Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Que vous soyez libertins ou non libertins, je vous propose de découvrir par des anecdotes vécus en tant que patron de club les dessous d'un monde ou les interdits disparaissent ou les fantasmes prennent le pouvoir, le pouvoir du plaisir, d'en donner, d'en recevoir. D'ailleurs donner du plaisir c'est se donner du plaisir Nous avons tous des fantasmes, par cela nous sommes tous des libertins potentiels et en fonction de pleins de critères on franchi le pas ou non, mais les 2 choix sont respectables. Pendant 15 ans j'ai tenu des clubs libertins, j'y ai vu tous les corps de métiers du chômeur au député (e) en passant par des vedettes du show-biz, des jeunes, des vieux, des habitués, des c'est la première fois .j'y ai vu des gens consentants, respectueux, heureux. J'ai eu la confirmation que la femme détient le pouvoir, les clés du plaisir. J'ai beaucoup appris, j'ai vue des situations incroyables qui m'ont donné l'envie d'écrire ce livre afin de vous faire profiter de toutes ses anecdotes vécues.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 70
Veröffentlichungsjahr: 2021
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Béa et Patrick
Le décor
Fort
Le téléphone
Les pompiers
Le libertinage et l’enfant
Les gourmandes
Le maladroit
L’intellectuel
Les soumis
Les concons
Les plus cocasses
Soirées à thème
Coupe du monde de football
Je t’aime, moi non plus
Le chirurgien (le faux)
Et aussi
L’alcool
Le chirurgien (le vrai)
Et encore..
Les mauvais payeurs
Chambre d’hôtel
Les mariages
Le plus fou
Les amoureux
Les chaussures
Remerciements
J’ai décidé d’écrire quelques anecdotes récoltées au fur et à mesure de mes années passées dans le milieu libertin, pour vous faire profiter de certaines histoires qui vont vous sembler nées de mon imagination. Et pourtant, elles sont toutes vécues !
Cette envie d’écrire est venue également à la demande de nombreux clients qui ont été soit les participants, soit les voyeurs de ces faits.
Petite précision : les prénoms ont été changés.
J’ai commencé au début des années 2000 comme employé dans un sauna situé dans le 9e arrondissement de Paris. À cette époque, c’était un magnifique endroit. J’ai eu la chance d’avoir un patron, Thierry, qui a cru en moi et m’a laissé carte blanche pour gérer son établissement, à la suite d’une maladie qui l’a tenu éloigné de son club pendant plusieurs années.
Durant cette période, j’ai bousculé les coutumes du libertinage en lançant les petits déjeuners libertins, réservés aux couples, de dix à treize heures. Nous étions le seul club en Europe, peut-être au monde, à ouvrir à ces horaires. Les couples avaient à leur disposition café, thé, jus de fruits, viennoiseries, fruits frais. Très vite, nous avons affiché complet, surtout le jeudi. Les couples venaient de toutes les régions de France, il n’était pas rare de voir les gens faire la queue sur le trottoir avant l’ouverture. La curiosité des médias s’en est mêlée : presse écrite, chaînes de télévision, ont permis au club d’être connu partout.
Nous avons innové également en faisant venir régulièrement un sexothérapeute, afin que les personnes qui évoluaient dans ce milieu puissent mieux connaître leur corps et celui de leur conjoint, ainsi que les risques encourus si l’on n’a pas un minimum d’hygiène.
Je vais vous donner trois exemples : le jour où vous allez en club, ne vous faites jamais épiler, ne vous faites pas faire une manucure, n’allez pas chez le dentiste. Vous éviterez ainsi une éventuelle contamination, par le biais de quelques gouttes de sang résiduelles. Là encore, la présence d’un sexothérapeute ne s’était jamais vue ailleurs.
La santé de Thierry s’étant améliorée, il est revenu dans son club. Pour ma part, j’ai pris ma retraite et je suis descendu dans le Languedoc. Au bout de quelques mois, j’ai décidé d’ouvrir un sauna club à Béziers. Je ne pouvais l’appeler autrement que L’Envie.
C’est dans ce club que se sont déroulées les histoires rocambolesques que je vais vous raconter. Mais auparavant, j’aimerais vous parler un peu du club lui-même, situé face à la gare de Béziers. Il s’agit d’un club de deux cents mètres carrés, équipé au rez-de-chaussée des parties humides comprenant un sauna, un hammam, une piscine à bulles, un jacuzzi, le tout carrelé, du sol au plafond. On y trouve également une piste de danse. À l’étage s’ouvrent les salons ou « coins câlins », munis de matelas en cuir rouge et de télévisions pour diffuser des films. Pendant ces années, beaucoup de couples et de femmes seules sont venus dans ce club, connu et reconnu pour sa propreté, son accueil. La devise du club : « L’Envie, Créateur d’ambiance érotique ».
Pour celles et ceux qui ne sont pas libertins, voici quelques explications. D’abord, nous avons tous des fantasmes, des envies, qui font que nous sommes tous des libertins potentiels. Mais nous avons également des interdits, liés à notre éducation, à notre religion, à nos peurs – comme attraper des maladies, être reconnu, se retrouver dans un endroit sale ou glauque… De nombreux éléments peuvent nous bloquer et pourtant, je vous encourage à découvrir ce milieu. Si vous poussez la porte d’un club libertin, vous serez surpris par la beauté des lieux, mais surtout par leur propreté. Vous y rencontrerez des femmes habillées très sexy, des hommes élégants, le tout pour le plaisir des yeux de tous. Vous discuterez avec des personnes à l’esprit ouvert et qui sauront respecter vos envies. Les femmes pourront danser seules, sans aucun souci. Et surtout, vous passerez une bonne soirée, même sans participer. Pour les saunas, le principe est le même, la nudité en plus.
Pour finir, voici quelques termes que vous pourrez lire dans ce livre, ou entendre par ailleurs :
mélangisme : avoir des relations avec plusieurs personnes, sans pénétration ;
côte-à-côtisme : le couple fait l’amour à côté d’autres couples ;
candaulisme : prendre du plaisir à regarder son conjoint faire l’amour avec une autre personne ;
échangisme : échange de partenaires lors des relations.
Patrick a l’habitude de venir « coquiner » avec sa femme, Béatrice, au moins une fois par semaine. C’est un homme élégant, grand, svelte, qui occupe un poste à haute responsabilité dans une banque. Béatrice n’est pas très grande, son sourire illumine son joli visage. Elle connaît beaucoup de succès auprès des hommes, encore plus auprès des femmes. De nombreux couples d’habitués se retrouvent régulièrement le mardi, dont Muriel et Gérard. Ils ont pris l’habitude de retrouver Béa et Patrick pour échanger les partenaires, tout en restant ensemble dans un petit salon, où les ébats de Béatrice avec Muriel sont toujours ponctués de nombreux cris qui font venir un grand nombre de curieux. Cela finit toujours en une orgie romaine.
Il faut savoir que Béatrice, qui travaille à vingt minutes du club, vient régulièrement vers treize heures pour boire un café et discuter. Mais un jeudi, à ma grande surprise, Patrick arrive avec Muriel. Ils se dirigent vers les vestiaires pour se déshabiller et reviennent en paréo au bar, où ils commandent un jus de fruits. Après avoir papoté ensemble, ils s’en vont passer aux choses sérieuses.
Pour ma part, je fais régulièrement un tour dans les coins câlins pour vérifier que tout se passe dans le meilleur esprit. Lorsque je reviens au bar, un couple me signale qu’on a sonné. Je vais ouvrir et tombe nez à nez avec Béatrice qui vient boire son petit café.
— Bonjour, Béatrice, comment vas-tu ?
— Bonjour, Guy. Bien, et toi ?
En même temps que je m’entends répondre « bien », je réfléchis à la situation : il faut que je prévienne rapidement Patrick que sa femme est là, car il peut à tout moment revenir au bar.
Je laisse donc Béatrice devant son café et me précipite dans les salons câlins. Il y a beaucoup de monde. J’entre dans une pièce où François prend en levrette une de ses amies. Dans une autre, deux femmes sucent un homme. Je continue et enfin je les trouve, Patrick passant sa langue sur la chatte grande ouverte de Muriel. Je profite deux secondes du spectacle.
— Patrick, ta femme est là !
Il s’arrête net, me regarde :
— Arrête de dire des conneries.
— Mais je te dis qu’elle est là ! Elle est venue boire un café, quel intérêt aurais-je à te dire une telle ânerie ?
— C’est vrai ?
— Oui.
— Merde !
— Écoutez-moi : allez vous enfermer au verrou dans cette pièce, je vais vous chercher vos affaires. Attendez que je frappe à la porte pour ouvrir.
— OK.
Aussitôt, ils s’enferment, je me précipite au bar où je retrouve Béatrice qui discute avec un homme. J’en profite pour me rendre aux vestiaires et récupérer les affaires de Patrick et de Muriel, puis je retourne au salon pour les leur apporter. Je cogne à la porte :
— C’est moi, vite !
Ils ouvrent aussitôt.
— Habillez-vous, et attendez que je revienne vous dire que vous pouvez partir.
Je retourne au bar. Béatrice est tranquille, seule. Le problème, c’est que pour quitter le sauna, il faut passer devant le bar, aussi, il me faut « déplacer » Béatrice.
— Béa, j’ai un service à te demander.
— Dis-moi.
— Peux-tu aller voir le couple devant la télé et discuter avec eux pour comprendre ce qu’ils recherchent ?
— Pas trop envie.
Elle hésite mais, voyant ma mine déçue :
— Bon, j’y vais.
— Merci.
