Cent ans après - Alberto Vázquez-Figueroa - E-Book

Cent ans après E-Book

Alberto Vázquez-Figueroa

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Beschreibung

Cent ans après l'épidémie de grippe espagnole qui tué soixante millions de personnes, nous avons une pandémie qui a conduit à une crise mondiale sans précédent. Le chaos et la pénurie ont pris le relais de la planète et il semblerait qu'il n'y a aucun moyen de sortir pendant que les êtres humains vivent prisonniers de la panique. Quel chemin faut-il prendre ? De quelles ressources disposons-nous pour surmonter? Celle-ci est l'histoire d'une famille forcée à vivre isolée et voir comment leurs liens sont cassés, mais ils retournent à souder plus fortement quand on comprend que n´importe quelle que soit la fin, elle sera moins douloureuse ou plus glorieuse si on l'attend ensemble. C'est aussi une chanson d'espoir car le désespoir peut tuer plus que tout virus.

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Veröffentlichungsjahr: 2020

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Cent ans après

AlbertoVázquez-Figueroa

Titre original : Cien años después

Première édition : Mai 2020

© 2020 Editorial Kolima, Madrid

www.editorialkolima.com

Auteur : Alberto Vázquez-Figueroa

Traduction : Marie Claire Mathias

Couver phototype setting : Silvia Vázquez-Figueroa

Illustrations : @Shutterstock

ISBN : 978-84-18263-24-8

La reproduction totale ou partielle de cette œuvre, ou son incorporation, n’est pas autorisée à un système informatique, ni sa transmission en aucune façon ou par tout moyen, électronique, mécanique, par photocopie, par enregistrement ou d’autres méthodes, location ou toute autre forme de cession du travail sans l’autorisation écrite préalable des propriétaires de la propriété intellectuelle.

Toute forme de reproduction, distribution, communication publique ou la transformation de ce travail ne peut se faire qu’avec l’autorisation du leurs titulaires, sauf exception prévue par la loi. Allez à CEDRO (Centro Espagnol pour les droits de reprographie) si vous devez photocopier ou numériser fragment de cet ouvrage (www.conlicencia.com ; 91 702 19 70/93 272 04 45).

Le Conseil provincial de la Santé de ma présidence, lors d’une séance tenue aujourd’hui a décidé la chose suivante :

« L’épidémie de grippe apparue il y a quelques jours dans la capitale et dans certaines villes de la province s’étend considérablement, provoquant une grande mortalité : cette Commission –compte tenu des dispositions des articles 153 et 154 de l’Instruction Générale de Santé et dans l’arrêté Royal du 24 avril dernier– s’accorde à déclarer l’existence de l’épidémie dans la province de Burgos.

Ce gouvernement souligne l’imprudence commise dans certaines villes, malgré les dispositions prises, en célébrant les festivités locales qui ont donné lieu à la propagation rapide de la grippe, créant des situations difficiles.

Je réitère à ceux qui ne sont pas encore convaincus du grave danger que cela comporte, de s’abstenir de célébrer toutes festivités ou réunions.

La triste expérience de ce qui s’est passé dans d’autres villes comme Los Balbanes, où des jeunes ont contracté la maladie en quelques jours nous montre la gravité de la situation. Le nombre de personnes atteintes s’élève à présent à huit cents des mille deux cents habitants.

En conséquence, je suis prêt à punir sévèrement ceux qui ne se conformeront pas à cette mesure.

De même, je rappelle que l’infection se propage par les gouttelettes de salive, la toux, etc.... qui peuvent être respirées par l’entourage. Il faut donc s’abstenir de rester dans des locaux fermés ou mal ventilés où de nombreuses personnes se rassemblent comme des tavernes, des cafés, etc.

Les fenêtres des chambres doivent être ouvertes toute la journée et les locaux doivent être ventilés fréquemment. Restez à l’extérieur le plus longtemps possible car l’air, l’eau et la lumière sont les meilleurs désinfectants.

Nettoyez-vous souvent la bouche, suivez les conseils du médecin et ignorez ceux qui incitent à boire de l’alcool ou à utiliser du tabac comme remèdes préventifs alors que leurs effets en cette occasion sont plus nocifs que jamais ».

Burgos, le 4 octobre 1918

Le Gouverneur Andres Alonso López

CHAPITRE I

Une femme apparut au bout du chemin. Elle semblait épuisée, avançait comme une somnambule, l’air absent, comme droguée, ivre ou immergée dans un univers dont le paysage autour d’elle ne semblait pas faire partie.

Elle ne prêta aucune attention aux fleurs, aux arbres ou aux oiseaux, et réagit à peine au moment de traverser une flaque d’eau qui trempa ses chaussures. Elle s’arrêta enfin devant un haut mur surmonté d’une clôture munie de pièces tranchantes comme des lames de rasoir.

Tous les quelques mètres se distinguaient une tête de mort et une notice :

« Ne pas passer. Danger de mort ».

« Vous n’êtes autorisés qu’à prendre de la nourriture et de l’eau ».

Elle ne remarqua ni la fontaine, ni le coffre ni les chiens qui aboyaient de façon menaçante.

Elle leva les yeux vers le bâtiment principal d’une immense ferme entourée de toutes sortes d’arbres fruitiers et d’animaux domestiques. La femme, visiblement enceinte, agrippa son ventre d’une main et poussa le portail.

Elle n’eut même pas le temps d’entendre la détonation qu’elle gisait déjà sur le dos avec une balle dans le front.

Au bout de quelques minutes deux hommes sortirent de la ferme et jetèrent sur le corps des bouteilles d’essence avec des mèches allumées. Ils ne cessèrent leurs efforts que lorsqu’il ne resta que des cendres du cadavre.

Derrière une large fenêtre à l’étage supérieur de la bâtisse, Aurélie, qui avait observé la scène, se tourna vers sa mère, suspicieuse :

–Et si elle n’était pas malade... ?

La réponse fusa immédiatement :

–Et si elle l’était... ?

La fillette, à peine une adolescente, fut forcée de garder le silence car c’était la question douloureuse qui était dans toutes les bouches et martelait tous les esprits depuis plus d’un an.

Et si elle l’était... ? Et si la vieille femme assise sur le troisième banc de l’église, le voisin de la table à côté, ou le petit garçon qui s’approchait, courant derrière son ballon était malade ? Qui ne garantissait qu’aucun d’entre eux, qu’aucun des centaines de milliers de vieillards, de convives ou d’enfants qui pullulaient sur la surface de la Terre ne portaient pas les graines invisibles de la mort ?

Des graines dont il était démontré qu’elles pouvaient prendre racine dans n’importe quel être humain, indépendamment de l’âge, ou de la couleur de la personne qui instantanément devenait le propagateur d’un mal qui s’élargissait comme les ondulations d’un étang dans lequel on aurait jeté une pierre. D’où venait cette pierre ? Personne ne le savait encore, même si des milliers de spécialistes engoncés dans leurs combinaisons étanches se débattaient jour et nuit pour trouver une réponse. En fait, pour eux, il n’y avait ni jour ni nuit car ils étaient si dispersés sur toute la longueur et la largeur du globe qu’il ne devait pas y avoir une seule seconde pendant laquelle l’un d’eux n’essayait pas de contenir une telle hémorragie.

Claudia entendit le ronronnement du tracteur et observa avec tristesse son époux creuser une tombe sous le vieux chêne. Il y jeta les restes calcinés, aplanissant ensuite le sol jusqu’à ce qu’il ne reste pas la moindre trace de la femme, comme si elle n’avait jamais existé, pas plus que l’enfant qu’elle portait dans son ventre.

–Ce n’est pas juste.

–Tu as raison, ma fille, ce n’est pas juste –répondit Claudia, qui avait également observé la scène– mais la justice a disparu à partir du moment où nous sommes égaux devant cette justice.

–Je ne te comprends pas.

–Eh bien, c’est très simple, ma chérie Maintenant, nous sommes tous exposés au risque de tomber malade et il n’y a donc plus de distinction entre riches et pauvres, humbles ou puissants, honnêtes ou criminels. Personne n’essaie de faire pression sur un juge ou de soudoyer un jury sachant que celui qui approche portant sa sentence de mort peut être son père, son fils ou son frère.

–Mais pas ici.

–Pas ici, bien sûr, et c’est pourquoi nous avons l’obligation de nous défendre. C’est un déchirement chaque fois que nous enterrons ces pauvres gens, mais ce serait bien pire si j’étais obligée d’enterrer ma famille... –elle fit une pause, anéantie, avant de conclure– : Je ne suis toujours pas convaincue que ton frère ait été enterré décemment

–Nous ne savons toujours pas s’il est mort.

–C’est vrai, même moi, je ne le sais pas, et en tant que mère, je devrais le ressentir ici dans ma poitrine, mais les chances qu’il ait survécu s moindrissent chaque jour. Et ne me viens pas avec la phrase « qu’il faut toujours garder espoir » parce qu’à ce moment-là nous n’aurions aucune excuse pour ce que nous faisons.

–Papa et tonton disent que nous avons le droit de nous défendre.

–S’ils nous attaquaient, oui. Mais qui nous attaque... ? Jusqu’à présent c’étaient des vagabonds qui tentaient d’entrer de force, mais aujourd’hui c’était une femme et enceinte de surcroît. Mon Dieu ! –la supplia-t-elle–. Ne m’oblige pas à continuer de parler.

Elle respecta son silence, se concentrant sur la tâche de raccommoder le pantalon de travail de son oncle Samuel tout en s’efforçant d’effacer de son esprit l’image de la femme abattue.

Peut-être que quelqu’un quelque part avait également abattu son frère alors qu’il s’approchait pour de l’eau ou de la nourriture. Peut-être, mais à ce stade, personne ne pouvait le dire avec certitude, puisque les victimes étaient passées d’un nom à un numéro jusqu’à ce qu’elles cessent d’avoir un numéro et deviennent des pourcentages.

C’était comme à l’époque où son père jouait au tiercé. Il posait la grille sur la table puis armé d’un papier et d’un crayon discutait avec sa mère des possibilités qu’avait chaque animal d’atteindre la ligne d’arrivée en premier.

–Le jockey de « Takataka » est très bon. Mais la distance favorise « Ponycat ».

–Mais il ne paie que trois contre un.

–Il ne s’agit pas d’essayer de s’enrichir avec les chevaux ; pour ça nous avons les vaches et les cochons.

–Les vaches et les cochons nous permettent de vivre, mais ils ne nous rendront jamais riches… Je mettrais vingt euros sur « Ponycat » et cinq euros sur « Takataka »

Son frère, qui avait fait son entrée juste à temps pour entendre la dernière proposition et qui en tant qu’étudiant vétérinaire était celui qui était censé connaître le mieux les chevaux, ne put s’empêcher de commenter :

–Dans ce cas, je parierai sur « Sirius ».

C’était il y a un an, mais maintenant ce qui importait n’était pas d’arriver en premier mais d’arriver en dernier étant donné que la couronne de fleurs décernée au plus rapide ne serait pas celle du vainqueur mais celle du défunt.

Pendant un certain temps, les fleuristes avaient fait leur beurre comme si chaque jour était aussi rentable que la Toussaint pour leur entreprise macabre. Mais à un moment donné ni les serres ni la main d’œuvre ne suffisaient à couvrir une telle demande.

Puis les clients commencèrent à se faire rares.

Pas les défunts, bien sûr, qui proliféraient, mais les vivants qui achetaient les couronnes en hommage à leurs proches bien aimés.

Un mois seulement avant que les signaux de la télévision ne cessent d’arriver, un psychiatre à tête de hibou était apparu sur l’une de ses chaînes, assurant que le cerveau humain était si complexe que certains survivants ne voyaient plus leurs proches décédés comme les victimes innocentes de l’épidémie, mais en tant qu’abominables complices de la maladie.

Où se trouveraient « Sirius », « Ponycat » ou « Takataka » à présent ? Probablement transformé en côtelettes sans que ceux qui les avaient avalées ne se demandent auquel appartenait la viande la plus savoureuse.

Vraisemblablement, le fait de courir 1 300 mètres en une seconde ne devrait pas influencer le goût de la viande.

–À quoi penses-tu ?

–Je ne pense pas ; je couds.

–Tu peux coudre et penser en même temps.

–Je préfère me souvenir.

–Je suis ta mère, j’ai presque le triple de ton âge et le triple de souvenirs, je te conseille donc de ne plus te remémorer des moments qui ne reviendront jamais. Ça fait mal.

–Cela fait mal aussi de voir brûler des corps. J’en fait des cauchemars.

–J’aimerais pouvoir t’empêcher d’avoir des cauchemars, mais c’est quelque chose que Dieu seul peut réaliser.

–C’est donc Dieu le maître de mes rêves ?

–Il peut tout faire.

–Alors pourquoi oblige-t-Il papa et tonton à empêcher les malades de venir ? Pourquoi Il ne les arrête pas avant de franchir la porte ? Ou mieux encore : pourquoi Il ne les guérit pas ?

–Parfois, Ses voies sont impénétrables.

–Le père Luis disait la même chose, qu’il repose en paix, mais je n’ai pas bien compris de quoi il parlait et quand j’ai insisté, il m’a simplement demandé de prier.

–Et c’est ce que nous devons faire.

–Eh bien, cela ne semble pas servir à grand-chose.

–Ne blasphème pas.

Aurélie ne pensait pas que le fait de constater que quelque chose était vrai constituait un blasphème, mais elle choisit de continuer à rapiécer le vieux pantalon. Elle savait que sa mère s’accrochait à la foi comme à une bouée de sauvetage bien que personne d’autre dans la famille ne partage ses convictions.

Son père avait été formel à ce sujet : « Nous avons suffisamment de problèmes et il ne manquerait plus qu’on doive discuter de religion. S’il est écrit que nous devons mourir avant l’heure, nous devons le faire avec dignité et comme ce que nous avons toujours été : une famille unie ».

Son père avait toujours été un homme décent, mais maintenant il n’hésitait pas à tirer sur les femmes enceintes.

Est-ce que cela signifiait qu’il n’était plus décent ou bien que les circonstances ayant changé, les concepts avaient changé aussi.

Son grand-père qui par chance n’avait pas eu à assister à une telle apocalypse, lui racontait des histoires tristes sur des guerres sanglantes dans lesquelles de jeunes garçons avaient fini par devenir d’horribles assassins.

Ses petits-enfants l’écoutaient en silence car il leur était interdit de s’agiter ou de sortir de table pendant que le patriarche parlait, et il devait y avoir une part de vérité dans ses récits, car il lui manquait trois doigts d’une main et une profonde cicatrice traversait son front.

Mais bien que mutilé de corps et d’esprit, il avait réussi à aller de l’avant, à élever une famille et à transformer en verger ce qui n’était qu’un terrain vague abandonné.

Il était allé à contre-courant quand il avait compris que l’exode vers les villes était une erreur et qu’il n’était pas disposé à devenir une main-d’œuvre bon marché alors qu’en plus il n’avait qu’une main utile à offrir.

Le propriétaire de ce qui était autrefois une hacienda prospère mais devenue désertique en raison des sécheresses persistantes, avait remercié Saint Pancrace d’avoir mis sur sa route un pauvre homme naïf capable de lui remettre toutes ses économies en échange d’une terre aride.

Cependant, quand douze ans plus tard, il était passé par là, il n’avait pu s’empêcher de commenter :

–J’ai toujours eu un certain remords parce que je pensais l’avoir volé, mais maintenant je dois admettre que c’est moi qui l’ai été.

–Je ne vous ai pas volé, car la vraie valeur de tout cela n’est pas dans l’argent que je vous ai donné, mais dans ce qu’il m’a coûté trouver l’aquifère. Et maintenant, cette eau est réputée être la meilleure de la province.

–Celui qui a une bonne eau aura une bonne vie, avait déclaré l’autre. Et je suis content pour vous.

Le terme patriarche, maintenant presque en désuétude, collait comme un gant à celui à qui il manquait trois doigts, un grand-père qui reposait maintenant au milieu des pommiers à quelques mètres de la tombe de la femme qui lui avait donné trois enfants.

Après quelques errances et hésitations, les deux aînés, Saul et Samuel, avaient suivi les traces de leur père, tandis que la plus jeune, Annabelle, avait choisi d’étudier les Beaux-Arts et avait terminé restauratrice spécialisée dans la peinture flamande.

Aurélie l’adorait et attendait toujours que l’été arrivé pour qu’elle apparaisse chargée de tableaux à restaurer et d’un énorme accordéon qui horrifiait la famille et faisait hurler les chiens des alentours.

Elle avait un bon œil et un bon pinceau mais une oreille déplorable. Consciente de ses limites mais inaccessible au découragement, elle s’éloignait chaque matin et chaque après-midi pour s’exercer dans une forêt proche d’où les tourterelles avaient rapidement émigré.

Curieusement, sa belle-sœur, qui aimait traire, avait affirmé que lorsque Annabelle jouait de l’accordéon les vaches donnaient plus de lait et pétaient moins, des détails appréciables à leur juste valeur.

On savait que les animaux aimaient la musique mais pas que les vaches aient un si mauvais goût. Peut-être que le fait de passer la journée à ruminer leur avait permis de capter certaines nuances refusées au tympan humain.

Laissant de côté un penchant excessif pour l’accordéon qui lui avait valu l’inimitié de ses voisins hollandais, la musicienne méconnue était si bavarde et agréable que sa nièce suppliait qu’on la laisse dormir dans son lit pour passer des heures à écouter l’histoire de ses amourettes et les raisons pour lesquelles elle avait rejeté d’innombrables propositions de mariage.

–Celui qui me plaisait le plus ronflait et le deuxième sur la liste était sibérien.

–Et où était le problème d’être sibérien ?

–Il voulait que j’aille vivre en Sibérie. J’y suis allée au printemps et mes doigts s’étaient engourdis au point que je ne pouvais plus peindre ni jouer. Je pense qu’il l’a fait exprès. Quoi... ?

–D’être sibérien. C’était dommage car je l’aimais vraiment.

Ce qui était dommage mais en même temps un soulagement était que tante Annabelle ne soit pas là, surtout ce jour néfaste où son frère avait été forcé de tuer une femme enceinte.