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Elle n’arrivait pas à trouver sa place dans un monde qui ne voulait pas d’elle. Elle s’est adonnée à l’amour qui l’a fait voyager entre le chagrin et la joie, mais ce qu’elle ne savait pas, c’est que sa vie allait changer à jamais et qu’elle ne pourrait rien y faire. Rattrapée par la santé mentale et physique, Melisa a vu son état se détériorer. L’amour, ce sentiment à la fois merveilleux et funeste, était sa principale source de vie. Entre espérer et fermer son cœur à jamais, elle a dû faire un choix. Trouvera-t-elle son prince charmant tant recherché ?
À PROPOS DE L'AUTRICE
Melisa Lutz partage les souvenirs douloureux de ses expériences amoureuses. En exprimant sa peine, elle apporte son soutien à tous ceux qui, comme elle, ont été chagrinés par l'amour.
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Seitenzahl: 57
Veröffentlichungsjahr: 2023
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Melisa Lutz
Mon parcours
dans les abîmes de l’amour
© Le Lys Bleu Éditions – Melisa Lutz
ISBN : 979-10-377-9065-1
Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant aux termes des paragraphes 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, sous réserve du nom de l’auteur et de la source, que les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information, toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite (article L.122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
À N.,
À A.,
À S.,
À mon défunt chat,
À mes parents,
À ma meilleure amie.
Je vous remercie,
car vous avez inspiré les pages qui suivent.
Dans ce récit, je me confesse sur mes peines et les blessures internes que j’ai subies durant plusieurs de mes relations.
L’histoire de ma vie que je raconte sur ces pages me tient particulièrement à cœur. Elle représente pour moi une trace de mon vécu et le partage de mes expériences à mes lecteurs.
Ma vie n’étant qu’un simple reflet de la nuit, je gambadais à la recherche de réponses en vain. Solitaire et agile d’émotions qui sensibilisaient mes états d’âme, je n’arrivais pas à trouver cette paix intérieure qui apaiserait mes souffrances. Après mes vingt années d’existence, je me demandais comment serait la suite, le chapitre suivant. Une perte ? Un cœur brisé ?
Peut-être que cette fois je ne saurais pas. Ce serait la surprise. Peut-être que cette fois je ne m’attendrais pas à ce qu’il pourrait se passer. Mais il était certain qu’avec la perte de mon animal de compagnie, j’avais perdu la foi en tout et tous mes sentiments avec. Que ce soit de l’amour ou de la reconnaissance, je ne ressentais que du vide et je restais insensible. J’étais, littéralement, morte de l’intérieur. Ce qui ne me ressemblait pas, car j’en étais tout le contraire. Une plaie béante s’était ouverte et elle n’allait jamais se refermer.
De longues années à trépasser seule, isolée, car entourée, je me sentais jugée, je m’enfermais dans un cocon dans lequel personne ne pouvait pénétrer. À l’époque, je ne voulais poser aucun mot sur aucune situation de peur que mon cœur en subisse les lourdes conséquences, car il en ressortirait avec des séquelles encore plus grandes à chaque fois. Jusqu’au jour où je m’effondrerai alors que j’aurais tout donné.
Je me suis toujours posé trop de questions. Pourquoi les Hommes sont si variés et différents ? Il n’y a pas une personne qui ressemble à une autre sur le plan mental et physique. Alors, il y a peut-être les jumeaux et jumelles, mais mentalement ils ont des goûts différents. L’un peut aimer les tomates, l’autre peut détester les tomates. Parfois, les humains peuvent être haineux, parfois ils peuvent être serviables. Le cerveau humain est fait de telle sorte qu’il nous fait réfléchir et réfléchir. Passer sa vie à penser sans vraiment savoir à quoi.
Puis ce jour heureux arriva où je le rencontrai lui. D’abord ce fut virtuel, avec ces appareils électroniques vicieux et nocifs qu’on appelle « téléphone ». Puis nous avons sauté le pas de se rencontrer pour de vrai. En vérité, je n’avais pas le souhait de m’accorder le bonheur. Ce n’était pas le bon moment. La vie venait d’arracher mon âme, elle venait de me prendre ce que j’avais de plus cher. Mais j’ai laissé les choses se faire pour ne pas regretter par la suite d’avoir raté ma chance. Notre première rencontre s’était programmée en petite balade. Il était venu me chercher devant mon lycée après les cours. Lorsque la sonnerie avait retenti un après-midi de mars, les élèves se précipitaient pour sortir, puis j’étais sortie à mon tour. Arrivée au portail qui délimitait la rue et le lycée, je me mis sur le côté en l’attendant. J’avais attendu un bon quart d’heure et chaque minute semblait être une éternité. Je ne cessais de consulter mon smartphone à chaque instant dans l’espérance de recevoir un message pour ne pas paraître stupide à patienter et à regarder autour de moi. Il y avait déjà assez de jeunes lycéens qui me regardaient d’un air moqueur. Quand vous subissez une discrimination scolaire, ça vous colle aux pattes, du collège jusqu’au lycée. Mon rencart avait un an de plus que moi. Il était aussi encore au lycée en poursuite d’études, mais pas dans celui où j’étais. J’avais compté le temps que ça lui prendrait pour venir jusqu’ici et lorsque j’aperçus qu’il ne restait qu’une ou deux minutes, je sentais mon cœur battre la chamade, mon pouls s’accélérer et mes yeux s’agiter. Mes jambes s’excitaient sur place. Je savais bien que je n’étais pas folle amoureuse de ce garçon. Pour cause, je venais de perdre le meilleur ami que j’aurais jamais eu. Alors j’étais encore très blessée. J’avais du mal à laisser entrer qui que ce soit dans ma vie et dans mon cœur.
Ces longues minutes s’étaient écoulées lorsque je pus apercevoir une voiture rouge flamboyant arriver et passer devant le portail. C’était lui. Sa voiture était telle qu’il me l’avait décrite. Elle était légèrement plus grande que dans mon imagination, mais mes doutes s’étaient dissipés lorsque je le vis derrière son volant.
Il tournait la tête furtivement pour me regarder et continua d’avancer pour se garer à côté. Le cœur emballé, je me mis à marcher pour le retrouver. J’avais contourné sa voiture et j’arrivais enfin côté passager. J’ouvris la portière, je le saluai timidement et m’installai sur le siège. Il me demanda tout souriant comme j’allais en me regardant fixement. Je remarquai qu’il m’analysait de la tête aux pieds. Sûrement, car nous ne nous étions encore jamais vus auparavant. Il portait un pull de marque, un jeans gris foncé troué et avait les cheveux teints en blond blanc. Lorsque les salutations se firent, il démarra et nous partîmes dans un endroit un peu plus intime. Arrivés près des montagnes et d’un chemin de randonneurs, nous passâmes des heures à discuter. Il voulait, à un moment, me faire écouter une musique de rap qui, d’après lui, lui faisait penser à moi. Au début, je trouvais la mélodie un peu fade et les paroles étaient un peu gênantes. Mais aujourd’hui, elle fait partie de mes musiques préférées. Comme quoi on ne juge pas un livre par sa couverture.
