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Par les chemins de halage Les chevaux tiraient la barge Tout cela est d’un autre âge Dans le vent sous la pluie ils halaient Bien souvent le licol les blessait À bord le marinier s’en moquait Ils remontaient jusqu’au bout du bout Le long fleuve aux rivages si doux Et bien sûr devaient rester debout Où sont-ils ces compagnons d’antan Qui donc se soucie de Tambour battant La machine ou l’humain d’avant ? Cours, ô mon fleuve mirifique ! Vers la mer Atlantique Sans respect pour l’homme inique Ce recueil, d’abord ode au fleuve royal, puis hymne à la vie et au temps qui la rythme, mais aussi regrets dans l’absence, espoir et désespoir, nous fait naviguer au fil des mots simples mais profonds qui touchent à notre âme. C’est une autre de ses facettes que l’auteur nous invite à découvrir à travers ces textes limpides et touchants.
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Seitenzahl: 34
Veröffentlichungsjahr: 2016
Les marches de la sagesse - 2006, Les 2 Encres - 2015, BoD
La mal venue - 2006, Les 2 Encres - 2016, BoD
L’ingénue des Folies Siffait - 2009, Les 2 Encres - 2016, BoD
Marchands de mort - 2010, Les 2 Encres - 2016, BoD
Adieu primevères et coquelicots - 2010, Les 2 Encres - 2016, BoD
Le Ressac de la Loire (poésies) - 2011, Les 2 Encres - 2016, BoD
Le manoir de la douleur - 2011, Les 2 Encres - 2016, BoD
Les Sourires d’inconnus - 2012, Les 2 Encres - 2016, BoD
Le leurre d’une vie - 2013, Les 2 Encres - 2016, BoD
Moi, Titi, chat-guérisseur - 2015, Les 2 Encres - 2015, BoD
La Loire
Loire, mon amie
Les Suppliciés de 1793
Poète
Petit ruisseau
Dame Loire
Par les chemins de halage
Le vagabondage amnésique
La Délaissée
Voie royale
Nantes, la Belle
Clairvoyance
Le vieillard et l’enfant
Nostalgie
La Vie
L’âge
Partir
Sois fier
Nous deux
Jacqueline
Te reverrai-je ?
Vivre
Une ombre, un sourire
Animalitiés
Joli chaton
Sumo
L’araignée
Mon amie
L’oiseau
Deux petits vers
Les grenouilles
Le ver luisant
Émois
Feuille d’automne
L’Hiver
Rêverie
Deux petits mots
La Nuit
Dans un jardin
Le temps
L’Absent
Fragilité
Marcel
L’enfant
Hervé
Lui
La petite chapelle
Solitude
Ne pleurez pas
Seule
Désespoir
D’un peuple à l’autre
Où es-tu ?
Je ne peux pardonner
Le Calvaire de Clermont
Naissance
D’un monde l’autre
L’embryon
J’arrive
Petit enfant
Espoirs
Choisir
Poète
Pauvre Monde
Blessé de la montagne
Musique
L’espérance
Le rêve
Est-il encore temps ?
Un soir, une musique
Oh, combien de fois t’ai-je pleurée !
Tu es et demeures dans mes veines
Tu seras toujours ma confidente
Ma compagne et ma souveraine
Toi, resplendissante de couleurs,
Tu portes mes souvenirs, ma mémoire
De mes espoirs déçus, quel leurre,
Ne sois pas le fade grimoire !
Je t’ai retrouvée, ma Bien-aimée
Vois, nous nous ressemblons
Nos colères nous ont désarmées
Au détour de chemins hasardeux
Loire au long cours, près de toi
J’ai retrouvé la sérénité
À Nantes, partout je te côtoie
Si longtemps je t’avais oubliée
Tandis que le soleil au zénith s’élève
Les condamnés serrés sous la trappe
Espèrent encore qu’on la soulève
Et que par les pieds on les attrape
Allongés sur le fond humide, mains liées
Yeux bandés, le fer aux chevilles
Pour les sauver, il n’est point de famille
Leur vaillance est leur seule alliée
Au canal Saint Félix, les bourreaux
En chantant actionnent l’écluse
La barge glisse et la mort bientôt
Oeuvrera sous la Loire confuse
Fleuve, tu seras leur sépulture
Ils t’ont choisi pour dernière demeure
Noble et vif tu épousas Dame Nature
Aujourd’hui, sois témoin de leur honneur
Poète, à quoi penses-tu ?
Ne pars pas à la dérive
Reste dans le ton convenu
Ne passe pas sur l’autre rive
Poète, oh, écoute-moi !
Le ciel est couvert d’étoiles
Je l’admire avec émoi
Ne le couvre pas d’un voile
Poète, viens, réveille-toi
La Loire, ma muse, ma providence
Ce soir chante pour moi
Ses brumes éveillent mes sens
C’est donc toi qui viens de tout là-haut
Avant de faire un très long voyage
Tu prends force dans les roches et les cahots
Qui comblent ces gorges de si grand âge
Elle a une âme, cette Loire
Élevée et grossie par ses affluents
Aux hérons elle sert chaque jour de miroir
Quand s’enflamme aux cieux le soleil levant
Qu’il m’est doux, par les beaux jours d’été,
D’entendre la barque glisser sur l’onde
Je m’assieds sous les saules argentés
Dans le courant, les sandres font la ronde
Je regarde plonger dans les eaux
Les sternes qui viennent chercher pâture
En ces lieux croissent peu de roseaux
Il n’y a point de place pour leur ramure
