée malade.

— On réussiras, tu aurais dû me le dire plus tôt ! On est jeudi aujourd’hui. Ne t’inquiète pas, tout va bien se passer.

— Et toi, papa, as-tu bien dormi ?

— Avec cette pleine lune, non pas trop.

Tout le monde se rendit dans la cuisine pour prendre le petit-déjeuner. Après une dizaine de minutes, le portable de Moretti se mit à sonner.

— Qui ? un curé ? Où cela ? J’arrive tout de suite.

— Que se passe-t-il papa ?

— Le père Juan dos Santos a été assassiné. C’est son sacristain qui a appelé au bureau. Claude, je compte sur toi pour aider maman, elle est épuisée.

— Ne t’en fais pas chéri, vas-vite sur la scène de crime, ta fille et moi, nous allons nous débrouiller.

— Heureusement que j’ai mes deux femmes qui sont compréhensives, répondit Bernard. Merci !

— Ne t’inquiète pas, maman et moi gérerons le salon du livre et la maison, dépêche – toi !

—A ce soir, bisous.

L’enquêteur arriva à l’église Saint Pierre une dizaine de minutes plus tard.

— Bonjour tout le monde, s’écria t-il .

— Bonjour Bernard, répondit Christian.

— Bonjour, voici le sergent Dussolier, je suis le commissaire Moretti.

— Bonjour, Messieurs, je suis le sacristain Pierre Moreau. C’est moi qui ai trouvé le corps du père Juan dos Santos ce matin à 7 heures. Je n’ai rien touché. Je ne comprends pas qui lui en voulait à ce point. Trouvez-vite son meurtrier.

— Je vous invite à vous présenter demain matin au commissariat à 9 heures pour signer votre déposition. Nous allons faire de notre mieux, ne vous inquiétez pas.

— Ah, encore une chose, est-ce que le père dos Santos avait une cuisinière qui s’occupait de son ménage ?

— Oui, c’est Maria Fuente, elle habite au presbytère avec lui. D’accord pour demain, j’y serai.

L’homme s’éloigna à grands pas. Quelques minutes plus tard la brigade scientifique arriva sur place.

— Bonjour tout le monde. Vous avez déjà procédé à la sécurisation de la scène de crime, c’est parfait, lança Elisabeth Montaigu. Décidément, qui pouvait en vouloir à un curé ?

— C’est à nous de le découvrir, répondit Dussolier.

— A première vue, je ne vois qu’une marque de piqûre sur son avant-bras ; il devait connaître son assassin et ne s’est pas méfié. Il n’y a pas eu de lutte entre les deux hommes. La scène de crime ne le reflète pas. Son meurtrier a dû lui donner rendez-vous à l’église ou alors il l’attendait ici. Je vais faire une autopsie et vous aurez mes conclusions au plus tard demain matin.

— A quelle heure remonte le décès ? demanda Moretti.

— D’après la rigidité cadavérique, la mort devrait se situer entre 6 et 7 heures du matin.

— Elisabeth, nous non plus, n’avons jamais eu un cas pareil, c’est choquant, un ecclésiastique tué dans un lieu de culte.

— Tu viens Christian, on va interroger Maria, sa cuisinière.

— Pour la perquisition, je vais appeler Madame le Procureur, fit Moretti, ensuite, un agent du commissariat pourra nous la faire parvenir au presbytère.

— Bien, allons-y !

— Bonjour Madame Fuente ?

— Oui c’est bien moi !

Nos enquêteurs se présentèrent.

— Que se passe-t-il, pourquoi la police vient me trouver ?

Devant eux se tenait une femme frôlant la cinquantaine.

— Nous sommes du commissariat de Thionville. Nous avons malheureusement une mauvaise nouvelle à vous annoncer.

— Je ne comprends pas ?!

— Le père Juan dos Santos a été retrouvé ce matin par votre sacristain à l’église Saint Pierre. C’est un homicide.

— Mon Dieu, qui a pu faire une chose pareille. Je ne lui connaissais pas d’ennemis.

— Ne vous a-t-il jamais parlé de son pays d’origine ?

— Oui, bien sûr, il venait du Salvador. Il était curé dans la paroisse de San Salvador, la capitale.

— Vous a-t-il dit pourquoi il l’a quitté ?

— Je le lui ai demandé et il m’a répondu que le diocèse de Thionville l’avait contacté pour qu’il s’installe ici. Il avait travaillé de nombreuses années pour soutenir en outre les malades atteints d’une pathologie grave ainsi que les personnes dépendantes aux drogues et à l’alcool.

— Vous ne lui avez pas demandé pourquoi la France l’avait contacté ?

— Je n’ai pas insisté. Par contre, je trouvais cela étrange qu’un prêtre du Salvador quitte sa patrie pour s’installer ici. Mais vous savez, nous manquons cruellement de curés ; il en avait peut-être assez, je ne pourrais pas vous en dire plus, car ce ne sont bien évidemment que des suppositions et cela ne me regarde pas.

— Combien de temps travailliez – vous pour lui ?

— Un peu plus d’un an. Avant j’ai travaillé pour son prédécesseur.

— Quand est-ce que vous avez vu le père dos Santos pour la dernière fois ?

— Ce matin à 6 heures, je lui ai préparé son petit-déjeuner avant qu’il ne s’apprête à sortir de la maison pour aller lire la messe. Mais comment est-il mort ?

— Nous pensons qu’il a été empoisonné ! Il avait la marque d’une injection sur son avant-bras. Notre médecin légiste devra faire une autopsie. Dès qu’elle sera terminée nous vous avertirons. Je présume que c’est vous qui devrez organiser ses obsèques ?

— Oui c’est moi.

— Empoisonné, mais qui pouvait lui en vouloir ?

— A nous de le découvrir. Nos services vous aideront, n’ayez crainte, Madame, répondit Bernard. Nous vous avertirons quand l’autopsie sera terminée.

— Nous devrons également collaborer avec Interpol pour connaître son passé.

— Vous croyez que c’était un ancien criminel, oh là là ?

— Je ne crois rien, jusqu’à preuve du contraire. Si nous voulons en savoir un peu plus sur la victime, nous devrons travailler avec les autorités du Salvador. Une dernière question, si vous permettez, de quelle origine êtes-vous ?

— Je suis Vénézuélienne, j’habite en France depuis dix ans. Mes papiers d’identité sont en règle. Vous voulez-les voir ?

— Je vous crois Madame, c’était simplement une question de routine, expliqua le commissaire. Nous ne sommes pas du bureau de l’immigration.

— Je vous propose de venir signer votre déposition demain matin à 9 h 30 au commissariat de Thionville. Ensuite, nous vous prélèverons aussi votre ADN. Ceci afin de vous exclure de la liste des suspects.

— Notre brigade scientifique va venir analyser son portable, son ordinateur et sa comptabilité.

— Bien sûr, pas de problèmes, à demain Messieurs, trouvez vite l’assassin.

— Nous ferons du mieux possible, Madame. L’équipe scientifique se trouvait déjà sur le parking devant le presbytère.

— Quel étrange personnage ce curé, fit remarquer Christian.